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Maria Valtorta et son œuvre

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EMV 176 · Tome 3, p. 153-158

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Pendant la pause du sabbat, le dernier sermon sur la Montagne : aimer la volonté de Dieu.

Date de la vision : Vendredi 1er juin 1945

Calendrier : Samedi 19 février 28

Lieux (carte) : Plaine de Génésareth (près des Cornes d'Hattin)

Cycle : Sermon sur la montagne

Résumé : Jésus est parti prier et les apôtres le rejoignent. Quand ceux-ci l'interrogent, le Maître leur dit que sa force se nourrit de la prière, et qu'il a prié pour Jean ainsi que pour les disciples du Précurseur. Ses amis veulent le consoler car Jésus est affligé et il leur demande de l'aimer, d'aimer surtout la volonté de Dieu. Thomas fait donc remarquer si tout vient d'elle, les erreurs elle-même en proviendront, et Jésus lui répond que cela n'est le cas. Mais ils vont à la rencontre de Jean, le scribe, qui nourrit la foule, et puis, à sa demande, il parle à ceux qui se trouvent là.

Après avoir déclaré qu'il est juste de sanctifier le sabbat, Jésus souligne que toute la Création peut être un lieu de prière. Puis, il revient sur la remarque de Thomas et il déclare qu'un père ne peut vouloir que son enfant se trompe et se rende coupable. Si le père est juste et montre le bien qu'il faut suivre et le mal qu'il faut éviter, il n'est pas responsable si ses enfants ne l'écoutent pas et se rendent coupable d'un méfait. Il en est ainsi de Dieu, qui conseille mais ne force pas. Et ceux qui connaissent la volonté de Dieu mais agissent à l'opposé de celle-ci ne font donc pas ce que le Père désire.

Jésus revient ensuite sur le Royaume de Dieu et affirme que tout le monde n'y entreras pas. Ce ne sont pas ceux qui disent "Seigneur ! Seigneur !" qui entreront dans le Royaume des Cieux, et pour embrayer ses propos, le Christ parle de la fin du monde. Il sera alors un Juge, qui rassemblera les brebis imprégnées de la vérité, celles qui ont mélangé la vérité et l'erreur, et celles qui auront voulu volontairement l'erreur. Et quand on lui dira, "Mais Seigneur, n'avons nous pas prophétisé et agi en ton nom ?", il répondra qu'ils ont osé revenir son nom pour se faire paraître saint, mais qu'ils auront en fait été sataniques. Ses vrais serviteurs ne sont pas ainsi, mais amènent Dieu aux âmes et accomplissent la volonté du Père, en étant humble, doux pacifiques et ordonnés. Il enverra donc loin ces serviteurs d'iniquité.

Son discours se termine, avec Jean le scribe à ses côtés, et le cycle sur la montagne est donc terminé.

Contenu du chapitre : 176.1 : Jésus a prié toute la nuit pour ses disciples ... et pour lui. 176.2 : Les enfants papillonnent autour de lui. Le scribe Jean arrive avec sa nourriture. 176.3 : La création est aussi un lieu de prière où l’on peut louer Dieu. 176.4 : Ce ne sont pas ceux qui me disent : "Seigneur ! Seigneur !" qui entreront dans le Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père. 176.5 : Viendra un jour où je serai Juge. 176.6 : Le cycle du Sermon sur la Montagne est terminé.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 36

EMV 177 · Tome 3, p. 158-161

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : La guérison du serviteur du Centurion.

Date de la vision : Samedi 2 juin 1945.

Calendrier : Dimanche 20 février 28 (7 Adar I 3788).

Lieux (carte) : Capharnaüm

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus arrive à Capharnaüm et rencontre le centurion romain. Celui-ci lui révèle qu'il a suivi le sermon sur la montagne, et il lui confie l'état de son serviteur, atteint d'une maladie grave. le Romain lui demande de le guérir, mais il a une telle foi que Jésus peut, selon lui, le guérir à distance. Les notables de Capharnaüm demande au Maître d'accéder à sa demande, et Jésus réitère sa proposition d'aller chez lui. Le centurion confesse alors que s'il dit une seule parole, son serviteur sera guéri. Tout se passe alors comme il le désire : Jésus effectue le miracle, et il déclare aux Juifs que toutes les nations viendront à lui, comme le prophétise Isaïe. Mieux, les païens surpasseront Israël. Jésus s'en va alors chez lui, dans la maison qu'il habite à Capharnaüm.

