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Bible - Psaumes

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EMV 42.5-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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42.5 Puis Jésus, se penchant sur la tête du mourant, lui murmure un psaume ; je sais que c’est un psaume, mais à présent, je ne peux dire lequel. Il commence ainsi :

« “ Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge...

Pour le bien des saints qui sont sur sa terre, il a accompli admirablement mes désirs...

Je bénis le Seigneur qui me conseille...

Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite, je suis inébranlable.

Mon coeur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la Vie : devant ta face débordement de joie. ” »

Joseph se ranime tout à fait, il sourit à Jésus avec un regard plus vif et lui serre les doigts. Jésus répond par un sourire au sourire de Joseph et par une caresse à l’étreinte de ses doigts. Penché sur son père putatif, il continue doucement :

« “ De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de l’univers !

Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur...

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison, et l’hirondelle un nid pour abriter sa couvée : tes autels, Seigneur de l’univers, mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison... Heureux les hommes dont tu es la force. Il a disposé dans leur coeur de monter de la vallée de larmes au lieu d’élection.

Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière...

Dieu, vois notre bouclier, regarde le visage de ton Messie. ” »

Avec un sanglot, Joseph regarde Jésus et remue les lèvres comme pour le bénir. Mais ça lui est impossible. Manifestement, il comprend mais ne peut parler. Pourtant, il est heureux et regarde Jésus avec des yeux vifs et avec confiance.

Jésus poursuit :

« “ Tu as aimé, Seigneur, cette terre, tu as fait revenir les déportés de Jacob...

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

J’écoute. Que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles. Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre, et du Ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui et ses pas traceront le chemin. ”

Tu l’as vue, cette heure, mon père, et tu t’es dépensé pour elle. Tu as contribué à l’arrivée de cette heure et le Seigneur t’en récompensera. Je te l’assure » ajoute Jésus en essuyant une larme de joie qui descend lentement sur la joue de Joseph.

Puis il reprend :

« “ Souviens-toi, Seigneur, de David et de sa grande soumission, quand il fit au Seigneur un serment, une promesse au Puissant de Jacob :

‘ Jamais je n’entrerai sous ma tente, et jamais ne m’étendrai sur mon lit, j’interdirai tout sommeil à mes yeux et tout répit à mes paupières, avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur, une demeure pour le Puissant de Jacob ! ’...

Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi et l’arche de ta force ! ” (Marie comprend et fond en larmes).

“ Que tes prêtres soient revêtus de justice, que tes fidèles crient de joie !

Pour l’amour de David, ton serviteur, ne repousse pas la face de ton Messie.

Le Seigneur l’a juré à David, et jamais il ne reprendra sa parole : ‘ C’est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône... ’

Car le Seigneur a fait choix de Sion...

Là, je ferai germer la force de David, pour mon Messie j’ai allumé une lampe. ”

42.6 Merci, mon père, en mon nom et en celui de ma Mère. Tu as été pour moi un père juste et l’Eternel t’a confié la garde de son Christ et de son Arche sainte. Tu as été le flambeau allumé pour lui, et pour le fruit d’un sein sanctifié, tu as eu des entrailles de charité. Va en paix, mon père. Ta veuve ne restera pas sans secours. Le Seigneur a tout disposé pour qu’elle ne reste pas seule. Je te le dis, pars en paix au lieu de ton repos. »

Marie pleure, le visage penché sur les couvertures (on dirait des manteaux) étendues sur le corps de Joseph qui se refroidit. Jésus s’empresse de lui rendre les derniers services car sa respiration se fait plus difficile et son regard se voile.

« “ Heureux qui craint le Seigneur, qui aime entièrement sa volonté !...

A jamais se maintiendra sa justice.

Lumière des coeurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, homme de justice, de tendresse et de pitié...

Toujours on fera mémoire du juste... à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire ! ”

Tu l’auras, cette gloire, mon père. Je viendrai bientôt t’amener, en compagnie des patriarches qui t’ont précédé, à la gloire qui t’attend. Que ton esprit exulte à ma parole.

“ Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant... ”

C’est là que tu te trouves, mon père.

“ C’est lui qui te sauve des filets du chasseur et de la peste maléfique ; il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge, sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras pas les terreurs de la nuit...

Le malheur ne pourra te toucher... il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins.

Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte pas les pierres.

Tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le dragon.

Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre... il m’appelle et moi je lui réponds, je suis avec lui dans son épreuve. Je veux le libérer, le glorifier, de longs jours je veux le rassasier et je ferai qu’il voie mon salut.»

Et il te fera entrer dans l’autre vie par le salut qui maintenant te réconforte et qui viendra rapidement, je te le répète, te serrer en une étreinte divine et t’emporter avec lui, à la tête de tous les patriarches, là où est préparée la demeure du Juste de Dieu qui fut pour moi un père béni.

Précède-moi pour annoncer aux patriarches que le salut est venu en ce monde et que le Royaume des Cieux leur sera bientôt ouvert. Va, mon père, et que ma bénédiction t’accompagne. »

42.7 Jésus a élevé la voix pour atteindre l’esprit de Joseph qui s’enfonce dans les nuées de la mort. La fin est imminente. Le vieillard ne respire plus qu’avec effort. Marie le caresse. Jésus s’assied sur le bord du lit. Il entoure et attire à lui le mourant, qui s’affaisse et s’éteint paisiblement.

