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Lieux - Mont des Oliviers - Oliveraie de Gethsémani

Confort de lecture

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EMV 3.2.4 · Tome 1, p. 22-23 et 24-25

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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3.2 Je commence à voir et j’écris.

Hors des murs de Jérusalem, une grande foule se trouve sur les collines et au milieu des oliviers. On dirait un immense marché. Mais il n’y a ni tables ni boutiques, ni cris de charlatans et de vendeurs, et pas davantage de jeux. Il y a quantité de tentes en laine rêche, certainement imperméables, étendues sur des pieux fixés au sol ; des feuillages attachés à ces pieux servent d’ornement et donnent de la fraîcheur. D’autres, au contraire, sont constituées de branchages fixés au sol et attachés de cette manière [image manquante], formant ainsi de petites galeries vertes. Sous chacune, des gens de tout âge et de toute condition discutent paisiblement, dans un recueillement troublé uniquement par quelque cri d’enfant.

Le soir descend et déjà les lueurs de petites lampes à huile brillent ici et là sur cet étrange campement. Autour des lumières, des familles prennent leur repas, assises à même le sol ; les mères tiennent leurs plus petits enfants sur leur sein, et nombre d’entre eux, épuisés, s’endorment en ayant encore quelque morceau de pain entre leurs doigts roses ; leur tête tombe sur la poitrine de leur mère comme les poussins sous les ailes de la poule ; les mères terminent leur repas tant bien que mal avec leur seule main libre pendant que l’autre serre leur enfant sur leur coeur. En re­vanche, d’autres familles n’ont pas encore commencé à manger et dis­cutent dans la semi-obscurité du crépuscule en attendant que le repas soit prêt. Des feux s’allument ici et là, autour desquels les femmes s’affairent. Une berceuse très lente, presque une complainte, berce un enfant qui tarde à s’endormir.

Au-dessus, un beau ciel serein se teinte de plus en plus de bleu sombre jusqu’à paraître un immense voile de velours soyeux d’un noir azuré, sur lequel, tout doucement, des artificiers et des décorateurs invisibles fixent des joyaux lumineux, les uns isolés, les autres formant d’étranges lignes géométriques dont la première place revient à la Grande Ourse et à la Petite, avec leur forme de chariot dont le timon s’appuie au sol après que les boeufs ont été délivrés de leur joug. L’étoile Polaire scintille de tous ses feux.

Je comprends qu’on est en octobre, parce qu’une grosse voix d’homme le dit :

« Un beau mois d’octobre, comme on en voit rarement ! » (...)

3.4 La nuit est toujours plus parsemée d’étoiles et les lumières se font de plus en plus nombreuses sur le campement. Puis, insensiblement, beaucoup d’entre elles s’éteignent. Ce sont celles des personnes qui ont dîné en premier et qui commencent maintenant à dormir. Les rumeurs diminuent peu à peu. On n’entend plus de voix d’enfants. Seuls quelques bébés non sevrés font entendre leur voix de petit agneau qui cherche le lait de sa maman. Le souffle de la nuit passe sur les choses et les personnes, endormant peines et souvenirs, espoirs et rancoeurs. Mais il se peut que ces deux derniers, bien qu’atténués, survivent au contraire dans le sommeil, dans les rêves.

Détail

La Fête des Tentes avait l'air d'avoir lieu en octobre. Maria décrit l'ambiance de cette fête.

Annotation

Hors des murs de Jérusalem, une grande foule se trouve sur les collines et au milieu des oliviers. Le "Champ des galiléens" sur le mont des Oliviers. C'est là où se regroupent les galiléens pour les fêtes (voir le Tome 4, chapitre 143 /vo 279.1).

Il y a quantité de tentes en laine rêche, certainement imperméables, étendues sur des pieux fixés au sol. Lors de la fête de Soukkot, appelée également fête des Tentes ou fête des Tabernacles, chaque famille construit une cabane (ou sukkha) faite de quatre sortes de branches liées entre elles. Leur nom évoque les huttes sous lesquelles on campait pendant la récolte.

Je comprends qu’on est en octobre, parce qu’une grosse voix d’homme le dit : « Un beau mois d’octobre, comme on en voit rarement ! » Octobre : La fête des tentes (Soukkot) est célébrée au début de l'automne du du 15 au 21 Tichri (du 24/9 au 2/10 en l'an -22). « Parfois, écrit Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, les noms sont exprimés en italien pour que le lecteur comprenne mieux. »

Notre mois d’octobre est à cheval sur les mois hébreux de Tisri (ou Etanim) et de Marchesvan (ou Bul). Le calendrier juif se basait en effet sur l’année lunaire, qui commence au printemps (comme on le voit en 68.4), et le nôtre sur l’année solaire, si bien que les correspondances sont approximatives.

EMV 196 · Tome 3, p. 279-289

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Le sabbat à Gethsémani. Jésus évoque l’enfance de sa Mère et classe les différents amours selon leur puissance.

