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Région de Judée

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EMV 198 · Tome 3, p. 294-303

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : Jésus rencontre sa mère, à Béthanie. Yabeç (Jabé) change son nom en Marziam.

Date de la vision : Samedi 23 juin 1945.

Calendrier : Samedi 25 mars 28 (12 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Béthanie

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Le groupe apostolique arrive à Béthanie. Jésus y retrouve sa Mère, et il abandonne un temps Yabeç. Celui-ci est impressionné par le nombre de nouveaux-venus - car il y a Lazare, Marthe, Maximin, Marie d'Alphée, Marie Salomé, Isaac de Yutta, Timon, Joseph d'Emmaüs - et finalement, le petit n'arrive pas à contenir son chagrin. Il appelle sa mère, ce qui attire derechef l'attention de Jésus et de Marie. Celle-ci le prend alors dans ses bras et console l'enfant.

Le Christ lui présente ensuite Jean d'Endor, et ils vont à la maison de Simon le Zélote. Là, Jésus apprend à Lazare que Joseph d'Arimathie viendra. Ils parlent brièvement des terres de Doras puis reviennent sur le sort de Yabeç. Les femmes sont bouleversées par ce qui lui est arrivé et Jésus lui donne finalement son nouveau nom : il s'appellera Marziam. C'est l'équivalent du nom de Marie. Lazare, quant à lui, propose d'adopter l'enfant, et Pierre est désespéré à la perspective de ne plus avoir la charge du petit. Jésus remercie donc son ami de Béthanie, mais déclare que ce sera l'enfant du groupe apostolique. Après avoir énoncé Sarah et Ismaël, que Jésus avait envoyé chez Lazare, après le sermon sur la montagne, Pierre discute avec Marie du vêtement de Marziam pour sa fête. En attendant, Marthe emmène le jeune protégé de Jésus pour lui donner d'anciens vêtements de Lazare, lorsqu'il était enfant. Entretemps, les adultes parlent de Jean-Baptiste et des bergers de la Nativité : Jésus apprendra à Isaac que les paysans de Yokhanan viendront pour la Pâque et le disciple se chargera de les accueillir.

Enfin, Marie et Jésus s'entretiennent au soir pour parler d'Aglaé, qui viendra à Jérusalem avec Suzanne pour la fête pascale. Jésus l'y retrouvera.

Contenu du chapitre : 198.1 : Plusieurs viennent de Béthanie au-devant de Jésus qui va au-devant de sa Mère. 198.2 : Marie essuie les larmes de Yabeç. 198.3 : Et souhaite la paix à Jean d'En-Dor. 198.4 : Dans la maison de Simon le zélote. Les femmes s’activent pour recevoir tout ce monde. 198.5 : Pourquoi Yabeç, orphelin, a été recueilli. 198.6 : Pierre ne veut pas se faire retirer Yabeç que Lazare propose d’adopter. 198.7 : Il saura subvenir à tous ses besoins matériels. 198.8 : Marie change le nom Yabeç en Marziam (Margziam). 198.9 : Des nouvelles en particulier de l’arrestation du Baptiste. 198.10 : Yabeç se présente avec un nouveau vêtement que lui a donné Marthe. 198.11 : Jésus et Marie s'entretiennent de la visite d'Aglaé.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 59.

EMV 198.1 · Tome 3, p. 294

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Par la route ombragée qui relie le mont des Oliviers à Béthanie – et je pourrais dire que la montagne avec ses verts contreforts arrive jusqu’à la campagne de Béthanie –, Jésus et ses disciples marchent rapidement jusqu’à la ville de Lazare.

Il n’y est pas encore entré qu’on le reconnaît et que des messagers volontaires se répandent dans tous les sens pour annoncer sa venue. Grâce à cela, Lazare et Maximin accourent d’un côté, Isaac avec Timon et Joseph de l’autre, et en troisième lieu Marthe avec Marcelle, qui relève son voile afin de se baisser pour baiser le vêtement de Jésus ; tout de suite après surviennent Marie, femme d’Alphée, et Marie Salomé qui vénèrent le Maître, puis embrassent leurs fils. Pendant ce temps, le petit Yabeç — que Jésus tient toujours par la main —, ballotté au milieu de tous ces gens qui arrivent, écarquille les yeux avec stupéfaction ; de son côté, Jean d’En-Dor, se sentant étranger, se retire à part au fond du groupe. Et voici que s’avance, sur le sentier qui mène à la maison de Simon, la Mère de Jésus.

