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Jérusalem

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EMV 3 · Tome 1, p. 21-27

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : À la fête des Tentes. Anne et Joachim possédaient la Sagesse.

Date de la vision et de la dictée : Mercredi 23 août 1944

Calendrier : Lundi 1er octobre de l'an -22

Ancien calendrier julien : Lundi 3 octobre -22.

Calendrier juif : 24 Tishri 3740.

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Maria voit les environs de Jérusalem, lors de la fête des Tentes. Elle décrit l'ambiance autour d'elle, puis elle voit Anne réconforter un petit enfant qui est tombé. Sa mère vient le récupérer et lui révèle qu'elle a déjà six enfants. La mère de Marie revient alors vers Joachim et lui parle de son entrevue avec l'heureuse mère. Elle lui révèle alors qu'elle a eu un songe selon lequel elle reviendrait ici l'an prochain avec son propre enfant. Joachim l'enjoint à espérer encore.

Après cela, Jésus donne une dictée sur ses grands-parents qui possédèrent la sagesse. Il parle de leur amour respectif, de leur amour chaste et digne, de leurs vertus intérieures et leur applique des paroles du Livre de la Sagesse.

Contenu du chapitre : 3.1 : La maison d'Anne diffère de celle dont héritera Marie. 3.2 : Le camp des tentes de branchages montées hors des murs de Jérusalem. 3.3 : Anne, la stérile, parle avec une mère de famille nombreuse. 3.4 : Joachim réaffirme son espoir d’une maternité miraculeuse et Anne lui confie son rêve prophétique. 3.5 : Les justes sont toujours des sages. 3.6 : Il ne manquait à Anne que la couronne d'enfants. 3.7 : Amoureux comme au premier jour. 3.8 : Ils voulaient un fils, eurent la mère de Dieu. 3.9 : La chasteté des époux. 3.10 : Aujourd'hui l’amour et la chambre nuptiale sont profanés.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 3 et 4

EMV 3.1 · Tome 1, p. 21

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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3.1 Avant de poursuivre, je fais une remarque.

La maison ne m’a pas semblé être celle de Nazareth, que je connais bien. Du moins la pièce est-elle très différente. Le jardin potager, lui aussi, est plus vaste ; en outre, on voit des champs, pas beaucoup, mais tout de même il y en a. Plus tard, après le mariage de Marie, il n’y aura plus que le jardin, grand mais limité au potager; et je n’ai jamais vu la pièce que je viens de voir dans d’autres visions. Je ne sais si je dois penser que, pour quelque motif pécuniaire, les parents de Marie se sont séparés d’une partie de leurs biens, ou si Marie, une fois sortie du Temple, a pris une autre maison, qui lui aurait peut-être été donnée par Joseph. Je ne me rappelle pas si, dans les visions et les enseignements passés, j’ai eu l’indication certaine que la maison de Nazareth était aussi sa maison natale.

Détail

Anne et Joachim sont à Jérusalem. En prenant ses notes, Maria évoque la maison de Nazareth.

Annotation

En aout 1944, Maria Valtorta a déjà eu d'autres visions de la maison de Nazareth, d'où son étonnement, qui peut être retenu comme indice d'authenticité de cette vision. On apprend au chapitre 19, page 82 que la maison natale a été en partie détruite pour le passage d'une voie romaine, et que les champs ont été vendus à Alphée de Sara

EMV 3.2.4 · Tome 1, p. 22-23 et 24-25

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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3.2 Je commence à voir et j’écris.

Hors des murs de Jérusalem, une grande foule se trouve sur les collines et au milieu des oliviers. On dirait un immense marché. Mais il n’y a ni tables ni boutiques, ni cris de charlatans et de vendeurs, et pas davantage de jeux. Il y a quantité de tentes en laine rêche, certainement imperméables, étendues sur des pieux fixés au sol ; des feuillages attachés à ces pieux servent d’ornement et donnent de la fraîcheur. D’autres, au contraire, sont constituées de branchages fixés au sol et attachés de cette manière [image manquante], formant ainsi de petites galeries vertes. Sous chacune, des gens de tout âge et de toute condition discutent paisiblement, dans un recueillement troublé uniquement par quelque cri d’enfant.

