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Lieux - Cornes d'Hattin

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EMV 169 · Tome 3, p. 76-85

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus monte sur les Cornes d'Hattin. Il y rejoint un village et y retrouve notamment ses disciples et ses apôtres qui le guettent. Ces derniers lui donnent des retours sur leur première prédication. Pierre met en avant ses deux cousins et surtout Jean ; le bien-aimé, de son côté, dit que Pierre a bien parlé.

Après qu'ils aient discuté un peu de cela, Jésus leur signale qu'il veut leur parler à eux seuls. Il est alors convenu d'attendre que les gens repartent chez eux avant que le Christ n'enseigne aux Douze et aux autres disciples. En attendant, le Maître s'en va prier, puis quand le soir vient, tous se rassemblent auprès de lui.

Jésus revient alors sur la prédication des autres et déclare que ceux qui ont le plus donné sont ceux qui se sont le plus oubliés, notamment grâce à l'union à Dieu. D'autres ont eu des scrupules et ont eu peur de mal faire. Jésus parle donc des conditions pour être le parfait disciple. Il explique que les apôtres et ceux qui le suivent qu'ils sont le sel de la terre et la lumière du monde. Enfin, le Sauveur enseigne que la lumière de Dieu doit resplendir en eux, et il avertit les prêtres qu'ils ne doivent pas perdre de vue leur mission. Malheur à ceux qui perdront la charité, malheur à ceux qui repousseront la Sagesse, malheur à ceux qui deviennent spirituellement morts, malheur à ceux qui corrompent le petit troupeau du Christ.

Le discours de Jésus s'arrête ici.

EMV 169.1 · Tome 3, p. 76-77

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

169.1 Jésus marche seul et à grands pas sur une grande route. Il se dirige vers une montagne. Il me faut expliquer ce à quoi elle ressemble, car je crois bien que je n’y parviendrai pas par le dessin que voici : [image non présente sur l'Index, nous renvoyons au lien externe sur valtorta.fr].

Donc ce mont se dresse près de la route principale qui, partant du lac, se dirige vers l’ouest. Après quelque temps, le terrain monte en pente douce, puis s’étend sur un long espace, formant un plateau d’où l’on voit tout le lac avec la cité de Tibériade vers le sud et les autres villes, moins belles, qui s’étagent vers le nord. Puis la montagne s’élève plus rapidement jusqu’à un pic et, après un creux, elle remonte encore pour former un second pic semblable au premier, l’ensemble des deux formant bizarrement une sorte de selle.

Jésus entreprend la montée vers le plateau par un chemin muletier encore assez beau et il atteint un petit village dont les habitants cultivent ce plateau surélevé où le blé commence à former des épis. Il traverse le hameau et s’avance à travers des champs et des prés parsemés de fleurs ou bruissants de moissons. Le jour est serein et met en valeur la beauté de la nature environnante.

Au-delà de la petite montagne solitaire vers laquelle Jésus se dirige, on aperçoit au nord la cime imposante de l’Hermon, dont le sommet semble être une perle gigantesque reposant sur une base d’émeraude tant est blanche la cime toute enneigée, qui contraste avec la teinte verte des pentes couvertes de forêts. Au-delà du lac, mais entre celui-ci et l’Hermon, s’étend la plaine verdoyante où se trouve le lac de Mérom – mais on ne le voit pas d’ici –, et puis encore d’autres montagnes qui vont vers le lac de Tibériade du côté nord-ouest et, au-delà du lac, des montagnes encore, dans le lointain qui les adoucit, et d’autres plaines. Au sud, au-delà de la grand-route, il y a des collines qui, je crois, cachent Nazareth. Plus l’on monte et plus l’horizon s’élargit. Je ne vois pas ce qu’il y a à l’ouest parce que la montagne m’en cache la vue.

Annotation

Selon les notes ici de maria-valtorta.org, quelques remarques peuvent être réalisées sur les Cornes d'Hattin.

Sur la route principale : Venant de Dalmanoutha, Jésus rejoint la route de Tibériade à Cana au bout de 3 ou 4 km. (Le même parcours emprunté il y a sept jours, (EMV 164), et le matin même pour aller à Tibériade (EMV 165).

Il se dirige vers une montagne : Venant du lac, les Cornes d'Hattin présentent effectivement l'aspect d'une montagne. (La "montagne" de Matthieu 5,1).