La scène est emplie d’une paix solennelle. Jésus recouche le patriarche et embrasse Marie qui, au moment suprême, s’était approchée de Jésus avec une angoisse déchirante.

Annotation

Psaume 16 (15) : Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.

J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »

Toutes les idoles du pays, ces dieux que j'aimais, + ne cessent d'étendre leurs ravages, et l'on se rue à leur suite. Je n'irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; * leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !

Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. La part qui me revient fait mes délices ; j'ai même le plus bel héritage !

Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon coeur m'avertit.

Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.

09 Mon coeur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance :

10 tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m'apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices !

Psaumes 84 (83) : Tu as aimé, Seigneur, cette terre, tu as fait revenir les déportés de Jacob ; tu as ôté le péché de ton peuple, tu as couvert toute sa faute ; tu as mis fin à toutes tes colères, tu es revenu de ta grande fureur.

Fais-nous revenir, Dieu, notre salut, oublie ton ressentiment contre nous. Seras-tu toujours irrité contre nous, maintiendras-tu ta colère d'âge en âge ? N'est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre et qui seras la joie de ton peuple ?

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu'il dit, c'est la paix pour son peuple et ses fidèles ; qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !

Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit.

La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin.

Psaumes 85 (84) : Tu as aimé, Seigneur, cette terre, tu as fait revenir les déportés de Jacob ; tu as ôté le péché de ton peuple, tu as couvert toute sa faute ; tu as mis fin à toutes tes colères, tu es revenu de ta grande fureur.

Fais-nous revenir, Dieu, notre salut, oublie ton ressentiment contre nous.

Seras-tu toujours irrité contre nous, maintiendras-tu ta colère d'âge en âge ? N'est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre et qui seras la joie de ton peuple ?

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ? + Ce qu'il dit, c'est la paix pour son peuple et ses fidèles ; qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !

Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre. Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin.

Psaumes 132 (131) :

Souviens-toi, Seigneur, de David et de sa grande soumission quand il fit au Seigneur un serment, une promesse au Puissant de Jacob : « Jamais je n'entrerai sous ma tente, et jamais ne m'étendrai sur mon lit, j'interdirai tout sommeil à mes yeux et tout répit à mes paupières,

avant d'avoir trouvé un lieu pour le Seigneur, une demeure pour le Puissant de Jacob. »

Voici qu'on nous l'annonce à Éphrata, nous l'avons trouvée près de Yagar.

Entrons dans la demeure de Dieu, prosternons-nous aux pieds de son trône.

Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l'arche de ta force !

Que tes prêtres soient vêtus de justice, que tes fidèles crient de joie !

Pour l'amour de David, ton serviteur, ne repousse pas la face de ton messie.

Le Seigneur l'a juré à David, et jamais il ne reprendra sa parole : « C'est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône.

« Si tes fils gardent mon alliance, les volontés que je leur fais connaître, leurs fils, eux aussi, à tout jamais, siègeront sur le trône dressé pour toi. »

Car le Seigneur a fait choix de Sion ; elle est le séjour qu'il désire :

« Voilà mon repos à tout jamais, c'est le séjour que j'avais désiré.

« Je bénirai, je bénirai ses récoltes pour rassasier de pain ses pauvres.

Je vêtirai de gloire ses prêtres, et ses fidèles crieront, crieront de joie.

« Là, je ferai germer la force de David ; pour mon messie, j'ai allumé une lampe.

18 Je vêtirai ses ennemis de honte, mais, sur lui, la couronne fleurira. »

Psaumes 112 (111) : Alléluia ! Louez, serviteurs du Seigneur, louez le nom du Seigneur !

Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du Seigneur !

Le Seigneur domine tous les peuples, sa gloire domine les cieux.

Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Lui, il siège là-haut. Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.

De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre pour qu'il siège parmi les princes, parmi les princes de son peuple.

Il installe en sa maison la femme stérile, heureuse mère au milieu de ses fils.

Psaume 90 : Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut et repose à l'ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C'est lui qui te sauve des filets du chasseur et de la peste maléfique ; il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge : sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole au grand jour, ni la peste qui rôde dans le noir, ni le fléau qui frappe à midi.

Qu'il en tombe mille à tes côtés, + qu'il en tombe dix mille à ta droite, toi, tu restes hors d'atteinte.

Il suffit que tu ouvres les yeux, tu verras le salaire du méchant. Oui, le Seigneur est ton refuge ; tu as fait du Très-Haut ta forteresse.

Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure : il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins.

Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres ; tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le Dragon.

« Puisqu'il s'attache à moi, je le délivre ; je le défends, car il connaît mon nom. Il m'appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve. « Je veux le libérer, le glorifier ; + de longs jours, je veux le rassasier, et je ferai qu'il voie mon salut. »

EMV 50.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus récite un psaume, celui qui commence par ces mots : « Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur : “ Mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr ! C’est lui qui te sauve des filets du chasseur et de la peste maléfique ” etc. » Je le trouve au livre 4.3. C’est le second du livre 4, le n° 90, je crois (si je lis bien les chiffres romains).

