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Notes du thème

Région de Judée

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Confort de lecture

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EMV 207.5-7 · Tome 3, p. 378-381

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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207.5 Venez. Allons à la grotte. Il est inutile d’entrer dans la ville. Les plus grands amis de mon Enfant n’y sont plus. La nature, cette amie, nous suffit, avec ses pierres, sa petite rivière, son bois pour faire du feu… la nature qui a senti venir son Seigneur… Voilà, venez en sûreté. On tourne ici… Voici les ruines de la tour de David. Ah ! Elles me sont plus chères qu’un palais de roi ! Ruines bénies ! Ruisseau béni ! Arbre béni que, comme par miracle, le vent a dépouillé de branches en grand nombre pour que nous trouvions du bois et puissions faire du feu ! »

Marie descend rapidement vers la grotte, franchit le ruisseau sur une planche qui sert de pont, court à l’emplacement qui se trouve devant les ruines et tombe à genoux sur le seuil de la grotte. Elle se penche et en baise le sol. Tous les autres la suivent. Ils sont émus… L’enfant [Marziam], qui ne la quitte pas un instant, semble écouter une merveilleuse histoire et ses yeux noirs boivent les paroles et les gestes de Marie sans en perdre un seul.

Marie se relève et entre en disant :

« Tout est resté comme autrefois ! Mais il faisait nuit, à cette époque… Joseph fit de la lumière à mon entrée. C’est alors seulement, en descendant de l’âne, que je sentis à quel point j’étais fatiguée et gelée… Un bœuf nous salua, j’allai à lui pour sentir un peu de chaleur, pour m’appuyer contre le foin… Là où je suis, Joseph étendit du foin pour me faire un lit et le sécha pour moi comme pour toi, mon Fils, à la flamme allumée dans ce coin… car, par amour, cet ange qu’était mon époux était bon comme un père… Et nous tenant par la main, comme deux frères perdus dans l’obscurité de la nuit, nous avons mangé du pain et du fromage, puis il alla de ce côté alimenter le feu, et ôta son manteau pour boucher l’ouverture… En réalité, il fit tomber un voile devant la gloire de Dieu qui descendait des Cieux, toi, mon Jésus… et je restai sur le foin, dans la tiédeur des deux animaux, enveloppée dans mon manteau et dans la couverture de laine… Mon cher époux… En cette heure d’anxiété où j’étais seule devant le mystère de ma première maternité, toujours pleine d’inconnu pour une femme et, pour moi, dans mon unique maternité, remplie aussi du mystère qu’allait être la vision du Fils de Dieu émergeant d’une chair mortelle, lui, Joseph, fut pour moi une mère, il fut un ange… mon réconfort… à cette époque comme toujours…

207.6 Le silence et le sommeil enveloppèrent ensuite le Juste… pour qu’il ne voie pas ce qui était pour moi le baiser quotidien de Dieu… Alors, après cet intermède des nécessités humaines, survinrent pour moi les flots sans mesure de l’extase arrivant de la mer paradisiaque, qui me soulevaient de nouveau sur des crêtes lumineuses toujours plus élevées, et m’emportèrent avec eux, tout en haut, dans un océan de lumière, de lumière, de joie, de paix, d’amour jusqu’à ce que je me trouve perdue dans la mer de Dieu, du sein de Dieu… J’entendis encore une voix de la terre : “ Tu dors, Marie ? ”, mais si lointaine… Un écho, un souvenir de la terre… si faible que l’âme n’en est pas touchée… je ne sais quelle réponse j’y fis pendant que je ne cessais de m’élever dans cet abîme de feu, de béatitude infinie, d’avant-goût de Dieu… jusqu’à lui, jusqu’à lui… Oh ! Mais est-ce toi qui es né, ou est-ce moi qui suis née de la splendeur trinitaire, cette nuit-là ? Est-ce moi qui t’ai donné, ou toi qui m’as aspirée pour me donner ? Je ne sais pas…

Puis vint la descente, de chœur en chœur, d’astre en astre, de nuage en nuage, douce, lente, bienheureuse, tranquille comme celle d’une fleur qu’un aigle a emmenée dans les hauteurs et qu’il a laissée tomber, et qui redescend lentement sur les ailes de l’air, embellie par une pluie de pierres précieuses, par une parcelle d’arc-en-ciel dérobée au ciel, et qui se retrouve sur sa terre natale… Mon diadème, c’est toi ! Toi, sur mon cœur…