Le soir descend et déjà les lueurs de petites lampes à huile brillent ici et là sur cet étrange campement. Autour des lumières, des familles prennent leur repas, assises à même le sol ; les mères tiennent leurs plus petits enfants sur leur sein, et nombre d’entre eux, épuisés, s’endorment en ayant encore quelque morceau de pain entre leurs doigts roses ; leur tête tombe sur la poitrine de leur mère comme les poussins sous les ailes de la poule ; les mères terminent leur repas tant bien que mal avec leur seule main libre pendant que l’autre serre leur enfant sur leur coeur. En re­vanche, d’autres familles n’ont pas encore commencé à manger et dis­cutent dans la semi-obscurité du crépuscule en attendant que le repas soit prêt. Des feux s’allument ici et là, autour desquels les femmes s’affairent. Une berceuse très lente, presque une complainte, berce un enfant qui tarde à s’endormir.

Au-dessus, un beau ciel serein se teinte de plus en plus de bleu sombre jusqu’à paraître un immense voile de velours soyeux d’un noir azuré, sur lequel, tout doucement, des artificiers et des décorateurs invisibles fixent des joyaux lumineux, les uns isolés, les autres formant d’étranges lignes géométriques dont la première place revient à la Grande Ourse et à la Petite, avec leur forme de chariot dont le timon s’appuie au sol après que les boeufs ont été délivrés de leur joug. L’étoile Polaire scintille de tous ses feux.

Je comprends qu’on est en octobre, parce qu’une grosse voix d’homme le dit :

« Un beau mois d’octobre, comme on en voit rarement ! » (...)

3.4 La nuit est toujours plus parsemée d’étoiles et les lumières se font de plus en plus nombreuses sur le campement. Puis, insensiblement, beaucoup d’entre elles s’éteignent. Ce sont celles des personnes qui ont dîné en premier et qui commencent maintenant à dormir. Les rumeurs diminuent peu à peu. On n’entend plus de voix d’enfants. Seuls quelques bébés non sevrés font entendre leur voix de petit agneau qui cherche le lait de sa maman. Le souffle de la nuit passe sur les choses et les personnes, endormant peines et souvenirs, espoirs et rancoeurs. Mais il se peut que ces deux derniers, bien qu’atténués, survivent au contraire dans le sommeil, dans les rêves.

Détail

La Fête des Tentes avait l'air d'avoir lieu en octobre. Maria décrit l'ambiance de cette fête.

Annotation

Hors des murs de Jérusalem, une grande foule se trouve sur les collines et au milieu des oliviers. Le "Champ des galiléens" sur le mont des Oliviers. C'est là où se regroupent les galiléens pour les fêtes (voir le Tome 4, chapitre 143 /vo 279.1).

Il y a quantité de tentes en laine rêche, certainement imperméables, étendues sur des pieux fixés au sol. Lors de la fête de Soukkot, appelée également fête des Tentes ou fête des Tabernacles, chaque famille construit une cabane (ou sukkha) faite de quatre sortes de branches liées entre elles. Leur nom évoque les huttes sous lesquelles on campait pendant la récolte.

Je comprends qu’on est en octobre, parce qu’une grosse voix d’homme le dit : « Un beau mois d’octobre, comme on en voit rarement ! » Octobre : La fête des tentes (Soukkot) est célébrée au début de l'automne du du 15 au 21 Tichri (du 24/9 au 2/10 en l'an -22). « Parfois, écrit Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, les noms sont exprimés en italien pour que le lecteur comprenne mieux. »

Notre mois d’octobre est à cheval sur les mois hébreux de Tisri (ou Etanim) et de Marchesvan (ou Bul). Le calendrier juif se basait en effet sur l’année lunaire, qui commence au printemps (comme on le voit en 68.4), et le nôtre sur l’année solaire, si bien que les correspondances sont approximatives.