Contenu du chapitre : 177.1 : Le centurion romain aborde Jésus qu’il a entendu prêcher. 177.2 : Il demande la guérison d'un serviteur. 177.3 : Les notables du lieu apprécient ce romain. Jésus guérit le serviteur à distance. 177.4 : Discours : les nations afflueront. 177.5 : Qu’on aille vérifier chez le centurion la guérison effective.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 37

EMV 178 · Tome 3, p. 161-164

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Trois hommes qui veulent suivre Jésus.

Date de la vision : Dimanche 3 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Capharnaüm

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus se dirige avec difficultés vers le rivage du lac de Tibériade, car la foule le retient. Mais le Christ appartient à tout le monde et beaucoup doivent le posséder. Il promet donc qu'il reviendra. Le temps qu'il atteigne la barque de Pierre, trois hommes l'accostent. Le premier parce qu'il a été conquis par les paroles du Seigneur et il promet qu'il le suivra. Il demande donc quelle route il compte prendre et ne se satisfait pas de la première réponse de Jésus - qui lui indique qu'il prend la voie du Ciel. Quand il demande dans quelles maisons il s'arrêtera, Jésus lui répond que le Fils de l'Homme n'a pas d'endroit où poser sa tête, et l'homme comprend que sa maison est partout. Le Maître rappelle ensuite qu'il faut sacrifice, obéissance, charité pour tous, et soigner les plaies de nos frères, sans s'éloigner d'eux parce qu'ils sont dans la boue. Son interlocuteur lui demande d'essayer de suivre sa voie et Jésus l'encourage effectivement d'essayer.

Le deuxième homme, c'est le Sauveur qui l'interpelle. Le Christ l'enjoint à le suivre mais Elie a perdu son père, et Jésus lui dit de "laisser les morts enterrer leurs morts". Il enseigne que la mutilation des affections peut servir pour donner des ailes au serviteur de Dieu. Comme l'homme réfléchit, il fait prier à voix haute un petit enfant, et le jeune se décide. Jésus le soutient dans son effort.

Enfin, un troisième lui demande de le suivre après avoir dit adieux à ses parents. Mais chez lui, il y a trop d'humanité, encore. Il doit déraciner les racines qui plongent encore trop dans l'humain, et s'il n'y arrive pas, il doit les arracher. Car pour être disciple, il faut être totalement libre en esprit, et Dieu est exigeant. Il faut donc savoir porter sa croix et savoir mettre la main à la charrue sans regarder en arrière. Celui-là, Jésus l'invite à se travailler lui-même avant de le suivre. Puis le Maître monte sur la barque de Pierre.

Contenu du chapitre : 178.1 : Jésus marche vers la rive avec difficulté à travers la foule. 178.2 : Réponse à un scribe qui hésite à suivre Jésus : Les renards ont leurs tanières mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. 178.3 : Un jeune homme s'y décide carrément, laissant les morts enterrer les morts. 178.4 : Un troisième homme viendra plus tard : Personne, après avoir mis la main à la charrue ne peut plus se retourner pour regarder ce qu'il a quitté.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 38

EMV 178

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La vision du 3 juin 1945 est précédée des réflexions de Maria Valtorta sur l’allocution de Pie XII commentant la défaite de l’Allemagne actée, il y a un mois, par l’armistice du 8 mai 1945. Ce texte est inséré, à la date du jour, dans les Cahiers de 1945 à 1950.

EMV 179 · Tome 3, p. 164-173

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : La parabole du semeur. À Chorazeïn avec Élie, le nouveau disciple.

Date de la vision : Lundi 4 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Bethsaïde puis Chorazeïn. Jésus retourne ensuite à Bethsaïde, dans la maison de Pierre.

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus donne une légère dictée pour expliquer pourquoi la ville ne paraît plus être sur les rives du lac mais à l'intérieur des terres. Cela s'explique par les vingt siècles d'alluvions apportées par le fleuve et les éboulis descendus des collines de Bethsaïde. Puis, la vision commence et Maria voit Jésus et les Douze accoster à Bethsaïde. Ils vont à sa maison, à Bethsaïde, qui n'est pas celle de sa belle-mère à Capharnaüm. Porphyrée s'y trouve aussi.