EMV 198.9 · Tome 3, p. 301

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Isaac raconte ce qu’il a pu apprendre sur Jean-Baptiste. Certains prétendent qu’il est à Machéronte, d’autres à Tibériade. Les disciples ne sont pas encore de retour…

« Mais ne l’avaient-ils pas suivi ?

– Si. Mais, près de Docco, ceux qui l’avaient arrêté ont traversé le fleuve avec leur prisonnier, et on ne sait pas s’ils sont remontés vers le lac ou descendus à Machéronte. Jean, Mathias et Siméon se sont lancés à leur recherche pour s’informer et ils ne l’abandonneront sûrement pas.

– Et toi, Isaac, tu n’abandonneras certainement pas ce nouveau disciple. Pour l’instant, il reste avec moi. Je veux qu’il fasse la Pâque avec moi.

– Moi, je la ferai à Jérusalem, chez Jeanne. Elle m’a vu et m’a offert une chambre pour moi et mes compagnons. Ils viennent tous, cette année. Et nous serons avec Jonathas.

– Même ceux du Liban ?

– Eux aussi. Mais les disciples de Jean ne pourront peut-être pas venir.

– Ceux de Yokhanan viennent, tu le sais ?

– Vraiment ? Je serai à la porte, près des prêtres qui immolent. Je les verrai et je les amènerai avec moi.

– Attends-les pour la dernière heure. Ils n’ont qu’un temps limité. Mais ils ont l’agneau.

– Moi aussi. Magnifique. C’est Lazare qui me l’a donné. Nous immolerons celui-ci, et l’autre, le leur, leur servira pour le retour. »

Annotation

Les bergers du Liban, c'est-à-dire Daniel et Benjamin.

EMV 204 · Tome 3, p. 342-352

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Titre du chapitre : La foi et l’âme expliquées aux païens par la parabole des temples.

Date de la vision : Vendredi 29 juin 1945

Calendrier : Samedi 1 avril 28 (19 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Béthanie

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Jésus est à Béthanie, dans des champs de lin. On l'appelle car Marie, sa Mère veut le voir, et elle lui apprend que des Romains sont ici pour s'entretenir avec Lui. Jésus va donc vers eux et il retrouve Plautina, Lydia, Flavia et Quintilianus. Ceux-ci veulent l'interroger et savoir comment avoir la foi. Alors Jésus leur donne un enseignement en parlant de leurs temples païens et petit à petit, ils en viennent à parler de l'âme, qui est immortelle. Flavia note les paroles de Jésus sur une table de cire, puis les Romains prennent congé. Lazare retrouve alors le Maître et désespère que sa soeur, Marie-Madeleine, ne se vienne pas à Jésus. Il avait espéré que ce soit elle, récemment, mais ce n'était qu'Aglaé. Jésus lui dit néanmoins qu'il sera fidèle à sa promesse et son ami lui donne l'argent qu'il a obtenu des bijoux d'Aglaé.

Contenu du chapitre : 204.1 : Les dispositions favorables des païens. 204.2 : des soldats et des dames romaines sont annoncés. 204.3 : Que la lumière soit sur vous. 204.4 : Les temples païens dédiés au néant. 204.5 : L’âme et le Dieu unique et vrai. 204.6 : L’âme n’est pas une brute (animal), l’embryon, si. 204.7 : L’âme passe par trois phases. 204.8 : Comment pouvons-nous donner à l'âme espace, liberté, élévation ? 204.9 : Les visiteurs ont bien noté l'enseignement. 204.10 : Lazare désespère de Marie-Madeleine.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 65

EMV 205 · Tome 3, p. 352-360

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Titre du chapitre : Les premières charges confiées à Jean d’En-Dor. La parabole du fils prodigue. Judas ramené à Jésus par Marie.

Date de la vision : Samedi 30 juin 1945.