EMV 4.3 · Tome 1, p. 29-30

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J’espérais : le dernier jour, pendant que je priais au Temple [lors de la fête des Tentes], le plus près possible de la maison de Dieu qu’il soit permis à une femme, il se faisait tard... tu te souviens que j’ai dit : “ Encore, encore un peu. ” Je ne pouvais m’arracher à ce lieu sans avoir obtenu cette grâce ! Eh bien, dans l’ombre qui descendait déjà de l’intérieur du lieu sacré, vers lequel mon âme se sentais fortement attirée pour y arracher un “ oui ” du Dieu qui y est présent, j’ai vu jaillir une lumière, une merveilleuse étincelle de lumière. Claire et douce comme la lumière de la lune, elle renfermait pourtant l’éclat de toutes les perles et joyaux de la terre. On aurait dit qu’une des étoiles précieuses du Voile, ces étoiles placées sous les pieds des chérubins, se détachait et prenait la splendeur d’une lumière surnaturelle... J’avais l’impression qu’un feu partait de derrière le Voile sacré, de la Gloire même, qu’il venait rapidement sur moi et que, en traversant l’air, il chantait d’une voix céleste : “ Que t’arrive ce que tu as demandé ! ” C’est pour cela que je chante : “ Une étoile viendra vers toi ”. Quel enfant sera donc le nôtre, pour se manifester ainsi comme la lumière d’une étoile dans le Temple et dire : “ Je suis ” pendant la fête des Lumières ? Aurais-tu vu juste en voyant en moi une nouvelle Anne d’Elqana ?

Détail

Conception de Marie. Anne, la mère de Marie, raconte quand son voeu a été exaucé :

Annotation

Aurais-tu vu juste en voyant en moi une nouvelle Anne d’Elqana ? Joachim avait en effet parlé de la mère du prophète Samuel dans l'EMV 3.

Sous les pieds des chérubins : Les chérubins (Kéroubim) abondaient dans la décoration du Temple de Salomon (Par exemple : 1 Rois 6,23-35). Les étoiles sont sans doute les étoiles de David ou sceau de Salomon.

J’avais l’impression qu’un feu partait de derrière le Voile sacré, de la Gloire même, qu’il venait rapidement sur moi et que, en traversant l’air, il chantait d’une voix céleste : “ Que t’arrive ce que tu as demandé ! ” C’est la voix du Rédempteur, comme il l'est indiqué en EMV 4.5 : "La Sagesse descendit elle-même (...) et se fit parole pour la femme stérile" (p. 31).

Quel enfant sera donc le nôtre, pour se manifester ainsi comme la lumière d’une étoile dans le Temple et dire : “ Je suis ” pendant la fête des Lumières ? L’étoile fait partie de la prophétie de Balaam. Nb 24, 17-19. : "Je le vois, mais non comme présent ; je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël. Il brise les deux flancs de Moab, il extermine tous les fils du tumulte. Edom est sa possession ; Séïr, son ennemi, est sa possession, et Israël déploie sa vaillance. De Jacob sort un dominateur, il fait périr dans les villes ce qui reste d'Edom."

« Je suis » : le nom même de Dieu tel que défini à Moïse, selon l'Exode 3,14-15. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS ». Voir la fiche sur le Nom divin.

EMV 5.2 · Tome 1, p. 35

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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5.2 « Tu souffres ?

– Non. Mais j’éprouve cette grande paix que j’ai ressentie au Temple quand la grâce de la maternité m’a été accordée et de nouveau quand j’ai su que j’allais être mère. Cela res­semble à une extase, une douce somnolence du corps alors que l’esprit jubile et entre dans une paix à laquelle rien n’est humainement comparable. Je t’ai aimé, Joachim, et lorsque je suis entrée dans ta maison et que je me suis dit : “ Je suis l’épouse d’un juste ”, j’ai éprouvé cette paix, et encore toutes les fois que ton amour prévenant prenait soin de ton Anne. Mais cette paix-ci est différente. Tu vois, je crois que cette paix ressemble à celle qui, à la manière de l’huile que l’on étend et qui apaise les douleurs, devait envahir l’âme de Jacob, notre père, après son songe des anges. Si je m’y plonge, elle ne cesse d’augmenter à mesure que je la savoure... C’est comme si je m’élevais dans l’azur du ciel... Et, j’ignore pourquoi, depuis que cette joie paisible est en moi, un cantique naît en mon coeur, celui du vieux Tobie. Il me semble qu’il a été écrit pour cette heure... pour cette joie... pour la terre d’Israël qui la reçoit... pour Jérusalem pécheresse et désormais pardonnée... mais – ne riez pas des délires d’une mère – quand je dis : “ Remercie dignement le Seigneur et bénis le Roi des siècles pour qu’en toi son Temple soit rebâti dans la joie ”, je pense que celui qui rebâtira à Jérusalem le Temple du vrai Dieu sera cet être sur le point de naître... Et je pense encore que ce n’est plus de la Cité sainte, mais de mon enfant que le destin a prophétisé quand le cantique dit : “ Tu brilleras d’une vive lumière, tous les peuples de la terre se prosterneront devant toi, les nations viendront vers toi et t’apporteront des présents, ils adoreront en toi le Seigneur et considèreront ta terre comme sainte parce que, en toi, elles invoqueront le saint Nom. ” “ Alors tu exulteras et tu te réjouiras sur les fils des justes, car ils seront tous rassemblés et ils béniront le Seigneur des siècles. Bienheureux ceux qui t’aiment ! Heureux ceux qui se réjouiront de ta paix ! ” »

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Anne est sur le point d'enfanter.