Pierre est très content, mais très râleur, car on demande le Maître, et l'apôtre voudrait l'avoir tout à lui. Il finit alors par avouer qu'il a l'impression de ne rien retenir des enseignements de Jésus. Quand il l'entend, il comprend tout, mais après, il ne se souvient de rien et il pense avec terreur au moment où le Christ les quittera. Les autres apôtres appuient ses dires. Jésus atteste alors qu'un jour, chaque parole a déposé une semence. Un peu plus loin, il évoquera même la future Pentecôte et l'Esprit éternel. En attendant, il demande au groupe apostolique de profiter de leur moment d'intimité pour l'interroger afin qu'il leur explique sa Parole. Suite à quoi, il prend congé et salue Porphyrée pour aller parler à ceux qui l'attendent.

Jésus revient alors brièvement sur les trois hommes qui l'ont abordés, dans l'EMV 178, en disant que celui qui avait le coeur vraiment préparé était celui qui a perdu son père. L'héroïsme explique une forte préparation spirituelle : les plus préparés, quelle que soit leur caste ou leur culture, viennent à au Sauveur avec une promptitude et une foi absolues ; les moins préparés observent le Christ comme un comme qui sortent de l'ordinaire ; d'autres encore le dénigrent par diverses accusations. Dans le peuple élu, on devrait accueillir le Messie, puisque ce peuple a été préparé par les prophètes et puisqu'il voit les miracles du Rédempteur. Mais on lutte malheureusement contre Lui et c'est finalement les païens qui l'accueillent. Parce que les Israélites sont saturés de leur sagesse et ne savent pas accueillir celle du Christ, en accueillant le nécessaire. Les autres n'ont eux aucune ancre, mais des fardeaux d'erreurs et de péchés, qu'ils délaissent volontiers. Pour expliquer les différents fruits d'un même travail, Jésus donne la parabole du semeur telle que racontée dans l'Evangile.

Ensuite, Jésus s'éloigne avec Pierre. Il discute alors avec Elie de Capharnaüm, celui qui n'a pas été enterré son père. Ce dernier raconte que sa mère pleure son mari, et Jésus décide d'aller à Chorazeïn, là où se trouve la famille de son nouveau disciple. En passant, ils vont voir Isaac l'Adulte, qui a prêché Jésus à Elie, et le Seigneur le remercie pour son apostolat. Puis, il enjoint les frères d'Elie à faire la paix avec leur cadet, et leur mère aide le Seigneur en ce sens. Puis, ils repartent tous et le jeune homme suit son Sauveur.

Contenu du chapitre : 179.1 : Commentaire de Jésus : Situation de Bethsaïde à l’époque. 179.2 : Arrivée dans la maison de Pierre qui regrette de n'avoir pas Jésus à lui seul. 179.3 : Il se plaint d’écouter avec bonheur ce que dit Jésus, mais sans rien retenir. 179.4 : Juché sur une barque, Jésus commente à la foule l’accueil divers fait à ceux qui ont voulu le suivre. 179.5 : La parabole du semeur : les grains tombés dans la bonne terre. 179.6 : Les grains tombés dans d’autres sortes de terrains. 179.7 : Jésus marche vers la famille endeuillée du nouveau disciple, à Chorazeïn. 179.8 : Jésus remercie Isaac de Chorazeïn qui informe Élie que sa mère a compris son départ. 179.9 : Jésus prie sur le tombeau du père d'Élie. Il justifie la conduite d'Élie qui revient avec lui à Bethsaïde.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 39

EMV 179.1 · Tome 3, p. 164

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

179.1 Jésus me montre le cours du Jourdain, ou plutôt l’endroit où il se jette dans le lac de Tibériade, là où s’étend la cité de Bethsaïde sur la rive droite du fleuve quand on regarde vers le nord, et il me dit :

