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Jérusalem

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EMV 169.7 · Tome 3, p. 82-83

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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(...) L’œil matériel, dont on dit qu’il est le miroir de l’âme, reflète le désir de l’âme, le désir souvent inaperçu, mais toujours vivant tant que l’homme n’est pas un démon, le désir des hauteurs, des hauteurs où la raison place instinctivement le Très-Haut. Et en cherchant les cieux, il lève les yeux vers les hauteurs, du moins quelquefois au cours de sa vie.

Je vous prie de vous rappeler ce que tous nous faisons, depuis notre plus tendre enfance, en entrant à Jérusalem. Où se précipitent nos regards ? Vers le mont Moriah que couronne le triomphe de marbre et d’or du Temple. Et quand nous sommes dans son enceinte ? Nous regardons les dômes précieux qui resplendissent au soleil. Que de beautés à l’intérieur de l’enceinte sacrée, dans ses atriums, dans ses portiques et dans ses cours ! Mais l’œil s’élance vers le haut.

EMV 180.7 · Tome 3, p. 181

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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«Avez-vous compris ? Avez-vous autre chose à demander ? Non ? Alors nous pouvons aller nous reposer pour partir demain pour Capharnaüm. Je dois aller encore quelque part avant d’entre­prendre le voyage vers Jérusalem pour la Pâque.

– Passerons-nous encore par Arimathie ? demande Judas.

– Ce n’est pas sûr. Cela dépend des… »

On a frappé violemment à la porte.

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Jésus vient d'expliquer la parabole du semeur aux disciples.

EMV 186.3 · Tome 3, p. 217

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« N’est-ce pas Gamla ? demande Simon le Zélote.

– Si, c’est Gamla. Tu connais ? dit Jésus.

– J’y suis passé comme fugitif, une nuit, il y a bien longtemps. Plus tard, la lèpre est venue et je ne suis plus sorti des tombeaux.

– On t’a poursuivi jusqu’ici ? demande Pierre.

– Je venais de Syrie où j’étais allé chercher refuge, mais ils m’ont découvert et seule la fuite en ces terres a empêché ma capture. Après, je suis descendu lentement – et toujours menacé – jusqu’au désert de Teqoa et de là, désormais lépreux, à la Vallée des Morts. La lèpre me sauvait de mes ennemis…

– Ces gens-là sont païens, n’est-ce pas ? demande Judas Iscariote.

– Presque tous. Quelques juifs pour le commerce et un mélange de croyants et de gens tout à fait incroyants. Ils ne se sont pourtant pas montrés mauvais envers moi, qui étais un fugitif.

– Un pays de bandits ! Quelles gorges ! S’exclament plusieurs.

– Oui. Mais, vous pouvez en être sûrs, il y a bien plus de bandits de l’autre côté, dit Jean encore sous le coup de la capture de Jean-Baptiste.

– De l’autre côté, il y a des bandits même parmi ceux qu’on qualifie de justes » ajoute son frère.

Annotation

Concernant Jean-Baptiste, voir l'EMV 180.

EMV 193.4 · Tome 3, p. 267

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Nous allons nous reposer de bonne heure et comme il faut, et demain nous partirons à l’aube pour arriver après-demain soir à Gethsémani. Nous irons le lendemain, vendredi, chez ma Mère à Béthanie, où nous déposerons les livres de Jean qui s’est bien fatigué à les porter, et nous retrouverons Isaac à qui nous confierons ce pauvre frère…

Annotation

Jésus parle ici de Jean d'Endor, qu'il va confier à Isaac.

EMV 194.2 · Tome 3, p. 269

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Voici une nouvelle montée beaucoup plus escarpée. Le groupe des apôtres, abandonnant la route principale poussiéreuse et encombrée, a préféré prendre ce raccourci par les bois. Une fois parvenus au sommet, ils voient briller dans le lointain, distinctement déjà, une mer de lumière qui surplombe une agglomération toute blanche, peut-être des maisons blanchies à la chaux.