Calendrier : Mercredi 5 avril 28 (23 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Béthanie

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Jésus appelle Jean d'Endor et il lui confie qu'Isaac va venir probablement aujourd'hui avec les paysans de Yokhanan. Le berger de la Nativité les ramènera plus vite chez eux grâce à un char de Lazare. Le Christ demande donc à Jean de diviser l'argent qu'il a en sa possession en plusieurs parts égales afin que les serviteurs du pharisien aient du réconfort. Le disciple promet d'obéir, et le Maître lui dit encore qu'il se formera avec Isaac à Yutta. Il va lui donner aussi une parabole pour lui assurer que Dieu l'aime. Rejoignant les autres, Jésus donne alors l'histoire du fils prodigue. Quand celle-ci est finie, les apôtres et les femmes-disciples reviennent vers la maison et Marziam s'en va trouver Marie pour l'amener près d'un puits. Il s'y trouve Judas qui n'ose pas aller vers ses compagnons ni vers le Seigneur. Il lui demande son aide, mais Marie est droite et lui demande s'il ne sent pas le chagrin du Père, du Verbe, et à la douleur qu'il cause. Elle l'amène néanmoins à ses compagnons et Judas demande pardon à Pierre.

Contenu du chapitre : 205.1 : Mission donnée à Jean d'En-Dor. 205.2 : Il se formera avec Isaac de Yutta. 205.3 : La parabole de l'enfant prodigue : la vie dissolue. 205.4 : La déchéance. 205.5 : La repentance. 205.6 : La jalousie du frère fidèle. 205.7 : Il en sera ainsi de Marie-Madeleine. 205.8 : Judas arrive pour demander pardon à Marie et à Pierre.

Ancienne édition : Tome 3, chapitres 66

EMV 206 · Tome 3, p. 360-374

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Le séjour à Béthanie se termine par deux paraboles sur le Royaume des Cieux.

Date de la vision : Dimanche 1er juillet 1945.

Calendrier : Mercredi 5 avril 28 (23 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Béthanie

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Jésus donne une parabole pour calmer la crainte de certains : elle sera douce pour ceux de bonne volonté, amère pour les autres, mais ils ont le moyen de se corriger. Le Christ donne ainsi la parabole des dix vierges. Elles se préparent et vont dans le vestibule de la maison de l'époux : elles discutent, racontent de bonnes histoires, mais la soirée se prolonge. Elles finissent par se taire et s'endorment. Voilà que vers minuit, le cortège nuptial arrive : elles se lèvent donc pour récupérer leurs lampes. Cinq d'entre elles sont sages et ont déjà remis de l'huile au préalable, mais les cinq autres ne l'ont pas fait et manquent même d'huiles. Elles demandent à leurs compagnes de leur en donner, mais celles-ci signalent qu'elles en ont besoin pour résister au vent et à l'humidité : les vierges sottes doivent donc aller en prendre chez le marchand. Elles font ainsi. Néanmoins, le cortège arrive entretemps, ils entrent dans la maison, la porte se renferme, et les vierges sottes sont laissées derrière.

Jésus donne l'explication de la parabole. L'Epoux, c'est Dieu. L'épouse, l'âme d'un juste. Les servantes-vierges sont les âmes des fidèles qui cherchent à arriver au même honneur que l'épouse en se sanctifiant. Elles sont en vêtements blancs : elles doivent avoir la justice pratiquée avec fermeté. Elles ont des vêtements propres : leur coeur est humble et pur. Elles ont des vêtements frais, c'est-à-dire un coeur d'enfant. Elles ont des voiles blancs, ce qui caractérise l'humilité. Elles sont enfin couronnées de fleurs, c'est-à-dire que l'âme doit continuer à avoir des actes vertueux jour après jour et elles ont leur lampe allumée, ce qui symbolise la foi. Jésus enjoint donc tout le monde à la vigilance.

Les paysans s'en vont sur le char préparé par Lazare. Jean d'Endor les accompagne. Jésus promet quant à lui qu'il parlera encore au peuple de Béthanie, et c'est ce qu'il fait effectivement le soir. Il leur déclare alors que le Verbe est pauvre et a voulu rester pauvre. Il compare d'ailleurs les gens pauvres aux gens riches. Les premiers gardent la Parole de Dieu, là où les seconds peuvent les perdre de vue avec leurs autres trésors.

Le Maître donne ainsi la parabole du roi qui marie son fils. Il envoie ses serviteurs prévenir ses amis, ses alliés, ainsi que les grands notables de son royaume, mais personne ne vient. Il insiste, et ses invités trouvent alors une excuse ou s'en prennent au serviteur. Après que le souverain se soit indigné et punisse les assassins, il renvoie encore les serviteurs chercher les passants, les bons et les mauvais, les riches et les pauvres. Enfin, voilà qu'il entre dans la salle du banquet et voit un homme qui n'a pas mis les vêtements de noces, alors qu'il avait donné tout le nécessaire. Puisque le convive reste muet, il le fait jeter dehors et Jésus donne ensuite l'explication de la parabole. Les grands ne le sont que nom et repoussent le Verbe ainsi que l'invitation de leur Roi. Ils sont durs et méchants. Le Père enverra chercher dans les rues des gens qui ne sont ni ses amis, ni des grands ni des alliés, mais simplement le peuple qui marche dehors et il les fera propre pour le Royaume de Dieu.