Annotation

Livre de la Genèse 28, 12

Gn 28, 12 : Il eut un songe: et voici, une échelle était posée sur la terre et son sommet touchait au ciel; et voici, sur elle des anges de Dieu montaient et descendaient, et au haut se tenait Yahweh.

Livre de Tobie 12, 15-21

Tb 12, 15-21 : "Je suis l'ange Raphaël, un des sept qui nous tenons en présence du Seigneur. " En entendant ces paroles, ils furent hors d'eux-mêmes, et, tout tremblant, ils tombèrent la face contre terre. Et l'ange leur dit : " Que la paix soit avec vous ! Ne craignez point. Car, lorsque j'étais avec vous, j'y étais par la volonté de Dieu ; bénissez-le donc et chantez ses louanges. Il vous a paru que je mangeais et buvais avec vous ; mais je me nourrissais d'un aliment invisible et d'une boisson que l'œil de l'homme ne peut atteindre. Il est donc temps que je retourne vers celui qui m'a envoyé ; mais vous, bénissez Dieu et publiez toutes ses merveilles. " Après avoir ainsi parlé, il fut dérobé à leurs regards, et ils ne purent plus le voir. Alors, s'étant prosternés pendant trois heures le visage contre terre, ils bénirent Dieu, et, s'étant levés, ils racontèrent toutes ses merveilles.

Livre de Tobie 13, 1-18

Tb 13, 1-18 : Le vieux Tobie, ouvrant la bouche, bénit le Seigneur en disant : " Vous êtes grand, Seigneur, dans l'éternité, et votre règne s'étend à tous les siècles. Car vous châtiez et vous sauvez, vous conduisez au tombeau et vous en ramenez, et il n'est personne qui puisse échapper à votre main. Célébrez le Seigneur, enfants d'Israël, et louez-le devant les nations. Car il vous a dispersés parmi les nations qui l'ignorent, afin que vous racontiez ses merveilles, et que vous leur fassiez connaître qu'il n'y a point d'autre Dieu tout-puissant que lui seul. Il nous a châtiés à cause de nos iniquités, et il nous sauvera à cause de sa miséricorde. Considérez comment il a agi envers nous, et bénissez-le avec crainte et tremblement, et glorifiez par vos œuvres le Roi des siècles.

Pour moi, je veux le bénir dans ce pays où je suis captif, parce qu'il a fait éclater sa gloire sur une nation criminelle. Convertissez-vous donc, pécheurs, et pratiquez la justice devant Dieu, dans la confiance qu'il vous fera miséricorde ! Pour moi, je me réjouirai en lui de toute mon âme. Bénissez le Seigneur, vous tous qui êtes le peuple choisi ; célébrez des jours de joie et chantez ses louanges !

Jérusalem, cité de Dieu, le Seigneur t'a châtiée à cause des œuvres de tes mains. Glorifie le Seigneur par tes bonnes œuvres, et bénis le Dieu des siècles, afin qu'il rebâtisse en toi son sanctuaire, qu'il rappelle à toi tous les captifs et que tu te réjouisses dans tous les siècles des siècles. Tu brilleras d'une éclatante lumière, et tous les pays de la terre se prosterneront devant toi. Les nations viendront à toi des contrées lointaines, apportant des présents, elles adoreront dans tes murs le Seigneur, et considéreront ta terre comme un sanctuaire ; car elles invoqueront le grand Nom au milieu de toi. Seront maudits ceux qui te mépriseront, condamnés ceux qui te blasphémeront, bénis ceux qui t'édifieront. Et toi, tu te réjouiras dans tes enfants, parce qu'ils seront tous bénis et se rassembleront auprès du Seigneur. Heureux tous ceux qui t'aiment et qui se réjouissent de ta paix !