« Yabeç, appelle Jésus, viens ici. Tu vois ce point brillant comme l’or ? C’est la Maison du Seigneur. C’est là que tu jureras d’obéir à la Loi. »

EMV 195 · Tome 3, p. 274-277

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Une leçon de Jean d’En-Dor à Judas. L’entrée à Jérusalem.

Date de la vision : Mercredi 20 juin 1945

Calendrier : Vendredi 24 mars 28 (11 Nissan 3788)

Lieux (carte) : De Béérot vers Jérusalem.

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Il pleut. Si Pierre et Yabeç sont de bonne humeur, ce n'est pas le cas de Judas, qui ronchonne. Jean d'Endor commence alors à discuter avec lui, mais l'Iscariote n'est pas d'humeur à recevoir des leçons d'autrui, et il fait remarquer qu'il est un apôtre. Jean réplique alors qu'on ne sat jamais ce qu'on va devenir : il croyait finir sa vie en précepteur honnête à Cinthium, avant de se changer en meurtrier. Tout le monde peut donc recevoir des leçons grâce à l'expérience d'autrui, et Jean est particulièrement heureux puisqu'il a trouvé Jésus.

Judas estime qu'il ne connaît d'autres sagesses que celle d'Israël, mais l'ancien prisonnier estime qu'avoir la sagesse de Dieu est meilleure, et que c'est comme une journée ensoleillée par rapport à un jour brumeux. Il croit aussi que Jésus est Dieu - car Judas le lui fait remarquer - mais il n'ose pas encore parler familièrement avec le Maître. Il croit cependant que le Seigneur entend son âme pleurer de reconnaissance. Jésus le lui confirme et l'encourage a parlé avec lui-même. Judas rétorque alors qu'un jour, il lui a dit de ne pas parler avec son propre moi, ce que le Christ confirme, mais c'était alors parce que l'homme de Kérioth médisait intérieurement. Dans le cas présent, Jean parle avec lui-même pour méditer, ce qui est excellent.

Judas est agité et agressif, et Jésus lui fait remarquer que son coeur est maussade comme le temps. Mais il lui fait remarquer que le soleil reviendra vite et l'apôtre s'éloigne en étant de mauvaise humeur. Barthélémy se demande ce qu'il a et Pierre entend qu'on a manqué de respect au Maître, ce qui agite aussitôt le frère d'André. Mais Jésus le rassure, et finalement, Simon de Jonas se reconcentre sur l'enfant. Enfin, le groupe apostolique fait son entrée pour la Pâque à Jérusalem.

Contenu du chapitre : 195.1 : L'expérience de Jean d'En-Dor et de Judas s’affrontent en deux conceptions. 195.2 : Jésus confirme la sagesse de Jean d'En-Dor. 195.3 : Réaction des apôtres à la colère de Judas. Jésus évite de provoquer la susceptibilité de Pierre. 195.4 : L'entrée à Jérusalem de la foule et du groupe apostolique.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 56

EMV 195.3-4 · Tome 3, p. 277-278

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’apparition de la cité finit de le distraire de tout. Elle est désormais proche, et on peut voir toute la beauté de ses collines, de ses oliveraies, de ses maisons, du Temple en particulier. Cette vue devait être toujours une source d’émotion et d’orgueil pour les juifs.

Le soleil bien chaud d’avril en Judée a vite fait d’essuyer les pierres de la route consulaire. Maintenant, il faudrait vraiment chercher les flaques d’eau. Au bord de la route, les apôtres s’ar­rangent un peu : ils laissent retomber leurs vêtements, qu’ils avaient relevés, lavent leurs pieds pleins de boue dans un ruisseau limpide, se recoiffent, se drapent dans leurs manteaux. Jésus en fait autant. Je vois que tout le monde fait la même chose.