« Actuellement, la ville ne paraît plus être sur les rives du lac mais un peu à l’intérieur dans les terres et cela déconcerte les spécialistes. On doit en chercher l’explication dans le fait que, de ce côté, le lac a été comblé par vingt siècles d’alluvions apportées par le fleuve et par les éboulis descendus des collines de Bethsaïde. A l’époque, la ville se situait exactement à l’embouchure du fleuve dans le lac. Mieux, aux saisons où les eaux du fleuve étaient plus hautes, les barques les plus petites remontaient le fleuve lui-même sur un assez long parcours, presque jusqu’à la hauteur de Chorazeïn. Et, les jours de tempête sur le lac, le fleuve servait toujours de port et d’abri aux barques de Bethsaïde. Je ne dis pas cela pour toi, à qui ce fait importe peu, mais pour les docteurs pointilleux. Et maintenant, va de l’avant. »

Annotation

L'emplacement exact de Bethsaïde était encore ignoré en 1945, quand Maria Valtorta écrivit ces lignes.

Ce n'est qu’en 1987, quarante ans après cette dictée, que des fouilles ont permis de situer cet ancien village de pêcheurs sur une colline à 1,5 km du lac. Voir, à l’appui, la photo des alluvions déversées par le Jourdain dans le lac de Tibériade.

EMV 179.3 · Tome 3, p. 165-166

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Pierre avoue alors sa grande peine :

« C’est que je suis cabochard et facilement distrait. Quand tu parles sur une place, sur une montagne, au milieu d’une si grande foule, moi, je ne sais pourquoi, je comprends tout, mais je ne me rappelle rien. Je l’ai dit aussi à mes compagnons et ils m’ont donné raison. Les autres, je veux dire le peuple qui t’écoute, te comprend et se souvient de ce que tu dis. Combien de fois n’avons-nous pas entendu quelqu’un reconnaître : “ Je n’ai plus fait cela parce que tu l’as dit ”, ou encore : “ Je suis venu parce qu’un jour je t’ai entendu dire telle autre chose qui m’a frappé. ” Nous, au contraire… hum ! C’est comme l’eau d’une rivière qui passe sans s’arrêter. La rive ne l’a plus, cette eau est passée. Il en arrive de nouveau, encore et toujours. Mais elle passe… Et moi, je pense avec terreur que, s’il en est comme tu le dis, le moment viendra où tu ne seras plus là pour jouer le rôle du fleuve et… et moi… Qu’aurai-je à donner à ceux qui ont soif, si je ne garde pas une seule goutte de ce que tu me donnes ? »

Les autres appuient également les plaintes de Pierre, se lamentant de ne jamais rien retrouver de tout ce qu’ils entendent quand ils voudraient se le rappeler pour répondre aux nombreuses personnes qui les interrogent.

Jésus sourit et répond :

« Mais je n’en ai pas l’impression. Les gens sont très contents de vous aussi…

– Oh, oui ! Pour ce que nous faisons ! Te faire de la place, et pour cela jouer des coudes, porter les malades, recueillir les oboles et dire : “ Oui, le Maître, c’est lui ! ” La belle affaire !

– Ne te rabaisse pas trop, Simon.

– Je ne me rabaisse pas, je me connais.

– C’est la plus difficile des sagesses. Mais je veux t’enlever cette grande peur. Une fois que j’ai parlé et que vous n’avez pu tout comprendre et retenir, demandez-moi sans craindre de paraître ennuyeux ou de me décourager. Nous avons toujours des heures d’intimité. Ouvrez-moi alors votre cœur. Je donne beaucoup à tant de gens ! Et que ne vous donnerais-je pas, à vous que j’aime comme Dieu ne le pourrait davantage ? Tu as parlé de l’eau qui passe sans que la rive en garde rien. Un jour viendra où tu t’apercevras que chaque vague a déposé en toi une semence et que chaque semence a donné naissance à une plante. Tu trouveras à ta portée fleurs et plantes pour tous les cas, et tu seras étonné de toi-même en disant : “ Mais que m’a donc fait le Seigneur ? ” car alors tu seras racheté de l’esclavage du péché et tes vertus actuelles se seront élevées à une haute perfection.

– C’est toi qui le dis, Seigneur, et je me fie à cette parole.

EMV 180 · Tome 3, p. 173-184

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Discussion dans la cuisine de Pierre à Bethsaïde. Explication de la parabole du semeur. La nouvelle de la seconde capture de Jean-Baptiste.