Date de la vision : Jeudi 21 juin 1945

Calendrier : Samedi 25 mars 28 (12 Nisan 3788).

NB : le 25 mars est le jour où l'Église commémore l'Annonciation.

Lieux (carte) : Gethsémani

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Les apôtres nettoient leur linge à Gethsémani. Seul Yabeç ne peut pas se changer, mais il aura bientôt un vêtement neuf : Jésus lui promet même qu'il ira avec sa Mère en chercher un. Le groupe se disperse dans l'oliverai et le Christ se promène avec l'enfant. Les apôtres se demandent alors ce que la Vierge dira de ce petit, et ils demandent l'avis du Maître. Il leur répond qu'elle le prendra sur son coeur, et le Sauveur raconte ensuite un épisode de son enfance, celui raconté en EMV 7.5, avec le petit oiseau ramassé par Joachim. Puis, il parle des différentes puissances d'amour. L'amour de première puissance est l'amour de Dieu, l'amour de deuxième puissance est l'amour paternel et maternel, l'amour de troisième puissance est l'amour conjugal. Puis, il y a l'amour du prochain, l'amour de la science et l'amour du travail. Il n'y en a pas d'autres : le reste est équivalent à des désirs, mais ce ne sont pas des amours. Durant la conversation, Jésus prend également le temps de parler d'Adam et Eve et de leur amour surnaturel, avant la Chute.

Judas ergote un peu, au point qu'il se dispute avec Pierre, et Yabeç déclare qu'il est méchant, ce qui n'est pas sans rappeler la remarque de Benjamin de Magdala en EMV 184. Mais la leçon reprend enfin et le Christ raconte un second épisode sur la vie de sa Mère. A un mariage, elle a demandé aux invités de ne pas la caresser, car son corps était le Temple de l'Esprit Saint et qu'elle voulait se garder pour lui seul. Judas demande alors si Joachim et Anne savaient qu'elles étaient l'Immaculée, et Jésus lui répond par la négative.

Enfin, Yabeç exprime le désir de voir la Maman de Jésus, et celui-ci lui promet que ce sera bientôt le cas. Comme l'enfant veut aller au Temple, Marie de Jonas, leur hôtesse, lui trouve un vêtement plus présentable. La vision s'arrête là.

Contenu du chapitre : 196.1 : Yabeç aura un vêtement neuf. 196.2 : Que dira Marie de cet enfant ? 196.3 : Souvenir de Joachim expliquant, par la parabole de l'oiseau tombé du nid, comment le Sauveur l’a aimé sans péché. 196.4 : Les trois puissances d'amour : celui de Dieu, des parents, des époux. 196.5 : Ces trois amours tels qu’ils étaient avant la Faute. 196.6 : Puis l'amour du prochain, de la science et du travail et c’est tout. Altercation entre Pierre et Judas. 196.7 : D’où vient ce que Jésus sait de l’enfance de Marie. Une leçon de chasteté de la toute jeune Marie. 196.8 : Joachim a prophétisé de grandes vérités sur Marie, sa fille. 196.9 : Yabeç fera la connaissance de Marie avant d'aller au Temple.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 57.

EMV 196.1.2 · Tome 3, p. 289-280

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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196.1 La matinée du sabbat a été occupée en majeure partie à reposer les corps fatigués et à remettre en état les vêtements empoussiérés et froissés par le voyage. Dans les grandes citernes de Gethsémani, que les orages ont remplies, et dans le Cédron qui chante toute une symphonie sur les pierres de son lit, écumant et gonflé par les pluies des jours précédents, il y a tant d’eau que c’en est une véritable invitation. L’un après l’autre, les pèlerins, défiant la fraîcheur, s’y plongent, et puis, revêtus à nouveau de pied en cap, les cheveux encore plaqués par les embruns du torrent, ils puisent de l’eau dans les citernes pour la reverser dans des bassins où l’on a mis les vêtements, couleur par couleur. (...)

196.2 Ils se dispersent dans l’oliveraie, si belle en ce jour serein d’avril. La pluie des jours précédents semble avoir argenté les oliviers et semé des fleurs, tant les frondaisons resplendissent au soleil et tant les petites fleurs abondent au pied des oliviers. Des oiseaux chantent et volent de tous côtés.

La ville s’étend là-bas, à l’ouest de Gethsémani.

Impossible de distinguer le fourmillement de la foule à l’intérieur de la ville, mais on voit les caravanes se diriger vers la Porte des Poissons et d’autres portes à l’est dont j’ignore le nom, et la ville les engloutir comme un ventre famélique.

Annotation

La ville s’étend là-bas, à l’ouest de Gethsémani. Voir le croquis dessiné par Maria Valtorta.