195.4 L’entrée à Jérusalem devait être quelque chose d’important. Se présenter devant ses murs en ce temps de fête, c’était comme se présenter devant un souverain. La cité sainte était la “ vraie ” reine des juifs. Je le comprends bien cette année où je peux remarquer, sur cette route consulaire, le comportement des foules. Ici, les cortèges des diverses familles se mettent en ordre, les femmes toutes ensemble, les hommes dans un autre groupe, les enfants dans l’un ou l’autre groupe, mais tous sérieux et en même temps sereins. Certains replient leur manteau usé et en tirent un autre neuf du sac de voyage, ou bien changent de sandales. Puis leur marche devient solennelle, hiératique déjà. Dans chaque groupe, un soliste donne le ton, et on entonne les hymnes, les anciennes, les glorieuses hymnes de David. Les gens se regardent avec plus de bonté dans les yeux, comme si la vue de la Maison de Dieu les avait adoucis. Ils regardent la Maison sainte, énorme cube de marbre surmonté de dômes en or, vraie perle au milieu de l’enceinte imposante du Temple.

A ce point, la troupe apostolique se forme ainsi : à l’avant marchent Jésus et Pierre avec l’enfant au milieu ; derrière, Simon, Judas et Jean ; puis André qui a obligé Jean d’En-Dor à se mettre entre lui et Jacques, fils de Zébédée ; au quatrième rang, les deux cousins du Seigneur avec Matthieu ; enfin, Thomas avec Philippe et Barthélemy. C’est Jésus qui entonne les hymnes de sa puissante, harmonieuse et très belle voix de baryton léger, qui fait ressortir les vibrations du ténor, et auquel répondent Judas Iscariote, un pur ténor, et Jean à la voix limpide et encore jeune, ainsi que les deux voix de baryton des cousins de Jésus et la voix de basse de Thomas, baryton tellement profond qu’il n’est plus guère baryton. Les autres, dotés de voix moins belles, accompagnent en sourdine le chœur des virtuoses du groupe. (Les psaumes sont les psaumes connus, appelés graduels).

Le petit Yabeç, de sa voix d’ange au milieu des voix robustes des hommes, chante très bien, – parce qu’il le connaît peut-être mieux que les autres –, le psaume 121 : « Je me suis réjoui parce qu’on m’a dit : “ Nous irons vers la maison du Seigneur. ” » Vraiment, la joie illumine son petit visage, si triste il y a quelques jours à peine.

Voici les murailles désormais toutes proches. Voici la porte des Poissons. Voici les rues encombrées par la foule.

Ils vont tout de suite au Temple pour une première prière. Puis c’est enfin la paix, dans la paix de Gethsémani, le dîner, et le repos.

Le voyage vers Jérusalem est terminé.

Détail

Pierre est distrait par l'apparition de la Cité Sainte.

Annotation

Les psaumes sont les psaumes connus, appelés graduels. Ce sont les Ps 120 à 134, dits aussi “ cantiques des montées ”, selon la nouvelle numérotation. Le Ps 121, cité plus bas, est devenu le Ps 122.

Note complémentaire de maria-valtorta.org :

LES 15 GRADUELS : sont les Psaumes 119 (Hébreu 120) à 133 (Hébreu 134), dits aussi CANTIQUES DES MONTÉES. Ils étaient chantés lors des trois fêtes de pèlerinage par les pèlerins ou les prêtres sur les quinze degrés ou marches qui menaient au Temple de Jérusalem.

Le petit Yabeç, de sa voix d’ange au milieu des voix robustes des hommes, chante très bien, – parce qu’il le connaît peut-être mieux que les autres –, le psaume 121 : « Je me suis réjoui parce qu’on m’a dit : “ Nous irons vers la maison du Seigneur. ” » Psaume 121 (Hébreu 122) : "Quelle joie quand on m'a dit : «Nous irons à la maison du Seigneur !" …

Voici la porte des Poissons. Au nord de Jérusalem, juste à côté du Temple.

EMV 196 · Tome 3, p. 279-289

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Le sabbat à Gethsémani. Jésus évoque l’enfance de sa Mère et classe les différents amours selon leur puissance.

Date de la vision : Jeudi 21 juin 1945

Calendrier : Samedi 25 mars 28 (12 Nisan 3788).