Date de la vision : Jeudi 7 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Bethsaïde

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Le groupe apostolique vient de manger copieusement dans la maison de Pierre. Porphyrée, qui a dû préparer cela toute la journée, est fatiguée, mais heureuse. Les apôtres discutent entre eux de l'orgueil de certains individus et Pierre prédit qu'ils attaqueront traîtreusement la Vérité. Thomas se demande s'ils auront la force de résister, et Pierre dit qu'il ne l'aurait pas par lui-même, mais qu'il se fie au Seigneur. Matthieu et Jacques d'Alphée pensent que l'épreuve sera proportionnée à leurs forces et que Dieu augmentera les leurs en fonction du combat à mener. Simon le Zélote donne alors son témoignage, et déclare que c'est durant sa maladie qu'il a connu Dieu. Avant, sa foi n'était que formalismes. Quand il fut écrasé, il sut démolir son moi et rencontrer le "Dieu immanent au-dessus de notre êtres de terrestres".

Judas rebondit sur sa déclaration, car il lui semble que Simon dise une hérésie. L'Iscariote argue qu'on connait Dieu par la Loi et les prophètes, mais Israël est plus fils des lois plutôt qu'il n'est Fils de la Loi, selon Jude. Simon, de son côté, explique qu'on a besoin d'avoir une image de Dieu, avec les qualités essentielles qu'on attribue au Très-Haut. Et plus l'âme avance, plus elle arrive à atteindre une connaissance exacte de Dieu. Pierre le soutient, en affirmant qu'on connait alors certes sa terrible majesté, mais aussi sa très douce paternité. Il en vient à conclure qu'on doit imiter Dieu le plus possible et être saint comme le Père, ce qui offusque Judas, qui voit là de l'orgueil.

Jésus intervient alors et répète la phrase : "Soyez parfaits comme votre Père est parfait". Porphyrée est heureuse du compliment qu'il fait à Pierre, et ce dernier demande l'explication de la parabole du semeur. Le Christ explique alors en préambule qu'il est beaucoup donné aux apôtres, car ils doivent comprendre les mystères du Royaume des Cieux. Les Douze donnent tout à Dieu, donc Dieu leur donne tout à eux aussi. Les autres, le Seigneur leur parle en paraboles pour qu'ils entendent et comprennent la Parole selon leur volonté d'adhésion à Dieu. Car peu adhèrent à Dieu parmi ceux qui l'écoutent : le coeur d'Israël est fermé. Quant aux prophètes, ils sont eux aussi revenus dans l'obscurité après que Dieu leur ait donné ses lumières pour comprendre les prophéties. Jésus réitère cependant sa promesse que même si Pierre n'arrive pas à retenir sa parole, plus tard, l'Esprit éternel lui éclairera tout ainsi qu'à ses successeurs, "s'ils vivent de Dieu comme unique pain".

Vient l'explication de la parabole. Il y a les hommes honnêtes, de bonne volonté, préparées "par leur travail personnel et par celui d'un apôtre". Ceux-là n'ont ni pierre, ni ronces, ni ivraies, ni chiendent : leurs champs sont fertiles et la parole de Dieu prospère. Puis, il y a les champs épineux : l'incurie "a laissé pénétré les enchevêtrements des intérêts personnes qui étouffent la bonne semence. Ils se sont laissés aller et ne sont plus surveillés. Il y a encore les champs plein de cailloux. Ils sont "les fils des lois", c'est-à-dire qu'ils cultivent toutes les lois humaines. Ils créent une carapace à la Loi divine. La racine n'est plus nourrie et ne peut entrer profondément en terre. Ils sont enthousiastes en écoutant la Parole, mais ensuite, ils la remplacent par leurs doctrines humaines. Il faudrait de l'héroïsme pour retirer ces pierres. Enfin, il y a les champs vierges de toute semaines sont ceux des hommes du monde, qui sont égoïstes. "Leur confort est leur loi, la jouissance est leur but. Ne pas se fatiguer, sommeiller, rire, manger... L'esprit du monde est roi en eux."