La vision se termine ainsi.

Détail

Note de l'éditeur : Livre , parce que la Bible utilisée par Maria Valtorta comprend l'ancienne subdivision en cinq livres formant le recueil des Psaumes. Le second psaume du livre 4 est le Ps 90, devenu 91 selon la numérotation des versions modernes.

Annotation

Psaume 90 : Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut et repose à l'ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C'est lui qui te sauve des filets du chasseur et de la peste maléfique ; il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge : sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole au grand jour, ni la peste qui rôde dans le noir, ni le fléau qui frappe à midi.

Qu'il en tombe mille à tes côtés, qu'il en tombe dix mille à ta droite, toi, tu restes hors d'atteinte. Il suffit que tu ouvres les yeux, tu verras le salaire du méchant.

Oui, le Seigneur est ton refuge ; tu as fait du Très-Haut ta forteresse. Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure : il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins.

Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres ; tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le Dragon.

« Puisqu'il s'attache à moi, je le délivre ; je le défends, car il connaît mon nom. Il m'appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve. « Je veux le libérer, le glorifier ; de longs jours, je veux le rassasier, et je ferai qu'il voie mon salut. »

Mots-clés

EMV 94.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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94.7 Jésus a pris place. Après avoir récité des cantiques et des prières avec le peuple, il se retourne pour parler. Le chef de la synagogue lui demande s’il veut un rouleau, mais Jésus répond :

« Je n’en ai pas besoin. J’ai déjà le sujet. »

Il commence alors :

« Après avoir péché, le grand roi d’Israël, David de Bethléem, pleura, le coeur contrit, criant à Dieu son repentir et demandant à Dieu son pardon. David avait eu l’esprit embrumé par la sensualité, et cela l’avait empêché de voir la face de Dieu et de comprendre ses paroles.

J’ai dit : la face. Dans le coeur de l’homme, il est un lieu qui garde le souvenir de la face de Dieu, un lieu particulièrement élevé qui est notre “ Saint des Saints ” ; c’est de là que lui proviennent les saintes inspirations et résolutions. Cet endroit parfume comme un autel, brille comme un bûcher, résonne de chants comme la demeure des séraphins. Mais quand le péché répand en nous ses fumées, ce lieu s’obscurcit tellement que lumière, parfum et chants disparaissent, pour ne plus laisser que l’odeur suffocante d’une lourde fumée et un goût de cendre. Et lorsque la clarté revient, parce qu’un serviteur de Dieu la porte au malheureux sans lumière, alors il voit sa laideur, sa déchéance et, horrifié de lui-même, s’écrie comme le roi David : “ Pitié pour moi, mon Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché. ” Il ne dit pas : “ Je ne peux être pardonné, et pour cela je reste dans mon péché ”, mais au contraire : “ Je suis humilié, j’ai le coeur brisé, mais je te prie, toi qui sais comment je suis né dans le péché, de m’asperger et de me purifier pour que je redevienne blanc plus que la neige des sommets. ” Et il ajoute : “ Mon sacrifice n’est pas un holocauste de béliers et de boeufs, mais un coeur brisé, car je sais que c’est cela que tu veux de nous et que tu n’en as pas de mépris. ”

Voilà ce que disait David après son péché et après que Nathan, le serviteur du Seigneur, l’eut amené à se repentir. A plus forte raison, c’est cela que doivent dire les pécheurs, maintenant que le Seigneur leur envoie, non pas un de ses serviteurs, mais le Rédempteur lui-même, son Verbe. C’est lui le Juste, le Maître, non seulement des hommes, mais des êtres du Ciel et des enfers. Il est sorti du milieu de son peuple, comme la lumière jaillit de l’aurore qui, au lever du soleil, resplendit dans un air sans nuages.

Annotation

Deuxième livre de Samuel, chapitre 11-12 - 2 S 11-12 : Au retour du printemps, à l’époque où les rois se mettent en campagne, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ; ils massacrèrent les fils d’Ammone et mirent le siège devant Rabba. David était resté à Jérusalem. Un soir, il se leva de sa couche pour se promener sur la terrasse du palais. De là, il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle. David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam, la femme d’Ourias le Hittite ! » Alors David envoya des gens la chercher. Elle vint chez lui ; il coucha avec elle, alors qu’elle s’était purifiée de ses règles. Après quoi, elle retourna chez elle. La femme devint enceinte, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! » Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite. » Et Joab l’envoya à David.

Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l’armée, et la guerre. Puis il lui dit : « Descends chez toi, prends du repos. » Ourias sortit du palais, et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi. Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais avec les serviteurs de son maître ; il ne descendit pas chez lui. On annonça à David : « Ourias n’est pas descendu chez lui. » David dit à Ourias : « N’arrives-tu pas de voyage ? Pourquoi n’es-tu pas descendu dans ta maison ? »

Ourias dit à David : « L’Arche ainsi qu’Israël et Juda habitent sous des huttes. Joab, mon seigneur, et les serviteurs de mon seigneur le roi campent en rase campagne. Et moi, j’irais dans ma maison manger, boire et coucher avec ma femme ! Par ta vie, par ta propre vie, je ne ferai pas une chose pareille ! » David dit à Ourias : « Reste ici aujourd’hui encore, et demain je te renverrai. » Ourias resta donc à Jérusalem ce jour-là et le lendemain. David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau avec les serviteurs de son maître ; mais il ne descendit pas chez lui.

Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias. Il disait dans cette lettre : « Mettez Ourias en première ligne, au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure ! » Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit où il savait que les ennemis étaient en force. Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David, et Ourias le Hittite mourut aussi.

Joab envoya raconter à David tous les détails du combat. Il donna cet ordre au messager : « Quand tu en auras fini de rapporter au roi tous les détails du combat, il se peut que le roi entre en fureur et te dise : “Pourquoi vous êtes-vous tant approchés de la ville en livrant bataille ? Ne saviez-vous pas qu’on tire du haut du rempart ? Qui donc autrefois a frappé Abimélek, fils de Yeroubbèsheth ? N’est-ce pas une femme qui, du haut d’un rempart, a jeté une meule sur lui ? Et il en est mort, à Tébès. Pourquoi vous êtes-vous approchés du rempart ?” Alors, tu lui diras : “Ton serviteur Ourias le Hittite est mort, lui aussi !” »

Le messager partit et vint raconter à David tout ce pour quoi Joab l’avait envoyé. Le messager dit à David : « Ces gens-là étaient plus forts que nous. Ils ont fait une sortie contre nous, en rase campagne. Mais nous les avons poursuivis jusqu’à l’entrée de la porte. C’est là que les tireurs ont tiré sur tes serviteurs, du haut du rempart, et qu’il y a eu des morts parmi les serviteurs du roi. Ton serviteur Ourias le Hittite est mort, lui aussi. » David répondit au messager : « Voici ce que tu diras à Joab : “Ne prends pas en mal cette affaire : l’épée dévore tantôt ici, tantôt là. Renforce ton assaut contre la ville et renverse-la !” C’est ainsi que tu réconforteras Joab. »

La femme d’Ourias, apprenant que son mari était mort, le pleura. Le deuil passé, David l’envoya chercher pour la recueillir chez lui. Elle devint sa femme et lui donna un fils. Mais ce que David venait de faire était mal aux yeux du Seigneur.

Le Seigneur envoya vers David le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes ; l’un était riche, l’autre était pauvre. Le riche avait des moutons et des boeufs en très grand nombre. Le pauvre n’avait rien qu’une brebis, une toute petite, qu’il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui au milieu de ses fils ; elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe, elle dormait dans ses bras : elle était comme sa fille.

Un voyageur arriva chez l’homme riche. Pour préparer le repas de son hôte, celui-ci épargna ses moutons et ses boeufs. Il alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui. » Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : « Par le Seigneur vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort ! Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n’avoir pas épargné le pauvre. »

Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c’est toi ! Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël : Je t’ai consacré comme roi d’Israël, je t’ai délivré de la main de Saül, puis je t’ai donné la maison de ton maître, j’ai mis dans tes bras les femmes de ton maître ; je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda et, si ce n’est pas assez, j’ajouterai encore autant. Pourquoi donc as-tu méprisé le Seigneur en faisant ce qui est mal à ses yeux ? Tu as frappé par l’épée Ourias le Hittite ; sa femme, tu l’as prise pour femme ; lui, tu l’as fait périr par l’épée des fils d’Ammone. Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite pour qu’elle devienne ta femme. Ainsi parle le Seigneur : De ta propre maison, je ferai surgir contre toi le malheur. Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l’un de tes proches, qui les prendra sous les yeux du soleil. Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j’agirai à la face de tout Israël, et à la face du soleil ! »

David dit à Nathan : « J’ai péché contre le Seigneur ! » Nathan lui répondit : « Le Seigneur a passé sur ton péché, tu ne mourras pas. Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d’avoir mourra. » Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l’enfant que la femme d’Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade. David implora Dieu pour le petit enfant : il jeûna strictement, et, quand il rentrait chez lui, il passait la nuit couché par terre. Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour qu’il se relève, mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture. Le septième jour, l’enfant mourut. Les serviteurs de David n’osaient pas lui annoncer que l’enfant était mort. Ils se disaient en effet : « Lorsque l’enfant était vivant, nous lui avons parlé, et il ne nous a pas écoutés. Maintenant, comment lui dire que l’enfant est mort ? Il ferait un malheur ! »

Voyant ses serviteurs chuchoter entre eux, David comprit que l’enfant était mort. Il demanda aux serviteurs : « L’enfant est-il mort ? » Ils répondirent : « Il est mort. » Alors David se releva de terre, se baigna, se parfuma et changea de vêtement. Il entra dans la Maison du Seigneur et se prosterna. Puis il rentra chez lui ; il demanda qu’on lui serve de la nourriture et il mangea. Ses serviteurs lui dirent : « Mais que fais-tu ? Pour l’enfant, quand il était en vie, tu as jeûné et pleuré, et maintenant qu’il est mort, tu te relèves et tu prends de la nourriture ! » Il répondit : « Tant que l’enfant était encore en vie, j’ai jeûné et j’ai prié en me disant : Qui sait ? Le Seigneur aura peut-être pitié de moi, et l’enfant vivra ! Mais maintenant qu’il est mort, à quoi bon jeûner ? Pourrais-je encore le faire revenir ? C’est moi qui m’en irai le rejoindre, mais lui ne reviendra pas vers moi. » David consola Bethsabée sa femme : il la retrouva et coucha avec elle. Elle lui donna un fils qu’il nomma Salomon. Le Seigneur l’aima, et il le fit savoir par le prophète Nathan qui lui donna, à cause du Seigneur, le nom de Yedidya : Aimé-du-Seigneur.