M’étant assise ici, après t’avoir adoré à genoux, je t’ai aimé. Enfin, j’ai pu t’aimer sans la barrière de la chair ; je me suis levée pour te porter à l’amour de celui qui, comme moi, était digne de t’aimer dans les premiers. Et ici, entre ces deux rustiques colonnes, je t’ai offert au Père. Et, ici, tu as reposé pour la première fois sur le cœur de Joseph… Je t’ai ensuite emmailloté et, ensemble, nous t’avons déposé ici… Je te berçais pendant que Joseph séchait le foin à la flamme et le tenait au chaud en le mettant sur sa poitrine. A cet endroit, nous t’adorions tous deux, penchés sur toi comme moi maintenant, pour boire ta respiration, pour voir à quel anéantissement peut conduire l’amour, pour verser les larmes que l’on verse sûrement au Ciel sous l’effet de la joie inépuisable de voir Dieu. »

207.7 Marie est allée et venue pendant cette évocation, indiquant les endroits, haletante d’amour, une larme scintillant dans ses yeux bleus et un sourire de joie sur les lèvres ; elle se penche réellement sur son Jésus qui s’est assis sur une grosse pierre pendant cette évocation, et elle embrasse ses cheveux en pleurant et adorant comme alors…

« Et puis les bergers… à l’intérieur, ici, pour adorer de toute leur âme pleine de bonté, accompagnés du grand soupir de la terre qui entrait avec eux et de leur odeur d’hommes, de troupeaux, de foin ; et au-dehors, partout, il y avait des anges pour t’adorer par leur amour, par leurs chants qu’aucune créature humaine ne saurait répéter, et par l’amour des Cieux, par l’atmosphère des Cieux qui entrait avec eux, et qu’ils apportaient avec leur éclat… Ta naissance, béni !… »

Marie s’est agenouillée auprès de son Fils ; elle pleure d’émotion, la tête appuyée sur ses genoux. Pendant quelques instants, personne n’ose parler. Plus ou moins émues, les personnes présentes regardent autour d’elles comme si, au milieu des araignées et des cailloux rugueux, elles espéraient voir le spectacle de la scène décrite…

Marie se ressaisit et dit :

« Voilà, je vous ai raconté la naissance de mon Fils dans son infinie simplicité et son infinie grandeur, avec mon cœur de femme, pas avec la sagesse d’un maître. Il n’y a rien d’autre, car ce fut la chose la plus grande de la terre, cachée sous les apparences les plus communes. »

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La Vierge Marie raconte la Nativité de son Fils aux apôtres, à Marziam, et à quelques femmes-disciples.

EMV 207.10 · Tome 3, p. 384

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Maintenant, venez au-dehors, près du ruisseau, à l’ombre de ce bon arbre. Si l’été était plus avancé, il vous donnerait ses pommes en plus de son ombre. Venez. Nous allons manger avant de partir… pour aller où, mon Fils ?

– A Jala. C’est tout près. Et demain nous irons à Bet-çur. »

Détail

La Vierge Marie parle.

Annotation

A Jala : Beit Jala (la maison des herbages). Le nom de ce village ne semble figurer ni dans la bible, ni dans aucune source ancienne courante. On peut donc considérer cette mention comme une « connaissance rare de Maria Valtorta ! (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile, d’après Maria Valtorta).

EMV 208 · Tome 3, p. 387-399

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Marie revoit le berger Élie et va chez Élise de Bet-Çur (Bethsur).

Date de la vision : Mercredi 4 juillet 1945

Calendrier : Vendredi 7 avril 28 (24 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Vers Bet-Çur

Cycle : Voyage dans l'attente de la Pentecôte

Résumé : Jésus envoie les apôtres en avant pour chercher Elie et les bergers de la Nativité. Marziam reste avec lui, la Vierge, Marie d'Alphée et Marie Salomé. L'enfant veut en apprendre plus sur les bergers et il s'étonne qu'on les ait mal traités. La Vierge et Marziam parlent ensuite du massacre des Innocents puis des Limbes, et Marie lui assure qu'il n'ira pas dans le Shéol, puisque Jésus aura déjà ouvert les portes des Cieux à sa mort. Le jeune garçon se demande enfin comment on peut être avec Dieu si le Père se trouve dans les Cieux, et la Mère de Jésus explique que Dieu est omniprésent et qu'il nous aime. Le fait que le Seigneur puisse même aimer Doras perturbe l'enfant, et quand Marie lui suggère de prier pour qu'il se repente, Marziam répond avec fougue qu'il prierait plutôt pour que le pharisien meure. Tout le monde rit face à sa répartie, et Marie le corrige ensuite en disant que Dieu ne peut approuver une telle attitude. Mais Marziam a trop souffert à cause de Doras, et après avoir raconté certains de ses souvenirs, il pleure, crie, se tord de douleur. Jésus intervient alors et lui enjoint à ne pas haïr qui que ce soit, sous aucun prétexte, et de demander au Père de penser lui-même à ce qu'il désire. La paix est rétablie dans le coeur de l'enfant, et le groupe continue sa route.

