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Notes du thème

Villes et cités maritimes en Palestine

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EMV 104 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est dans une ville que Maria ne nomme pas : selon une note de maria-valtorta.org, il pourrait s'agir du golfe de Ptolémaïs. André lui demande de venir pour une affaire de coeur : un homme veut répudier son épouse car il est stérile. Jésus arrive à stopper la dispute. Pierre, qui est curieux, à suivi son frère et son Maître et ne peut réfréner sa curiosité. Après ça, Joseph, le Berger de Bethléem, apporte une lettre de Marie à Jésus : Alphée est mort. Il lit également une missive de Lazare, qui l'informe que Doras leur donnera Jonas, à la condition qu'il paie le double de la somme, ainsi que Jésus vienne dans sa demeure. Lazare a accepté au nom de son Maître. Le Christ décide alors de retourner à Nazareth, mais avant, il

EMV 104.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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104.1 Jésus se trouve dans cette magnifique cité maritime dont on voit sur la carte le golfe naturel, vaste et bien protégé, capable de recevoir de nombreux navires et rendu encore plus sûr par une puissante digue portuaire. Il doit être utilisé par les troupes également, car je vois des trirèmes romaines avec des soldats à bord. Ils sont en train de débarquer, mais j’ignore si c’est pour la relève ou pour renforcer la garnison. Le port, c’est-à-dire la cité portuaire, me rappelle vaguement Naples, dominée par le Vésuve.

Jésus est assis dans une pauvre maison, près du port, une maison de pêcheurs certainement, peut-être des amis de Pierre ou de jean, car je vois qu’ils sont à l’aise dans la maison et familiers avec ses habitants. Je ne vois pas le berger Joseph, ni bien sûr Judas, toujours absent. Jésus parle familièrement avec les habitants du logis et d’autres qui sont venus pour l’écouter. Mais ce n’est pas une vraie prédication. Ce sont des paroles qui apportent des conseils, du réconfort, comme lui seul peut en donner.

Détail

Note de www.maria-valtorta.org : Le golfe de Ptolémaïs est ouvert jusqu'au Mont Carmel. Cela donne une similitude avec le golfe de Naples ouvert sur le Vésuve.
Ptolémaïs fut l’un des arrêts de Paul lors de son dernier retour à Jérusalem (Actes 21, 7). Ptolémaïs se trouvait sur le passage des routes maritimes et terrestres principales de l’ancien temps. La ville servit de port régional principal jusqu’à la construction de Césarée maritime. Hérode le Grand reçu César Auguste à cet endroit, la construction de Césarée n’étant pas encore achevée. Vespasien accosta à Ptolémaïs lors de son intervention pour subjuguer la première révolte Juive. Source : https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-070.htm#_ftn2

EMV 114.1 · Tome 2, p. 248-249

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114.1 Arimathie est encore accidentée. Je ne sais pourquoi, je me la figurais en plaine. Néanmoins, ses collines s’abaissent graduellement vers la plaine qui, à certains détours de la route, apparaît fertile du côté du couchant et, en cette matinée de novembre disparaît à l’horizon sous une brume qui ressemble à une étendue d’eau illimitée.

Jésus est avec Simon et Thomas. Il n’a pas d’autres apôtres avec lui. J’ai l’impression qu’il tient sagement compte des sentiments et des caractères divers des gens qu’il doit fréquenter et que, selon les circonstances, il amène avec lui ceux qu’un hôte peut accepter sans être trop heurté. Ces juifs doivent être plus... susceptibles que des femmelettes romantiques...

Je me rends compte qu’ils parlent de Joseph d’Arimathie, et Thomas, qui le connaît peut-être très bien, montre ses vastes et belles propriétés qui s’étendent sur la colline, en particulier du côté de Jérusalem, sur la route qui va de la capitale à Arimathie et relie ensuite cette localité à Joppé. J’entends que c’est leur sujet de discussion, et Thomas mentionne aussi avec admiration les champs de Joseph qui bordent les routes de la plaine.