Mon âme, bénis le Seigneur, parce qu'il a délivré Jérusalem, sa ville, de toutes ses tribulations, lui, le Seigneur, notre Dieu ! Heureux serai-je, s'il reste des rejetons de ma race pour voir la splendeur de Jérusalem ! Les portes de Jérusalem seront bâties de saphirs et d'émeraudes, et toute l'enceinte de ses murailles de pierres précieuses. Des pierres d'une blancheur immaculée formeront le pavé de ses places, et l'on chantera dans ses rues : Alléluia ! Béni soit le Seigneur qui a donné cette gloire à Jérusalem, et qu'il règne sur elle aux siècles des siècles ! Amen ! "

EMV 6 · Tome 1, p. 49-53

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Titre du chapitre : Purification d’Anne et offrande de Marie, la petite fille parfaite pour le Royaume des Cieux.

Date de la vision et de la dictée : Lundi 28 août 1944

Calendrier : Mardi 25 novembre de l'an -21

Ancien calendrier julien : Mardi 27 septembre -21.

Calendrier juif : 30 Kisleu 3741

Lieux (carte) : Jérusalem (Temple de Jérusalem)

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Anne va présenter sa fille au Temple, en compagnie de Joachim, d'Elisabeth et de Zacharie. Pour l'événement, les heureux parents ont revêtu des habits de fête. Bientôt, Anne parle avec Elisabeth et l'épouse de Joachim lui confie qu'elle donnera au Seigneur sa Fleur dans trois ans. Afin de réaliser ce sacrifice héroïque, elle se rappellera que Dieu lui a donné Marie. Elle se dira également que son enfant prie pour eux et que l'Eternel sera son Père après leur départ. Ils arrivent enfin au Temple et Anne s'y purifie. Le groupe va jusqu'à l'endroit où Anne a vu son voeu s'exaucer, et là, ils rencontrent Anne de Phanuel, qui sera la maîtresse de Marie au Temple.

Jésus donne ensuite une dictée et explique que la Vierge brûlait de venir à Dieu. Il revient beaucoup sur la phrase "Laissez venir à moi les petits enfants" ; puis, il insiste sur l'amour de Marie, qui a toujours été constant tout au long de sa vie. Ses yeux sont paisibles et bienveillants, et il en va de même pour les saints, qui ont comme leur céleste Mère, un regard qui est "lumière pour l'âme".

Contenu du chapitre : 6.1 : Joachim, Anne, Zacharie et Élisabeth en route pour le Temple. 6.2 : Anne donnera à Dieu ce qui vient de lui. 6.3 : La purification d'Anne. 6.4 : La consécration de Marie et le premier contact avec Anne de Phanouel. 6.5 : Dans trois ans, tu seras là aussi, mon Lys. 6.6 : Voici la parfaite Enfant, au cœur de colombe, simple et pur. 6.7 : L’œil pur, paisible, bienveillant que possèdent les purs, les saints, ceux qui sont enamourés de Dieu.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 9 et 10

EMV 6.3.5 · Tome 1, p. 51-52 et p.53

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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6.3 Ils parviennent aux murs du Temple.

« Pendant que vous allez à la porte de Nicanore, je vais prévenir le prêtre. Je vous rejoindrai ensuite » annonce Zacharie. Il disparaît derrière une arcade qui donne accès à une grande cour entourée de portiques.

Le groupe continue à traverser les terrasses successives. En effet – je ne sais pas si je l’ai jamais précisé – l’enceinte du Temple ne se trouve pas sur un terrain plat, mais elle monte par paliers successifs de plus en plus hauts. On accède à chaque palier par des marches et chacun d’eux comprend des cours, des portiques et des portails magnifiquement travaillés, en marbre, en bronze et en or.

Avant d’atteindre le lieu du rendez-vous, ils s’arrêtent pour sortir des paquets ce qu’ils ont apporté : des galettes, me semble-t-il, larges, plates et bien beurrées, de la farine blanche, deux colombes dans une cage en osier ainsi que deux grosses pièces d’argent ; certaines pièces étaient en effet très lourdes mais, heureusement, les poches n’existaient pas à cette époque, car elles en auraient été trouées.

Voici la belle porte de Nicanore, un chef-d’oeuvre de broderie en bronze massif laminé d’argent. Zacharie est déjà là, aux côtés d’un prêtre en vêtement de lin somptueux. (...)

6.5 « Je voudrais faire l’offrande au Temple et aller à l’endroit où j’ai vu la lumière, l’année dernière », dit Anne.