NB : le 25 mars est le jour où l'Église commémore l'Annonciation.

Lieux (carte) : Gethsémani

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Les apôtres nettoient leur linge à Gethsémani. Seul Yabeç ne peut pas se changer, mais il aura bientôt un vêtement neuf : Jésus lui promet même qu'il ira avec sa Mère en chercher un. Le groupe se disperse dans l'oliverai et le Christ se promène avec l'enfant. Les apôtres se demandent alors ce que la Vierge dira de ce petit, et ils demandent l'avis du Maître. Il leur répond qu'elle le prendra sur son coeur, et le Sauveur raconte ensuite un épisode de son enfance, celui raconté en EMV 7.5, avec le petit oiseau ramassé par Joachim. Puis, il parle des différentes puissances d'amour. L'amour de première puissance est l'amour de Dieu, l'amour de deuxième puissance est l'amour paternel et maternel, l'amour de troisième puissance est l'amour conjugal. Puis, il y a l'amour du prochain, l'amour de la science et l'amour du travail. Il n'y en a pas d'autres : le reste est équivalent à des désirs, mais ce ne sont pas des amours. Durant la conversation, Jésus prend également le temps de parler d'Adam et Eve et de leur amour surnaturel, avant la Chute.

Judas ergote un peu, au point qu'il se dispute avec Pierre, et Yabeç déclare qu'il est méchant, ce qui n'est pas sans rappeler la remarque de Benjamin de Magdala en EMV 184. Mais la leçon reprend enfin et le Christ raconte un second épisode sur la vie de sa Mère. A un mariage, elle a demandé aux invités de ne pas la caresser, car son corps était le Temple de l'Esprit Saint et qu'elle voulait se garder pour lui seul. Judas demande alors si Joachim et Anne savaient qu'elles étaient l'Immaculée, et Jésus lui répond par la négative.

Enfin, Yabeç exprime le désir de voir la Maman de Jésus, et celui-ci lui promet que ce sera bientôt le cas. Comme l'enfant veut aller au Temple, Marie de Jonas, leur hôtesse, lui trouve un vêtement plus présentable. La vision s'arrête là.

Contenu du chapitre : 196.1 : Yabeç aura un vêtement neuf. 196.2 : Que dira Marie de cet enfant ? 196.3 : Souvenir de Joachim expliquant, par la parabole de l'oiseau tombé du nid, comment le Sauveur l’a aimé sans péché. 196.4 : Les trois puissances d'amour : celui de Dieu, des parents, des époux. 196.5 : Ces trois amours tels qu’ils étaient avant la Faute. 196.6 : Puis l'amour du prochain, de la science et du travail et c’est tout. Altercation entre Pierre et Judas. 196.7 : D’où vient ce que Jésus sait de l’enfance de Marie. Une leçon de chasteté de la toute jeune Marie. 196.8 : Joachim a prophétisé de grandes vérités sur Marie, sa fille. 196.9 : Yabeç fera la connaissance de Marie avant d'aller au Temple.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 57.

EMV 196.1.2 · Tome 3, p. 289-280

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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196.1 La matinée du sabbat a été occupée en majeure partie à reposer les corps fatigués et à remettre en état les vêtements empoussiérés et froissés par le voyage. Dans les grandes citernes de Gethsémani, que les orages ont remplies, et dans le Cédron qui chante toute une symphonie sur les pierres de son lit, écumant et gonflé par les pluies des jours précédents, il y a tant d’eau que c’en est une véritable invitation. L’un après l’autre, les pèlerins, défiant la fraîcheur, s’y plongent, et puis, revêtus à nouveau de pied en cap, les cheveux encore plaqués par les embruns du torrent, ils puisent de l’eau dans les citernes pour la reverser dans des bassins où l’on a mis les vêtements, couleur par couleur. (...)

196.2 Ils se dispersent dans l’oliveraie, si belle en ce jour serein d’avril. La pluie des jours précédents semble avoir argenté les oliviers et semé des fleurs, tant les frondaisons resplendissent au soleil et tant les petites fleurs abondent au pied des oliviers. Des oiseaux chantent et volent de tous côtés.