Formant un plateau : Puis en obliquant vers le nord-ouest, l'aspect devient celui d'un vaste plateau. (Le "plateau" de Luc 6,17).

Des cités moins belles remontent vers le nord : Effectivement, la vue depuis ce site permettait de d'apercevoir Dalmanoutha, Magdala, Génésareth, Tabgha, et au loin Capharnaüm à travers la vallée d'Arbel.

L'ensemble des deux forment une selle : Aujourd'hui encore, malgré 2000 ans d'érosion et l'exploitation d'une carrière, la forme d'une selle est bien visible.

Jésus rejoint un petit pays dont les habitants cultivent ce petit plateau surélevé : Il s'agit du village d'Arbel, évoqué par Flavius Josèphe, et dont les ruines, au témoignage de Victor Guérin étaient encore visibles en 1883 "sur le haut plateau" (Victor Guérin - Description géographique, historique et archéologique de la Palestine – Volume 3, Galilée, 1868-80),

EMV 170 · Tome 3, p. 85-97

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est sur les Cornes d'Hattin. La foule est désormais présente, et le Christ commence à lui parler. On lui a demandé ce qu'est le Royaume de Dieu, ce qu'est Dieu, et comment conquérir le Ciel et Jésus leur a patiemment répondu, en les invitant notamment à suivre la Loi et à aimer. Puis, Jésus parle des dons que Dieu avait donné à Adam et Eve. Le Seigneur parle notamment de l'âme, des dons naturels de beauté, d'intégrité, d'intelligence et de volonté, ainsi que des dons moraux et de la soumission des sens et de la raison. Il évoque ensuite la grâce sanctifiante, qui est la "vie de l'âme" : Dieu se mire alors dans sa créature et il souhaite que nous soyons avec lui, au Ciel. D'ailleurs, Jésus parle bien de l'immortalité de âme et il énonce le fait qu'il va effacer la Faute qu'est le péché originel pour nous rendre la grâce.

Une seconde partie de son discours consiste à savoir comment conquérir le Ciel. Après avoir précisé qu'il existe la Loi, il encourage les âmes à ne pas regarder le chemin de la sainteté sous le jour de la menace ("malheur à moi si je ne fais pas ceci"), mais sous le jour de l'amour ("bienheureux serais-je si je fais ceci). Il en vient alors à énoncer les Béatitudes, et il les développe ensuite une par une, avant de clore son discours.

EMV 170.1 · Tome 3, p. 85-86

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

170.1 Jésus s’adresse aux apôtres en leur assignant à chacun une place pour diriger et surveiller la foule qui monte dès les premières heures de la matinée, avec des malades portés sur les bras ou sur des brancards, ou qui se traînent avec des béquilles. Dans la foule, il y a Etienne et Hermas.

L’air est pur et un peu frais, mais le soleil a vite fait de tempérer cet air de montagne un peu vif. C’est tout avantage, car le soleil donne à l’air une pureté, une fraîcheur qui n’est pas désagréable.

Les gens s’asseyent sur des pierres ou des rochers épars dans le vallon entre les deux crêtes. Certains attendent que le soleil ait séché l’herbe humide de rosée pour s’asseoir à même le sol. Il y a une foule nombreuse – de toutes conditions –, venue de toutes les régions de Palestine. Les apôtres sont perdus dans la foule, mais telles des abeilles qui vont et viennent des prés à la ruche, ils reviennent de temps à autre auprès du Maître, pour le renseigner, le questionner, ou pour avoir le plaisir que le Maître les regarde de près.

Jésus monte un peu plus haut que le pré qui s’étend au fond du vallon, s’adosse à la paroi d’un rocher et commence à parler.

EMV 171 · Tome 3, p. 97-104

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est toujours sur les Cornes d'Hattin, il continue le sermon sur la montagne. En premier lieu, le Seigneur rappelle qu'il ne change pas d'un iota la Loi, parce que c'est Lui-même qui l'a donnée avec la très sainte Trinité. Cependant, le Christ vient la compléter, sans pour autant la surcharger comme le font les hommes.

Après avoir défini l'homme saint, le Christ continue en disant que celui qui suit l'un des plus petits commandements sera grand dans le Royaume des Cieux et que celui qui violera l'un des Commandements sera l'un des plus petits dans le Royaume céleste. Le Maître enjoint à ne pas avoir la justice des pharisiens et des scribes, et il enjoint encore les hommes à se méfier des faux prophètes.