Joab attaqua la ville de Rabba, celle des fils d’Ammone. Comme il allait s’emparer de la ville royale, il envoya des messagers à David pour lui dire : « J’ai attaqué Rabba et j’ai même pris la ville basse. Rassemble maintenant le reste des troupes et viens dresser ton camp devant la ville pour t’en emparer ; sinon c’est moi qui le ferai, et la ville porterait mon nom ! » Ayant donc rassemblé toutes les troupes, David marcha sur Rabba, lui donna l’assaut et s’en empara. David enleva la couronne qui était sur la tête de leur roi ; elle pesait un talent d’or et était ornée d’une pierre précieuse. On la mit sur la tête de David. Puis celui-ci emporta de la ville une très grande quantité de butin. Quant à sa population, il l’emmena, lui imposa le travail de la scie, des pics de fer et des haches, et l’affecta aux fours à briques. Il traita ainsi toutes les villes des fils d’Ammone. Puis David et toutes ses troupes revinrent à Jérusalem.

Psaume 51 : Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère. Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse. Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige. Fais que j'entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés. Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé. Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

EMV 132.4 · Tome 2, p. 387-389

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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132.4 Coupable d’homicide et d’adultère, réprouvé de Dieu, David obtint pourtant son pardon après avoir crié au Seigneur : “ Aie pitié, non par respect pour moi, mais pour l’honneur de ta miséricorde, qui est infinie. A cause d’elle, efface mon péché. Il n’est pas d’eau qui puisse laver mon coeur si elle n’est pas puisée dans les tréfonds de ta sainte bonté. Lave-moi par elle de mon iniquité et purifie-moi de ma souillure. Je ne nie pas mon péché, je reconnais même ma faute et elle est toujours devant moi comme un témoin qui m’accuse. J’ai offensé l’homme dans mon prochain et en moi-même, mais je regrette surtout d’avoir péché contre toi. Que cela te montre que je reconnais que tu es juste en toutes tes paroles et que je crains ton jugement qui triomphe de toute puissance humaine. Mais considère, ô Eternel, que je suis né dans le péché et que pécheresse était celle qui m’a conçu, et aussi que tu m’as aimé au point d’en arriver à me dévoiler ta sagesse et à me la donner comme maîtresse pour comprendre les mystères de tes sublimes vérités. Or si tu as tant fait pour moi, dois-je te craindre ? Non, je ne crains pas. Asperge-moi avec l’amertume de la douleur et je serai purifié. Lave-moi par les larmes et je serai pur comme neige. Fais-moi entendre ta voix, et ton serviteur humilié exultera, parce que ta voix est joie et gaieté, même si elle réprimande. Tourne ton visage vers mes péchés. Ton regard effacera mon iniquité. Le coeur que tu m’as donné a été profané par Satan et par la faiblesse de mon humanité. Crée en moi un coeur nouveau qui soit pur, et détruis ce qui est corruption au plus profond de ton serviteur, pour que règne uniquement en lui un esprit droit. Mais ne me chasse pas de ta présence et ne m’enlève pas ton amitié car seul le salut qui vient de toi est joie pour mon âme, et ton esprit souverain fait le réconfort de l’homme humilié. Fais que je devienne celui qui va parmi les hommes pour annoncer : ‘ Voyez comme le Seigneur est bon. Marchez sur ses chemins et vous serez bénis comme je le suis, moi, cet avorton qui redevient fils de Dieu par la grâce qui renaît en moi. ’ Et les impies se convertiront à toi. Mon sang et ma chair se révoltent et crient en moi. Libère-moi, Seigneur, toi le salut de mon âme, et je chanterai tes louanges. Je ne savais pas, mais maintenant j’ai compris. Ce n’est pas un sacrifice de béliers que tu veux, mais l’holocauste d’un coeur contrit. Un coeur contrit et humilié t’est plus agréable que les béliers et les moutons, parce que tu nous as créés pour toi, et tu veux que nous nous en souvenions et te rendions ce qui est à toi. Dans ta grande bonté, montre-toi bienveillant à mon égard et reconstruis ma Jérusalem qui est aussi la tienne : celle d’un esprit purifié et pardonné sur lequel on puisse offrir le sacrifice, l’oblation et l’holocauste pour les péchés en action de grâce et de louange. Et que chacun de mes nouveaux jours soit une hostie de sainteté qui se consume sur ton autel pour s’élever avec le parfum de mon amour jusqu’à toi. ”

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Psaume 51

Ps 51 : Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère. Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse. Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige. Fais que j'entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés. Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé. Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

EMV 136 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Me trouvant au repos depuis trois jours, j'ouvre la Bible. Je l'ouvre au hasard, pour lire seulement quelque chose qui soit encore une parole venant de Dieu. Je tombe sur les versets 25-31 du psaume 17 au livre premier. Et le Seigneur parle.