Jésus retrouve les apôtres et ils commentent la beauté de ce coin de Judée. Après avoir énoncé Salomon, ils continuent leur route jusqu'à Bet-Çur. Marie y rencontre le berger Elie, pour la première fois, et elle voit également Joseph et Lévi. La Vierge les interroge alors sur une certaine Elise de Bet-Çur, qui était une amie d'enfance et une ancienne compagne au Temple. Il lui apprenne que son mari, Abraham, et ses deux enfants, Daniel et Lévi, sont décédés et la Vierge veut aller la consoler. Elle y va accompagnée de Jésus et à deux, ils arrivent à apporter un peu de paix à la sexagénaire. Puisque le soir descend, le Christ laisse sa Mère sur place, et il s'en va rejoidnre les bergers et les apôtres, après avoir demandé à Elise s'il pouvait les retrouver près de sa maison le lendemain.

Contenu du chapitre : 208.1 : Jésus envoie les apôtres à la recherche des bergers. 208.2 : Marie parle à Marziam des Saints Innocents, des Limbes et du Ciel. 208.3 : Elle lui parle du pardon à donner même à Doras qui l’a fait tat souffrir mais Marziam ne peut s'empêcher de le haïr. 208.4 : Jésus le convainc de ne pas haïr mais de prier. 208.5 : On arrive aux Piscines de Salomon où se trouvaient ses splendides jardins. 208.6 : En route vers Bet-Çur. 208.7 : À Bet-Çur Marie salue Élie qui lui rapporte de bien mauvaises nouvelles d'Élise. 208.8 : Marie et Jésus parviennent à entrer chez elle. 208.9 : Face au chagrin d’Élise, Marie lui dit que son fils mort lui amène le Christ qu'il cherchait. 208.10 : Jésus lui confirme que les siens vivent encore éternellement. 208.11 : Demain il parlera près de sa maison. Marie restera chez elle. Devant le changement d’Élise, la servante crie au miracle.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 70

EMV 208.5-6 · Tome 3, p. 391-392

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les trois grands bassins creusés dans la roche de la montagne – une œuvre vraiment grandiose – resplendissent de toute leur surface très limpide, tout comme la chute d’eau qui, du premier bassin, tombe dans le second, plus grand, et de celui-ci dans un troisième bassin qui est un véritable petit lac d’où elle part par des conduites vers des villes éloignées. En raison de l’humidité du sol dans cette région, la montagne, de la source aux piscines et de celles-ci à la plaine, est d’une fertilité merveilleuse. Les fleurs les plus variées d’entre les fleurs sauvages, ainsi que des plantes parfumées et rares donnent un aspect riant aux pentes vertes. On dirait que l’homme a semé ici des fleurs de jardin et des plantes parfumées qui répandent dans l’air, sous le soleil qui les chauffe, leurs arômes de cannelle, de camphre, d’œillet, de lavande et autres odeurs pénétrantes, fortes, suaves, qui se mêlent pour former la plus merveilleuse des meilleures odeurs de la terre. Je dirais que c’est une symphonie de parfums parce que c’est réellement le poème des plantes et des fleurs sous toutes leurs teintes variées et leurs agréables exhalaisons.

Tous les apôtres sont assis à l’ombre d’un arbre couvert de grandes fleurs blanches, dont j’ignore le nom, aux énormes clochettes pendantes d’émail blanc, qui ondulent au moindre souffle de vent et répandent des flots de parfum à chaque ondulation. Je ne connais pas le nom de cet arbre. La fleur me rappelle un arbuste qui existe en Calabre et qu’on appelle là-bas « bottaro », mais ici, il s’agit d’un arbre élevé, au tronc puissant, et non d’un arbuste.

Jésus appelle ses apôtres, et ils accourent.

« Nous avons trouvé presque immédiatement Joseph qui revenait d’un marché. Ce soir, ils seront tous à Bet-çur. Nous nous sommes réunis en nous hélant et nous nous sommes installés ici, au frais, explique Pierre.

– Quel bel endroit ! On dirait un jardin ! Nous discutions entre nous pour savoir s’il était naturel ou non. Les uns pensent que oui, les autres sont d’un avis différent, dit Thomas.

– La terre de Judée a de ces merveilles…, dit Judas, qui tire inévitablement orgueil de tout, même des fleurs et des plantes.

– Oui, mais… je crois que, si par exemple le jardin de Jeanne à Tibériade était abandonné et devenait sauvage, la Galilée aussi posséderait au milieu des ruines la merveille de ses roses splendides, réplique Jacques, fils de Zébédée.

– Et tu ne te trompes pas. C’était dans cette région que se trouvaient les jardins de Salomon, aussi célèbres que ses palais dans le monde de cette époque. C’est peut-être ici qu’il a rêvé le Cantique des Cantiques appliquant à la Cité sainte toutes les beautés qu’il avait fait pousser ici, dit Jésus.