Maria Valtorta a tracé le croquis au crayon noir, parfois recouvert de rouge et de bleu. Certains noms ont été tracés à la plume. Au centre se trouve le “Temple ”, avec “Maisons très serrées”, et, en demi-cercle à gauche : “Faubourgs et maisons plus clairsemées”, le tout ceint d’un double cercle dont l’explication est en bas de page : “(Le cercle rouge et bleu indique les murs).” Sur ces “murs”, on lit une “porte” à côté de l’indication “nord”, et une autre “porte” au sud-est. Hors des “murs” : “Cédron” et “Gethsémani” à l’est, deux fois “Maisons” au sud, “torrent” et “Golgotha” à l’ouest.

On voit les caravanes qui se dirigent vers la Porte des Poissons. Au nord de Jérusalem, à côté du Temple.

EMV 198.1 · Tome 3, p. 294

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Par la route ombragée qui relie le mont des Oliviers à Béthanie – et je pourrais dire que la montagne avec ses verts contreforts arrive jusqu’à la campagne de Béthanie –, Jésus et ses disciples marchent rapidement jusqu’à la ville de Lazare.

Il n’y est pas encore entré qu’on le reconnaît et que des messagers volontaires se répandent dans tous les sens pour annoncer sa venue. Grâce à cela, Lazare et Maximin accourent d’un côté, Isaac avec Timon et Joseph de l’autre, et en troisième lieu Marthe avec Marcelle, qui relève son voile afin de se baisser pour baiser le vêtement de Jésus ; tout de suite après surviennent Marie, femme d’Alphée, et Marie Salomé qui vénèrent le Maître, puis embrassent leurs fils. Pendant ce temps, le petit Yabeç — que Jésus tient toujours par la main —, ballotté au milieu de tous ces gens qui arrivent, écarquille les yeux avec stupéfaction ; de son côté, Jean d’En-Dor, se sentant étranger, se retire à part au fond du groupe. Et voici que s’avance, sur le sentier qui mène à la maison de Simon, la Mère de Jésus.

EMV 203 · Tome 3, p. 333-342

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : La prière du Notre Père

Date de la vision : Jeudi 28 juin 1945

Calendrier : Jeudi 30 mars 28 (17 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Jérusalem puis Gethsémani

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jésus quitte la maison dans laquelle il réside avec les apôtres, sauf Judas, qui n'est pas présent. Il demande à Jean d'Endor de veiller sur les femmes-disciples en leur absence et va au mont des Oliviers avec les disciples. Il leur déclare en chemin qu'il veut leur faire un grand cadeau et il les remercie par ailleurs pour leur amour envers Lui.

Pendant qu'ils marchent, le Maître signale que les apôtres supportent des continuelles déceptions et épreuves mais qu'il leur faut toujours faire confiance en Dieu. Entretemps, il leur apprend qu'ils vont au mont des Oliviers, à Gethsémani. Une fois arrivé sur place, ils parlent de Judas, qui est jaloux de Jean d'Endor, et dont le comportement étonne les apôtres. Puis, Jésus revient à leur sujet principal et leur enseigne la prière du Notre Père. Il s'arrête sur chaque phrase et les encourage à prier ainsi Dieu le Père. Ensuite, il envoie Jude et Simon le Zélote chercher les femmes et les enfants (car c'est l'aurore), suite à quoi ils iront à Béthanie.

Contenu du chapitre : 203.1 : Jésus désire être seul avec ses apôtres. 203.2 : Je vais vous apprendre à prier. 203.3 : Simon de Jonas se transforme en Pierre de Jésus. 203.4 : Judas, absent, est devenu moins bon. Il est jaloux de Jésus. 203.5 : La prière parfaite : Quand vous priez dites ainsi. 203.6 : Notre Père : sentez-vous des fils. 203.7 : Que le Nom saint et suave soit sanctifié. 203.8 : Que vienne le règne de Dieu sur terre. 203.9 : Obéissance parfaite sur la Terre comme au Ciel. 203.10 : Le pain quotidien demandé au Père qui est bon. 203.11 : Nécessité du pardon. 203.12 : Les tentations. L'humilité de se connaître. 203.13 : Le don de la seconde Pâque. Retour à Gethsémani.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 64

EMV 203.1-2 · Tome 3, p. 334

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ils arrivent à l’angle nord-est de l’enceinte des murs, tournent et longent le mont Moriah jusqu’à l’endroit où ils peuvent franchir le Cédron par un petit pont.

« Nous allons à Gethsémani ? demande Jacques, fils d’Alphée.

– Non, plus haut : sur le mont des Oliviers.

– Oh ! Ce sera beau ! Dit Jean.

– Cela aurait fait plaisir au petit aussi, murmure Pierre.

– Il y viendra bien d’autres fois ! Il était fatigué. Et c’est un enfant. Je veux vous donner une grande chose, parce que désormais il est juste que vous l’ayez. »

203.2 Ils montent à travers les oliviers, laissant Gethsémani sur leur droite, et s’élèvent encore sur le mont jusqu’à atteindre la crête où bruissent les oliviers.