"N'est-ce pas, peut-être ce que tu peux dire de toi ? Il fut un temps où je t'aimais avec, de ma part, toute la perfection possible, mais toi, tu ne m'aimais pas le plus parfaitement que tu pouvais. En effet, au fond de ton coeur tu pensais aussi à Moi mais il s'y trouvait des affections plus fortes encore que celle que tu me donnais. Alors tu ne méritais pas que je te récompense. Te rappelles-tu ce temps ? Pour Moi je me le rappelle. Tu étais sortie du pensionnat toute parfumée de Dieu comme une vierge du Temple parfumée par l'encens rituel. Et Moi, je t'avais déjà choisie. Quand t'ai-je choisie ? Veux-tu le savoir ? C'était réellement quand ton âme fut créée, car aucune destinée humaine n'est inconnue pour la pensée éternelle. Mais la petite Marie gardée en vie par ma volonté, malgré les circonstances malheureuses de ta naissance et celles qui t'accompagnèrent pendant les mois où tu étais un petit ange qu'on allaite, cette petite fut mienne quand elle répandit ses premières larmes en me voyant descendu de la Croix. Tu m'as recherché. Et Moi, je me suis donné avec un sourire de complaisance. Ce sourire a répété pour toi au Ciel et Il a dit au Père et au Paraclet son ‘’Laissez venir à Moi les petits’’.

Il n'y a que les lèvres des tout petits qui enlèvent la souffrance de ses blessures, de ceux qui sont tout petits par leur âge ou qui consentent à l'être, de ceux qui, par leur amour et leur obéissance au Maître ‘’deviennent semblable à des tout petits pour posséder le Royaume des Cieux’’ ... Les délices de Dieu, Marie, la Vierge Mère, c'est la parfaite Toute Petite qui jubile dans le Royaume des Cieux. Les âmes des adultes qui sont ‘’toutes petites’’, sont rares comme les perles parfaitement rondes et d'une mirifique grandeur.

Mais les tous petits par l'âge possèdent tous cette âme, comme si elle n'avait été pas encore profanée, qui fait les délices de Dieu et le soulagement du Christ. Et le Fils t'a voulue dès ce moment. Chaque larme innocente t'a valu un baiser à Lui, chaque baiser une grâce, chaque grâce t'a fiancée au Divin Amour. Ce n'est pas une erreur de regarder en arrière pour pouvoir entonner le Magnificat et le Miserere. Le Magnificat, tu pouvais le chanter jusqu'à ta sortie du pensionnat. Tu étais toute à Dieu. Un seul autel en toi, et un seul amour. Le lis au calice à peine entr'ouvert n'était comblé que par la rosée céleste et les rayons divins. Puis, le monde est venu et avec lui beaucoup d'autres autels et beaucoup d'autres amours. Ceux qui ont usurpé "ma’’ place. Et ils restèrent tant que je le voulus.

J'aurais pu aussi ne pas vouloir. Il y aura quelqu'un pour dire : "Ç'a été une expérience dangereuse". Non, c'était nécessaire. Les apôtres furent humiliés par leur défection au Christ. À ce moment, toutes les branches de l'humanité corrompue prirent le dessus en eux et de nouveau tout ce qui trouble l'homme les saisit, les secoua et les excita. Ils comprirent alors que dans la mesure où ils étaient devenus différents, cela ne venait pas de leur unique mérite, mais du fait qu'ils étaient avec Jésus. En eux, l'orgueil, corrupteur de l'homme fut broyé. Il est nécessaire que cela soit fait pour tous ceux qui sont choisis en vue d'une destinée spéciale pour qu'ils ne perdent pas leur vocation en perdant mon amour. L'un après l'autre sont tombés ceux qui avaient usurpé ma place en toi. Et ton Dieu seul est redevenu ton Roi auquel tu as chanté le Miserere de ton sage repentir.

Maintenant, ma fille, regarde le passé et le présent. Regarde le temps de tes multiples amours, pour l'homme, pour la science, pour toi-même, et regarde le moment actuel où, de nouveau, il n'y a plus pour toi qu'un seul amour. Pour Moi. Et dis-moi. Dis-le Moi avec ton âme, en n'écoutant qu'elle seule, car il n'y a qu'elle dont la voix est véridique et précieuse. Est-ce que tu n'as pas tout maintenant ? Depuis que tu es mienne, est-ce que tu n'as pas tout ? Beaucoup, les sots, diront : "Elle n'a rien ! Pas de santé, pas de joie, pas de bien-être" Mais ton âme, qui voit avec ses propres yeux, dit : "Je possède tout, même ce qui est un saint superflu". Si on peut appeler superflu ce qui sort de ce qui n'est pas strictement nécessaire pour monter vers Dieu. Tu as la mission particulière de porte-parole. Mais cela est un don et il n'est pas nécessaire de le posséder pour être préféré, tu possèdes l'assentiment de Dieu à tous tes désirs. Pourquoi ? Parce que, comme dit le psaume (XVII, 21-25) : "Le Seigneur m'a traité selon ma justice, selon la pureté de mes mains, qui n'échappe pas à ton regard"