Jésus prend ensuite congé et fait prier à tous la prière du Notre Père par l'intermédiaire de Pierre. Lazare le salue ensuite, et s'il est triste de le voir partir, il est content d'avoir vu le Maître plus serein. Face à une remarque de Judas, Jésus rappelle la dernière Pâques, où il n'était qu'un inconnu ; mais cette année, il a vu que rien n'avait changé, que le Temple était encore pire puisque c'était un endroit où on conjurait. Jésus est sévère et parle même de sa mort prochaine. Face à la Vierge qui pleure, et Marziam avec elle, il encourage tout le monde à ne pas pleurer. Finalement, il fait des recommandations à Isaac et Jean d'Endor, puis salue Lazare, Maximin et les gens de Béthanie car ils repartiront le lendemain.

Contenu du chapitre : 206.1 : Jésus propose une parabole pour calmer la crainte de certains. 206.2 : La parabole des vierges : les noces se prolongent. 206.3 : La parabole : les vierges prévoyantes et les vierges imprévoyantes. 206.4 : Le sens de la parole renfermée dans la parabole. 206.5 : L’attitude et les attributs des vierges sages, appliqués à l’âme des fidèles. 206.6 : Pourquoi elles ont leurs lampes allumées. 206.7 : Départ des paysans de Yokhanan et promesse de parler encore à ceux de Béthanie. 206.8 : Au soir, Jésus emmène les disciples de Béthanie dans un pré. 206.9 : Votre état privilégié. 206.10 : Les pauvres et les riches. 206.11 : La parabole des noces royales. 206.12 : Allez sur les places et les chemins. 206.13 : Il en est sera fait de même au Messie. 206.14 : Bénédiction et récitation publique du Notre Père. 206.15 : Jésus souriant, Lazare content, Judas fuyant. 206.16 : Rappel de la dernière Pâque. 206.17 : Fin du séjour à Béthanie.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 67 et 68

EMV 207 · Tome 3, p. 374-387

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : À Bethléem, Marie évoque la naissance de Jésus.

Date de la vision : Mardi 3 juillet 1945.

Calendrier : Jeudi 6 avril 28 (24 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Le groupe apostolique va à Bethléem avec les femmes disciples. Pierre révèle alors son désir d'aller à la grotte de la Nativité avec Marie. Il est vite convenu que la Vierge leur racontera ses souvenirs sur la naissance de Jésus et c'est ce qu'elle fait avec une vive émotion. La Mère du Seigneur raconte où ils se sont arrêtés et dans quel état elle se trouvait elle ainsi que Joseph. Joseph était soucieux, mais la Toute Pure brûlait d'amour pour Dieu. Ils se sont arrêtés près du tombeau de Rachel avant de reprendre la route. Ils rencontrèrent Elie, qui les conseilla où loger, puis ils arrivèrent dans Bethléem même. La Vierge raconte ses impressions sur la ville avant de se diriger vers la grotte. Elle explique comment un sommeil tomba sur le Juste et ce qu'elle ressentit à la naissance du Christ. Elle était en extase, puis, quand elle eut Jésus contre son coeur, elle l'adora, l'offrit au Père, l'emmaillota, en prit soin avec Joseph. Marie raconte encore la venue des bergers et quand on lui demande ce qu'elle fit le lendemain, elle explique que tout fut très simple : elle prit soin de son bébé comme n'importe quelle mère. Marie d'Alphée lui souligne alors que la Sainte Famille aurait pu partir plus tard, pour les Encénies, mais Marie savait que Jésus naîtrait là-bas et il n'était pas question d'attendre. De plus, pour Joseph, cela permettait de laver jusqu'au moindre souvenir du soupçon qu'il avait eu à son encontre, puisque les Ecritures se réalisaient.