Dans un second temps, Jésus revient sur l'amour du prochain et donne quelques traits qu'on retrouve dans l'Evangile : aimer et pardonner, tendre l'autre joue en pensant qu'il vaut mieux qu'il nous frappe plutôt qu'il ne s'en prenne à quelqu'un qui ne pourra la supporter, et ainsi de suite. Il invite à se montrer généreux, à donner notre tunique pour ne pas que notre frère commette un double vol si on cherche à nous dérober, quelque chose. Enfin, le Christ revient sur la parole : "Oeil pour oeil, dent pour dent" pour la remplacer par l'amour, et il nous encourage à être parfait comme notre Père céleste, à ne pas nous fâcher et à ne pas garder de la rancune contre le prochain, mais à nous réconcilier avec lui.

Quand le Maître termine son discours, Jésus parle de quelqu'un qui le hait, et qui n'ose pas demander le miracle. Le Seigneur accomplit quand même un prodige pour le guérir, mais quand ses apôtres l'interrogent, il leur déclare que les écailles sont tombées de ses yeux, et pas de son coeur.

EMV 171.1 · Tome 3, p. 97

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Le sermon sur la montagne continue.

Le lieu et l’heure sont toujours les mêmes. Il y a encore plus d’affluence. Dans un coin, près d’un sentier, comme s’il voulait entendre sans provoquer l’hostilité de la foule, se tient un romain. Je le reconnais à son vêtement court et à son manteau différent. Etienne et Hermas sont encore là.

Détail

Le Romain dont Maria parle est le centurion de Capharnaüm, cité dans l'Evangile. On apprend son identité dans l'EMV 177.

EMV 172 · Tome 3, p. 104-115

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus parle du serment, du jeûne et de la prière. Dans son sermon, il s'arrête sur la difficulté de l'homme à être honnête et sur ses faux-serments : trop souvent, l'homme est parjure, et celui qui exige un serment n'a lui-même pas grande confiance envers le prochain. Quand on prononce un serment et qu'on jure quelque chose, en invoquant ce qui nous est le plus cher, on trompe notre prochain : on est voleur, sacrilège, traître et homicide. Or, on ne trompe pas Dieu qui est la Vérité même. Jésus encourage donc les hommes à ne pas prononcer de faux serments, comme dans l'Evangile, et il enjoint autrui à ne pas jurer sur les défunts, si sur la tête de notre famille, ni sur notre corps, qui appartient à Dieu. Que notre oui soit un oui et un non soit un non.

Ensuite, le Christ insiste sur la prière dite avec le coeur, où on cherche à ne pas se faire remarquer et où on n'est pas envahi par les scrupules. Il faut cesser de compter le nombre d'heures où on est en prière : c'est moins les prières sans âme qui comptent que les actions et les paroles dites avec amour. Jésus déclare ainsi qu'on peut tout faire en priant : qu'il s'agisse de réaliser un pain ou de faire notre travail, tant qu'on cherche à aimer en tout. Il faut aussi ne pas avoir peur de demander car Dieu est un Père qui veille sur nous et sur nos besoins.

Puis le Maître explique pourquoi Dieu peut ne pas exaucer notre prière. En effet, il peut nous refuser une grâce parce que cela nous ferait du mal à l'avenir. Parfois, donc, Dieu dit : "Je ne peux pas", parce que dans sa Sagesse, il voit que telle grâce, qui nous semble bonne maintenant, serait néfaste pour nous ensuite.

Enfin, Jésus applique ce qu'il dit sur la prière au jeûne : on ne doit pas s'afficher en public ni s'attrister, mais être joyeux et faire comme si on avait bien mangé. Cacher cet jeûne aux autres sera un acte d'héroïsme et Dieu nous récompensera de ne pas chercher les éloges des hommes. De plus, celui qui fait un jeûne par amour se nourrit d'amour.

Le Sauveur renvoie alors les gens qui écoutent et accueillent deux pauvres. L'un est Ismaël, un homme rejeté par sa fille qui veut faire sa dernière Pâques ; l'autre est femme du nom de Sarath qui est malade. Il guérit cette dernière et Jésus lui demande de veiller sur le vieillard. Le Christ interroge ensuite Simon le Zélote pour savoir s'il peut les confier à Lazare, puisqu'ils sont deux pauvres qui n'ont rien, et celui-ci le lui garantit. L'épisode se finit sur la scène du vieillard heureux d'adopter une nouvelle fille et de trouver un nouveau protecteur.