Je suis infiniment, divinement libéral avec les justes et ceux qui ont le coeur pur. Je suis bon avec les faibles, je suis parfaitement bon avec ceux qui savent être forts pour mon amour. Et, puisque je suis l'Amour, je dois me faire violence à Moi-même pour ne pas être faible même à l'égard de ceux qui ont des manquements. À ceux-ci, j'accorde la miséricorde de mon Fils. À mes fils, j'accorde la multitude de mes dons. Je les sauve, les illumine, les libère et les fortifie toujours plus. Je les conduis, en les tenants par la main, sur ma route immaculée, en les instruisant par ma Parole, trempée au feu de l'Amour Divin. Il en est ainsi pour toi, mon âme, qui as mis en Moi ton amour et toute ta confiance, N'aie pas peur, fleur de Dieu. Il n'en est pas une seule, des fleurs microscopiques des régions glacées aux fleurs géantes de la zone torride, que j'abandonne sans la rosée, la lumière et la chaleur nécessaire à leur vie gracieuse. Et ce ne sont que des tiges végétales ! Mais les fleurs de mes âmes, quels soins aura d'elles leur Créateur ? N'aie pas peur, fleur de Dieu, emperlée du Sang et des larmes du Fils et de la Vierge. Ornée de ces gemmes et de ta fidélité, tu m'es tellement chère ! Chante, et pour toujours le Magnificat. Le Père, le Fils, le Paraclet sont avec toi."

Oh ! Seigneur, Seigneur ! Tu le dis et c'est certainement la vérité. Tout aura été nécessaire. Mais qu'est-ce qui n'a pas été pour moi ton abandon de l'an dernier ! Tu le vois. Tu n'ignores pas les impressions des coeurs. Il y a des blessures qui font mal, même après leur cicatrisation dès qu'on les effleure avec la plus grande légèreté. Des blessures qui font souffrir par réaction nerveuse dès qu'on va les toucher ou qu'on va toucher le membre correspondant. Les nerfs coupés font souffrir, même après que la blessure est fermée. Ton abandon, même maintenant que Tu m'as reprise sur ton Coeur est une blessure qui me fait toujours souffrir car elle a coupé le nerf qui m'unissait à Toi. Je ne te demande pas : pourquoi l'as-Tu fait ? Mais je te dis seulement : Tu sais ce qu'a été pour moi ton abandon ! Aujourd'hui j'ai tremblé en écrivant 10 avril, car cela fait un an aujourd'hui que Tu as laissé ta fleur misérable sans rosée, sans lumière, sans chaleur. Peu s'en est fallu que je n'en sois morte. Car je t'ai tout donné et si je possédais encore quelque chose, je te le donnerais. Mais ne me donne plus jamais une semblable épreuve.

Tu vois que ma misère ne peut la supporter. Je chante, oui. Je chante mon Magnificat ! Je te dis aussi : je n'ai certainement pas mérité que Tu fasses en moi "de grandes choses." Mais mon chant est pour toujours mêlé de larmes. Comme un enfant, qui est passé par une période d'enfance abandonnée, n'a plus le sourire serein des enfants heureux, pareillement il m'est toujours présent ton abandon de l'an passé. Jésus a raison ! Marie a raison. Ce qu'on ne peut supporter dans "nos passions" c'est ton abandon, Père.

On rallume, pendant que j'écris cela, la petite lumière qui brûle toujours devant Jésus. La petite étoile qui brille avec mon coeur et devant mon Jésus Crucifié. Cela faisait une année qu'elle était éteinte..: Ma cellule, mon tabernacle, mon paradis n'avait plus de lumière. Et cela me peinait tant... J'ai tout eu de ton amour, mais tout aussi de ta rigueur. Ténèbres, solitude et aussi ce que ton Fils a appelé "enfer"... Je suis restée comme un oiseau qui par hasard a échappé à ses tortionnaires. J'ai peur... De tous côtés je vois filets et cages et torture. Seigneur, pitié...

Détail

Extrait : Le texte suivant, daté du 10 avril 1945, figurait dans l’édition de 1985, mais il a été supprimé de la nouvelle édition pour être intégré dans Les Cahiers de 1945 à 1950 à la date du jour (10/4/45).

Contexte : un an plus tôt, le 10 avril 1944, Maria Valtorta a connu l'abandon de Dieu, ce qui l'a fait terriblement souffrir.

Annotation

Psaume 17, 25-31 : Le Seigneur me donne selon ma justice, selon la pureté des mains que je lui tends.

Tu es fidèle envers l'homme fidèle, sans reproche avec l'homme sans reproche ; envers qui est loyal, tu es loyal, tu ruses avec le pervers.

Tu sauves le peuple des humbles ; les regards hautains, tu les rabaisses. Tu es la lumière de ma lampe, Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit.

Grâce à toi, je saute le fossé, grâce à mon Dieu, je franchis la muraille.

Ce Dieu a des chemins sans reproche, la parole du Seigneur est sans alliage, il est un bouclier pour qui s'abrite en lui.