Pierre est content de ce récit et explique qu'il la vénérera comme une Reine et sera son esclave. Jésus intervient alors et après avoir énoncé la Trinité, il explique que son Pontife aura le pouvoir là où Marie aura l'amour. Il devra toujours la traiter en Reine, mais sans être un esclave. Le groupe fait alors une pause, et pendant que Marie parle avec les femmes, les apôtres se demandent si des versets du Cantique des Cantiques annonce la Vierge promise. Le Christ confirme alors qu'on parle d'elle dès le commencement du Livre et qu'on parlera encore d'elle dans les livres à venir.

Judas déclare alors que le Verbe aurait pu ne pas s'humilier en s'assujétissant aux misères de l'enfance. Il aurait pu descendre sur terre dans une chair déjà adulte et avoir une mère adoptive, comme son père putatif. Le Maître déclare alors que son Incarnation réelle était une chose juste et que des hérésies sur son Incarnation circuleront. Mais il confirme qu'il est bien une chair réelle et que Marie est réellement la Mère du Verbe fait chair. De plus, il confirme qu'il est éternellement Un avec le Père et uni à Dieu en tant que Chair car l'Amour peut tout. Son Incarnation a pour but de réparer toutes les erreurs de l'homme.

Contenu du chapitre : 207.1 : Marie rappellera le passé. 207.2 : Comment Marie se sentait pendant le voyage. 207.3 : Le tombeau de Rachel et la rencontre d'Élie. 207.4 : Comment lui parut la cité de Bethléem. 207.5 : L'installation dans la grotte. 207.6 : L'extase de la naissance. 207.7 : La visite des bergers. 207.8 : Le lendemain, femme et adoratrice. 207.9 : Pierre et Marie : le pouvoir et l'amour. 207.10 : Marie, l'arbre du fruit rédempteur. 207.11 : Judas aurait aimé une naissance différente. Discours sur la réalité charnelle de Jésus.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 69

EMV 207.1 · Tome 3, p. 375

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Simon-Pierre s’avance pour rejoindre le groupe de Jésus et demande :

« Allons-nous d’ici à Bethléem ? Jean dit que, la dernière fois, vous aviez pris un autre chemin.

– C’est vrai, répond Jésus. Mais c’était parce que nous venions de Jérusalem. D’ici, c’est plus court. Au tombeau de Rachel, que les femmes veulent voir, nous nous séparerons comme vous l’avez décidé il y a un moment. Nous nous retrouverons ensuite à Bet-çur où ma Mère désire faire halte. »

Annotation

Allons-nous d’ici à Bethléem ? Jean dit que, la dernière fois, vous aviez pris un autre chemin. Périple de Jésus, Jean, Judas et Simon le zélote. Cf. EMV 70 à EMV 74.

Nous nous retrouverons ensuite à Bet-çur : BET-ÇUR : (la maison du veilleur). Betsur (prononcer Betsour) dans l’original de Maria Valtorta. Traduit par Béthsur (1985) et par Bet-Çur (2016) dans les éditions françaises. Autres orthographes rencontrées : Bethsur, Beth-Tsur, Beth-Zur, Bethsour. Aujourd’hui Beit Sur, à 6 km au nord d’Hébron.

Où ma Mère désire faire halte : Pour retrouver une amie du Temple : Élise. Voir ci-après EMV 208.

Genèse 35,18-19 – Rachel, fille cadette de Laban. Elle était très belle. Jacob la rencontra auprès du puits où elle allait abreuver ses troupeaux, à proximité de Harân, en Mésopotamie. Dès qu’il la vit, il l’aima. Jacob, dépourvu de biens, ne pouvait payer la somme que tout prétendant donnait aux parents d’une jeune fille. C’est pourquoi il servit son beau-père pendant 7 ans, afin d’obtenir Rachel. En même temps, Jacob, isolé et fugitif, était heureux de se rattacher à un groupe patriarcal. Il se lia par contrat, et on lui donna une femme du clan. Dès lors, il ne pouvait pas partir et emmener sa femme et ses enfants sans autorisation, même au terme du contrat. À la fin des 7 premières années, Laban trompa Jacob, et lui fit épouser Léa, son aînée, beaucoup moins attrayante semble-t-il. Le fils d’Isaac servit encore 7 ans pour avoir la cadette, la seule qu’il ait aimée. Rachel devint sa femme (Genèse 29,1-30) la mère de Joseph (Genèse 30,22-25), puis de Benjamin; elle mourut à la naissance de celui-ci (Genèse 35,16-20; 48,7). Jacob l’ensevelit un peu au nord de Ephrata, plus connue sous le nom de Bethléem. La tombe se trouvait en un lieu que traversait le voyageur allant de Béthel à Bethléem (source BibleOnLine).         