Jésus demande s'ils ont compris et peu après cela, Jean arrive dans la maison de Pierre, en larmes. Jésus demande aussitôt où est sa Mère - car elle accompagnait le fils de Zébédée - et Jean assure qu'elle va bien, mais il lui apprend paradoxalement l'arrestation de Jean-Baptiste. Il a été trahi par l'un de ses disciples et a été attrapé par Hérode. C'est un coup de tonnerre pour la troupe apostolique, et Jean a peur qu'il n'arrive la même chose au Maître. Pour l'heure, Jésus le calme, et bien qu'il se maîtrise, il souffre. Aussi, il s'en va prier, pendant que les apôtres, eux, sont enflammés de colère et de tristesse. Ils craignent désormais toute sorte de choses pour le Seigneur et font le guet.

Contenu du chapitre : 180.1 : Les apôtres évoquent les persécutions à venir et le soutien de Dieu. 180.2 : Le Zélote évoque ce qu'a été sa conversion à Dieu. 180.3 : Discussion sur la notion de Dieu immanent entre le Zélote et Judas. 180.4 : Jésus félicite Pierre et Simon le Zélote. 180.5 : Pourquoi parles-tu en paraboles ? 180.6 : Explication de la parabole du semeur. 180.7 : Jean surgit atterré pour annoncer la capture du Baptiste livré par un de ses disciples. 180.8 : Jean craint que cela se passe de même pour Jésus. 180.9 : Les circonstances de l’arrestation. 180.10 : Jésus sort seul. Les apôtres craintifs font le guet.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 40

EMV 180.5 · Tome 3, p. 178

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

En vérité, je vous dis que bien des prophètes et des justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. Ils se sont consumés du désir de comprendre le mystère des paroles, mais, une fois éteinte la lumière de la prophétie, ces paroles sont restées comme des charbons éteints, même pour le saint qui les avait reçues.

Seul Dieu se révèle lui-même. Quand sa lumière se retire, après avoir atteint son but d’éclairer le mystère, l’incapacité de comprendre enserre, comme les bandelettes d’une momie, la vérité royale de la parole reçue. C’est pour cette raison que je t’ai dit ce matin : “ Un jour viendra où tu retrouveras tout ce que je t’ai donné. ” Aujourd’hui, tu n’arrives pas à le retenir. Mais, plus tard, la lumière viendra sur toi, non pas pour un instant, mais pour une indissoluble union de l’Esprit éternel avec ton âme, qui rendra infaillible ton enseignement sur ce qui concerne le Royaume de Dieu. Il en ira de tes successeurs comme pour toi, s’ils vivent de Dieu comme unique pain

Détail

Concernant l'infaillibilité pontificale et la dictée de Jésus, voir l'annotation ci-dessous.

Annotation

Bien des prophètes et des justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. Dans la continuité du texte rapporté par Matthieu.

Mt 13, 16-17 : Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

Luc le donne dans un autre contexte (Luc 10,24).

Lc 10, 23-24 : Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

C’est pour cette raison que je t’ai dit ce matin : C'est typiquement le genre de détail en apparence anodin, mais très utile pour établir la chronologie.

Plus tard, la lumière viendra sur toi, non pas pour un instant, mais pour une indissoluble union de l’Esprit éternel avec ton âme, qui rendra infaillible ton enseignement sur ce qui concerne le Royaume de Dieu. Il en ira de tes successeurs comme pour toi, s’ils vivent de Dieu comme unique pain.

Note de maria-valtorta.org :

Cette condition mise à l’infaillibilité pontificale doit avoir suscité une objection de la part du Père Migliorini. Maria Valtorta note :

« Ayant soumis à Jésus l'objection de P. M(igliorini) sur l'infaillibilité papale, contrairement à la phrase de la p. ... fichier ... ligne ... de ..., Jésus répond : "Je réponds à ta question comme ceci :

Il est vrai que l’infaillibilité du pape dans le domaine spirituel est une vérité définie. Elle existe en chacun de mes vicaires, indépendamment de sa forme de vie et de son degré de vertu. Mais il est tout aussi vrai que vous ne pourrez trouver un dogme défini et proclamé par des papes qui soient – de manière notoire ou non – privés de ma grâce. L’âme qui n’est pas en état de grâce ne peut être dans l’amitié de l’Esprit-Saint.

Celui qui penserait qu’une telle chose est possible, aurait vraiment une pensée hérétique !