EMV 173 · Tome 3, p. 116-124

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Cinquième discours sur la Montagne : l’usage des richesses, l’aumône, la confiance en Dieu.

Date de la vision : Dimanche 27 mai 1945.

Calendrier : Jeudi 17 février 28 (4 Adar I 3788)

Lieux (carte) : Les Cornes d'Hattin

Cycle : Sermon sur la montagne

Résumé : La foule est de plus en plus nombreuse et Jésus continue son discours. Il commence d'abord par encourager les âmes à se faire un trésor au Ciel, là où nul voleur ne peut dérober nos richesses. Sur terre, il faut faire un juste usage de nos biens et de notre or et garder en mémoire que tout ce qu'on possède peut être détruit par des incendies, par des maladies et par des malheurs divers. Il faut donc transformer ces biens terrestre en biens surnaturels, et les utiliser pour se faire un trésor dans le Royaume.

Dans un deuxième temps, Jésus encourage chacun à être charitable par esprit surnaturel et à ne pas chercher les éloges humaines. Il faut ne pas mettre en avant notre charité et nos bonnes actions, mais toujours agir avec discrétion. Il en va de même pour l'aumône : le Christ conseille de la réaliser avec charité, et puis d'oublier l'acte lui-même. Il nous restera le sourire de Dieu et la paix ; et le Père nous récompensera.

Jésus est interrompu par un pharisien, qui l'accuse de ne pas pratiquer ce qu'il dit. En effet, Jésus a reccueilli Ismaël et Sarah dans l'EMV 172, et l'homme lui reproche de ne pas les avoir rassassiés comme il l'avait annoncé. Jésus rectifie ses paroles, puis c'est le vieillard Ismaël lui-même qui intervient. Ses paroles font fuir l'inopportun et le Sauveur continue son discours. Il demande juste de pardonner à cet homme.

Le Maître enjoint donc de ne pas avoir peur du lendemain. Dieu donnera toujours ce qui est nécessaire. Lui-même est pauvre et il s'appuie sur les riches pour qu'ils fassent charité au nom de Dieu. Il ne faut pas s'inquiéter de posséder peu, ni s'inquiéter en pensant à l'avenir : le Père lui-même nourrit les oiseaux et nous sommes plus que des oiseaux. Il faut avoir foi en la paternité du Seigneur et recherchez d'abord les vertus. Le reste nous sera donné en surcoît et demain se souciera de lui-même.

Contenu du chapitre : 173.1 : La foule augmente toujours. 173.2 : La fructification des richesses matérielles et spirituelles. 173.3 : Faites-vous des trésors au Ciel où n'entrent pas les voleurs. 173.4 : Quand vous faites l'aumône, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l'attention des passants. 173.5 : Un insulteur apostrophe Jésus : Maître, tu démens tes paroles ! Le vieillard Ismaël le rabroue. 173.6 : Ne faites pas le bien pour avoir une récompense, pour avoir une garantie pour le lendemain. 173.7 : Ne vous inquiétez pas du lendemain, cherchez le Royaume de Dieu.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 33

EMV 174 · Tome 3, p. 124-147

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Sixième sermon sur la Montagne : choisir entre le bien et le mal, l’adultère, le divorce. L’arrivée importune de Marie-Madeleine.

Date de la vision : Mardi 29 mai 1945 (174.1-10) ; samedi 12 août 1944 (EMV 174.11-14) ; mardi 29 mai 1945 (174.15-22).

Calendrier : Vendredi 18 février 28 (5 Adar I 3788)