« Mais, au moins, ici les hommes ne sont pas traités comme des animaux ! Ah ! ce Doras ! » dit Simon.

En effet, les travailleurs sont ici bien nourris et correctement vêtus, et ils montrent la satisfaction des gens qui ont une bonne situation. Ils saluent avec respect parce qu’ils savent certainement déjà quel est cet homme beau et de haute taille qui traverse la campagne d’Arimathie vers la maison de leur maître, et ils l’observent en discutant à mi-voix.

EMV 154 · Tome 2, p. 499-507

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Paganisme et païens, Schismes, Samaritains, Repentir et contrition

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Titre du chapitre : À Césarée Maritime, discours aux galériens et rencontre de Claudia Procula. Une fatigue du "porte-parole".

Date de la vision : Vendredi 4 mai 1945

Date de la dictée : Samedi 5 mai 1945. Ce passage fait aussi partie des Cahiers de 1945 à 1950.

Calendrier : Lundi 17 janvier 28 selon Valtorta.fr ou mardi 18 janvier 28 (4 Scébat 3788) selon maria-valtorta.org .

Lieux (carte) : Césarée Maritime

Cycle : L'apostolat féminin

Résumé : Jésus est à Césarée Maritime. Pour le plus grand damn des apôtres, il va dans le quartier des païens. Il s'approche de la mer et commence à prêcher. Son but est de parler aux galériens emprisonnés dans une galère. Il rencontre alors Quintilianus, l'officier romain, et lui confie son désir de parler aux prisonniers. Le soldat le rapproche donc du bateau et Jésus fait son discours. Le Romain est médusé, admiratif. Il lui dit alors que Claudia Procula est présente et veut le voir. La femme de Pilate souhaite en effet parler de l'âme, et Jésus évoque donc ce sujet. Puis il la quitte et parle aux apôtres, qui sont... bougons et grognons. Enfin, Maria révèle une de ses lassitudes de porte-parole et Jésus nous donne une leçon sur le découragement dans l'apostolat.

Contenu du chapitre : 154.1 : Jésus se rend sur le port à l’approche d’une galère militaire. 154.2 : Il y amorce son discours. 154.3 : Intervention de Publius Quintilianus. 154.4 : Jésus continue et les auditeurs augmentent. 154.5 : Appel à la pitié. La mission de Jésus auprès des éprouvés. 154.6 : Publius est subjugué et supervise la distribution de nourriture aux galériens offerte par Jésus. 154.7 : Jésus parle à Claudia Procula de son âme. 154.8 : Il valorise les païens auprès des apôtres. 154.9 : Le découragement de Maria Valtorta et le commentaire de Jésus sur la lassitude spirituelle.

EMV 154.1-2 · Tome 2, p. 499-500

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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154.1 Jésus est au milieu d’une place, grande et assez belle, que prolonge une route très large jusqu’au bord de la mer. Une galère a dû quitter le port depuis peu et, faisant force de rames, elle gagne le large sous la poussée du vent. Une autre est en train de manoeuvrer pour entrer, car on cargue les voiles et on pousse sur les rames d’un seul côté pour faire tourner le navire dans la position qui convient. De la place on ne voit pas le port, mais il ne doit pas être bien loin. Sur les côtés de la place sont alignées de vastes demeures aux murs extérieurs caractérisés par l’absence presque totale d’ouvertures. Pas de boutiques.

« Où allons-nous, maintenant ? Tu as voulu venir ici plutôt qu’au quartier oriental, or ce sont des lieux de païens. Qui veux-tu qui t’écoute ? demande Pierre qui en fait reproche à Jésus.

– Nous allons là-bas, dans cet angle, près de la mer, et là je parlerai.

– Aux flots ?

– Eux aussi ont été créés par Dieu. »

Ils y vont. Maintenant qu’ils sont dans ce recoin, ils peuvent voir le port où entre lentement la galère vue auparavant et qu’on amarre. Quelques marins flânent le long des quais. Quelques marchands de fruits se risquent à aller vers le bâtiment romain pour vendre leurs produits. Rien d’autre.

