EMV 192.2 · Tome 3, p. 258
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Un beau cours d’eau qui coule rapidement vers la mer, gonflé par les pluies de printemps et par la fonte des neiges, arrête leur marche.
Pierre accourt et dit :
« Le pont est plus en amont, là où passe la route qui va de Ptolémaïs à En-Gannim (ou Enganmim). »
Jésus revient docilement en arrière et franchit le cours d’eau sur un solide pont de pierre. Tout de suite après se présentent d’autres petites hauteurs et des collines, mais de peu d’importance.
« Serons-nous dans la soirée à En-Gannim ? demande Philippe.
– Certainement. Mais… désormais, nous avons le petit. Es-tu fatigué, Yabeç ? demande affectueusement Jésus. Sois sincère comme un ange.
– Un peu, Seigneur, mais je m’efforcerai de marcher.
– Cet enfant est affaibli, dit l’homme d’En-Dor de sa voix gutturale.
– Evidemment ! S’exclame Pierre. Avec la vie qu’il mène depuis quelques mois ! Viens que je te prenne dans mes bras.
– Oh, non, seigneur. Ne te fatigue pas. Je peux encore marcher.
– Viens, viens. Tu n’es sûrement pas lourd. Tu ressembles à un oiseau mal nourri. »
Pierre le hisse à cheval sur ses épaules carrées, en lui tenant les jambes. Ils marchent rapidement car le soleil donne maintenant à plein et invite à activer la marche vers les collines ombragées.