Lieux (carte) : Les Cornes d'Hattin

Cycle : Sermon sur la montagne

Résumé : Il y a foule. Thomas et Judas divisent celles-ci en plusieurs groupes : un pour les malades, un pour ceux qui attendent une obole, un autre pour ceux qui attendent les enseignements de Jésus. Pierre est avec des enfants, certains apôtres aiment à ramener des infirmes et des malades près du Seigneur, André et Jean récupère les aumônes des fidèles. Ceux-ci sont d'ailleurs accostés par une femme qui doit parler au Maître pour des soucis personnels, qui ne sont ni liés à la santé ni à la maladie. Jean l'emmène donc dans une tente pendant que André va prévenir le Maître, et deux autres malheureux se joignent à la femme pour présenter leurs misères. Avant d'aller à eux, le Maître guérit les malades et une petite fille atteinte à la colonne. Puis, il va écouter ces trois âmes qui l'attendent. La femme a son mari qui est parti avec une prostituée : elle obtient sa conversion. Le deuxième a sa fille qui est devenue luxurieuse après une visite à Tibériade : le père est allé chez Jeanne de Kouza et celle-ci l'a invité à trouver Jésus. Le père obtient la conversion de sa fille, mais doit prendre sur lui pour pardonner. Enfin, le troisième parle d'une brouille avec ses frères pour leur héritage. Ils l'accusent d'avoir volé l'argent, mais c'est le père défunt qui a changé la cassette de place sans les avertir. Jésus lui fait savoir que ses frères ont trouvé l'argent pendant son absence et qu'ils sont repentis. Mais l'homme préfère écouter Jésus plutôt que repartir tout de suite.

Jésus donne ensuite une prédication. L'homme a le choix de prendre un sentier qui monte vers le haut, donc vers Dieu, ou de prendre le sentier qui mène vers le bas, donc vers Satan. Il a son libre-arbitre. Certes, Satan tente, mais Dieu tente les âmes également par sa Parole, par ses promesses, par son amour. Si quelqu'un dit donc qu'il a voulu convertir une âme mais qu'il s'est laissé corrompre par le mal de son prochain, c'est que son coeur était propice à accueillir ce mal ou ce péché. Le Christ encourage donc à résister à la sensualité, au monde, à la science et au démon. Il faut chercher à ne pas être inconsistant et à choisir un seul Maître, car on ne peut servir Dieu ou Mammon.

Après avoir énoncé brièvement Eve et sa corruption, le christ parle de la lampe du corps. Si notre oeil est pur, tout sera pur. Quant à la tentation, elle n'est pas un mal : on souffre de lui résister, mais on s'acquiert par la victoire une éternité de paix. Cela étant dit, il faut toujours être miséricordieux avec nos frères qui sont tombés.

Jésus est interrompu par l'arrivée inopportune de Marie-Madeleine, alors grande pécheresse. Elle est accompagnée de plusieurs hommes, dont un Romain qu'elle semble préférer. La soeur de Lazare agit vraiment de manière outrancière, et après l'avoir regardée un instant, Jésus détourne la tête et ne la regarde plus. Au contraire, il reprend son discours : il parle alors de l'adultère, de l'impureté, et il fait des reproches aux riches et aux jouisseurs. Marie de Magdala, offensée, s'en va sous les murmures de la foule, et le Christ annonce qu'ils vont quitter les Cornes d'Hattin, puisque cela fait deux jours qu'ils sont troublés par les sifflements de Satan. Il signale cependant qu'il parlera encore une fois, après que la foule se soit abritée de la chaleur et qu'elle se soit restaurée. Jésus s'entretient alors brièvement avec Pierre, puis avec Judas, à qui il renouvelle sa promesse d'aller en Judée. Enfin, Simon de Jonas force son Maître à manger.

Puisque Barthélémy rappelle que c'est le sabbat dans quelques heures, Jésus enjoint ceux qui n'ont pas confiance en la Providence du Père à s'en aller. Cinquante personnes s'en vont et il reprend son discours. Il insiste encore sur l'adultère, le divorce et la répudiation, en rappelant que seule la mort rompt le mariage. C'est d'ailleurs surtout les enfants qui souffrent quand leur père ou leur mère se remarie et le Seigneur enjoint donc à être fidèle à notre époux ou notre épouse.

Enfin, pour clôturer ses propos, le Christ encourage les âmes à la charité et à la prudence : il ne s'agit pas de donner les vérités éternelles à des hommes qui les déformeraient et joueraient aux prophètes. Il ne faut donc pas jeter les perles ou pourceaux. Il conclut enfin en disant que celui qui met en pratique ses paroles construit sa maison sur du roc, et que celui qui ne l'écoute pas bâtit ses fondations sur le sable. Puis, il prend congé de la foule, mais celle-ci le suit et ne le quitte pas...