154.2 Adossé au mur, Jésus semble vraiment parler à la mer. Les apôtres, peu satisfaits de la situation, se tiennent autour de lui, les uns debout, les autres assis sur des rochers dispersés çà et là qui leur servent de sièges.

Annotation

Césarée Maritime : Fondée en -22, Césarée Maritime était alors à son apogée, et l'un des plus beaux ports de la méditerranée. Il a fallu, à Jésus, un jour et demi de voyage pour parcourir les 50 km entre Nazareth et Césarée.

Tu as voulu venir ici plutôt qu’au quartier oriental, or ce sont des lieux de païens. Les romains s'étaient réservé le littoral. Le quartier juif étant effectivement le quartier Est, comme en témoigne Flavius Josèphe.

EMV 155 · Tome 2, p. 507-515

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : À Césarée, guérison d’une petite fille romaine et altercation sur les contacts avec les païens.

Date de la vision : Samedi 5 mai 1945

Calendrier : Mardi 18 janvier 28 selon Valtorta.fr ou mercredi 19 janvier 28 (5 Scébat 3788) selon maria-valtorta.org.

Lieux (carte) : Césarée Maritime

Cycle : L'apostolat féminin

Résumé : Jésus est toujours à Césarée Maritime. Il enjoint Simon le Zélote, Jude et Jacques d'Alphée et Jean à être bons envers les païens. Jude demande comment être bon avec tout le monde et Jésus lui demande s'il est content d'être né dans la famille de son père Alphée. Son cousin répond que oui. Jésus lui demande alors comment il aurait réagi si, étant né dans une famille païenne, on l'accusait d'être un païen, et Jude affirme qu'il n'en serait pas responsable. Il comprend donc la leçon, mais affirme qu'il est difficile d'aimer ceux qu'on ne connaît pas. Jésus appelle sur ces entrefaites un enfant, qui leur démontre que ce n'est pas compliqué d'aimer. La mère de celui-ci reconnaît le Maître et fait venir des Romains. On lui demande de guérir une enfant qui s'est étouffée. C'est la fille de Valeria, qui s'appelle Faustina. Juste après, des juifs reprochent au Maître son action. Il leur fait un vif discours, qui se termine en prière au Père et en extase avec la Trinité dont il est issu. Puis le Christ revient à lui et s'en va.

Contenu du chapitre : 155.1 : Une instruction pour les consacrés. 155.2 : Jésus reprend l’aversion des apôtres pour les païens : et si tu étais né païen ? 155.3 : Une leçon de fraternité universelle donnée par les enfants sans prévention. 155.4 : Accepterais-tu de guérir la fillette mourante d'une amie de Claudia ? 155.5 : Jésus guérit la fillette d’une façon qui stupéfait le médecin du Proconsul. 155.6 : Trois pharisiens lui reprochent d'aborder des étrangers (ce qu’ils font eux-mêmes). 155.7 : Ministres menteurs d'une Loi de Vérité. C’est honteux ! 155.8 : Je ne fais pas de différence entre les hommes. 155.9 : Les trois israélites hostiles s’enfuient sous une grêle de reproches.

EMV 155.2 · Tome 2, p. 507-508

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Jésus est encore à Césarée Maritime. Il n’est plus sur la place d’hier mais plus à l’intérieur, à un endroit d’où l’on voit pourtant le port et les navires. Beaucoup d’entrepôts et de boutiques s’élèvent ici. Des nattes couvertes de produits variés se trouvent par terre, à même le sol, de sorte que j’en conclus que je suis près des marchés qui se tenaient peut-être au voisinage du port et des magasins pour la commodité des navigateurs et de ceux qui viennent acheter les marchandises apportées par bateaux. L’endroit bourdonne des allées et venues de la foule.

Jésus attend avec Simon et ses cousins que les autres aient pris les vivres dont ils ont besoin. Des enfants regardent avec curiosité Jésus, qui les caresse doucement tout en parlant avec ses apôtres.