EMV 195.3-4 · Tome 3, p. 277-278

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’apparition de la cité finit de le distraire de tout. Elle est désormais proche, et on peut voir toute la beauté de ses collines, de ses oliveraies, de ses maisons, du Temple en particulier. Cette vue devait être toujours une source d’émotion et d’orgueil pour les juifs.

Le soleil bien chaud d’avril en Judée a vite fait d’essuyer les pierres de la route consulaire. Maintenant, il faudrait vraiment chercher les flaques d’eau. Au bord de la route, les apôtres s’ar­rangent un peu : ils laissent retomber leurs vêtements, qu’ils avaient relevés, lavent leurs pieds pleins de boue dans un ruisseau limpide, se recoiffent, se drapent dans leurs manteaux. Jésus en fait autant. Je vois que tout le monde fait la même chose.

195.4 L’entrée à Jérusalem devait être quelque chose d’important. Se présenter devant ses murs en ce temps de fête, c’était comme se présenter devant un souverain. La cité sainte était la “ vraie ” reine des juifs. Je le comprends bien cette année où je peux remarquer, sur cette route consulaire, le comportement des foules. Ici, les cortèges des diverses familles se mettent en ordre, les femmes toutes ensemble, les hommes dans un autre groupe, les enfants dans l’un ou l’autre groupe, mais tous sérieux et en même temps sereins. Certains replient leur manteau usé et en tirent un autre neuf du sac de voyage, ou bien changent de sandales. Puis leur marche devient solennelle, hiératique déjà. Dans chaque groupe, un soliste donne le ton, et on entonne les hymnes, les anciennes, les glorieuses hymnes de David. Les gens se regardent avec plus de bonté dans les yeux, comme si la vue de la Maison de Dieu les avait adoucis. Ils regardent la Maison sainte, énorme cube de marbre surmonté de dômes en or, vraie perle au milieu de l’enceinte imposante du Temple.

A ce point, la troupe apostolique se forme ainsi : à l’avant marchent Jésus et Pierre avec l’enfant au milieu ; derrière, Simon, Judas et Jean ; puis André qui a obligé Jean d’En-Dor à se mettre entre lui et Jacques, fils de Zébédée ; au quatrième rang, les deux cousins du Seigneur avec Matthieu ; enfin, Thomas avec Philippe et Barthélemy. C’est Jésus qui entonne les hymnes de sa puissante, harmonieuse et très belle voix de baryton léger, qui fait ressortir les vibrations du ténor, et auquel répondent Judas Iscariote, un pur ténor, et Jean à la voix limpide et encore jeune, ainsi que les deux voix de baryton des cousins de Jésus et la voix de basse de Thomas, baryton tellement profond qu’il n’est plus guère baryton. Les autres, dotés de voix moins belles, accompagnent en sourdine le chœur des virtuoses du groupe. (Les psaumes sont les psaumes connus, appelés graduels).

Le petit Yabeç, de sa voix d’ange au milieu des voix robustes des hommes, chante très bien, – parce qu’il le connaît peut-être mieux que les autres –, le psaume 121 : « Je me suis réjoui parce qu’on m’a dit : “ Nous irons vers la maison du Seigneur. ” » Vraiment, la joie illumine son petit visage, si triste il y a quelques jours à peine.

Voici les murailles désormais toutes proches. Voici la porte des Poissons. Voici les rues encombrées par la foule.

Ils vont tout de suite au Temple pour une première prière. Puis c’est enfin la paix, dans la paix de Gethsémani, le dîner, et le repos.

Le voyage vers Jérusalem est terminé.

Détail

Pierre est distrait par l'apparition de la Cité Sainte.

Annotation

Les psaumes sont les psaumes connus, appelés graduels. Ce sont les Ps 120 à 134, dits aussi “ cantiques des montées ”, selon la nouvelle numérotation. Le Ps 121, cité plus bas, est devenu le Ps 122.

Note complémentaire de maria-valtorta.org :

LES 15 GRADUELS : sont les Psaumes 119 (Hébreu 120) à 133 (Hébreu 134), dits aussi CANTIQUES DES MONTÉES. Ils étaient chantés lors des trois fêtes de pèlerinage par les pèlerins ou les prêtres sur les quinze degrés ou marches qui menaient au Temple de Jérusalem.

Le petit Yabeç, de sa voix d’ange au milieu des voix robustes des hommes, chante très bien, – parce qu’il le connaît peut-être mieux que les autres –, le psaume 121 : « Je me suis réjoui parce qu’on m’a dit : “ Nous irons vers la maison du Seigneur. ” » Psaume 121 (Hébreu 122) : "Quelle joie quand on m'a dit : «Nous irons à la maison du Seigneur !" …

Voici la porte des Poissons. Au nord de Jérusalem, juste à côté du Temple.

EMV 597.6 · Tome 9

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Oui, ton Rédempteur a été sacrifié parce qu’il l’a voulu, ô terre. “ Il n’a pas ouvert la bouche pour demander à être épargné, il n’a pas prononcé de parole de malédiction contre ses assassins, comme l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir pour qu’on le tue, comme une brebis muette devant les tondeurs. ”

Détail

Jésus a été sacrifié parce qu'il l'a voulu.
Judas en horreur du fait qu'il trahisse Jésus.