Dieu est juste : de la façon dont il traite le pauvre, il traite le riche. de la façon dont il traite, le laïc, il traite le Souverain-Pontife. Malheureusement, il y a des zones sombres dans l'histoire de mon Église. Vouloir fermer les yeux pour ne pas voir ces taches sombres, c'est vivre dans l'obscurité sur la totalité de l'Église, même sur les très nombreuses et lumineuses angéliquement, divinement lumineuses, époques glorieuses de mon Église.

Parce que nous devons être sincères aussi dans ces choses, comme Moi, je l'étais pour mes apôtres, mes disciples et ceux qui m'ont suivi. Foules nombreuses qui n’étaient pas toutes composées de saints, pas toutes de tièdes, pas toutes de méchants. J'ai reconnu le mérite ou le démérite de chacun, j'ai donné à chacun ce qu'il méritait, sans tenir compte de raisons affectives particulières. La vérité est la vérité, en toutes choses.

C'est également vrai dans l'étude de l'histoire. Et dans celle de l'histoire de mon Église. L'histoire, pour être histoire et non une fable, doit être impartiale. Les âges des ténèbres, d'ailleurs, sont ceux qui sont annoncés dans les allusions prophétiques de l'idole-berger et de ce Sebna, préfet du Temple (Ce personnage sera solennellement repris dans le message à Pie XII du 23 décembre 1948). Que ça pique et brûle, je l'avoue. Mais il n'est pas permis de dire « Anathème » à une vérité.

Appuyez-vous donc sur cette certitude : les dogmes sont vrais et l’infaillibilité existe parce que je n’accorde pas de dogmes à ceux qui ne le méritent pas. C’est ce qui était inclus dans la phrase qui a suscité l’objection.

Tu es satisfaite. Vas en paix. Je t’ai donné cette précision immédiatement car je suis l'auteur de ces mots, et donc je les connais et je m'en souviens, même si la dictée n'est pas présente".

Le 30-6-45, à 8 heure du matin ».

On retrouve la même idée dans ces mots de Jésus à l’apôtre Jacques, fils d’Alphée, en EMV 258.6 : "Dieu accordera sa lumière en fonction du degré que vous aurez atteint. Dieu ne laissera pas la lumière vous manquer, à moins que le péché ne vienne éteindre la grâce en vous."

Cette doctrine de l’infaillibilité, voulue par le Christ, se trouve réaffirmée, 20 ans plus tard, dans la constitution apostolique sur l’Église, Lumen gentium, § 25 : « Cette infaillibilité, dont le divin Rédempteur voulut que soit pourvue son Église dans la définition de la doctrine concernant la foi ou les moeurs, s'étend aussi loin que le contenu de la divine Révélation, qu'il faut garder avec vénération et exposer fidèlement. Cette infaillibilité, le Pontife romain, Chef du collège des évêques, la possède en vertu de son office… »

Note de la seconde édition :

S’ils vivent de Dieu comme unique pain : cette condition mise à l’infaillibilité pontificale doit avoir suscité une objection de la part du Père Migliorini, auquel Maria Valtorta a transmis cette réponse de Jésus (datée du 30 juin 1945). Nous en rapportons les passages principaux : […] Jésus me répondit : “ […] Il est vrai que l’infaillibilité du pape dans le domaine spirituel est une vérité définie. Elle existe en chacun de mes vicaires, indépendamment de sa forme de vie et de son degré de vertu. Mais il est tout aussi vrai que vous ne pourrez trouver un dogme défini et proclamé par des papes qui soient – de manière notoire ou non – privés de ma grâce. L’âme qui n’est pas en état de grâce ne peut être dans l’amitié de l’Esprit Saint. […] Appuyez-vous donc sur cette certitude : les dogmes sont vrais et l’infaillibilité existe parce que je n’accorde pas de dogmes à ceux qui ne le méritent pas. C’est ce qui était inclus dans la phrase qui a suscité l’objection […]. ” On retrouve la même idée dans ces mots de Jésus à l’apôtre Jacques, fils d’Alphée, en 258.6 : “ Dieu accordera sa lumière en fonction du degré que vous aurez atteint. Dieu ne laissera pas la lumière vous manquer, à moins que le péché ne vienne éteindre la grâce en vous. ”