EMV 174.8 · Tome 3, p. 131

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Quand je vous explique les voies du Seigneur, c’est pour que vous les suiviez. Pourriez-vous suivre en même temps le sentier qui descend à droite et celui qui descend à gauche ? Cela vous serait impossible, car si vous prenez l’un, vous devez laisser l’autre. Même si les deux sentiers étaient voisins, vous ne pourriez continuer à marcher un pied dans l’un et l’autre pied dans l’autre. Vous finiriez par vous fatiguer et par vous tromper même si vous aviez engagé un pari. Mais entre le sentier de Dieu et celui de Satan, il y a une grande distance, qui ne cesse d’augmenter, exactement comme ces deux sentiers qui se rejoignent ici, mais qui, à mesure qu’ils descendent dans la vallée s’écartent toujours plus l’un de l’autre, l’un allant vers Capharnaüm, l’autre vers Ptolémaïs.

Il en est de même de la vie : elle s’écoule entre le passé et l’avenir, entre le mal et le bien. Au milieu se trouve l’homme avec sa volonté et son libre arbitre ; aux extrémités, d’une part Dieu et son Ciel, d’autre part Satan et son enfer. L’homme peut choisir. Personne ne le force.

Annotation

Ces deux sentiers (...) s’écartent toujours plus l’un de l’autre, l’un allant vers Capharnaüm, l’autre vers Ptolémaïs. Exact : Il s'agit du sentier vers le nord-est (route de Magdala), et celui vers le sud-ouest (route de Cana).

EMV 183.2 · Tome 3, p. 199

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Le groupe chemine, à présent en silence. La route principale devient une rue pavée avec des pierres d’un palme carré. Les maisons sont toujours plus riches et plus belles parmi des potagers et des jardins luxuriants et fleuris. J’ai l’impression que la Magdala élégante était pour les Palestiniens une sorte de lieu de plaisir comme certaines villes de nos lacs de Lombardie : Stresa, Gardone, Pallanza, Bellagio, etc. Aux riches palestiniens se mêlent des romains, venus probablement d’autres lieux comme Tibériade ou Césarée où il devait certainement y avoir, autour du Gouverneur, toutes sortes de fonctionnaires et de négociants pour exporter à Rome les plus beaux produits de la colonie palestinienne.

Détail

Maria Valtorta énonce Césarée et Tibériade dans un commentaire sur Magdala.

Annotation

Tibériade et Magdala étaient deux villes du lac à forte population romaine et grecque.

EMV 187.3-4 · Tome 3, p. 226-228

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– Et, d’ici, par où passe-t-on ? Je ne connais pas cette région, dit Thomas.

– Nous rejoignons le mont Thabor, nous le longeons en partie et, en passant près d’En-Dor, nous allons à Naïm. De là, dans la plaine d’Esdrelon. Ne craignez rien !… Doras, fils de Doras et Yokhanan sont déjà à Jérusalem.

187.4 – Oh, ce sera beau ! On dit que du sommet, à un certain endroit, on voit la grande mer, celle de Rome. Cela me fait tellement plaisir ! Tu nous emmènes la voir ? »

Jean prie Jésus, son beau visage d’enfant tourné vers lui.

« Pourquoi est-ce que cela te fait tellement plaisir de la voir ? lui demande Jésus avec une caresse.

– Je ne sais pas… parce qu’elle est grande et qu’on n’en voit pas la fin… Elle me fait penser à Dieu… Quand nous sommes allés sur le mont Liban, j’ai vu la mer pour la première fois parce que je n’avais jamais été ailleurs que le long du Jourdain ou sur notre petite mer… et j’en ai pleuré d’émotion. Tant de bleu azur ! Tellement d’eau ! Et qui ne déborde jamais !… Quelle chose merveilleuse ! Et les astres qui sur la mer dessinent des routes lumineuses… Ah, ne riez pas de moi ! Je regardais la voie dorée du soleil jusqu’à en être ébloui, la voie argentée de la lune jusqu’à n’avoir plus dans les yeux que son éclatante blancheur, et je les voyais se perdre dans le lointain. Ces voies me parlaient. Elles me disaient : “ Dieu est dans ce lointain infini et ce sont les voies de feu et de pureté qu’une âme doit suivre pour aller à Dieu. Viens. Plonge-toi dans l’infini, en ramant sur ces deux voies, et tu trouveras l’Infini. ”

– Tu es poète, Jean, dit Jude, admiratif.