Livre de la Genèse 35, 16-19

Gn 35, 16-19 : Ils partirent de Béthel. Il y avait encore une certaine distance avant d’arriver à Ephrata, lorsque Rachel enfanta, et son accouchement fut pénible. Pendant les douleurs de l’enfantement, la sage-femme lui dit : « Ne crains point, car c’est encore un fils que tu vas avoir. » Comme son âme s’en allait, — car elle était mourante, — elle le nomma Bénoni ; mais son père l’appela Benjamin. Rachel mourut, et elle fut enterrée au chemin d’Éphrata, qui est Bethléem. 20Jacob éleva un monument sur sa tombe ; c’est le monument de la Tombe de Rachel, qui subsiste encore aujourd’hui.

EMV 207.2 · Tome 3, p. 376-377

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ils continuent leur route par la fraîche vallée orientée d’est en ouest, puis ils tournent légèrement vers le nord, longent une colline qui se dresse là et rejoignent ainsi la route qui mène de Jérusalem à Bethléem, justement à côté du cube que surmonte le dôme arrondi du tombeau de Rachel. Tous s’approchent pour prier avec respect.

« Nous nous sommes arrêtés ici, Joseph et moi. Tout est comme à l’époque. Il n’y a que la saison qui diffère : c’était alors une froide journée de Casleu[1]. Il avait plu et les routes étaient devenues boueuses, puis il s’était levé un vent glacial et peut-être avait-il gelé pendant la nuit. Les chemins s’étaient durcis mais, sillonnés par des chars et par la foule, ils ressemblaient tous à une mer couverte de trous, si bien que mon petit âne se fatiguait beaucoup…

– Pas toi, Mère ?

– Oh moi, je t’avais, toi !… »

Son regard exprime un tel bonheur que c’en est émouvant. Puis elle reprend la parole :

« La nuit tombait et Joseph était très soucieux… Un vent cinglant se levait et ne cessait de se renforcer… Les gens se hâtaient vers Bethléem, on se heurtait, et plusieurs prenaient à partie mon petit âne qui avançait bien lentement, cherchant où il devait mettre les sabots… Il semblait savoir que tu étais là… et que tu sommeillais pour la dernière fois dans le berceau de mon sein. Il faisait froid… mais moi, je brûlais. Je te sentais arriver… Arriver ? Tu pourrais dire : “ Cela fait neuf mois que j’étais là, Maman. ” Certes, mais à ce moment-là, c’était comme si tu descendais des Cieux. Les Cieux s’abaissaient jusqu’à moi et j’en voyais les splendeurs… Je voyais la Divinité brûler de la joie de ta naissance toute proche, et ces feux me pénétraient, m’incendiaient, m’abstrayaient… de tout… Froid… vent… foule… tout cela n’était rien ! Je voyais Dieu… De temps à autre, avec effort, je réussissais à ramener mon esprit sur la terre et je souriais à Joseph qui craignait pour moi le froid et la fatigue ; il guidait le petit âne de peur d’un faux pas et m’enveloppait dans une couverture pour que je ne prenne pas froid… Mais il ne pouvait rien arriver. Je ne sentais pas les secousses. J’avais l’impression d’avancer sur un chemin d’é­toiles, au milieu de nuées éclatantes que soutenaient les anges… Et je souriais… D’abord à toi… A travers les barrières de la chair, je te regardais dormir, tes petits poings serrés dans ton petit lit de roses vivantes, mon bouton de lys… Puis je souriais à mon époux si affligé, si affligé, pour l’encourager… et aussi aux gens qui ne savaient pas que déjà ils respiraient dans l’aura du Sauveur…

Nous nous sommes arrêtés près du tombeau de Rachel pour que le petit âne se repose un moment et pour manger un peu de pain et d’olives, nos provisions de pauvres. Mais je n’avais pas faim. Je ne pouvais pas avoir faim… Ma joie me nourrissait…

Annotation

Mon petit âne se fatiguait beaucoup… Cf. EMV 28.