La ville s’étend là-bas, à l’ouest de Gethsémani.

Impossible de distinguer le fourmillement de la foule à l’intérieur de la ville, mais on voit les caravanes se diriger vers la Porte des Poissons et d’autres portes à l’est dont j’ignore le nom, et la ville les engloutir comme un ventre famélique.

Annotation

La ville s’étend là-bas, à l’ouest de Gethsémani. Voir le croquis dessiné par Maria Valtorta.

Maria Valtorta a tracé le croquis au crayon noir, parfois recouvert de rouge et de bleu. Certains noms ont été tracés à la plume. Au centre se trouve le “Temple ”, avec “Maisons très serrées”, et, en demi-cercle à gauche : “Faubourgs et maisons plus clairsemées”, le tout ceint d’un double cercle dont l’explication est en bas de page : “(Le cercle rouge et bleu indique les murs).” Sur ces “murs”, on lit une “porte” à côté de l’indication “nord”, et une autre “porte” au sud-est. Hors des “murs” : “Cédron” et “Gethsémani” à l’est, deux fois “Maisons” au sud, “torrent” et “Golgotha” à l’ouest.

On voit les caravanes qui se dirigent vers la Porte des Poissons. Au nord de Jérusalem, à côté du Temple.

EMV 196.9 · Tome 3, p. 288-289

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Quand allons-nous voir cette Maman, Seigneur ? demande Yabeç dont les yeux traduisent le désir.

– Ce soir. Que lui diras-tu, en la voyant ?

– “ Je te salue, Mère du Sauveur. ” Cela va bien comme ça ?

– Très bien, confirme Jésus avec une caresse.

– Mais nous n’irons pas au Temple aujourd’hui ? demande Philippe.

– Nous irons avant de partir pour Béthanie. Et toi, Yabeç, tu resteras tranquille ici, n’est-ce pas ?

– Oui, Seigneur. »

L’épouse de Jonas, le régisseur de l’oliveraie, qui s’est approchée tout doucement, demande :

« Pourquoi ne l’y conduis-tu pas ? L’enfant en a envie… »

Jésus la regarde avec insistance sans parler.

La femme comprend et le dit :

« J’ai compris ! Mais je dois avoir encore un petit manteau de Marc. Je vais le chercher. »

Sur ce, elle s’éloigne en courant.

Yabeç tire Jean par la manche :

« Est-ce que les maîtres seront sévères ?

– Oh non ! N’aie pas peur ; et puis ce n’est pas pour aujourd’hui. Dans quelques jours, avec la Mère de Jésus, tu seras plus sage qu’un docteur » dit Jean pour le réconforter.

Les autres entendent et sourient de l’appréhension de Yabeç.

« Mais qui le présentera en qualité de père ? demande Matthieu.

– Moi. C’est naturel ! A moins que… le Maître ne veuille le présenter, dit Pierre.

– Non, Simon. Je ne le ferai pas. Je te laisse cet honneur.

– Merci, Maître. Mais… tu seras présent toi aussi ?

– Certainement. Nous le serons tous. C’est “ notre ” enfant… »

Marie, femme de Jonas, revient avec un manteau violet foncé encore en bon état. Mais quelle couleur ! Elle-même le dit :

« Marc n’a jamais voulu le porter parce que la couleur ne lui plaisait pas. »

Je le crois bien ! C’est affreux ! Et le pauvre Yabeç, avec son teint olivâtre, a l’air d’un noyé dans cette couleur violente. Mais lui ne se voit pas… si bien qu’il est heureux de porter ce manteau dans lequel il peut se draper comme un homme…

« Le repas est prêt, Maître. La servante a déjà enlevé l’agneau de la broche.

– Alors allons-y. »

Et, descendant de l’endroit où ils se trouvent, ils entrent dans la vaste cuisine pour le repas.

Détail

Jésus vient de parler de la Vierge Marie.