– Je ne sais pas si c’est de la poésie. Je sais que cela m’enflamme le cœur.

– Mais tu as vu la mer aussi à Césarée et à Ptolémaïs, et de bien près. Nous étions sur la rive ! Je ne vois pas la nécessité de faire tant de chemin pour voir une autre étendue de mer. Au fond… nous sommes nés sur l’eau…, souligne Jacques, fils de Zébédée.

– Et nous y sommes même maintenant, malheureusement ! » s’exclame Pierre, qui, à cause d’un moment de distraction pour écouter Jean, n’a pas vu une flaque traîtresse et s’y est enfoncé copieusement… On rit, et Pierre le premier.

Mais Jean répond :

« C’est vrai, mais vu d’en haut c’est plus beau. On voit plus large et plus loin. On pense plus haut et plus vaste… On désire… on songe… »

Et, vraiment, Jean rêve déjà… Il regarde devant lui, sourit à son rêve… On dirait une rose thé, humide d’une très fine rosée, tant sa peau lisse et claire de jeune blond prend un velouté carné couvert d’une légère sueur qui le rend encore plus semblable à un pétale de rose.

« Que désires-tu ? A quoi rêves-tu ? » demande doucement Jésus à son préféré.

On dirait un père qui interroge tendrement son enfant chéri qui parle dans un doux sommeil. C’est vraiment à l’âme de Jean que Jésus s’adresse, tant sa question se fait douce pour ne pas déchirer ce rêve plein d’amour.

« Je désire parcourir cette mer infinie… vers d’autres terres qui sont au-delà… Je désire y aller pour parler de toi… Je rêve, je rêve d’un voyage à Rome, en Grèce, vers des lieux ténébreux pour y apporter la lumière… pour que ceux qui vivent dans les ténèbres prennent contact avec toi et vivent en communion avec toi, la Lumière du monde… Je rêve d’un monde meilleur… de le rendre meilleur en te faisant connaître, c’est-à-dire par la connaissance de l’Amour qui crée la bonté, qui rend pur, héroïque, un monde où l’on s’aime en ton nom et qui élève ton nom, la foi en toi, ta doctrine par-dessus la haine, par-dessus le péché, la chair, le vice de l’esprit, par-dessus l’or, par-dessus toute chose… Je rêve de parcourir avec mes frères que voici la mer de Dieu, sur des chemins de lumière pour te porter, toi… comme autrefois ta Mère t’a porté du Ciel à nous… Je rêve… je rêve d’être le petit enfant qui, ne connaissant rien d’autre que l’amour, reste serein, même devant les tourments… et chante pour réconforter les adultes qui réfléchissent trop, et qui va de l’avant… à la rencontre de la mort avec un sourire… à la rencontre de la gloire avec l’humilité de celui qui ne sait pas ce qu’il fait, mais sait seulement qu’il va vers toi, l’Amour… »

Les apôtres ont retenu leur respiration durant cette confession de foi de Jean en extase… Arrêtés là où ils étaient, ils regardent le plus jeune d’entre eux parler, les paupières baissées sur ses yeux, comme un voile jeté sur l’ardeur qui s’élève de son cœur. Ils regardent Jésus transfiguré sous l’effet de la joie de se retrouver si complètement dans son disciple…

Quand Jean se tait, tout en restant un peu incliné – cela rappelle la grâce de l’humble Marie à l’Annonciation de Nazareth –, Jésus lui donne un baiser sur le front en disant :

« Nous irons voir la mer pour te faire rêver encore à l’avenir de mon Royaume dans le monde. »

Détail

Jean est mis en exergue dans ce passage. Jude, Jacques de Zébédée et Pierre interviennent, mais les autres sont présents et écoutent.