Ils s’y rendent, accompagnés d’Anne, fille de Phanuel. Ils ne pénètrent pas dans le Temple proprement dit. Cela se comprend, car ce sont des femmes et il s’agit d’une fille. Ils ne vont même pas là où Marie ira offrir son Fils. Mais, tout près de la porte grande ouverte, ils regardent l’intérieur demi-obscur d’où parviennent de doux chants de jeunes filles et où brillent des lampes précieuses qui répandent une lumière dorée sur deux rangées de petites têtes voilées de blanc, deux vraies rangées de lys.

« Dans trois ans, tu seras là, mon lys, promet Anne à Marie, qui regarde à l’intérieur, comme fascinée, et sourit en entendant ces chants psalmodiés.

EMV 8 · Tome 1, p. 61-68

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Titre de la chapitre : Marie accueillie au Temple. Dans son humilité, elle ignorait qu’elle était la femme pleine de Sagesse

Date de la vision et de la dictée : 30 août 1944

Calendrier : Lundi 3 octobre de l'an -18

Ancien calendrier julien : Lundi 5 octobre -18

Calendrier juif : 10 Tishri 3744.

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Anne, Joachim et Marie sont à Jérusalem car Marie doit entrer au Temple. Joachim et Anne ont beaucoup pleuré, à première vue, mais ils tâchent de montrer le moins possible leurs larmes à leur enfant. Ils rencontrent Elisabeth, qui les invite dans une maison amie. Anne lui révèle alors qu'elle ne regrette pas de donner Marie au Temple et qu'elle n'a pas changé d'avis, mais que son coeur de mère souffre. Il en va de même pour Joachim. Zacharie, qui arrive, et son épouse, essaient de les consoler comme ils peuvent. Puis, ils se remettent en route. Le grand-prêtre arrive et Marie a l'occasion de faire son voeu. Elle entre alors dans le Temple de Jérusalem. Le chapitre se termine par une dictée de Jésus, qui explique que sa Mère possédait la Sagesse.

Contenu du chapitre : 8.1 : Marche lente et triste par les rues de Jérusalem. 8.2 : Arrêt. Anne confie sa peine à Élisabeth. 8.3 : Zacharie encourage Joachim et Anne. 8.4 : Anne laisse à la jeune Marie son voile d'épouse. 8.5 : Marie demande la bénédiction de ses parents. Arrivée au Temple. 8.6 : Le Souverain Prêtre accueille l'Agnelle sans tache. 8.7 : La prière de "l’humble servante". 8.8 : Toi aussi, Maria, "marche en ma présence et sois pour cela parfaite".

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 13 et 14

EMV 8.5-6 · Tome 1, p. 65-67

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Les voici à l’intérieur des murs du Temple.

« Je vais chez le grand-prêtre. Vous, montez à la grande terrasse. »

Ils traversent trois cours et trois porches superposés. Les voici au pied d’un vaste cube de marbre couronné d’or. Chaque dôme, convexe comme une énorme moitié d’orange, luit au soleil de midi qui tombe à pic sur une grande cour entourant un édifice majestueux et envahit la vaste esplanade ainsi que le grand escalier qui mène au Temple. Seul le portique qui lui fait face, le long de la façade, est à l’ombre ; par contraste avec tant de lumière, la gigantesque porte de bronze et d’or paraît encore plus sombre et solennelle.

Marie semble encore plus comme neige sous ce grand soleil. Elle arrive au pied de l’escalier, entre son père et sa mère. Comme leur coeur à tous trois doit battre ! Elisabeth se tient à côté d’Anne, mais légèrement en retrait, d’un demi-pas.

8.6 Une sonnerie argentine de clochettes, et la porte tourne sur ses gonds. On dirait le timbre d’une cithare pendant que la porte pivote sur ses sphères de bronze. L’intérieur du Temple apparaît, avec ses lampes tout au fond. Un cortège s’avance vers la porte, venant de l’intérieur. C’est un cortège majestueux, accompagné en fanfare de trompettes d’argent, de nuages d’encens et de lumières.

Détail

Marie, Anne et Joachim sont au Temple. L'Immaculée va y entrer et devenir une vierge consacrée.