Tombeau de Rachel – Genèse 35, 16-19 – Rachel, fille cadette de Laban. Elle était très belle. Jacob la rencontra auprès du puits où elle allait abreuver ses troupeaux, à proximité de Harân, en Mésopotamie. Dès qu’il la vit, il l’aima. Jacob, dépourvu de biens, ne pouvait payer la somme que tout prétendant donnait aux parents d’une jeune fille. C’est pourquoi il servit son beau-père pendant 7 ans, afin d’obtenir Rachel. En même temps, Jacob, isolé et fugitif, était heureux de se rattacher à un groupe patriarcal. Il se lia par contrat, et on lui donna une femme du clan. Dès lors, il ne pouvait pas partir et emmener sa femme et ses enfants sans autorisation, même au terme du contrat. À la fin des 7 premières années, Laban trompa Jacob, et lui fit épouser Léa, son aînée, beaucoup moins attrayante semble-t-il. Le fils d’Isaac servit encore 7 ans pour avoir la cadette, la seule qu’il ait aimée. Rachel devint sa femme (Genèse 29,1-30) la mère de Joseph (Genèse 30,22-25), puis de Benjamin; elle mourut à la naissance de celui-ci (Genèse 35,16-20; 48,7). Jacob l’ensevelit un peu au nord de Ephrata, plus connue sous le nom de Bethléem. La tombe se trouvait en un lieu que traversait le voyageur allant de Béthel à Bethléem (source BibleOnLine).

Livre de la Genèse 35, 16-19

Gn 35, 16-19 : Ils partirent de Béthel. Il y avait encore une certaine distance avant d’arriver à Ephrata, lorsque Rachel enfanta, et son accouchement fut pénible. Pendant les douleurs de l’enfantement, la sage-femme lui dit : « Ne crains point, car c’est encore un fils que tu vas avoir. » Comme son âme s’en allait, — car elle était mourante, — elle le nomma Bénoni ; mais son père l’appela Benjamin. Rachel mourut, et elle fut enterrée au chemin d’Éphrata, qui est Bethléem. 20Jacob éleva un monument sur sa tombe ; c’est le monument de la Tombe de Rachel, qui subsiste encore aujourd’hui.

EMV 207.4 · Tome 3, p. 377-378

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Voici Bethléem. Oh ! Chère, très chère terre de mes pères qui m’as donné le premier baiser de mon Fils ! Tu es ouverte, bonne et odorante comme le pain dont tu portes le nom, pour donner le vrai Pain au monde qui meurt de faim ! Tu m’as embrassée, toi en qui demeure l’amour maternel de Rachel, comme une mère, terre sainte de la Bethléem de David, premier temple élevé au Sauveur, à l’Etoile du matin née de Jacob pour indiquer la route des Cieux à toute l’humanité ! Regardez comme la ville est belle en ce printemps ! Mais autrefois aussi, malgré la nudité des champs et des vignes, elle était belle ! Un léger voile de givre faisait resplendir les branches nues et elles se couvraient d’une poussière de diamants comme si elles étaient enveloppés dans un impalpable voile de paradis. La cheminée de chaque maison fumait pour le repas tout proche et la fumée, s’élevant par degrés jusqu’à ce sommet, montrait la ville elle-même toute voilée…

Tout était chaste, recueilli, en attente… de toi, de toi, mon Fils ! La terre te sentait venir… Et les habitants de Bethléem t’ont peut-être senti eux aussi, car ils ne sont pas méchants, malgré ce que vous pensez. Ils ne pouvaient pas nous abriter… Dans les maisons honnêtes et bonnes de Bethléem s’entassaient, arrogants comme toujours, sourds et orgueilleux, ceux qui maintenant le sont restés ; eux, ils ne pouvaient te sentir… Combien de pharisiens, de sadducéens, d’hérodiens, de scribes, d’esséniens il y avait ! Si leur cœur est aujourd’hui fermé, cela vient encore de leur dureté de cœur d’alors. Ce soir-là, ils ont fermé leur cœur à l’amour envers leur pauvre sœur… Ils sont restés dans les ténèbres, et y demeurent encore. Ils ont repoussé Dieu dès cet instant, en repoussant loin d’eux l’amour du prochain.

Détail

La Vierge parle de la Nativité de son Fils.

Annotation

Tu es ouverte, bonne et odorante, comme le pain dont tu portes le nom, parce que Bethléem signifie “ la maison du pain ”.

Les habitants de Bethléem t’ont peut-être senti eux aussi, car ils ne sont pas méchants, malgré ce que vous pensez. Cf. le mauvais accueil réservé par les Bethléemites en EMV 73 et EMV 74.