Contenu du chapitre : 174.1 : L'horizon en ce matin de printemps. 174.2 :Jésus demande aux apôtres de regrouper ceux qui demandent du secours. 174.3 : Les apôtres s'affairent dans la foule. 174.4 : André avertit Jésus que trois personnes veulent le voir en particulier. 174.5 : Jésus rassure une femme abandonnée par son mari. 174.6 : Il promet à un père la conversion de sa fille. 174.7 : Il guide, vers la solution, un conflit d'héritage. 174.8 : Vous ne pouvez appartenir également à Dieu et à Mammon. 174.9 : Comment Satan séduisit Ève. 174.10 : Ne vous laissez pas induire en tentation et soyez miséricordieux avec le pécheur. 174.11 : Un même matin fleuri sur la montagne. 174.12 : Arrivée pompeuse et provocatrice de Marie-Madeleine. 174.13 : Malheur à vous, riches et jouisseurs ! 174.14 : Sous les reproches indirects, Marie-Madeleine s'enfuit. 174.15 : Jésus donne un temps de repos à la foule. 174.16 : Judas, troublé par la Madeleine, est réconforté par Jésus qui ira chez sa mère en Judée. 174.17 : Pierre fait boire un œuf à Jésus. 147.18 : Enseignement sur l’adultère. 174.19 : Quiconque renvoie sa propre femme, l'expose à l'adultère. 174.20 : Gravez dans vos cœurs le sermon sur la montagne, c'est votre guide. 174.21 : Écouter et mettre en pratique mes paroles. 174.22 : Jésus avec la foule descend vers Capharnaüm.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 34

EMV 174.1 · Tome 3, p. 124-125

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

C’est une matinée splendide où la pureté de l’air est encore plus vive qu’à l’ordinaire. Ce qui est éloigné paraît plus proche et on croit voir les choses à travers une loupe qui en révèle clairement les moindres détails. La foule se dispose à écouter le Maître.

De jour en jour, la nature embellit et se drape dans le vêtement opulent du cœur du printemps qui, en Palestine, me semble se situer exactement entre mars et avril, après quoi il prend déjà un aspect estival, avec les moissons mûres et les frondaisons touffues et bien fournies.

Actuellement, ce n’est qu’une fleur. Du haut de la montagne qui, d’elle-même, s’est revêtue de fleurs même aux endroits qui s’y prêtent le moins, on aperçoit la plaine et la houle de ses blés encore souples que le vent fait ondoyer en vagues d’un vert glauque à peine teinté d’or pâle à la cime des épis qui forment leurs grains au milieu de leur barbe. Au-dessus des moissons qui ondulent sous une brise légère, se dressent les arbres fruitiers vêtus de pétales. On dirait autant de gigantesques houppes de poudre ou bien des boules de gaze blanche, ou d’un rose soit très léger soit plus soutenu, ou encore rouge vif. Recueillis dans leurs vêtements d’ascètes pénitents, les oliviers prient, et leur prière se transforme en une neige, encore incertaine, de petites fleurs blanches.

L’Hermon a une cime d’albâtre rose que le soleil caresse et d’où descendent deux fils de diamant – d’ici, on dirait des fils –. Le soleil y suscite un scintillement presque irréel, puis ils disparaissent sous les galeries vertes des bois et on ne les voit plus que dans les vallées, où ils forment des cours d’eau qui se dirigent sûrement vers le lac de Mérom, invisible d’ici. Ils en ressortent avec les belles eaux du Jourdain pour ensuite plonger de nouveau dans le saphir clair de la mer de Galilée qui n’est qu’un scintillement d’éclats précieux dont le soleil tient lieu de chatons et de flammes. On dirait que les voiles qui défilent sur ce miroir, tranquille et resplendissant dans son cadre de jardins et de campagnes merveilleuses, sont guidées par les nuages légers qui sillonnent cette autre mer qu’est le ciel.

La création est vraiment riante en cette journée de printemps et à cette heure matinale.

Annotation

[Le printemps] en Palestine, me semble se situer exactement entre mars et avril. Plus de 70 indices chronologiques sur cette période prouvent que c'est alors le 18 février 28. Mais quand Maria Valtorta se fie à ses impressions personnelles, elle est parfois trompée par la précocité du printemps en Palestine.

Les oliviers prient, et leur prière se transforme en une neige, encore incertaine, de petites fleurs blanches. Autour du lac, la végétation a environ deux mois d'avance par rapport à l'Italie ou au sud de la France.

Le lac de Méron, invisible d'ici. Exact : Le lac de Méron est caché par les collines de Corozaïn et de Bethsaïde.