Annotation

Ils traversent trois cours et trois porches superposés. À partir de l'enceinte extérieure, on franchit effectivement 3 portes pour atteindre la cour des femmes. On verra avec intérêt le site consacré à : "Le Beth Hamikdach Temple de Jérusalem" ainsi que le chapitre 5 de l'œuvre de Maïmonide "Lois de la Maison d'Élection" (Beth Habe'hirah). Maïmonide, de son nom Rabbi Moshe ben Maimon (רבי משה בן מיימון), dit le Rambam (30 mars 1135, Cordoue - 13 décembre 1204, Fostat), est un philosophe et théologien juif, Nagid (chef de la communauté) des juifs d’Égypte et médecin à la cour de Saladin. C'est une figure majeure du judaïsme rabbinique ayant exercé une influence considérable sur la philosophie médiévale. Les Chrétiens le connaissent sous le nom de Moïse Maïmonide et les Musulmans sous le nom de Mussa bin Maimun ibn Abdallah al-Kurtubi al-Israili.

Les voici au pied d’un vaste cube de marbre couronné d’or. Le Temple a la forme d'un vaste cube, auquel on accède par un escalier monumental de 15 marches circulaires, entouré à son sommet de pointes d'or.

Chaque dôme, convexe comme une énorme moitié d’orange, luit au soleil de midi. Maïmoïde décrit des coupoles sur les bâtiments annexes dans la cour d'Israël, mais les maquettes récentes du Temple ne montrent aucune coupole. La présence de coupoles "resplendissantes" est mentionnée à plusieurs reprises par Maria Valtorta en EMV 53.1 et en EMV 169.7. On peut en voir peut-être une confirmation dans le "feu" de cette citation de Maïmoïde : "À droite du Temple, un grand pavillon, la Maison du Feu est reconnaissable au dôme qui le coiffe".

La gigantesque porte de bronze et d’or paraît encore plus sombre et solennelle. La porte de Nikanor, orientée à l'Est, est bien dans l'ombre à partir de midi. En EMV 6.3 Maria Valtorta décrit "un travail de broderie en bronze massif laminé d'argent" et non d’or. Ces portes en bronze, fabriquées à Alexandrie, furent offertes par Nicanor. Elles furent laissées en l'état lorsque plus tard toutes les autres portes du Temple, en bois, furent revêtues d'or et d'argent (Flavius Josèphe, Guerre des juifs, V, 5, 3). Mais leur bronze continuait à briller "comme de l'or".

EMV 10 · Tome 1, p. 72-81

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Titre du chapitre : Le cantique de Marie. Elle rappelait ce que son âme avait vu en Dieu.

Date de la vision et de la dictée : Samedi 2 septembre 1944

Calendrier : Eté de l'an -9

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Marie doit avoir environ douze ans. Elle est en prière et chante un cantique. Elle se plonge ensuite dans une prière encore plus ardente et Anne de Phanuel arrive sur ces entrefaites. L'Immaculée la salue et une conversation s'engage entre les deux femmes. Elles évoquent sa virginité, la Loi qui l'oblige à se marier, son voeu de rester vierge tout de même. Elles énoncent également le Messie qui doit venir. Marie pressent déjà qu'il sera le Martyr et qu'il faut beaucoup de pureté pour préparer sa venue. Elle révèle qu'elle est vierge, non pas car elle espère être la Mère du Seigneur, mais parce que la pureté a une valeur immense aux yeux du Très-Haut.

Enfin, Jésus donne une dictée et révèle que Marie se souvenait de Dieu. Elle se rappelait ce qu'elle avait vu lors de la création de son âme, et le Maître explique que l'esprit a la capacité de se souvenir, de voir et de prévoir. Dieu a donné l'intelligence à l'Homme, mais toute connaissance n'est pas bonne et, qui plus est, les capacités humaines sont limitées. Cependant; l'Esprit peut nous parler et nous instruire, mais, pour posséder l'Esprit Saint, il faut la Grâce. Les saints eux aussi se souviennent de Dieu, précise Jésus, avant de continuer la dictée sur Marie qui était la Pleine de Grâce, et qui vivait donc dans l'esprit.

Contenu du chapitre : 10.1 : Marie coud et chante un cantique. 10.2 : Anne de Phanuel surprise de l'aspect de Marie. 10.3 : La présence de Dieu en Marie. 10.4 : Sa volonté de demeurer vierge. 10.5 : L'attente du Messie est abrégée. Je me mettrai totalement à son service. 10.6 : Il sera l'Homme des douleurs. 10.7 : Toute ivre de l'Invisible Présence. 10.8 : Marie se souvenait de Dieu. 10.9 : La participation à l'Intelligence Suprême. 10.10 : La Pleine de Grâce. 10.11 : Tout vient d'une autre source note Maria Valtorta qui se rassure.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 16