– C’est donc moi qui avais raison ! Dit Jude.

– Tu avais raison, dit l’autre Jacques, son frère. Sais-tu, Maître ? Il citait l’Ecclésiaste en unissant l’idée des jardins à celle des bassins et terminait en disant : “ Pourtant il s’aperçut que tout est vanité et que rien ne dure sous le soleil sauf la Parole de mon Jésus. ”

– Je te remercie, mais remercions aussi Salomon. Que les fleurs primitives proviennent de lui ou non, il est certain que les bassins qui alimentent plantes et hommes viennent de lui. Qu’il en soit béni. Allons donc jusqu’à ce grand rosier hirsute qui a formé, d’un arbre à l’autre, une galerie fleurie. Nous allons nous arrêter là. Nous sommes presque à mi-chemin. »

208.6 … Ils reprennent la route vers la neuvième heure, lorsque s’allongent les ombres des arbres de cette région bien cultivée. On croit traverser un immense jardin botanique, car chaque espèce de plante y est représentée pour son tronc, son fruit ou sa beauté. Les cultivateurs circulent un peu partout, mais ne font guère attention à la troupe des apôtres qui passe. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. D’autres groupes de juifs sont sur la route, de retour des fêtes pascales.

Cette route est en assez bon état, bien qu’elle soit taillée dans les montagnes, et des panoramas toujours variés rompent la monotonie de la marche. Ruisseaux et torrents dessinent des vir­gules d’argent liquide et écrivent des paroles qu’ils chantent ensuite, dans leurs mille méandres qui se recoupent, se répandent sous les bois ou se cachent sous des cavernes d’où ils ressortent embellis. Ils semblent jouer avec les arbres et les roches comme de joyeux gamins.

Annotation

C'était dans cette région qu'étaient les jardins de Salomon, célèbres comme ses palais dans le monde de cette époque. C'est peut-être ici qu'il a rêvé le Cantique des Cantiques appliquant à la Cité Sainte toutes les beautés qu'il avait fait pousser ici" dit Jésus. Cf. le Cantique des Cantiques 4, 12-16.

Il citait l’Ecclésiaste en unissant l’idée des jardins à celle des bassins et terminait en disant : “ Pourtant il s’aperçut que tout est vanité et que rien ne dure sous le soleil sauf la Parole de mon Jésus.” Cf. Qo 1, 2-3 et 2, 1-11 ci-dessous.

Ils reprennent la route vers la neuvième heure, lorsque s’allongent les ombres des arbres de cette région bien cultivée. Neuvième heure = 15 heures

Le Cantique des Cantiques 4, 12-16

Ct 4, 12-16 : C’est un jardin fermé que ma sœur fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. Tes pousses sont un bosquet de grenadiers, avec les fruits les plus exquis ; le cypre avec le nard, le nard et le safran, la cannelle et le cinnamome, avec tous les arbres à encens, la myrrhe et l’aloès, avec tous les meilleurs baumiers. Source de jardins, puits d’eaux vives, ruisseau qui coule du Liban !

L'épouse

Levez-vous aquilons ; venez autans ! Soufflez sur mon jardin, et que ses baumiers exsudent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses beaux fruits !

Livre de l'Ecclésiaste 1, 1-3

Qo 1, 1-3 : Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi dans Jérusalem. Vanité des vanités ! dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités ! Tout est vanité. Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

Livre de l'Ecclésiaste 2, 1-11

Qo 2, 1-11 : J’ai dit dans mon cœur : « Viens donc, je t’éprouverai par la joie ; goûte le plaisir ! » Et voici, cela est encore une vanité. J’ai dit du rire : « Insensé ! » et de la joie : « Que produit-elle ? » Je m’appliquai dans mon cœur à livrer ma chair au vin, tandis que mon cœur me conduirait avec sagesse, et à m’attacher à la folie, jusqu’à ce que je visse ce qu’il est bon pour les enfants des hommes, de faire sous le ciel durant les jours de leur vie.

J’exécutai de grands ouvrages, je me bâtis des maisons, je me plantai des vignes ; Je me fis des jardins et des vergers, et j’y plantai des arbres à fruit de toute espèce ; 6je me fis des réservoirs d’eau, pour arroser des bosquets où croissaient les arbres. J’achetai des serviteurs et des servantes, et j’eus leurs enfants nés dans la maison ; j’eus aussi des troupeaux de bœufs et de brebis, plus que tous ceux qui furent avant moi dans Jérusalem. Je m’amassai aussi de l’argent et de l’or, et les richesses des rois et des provinces ; je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les délices des enfants des hommes, des femmes en abondance.

Je devins grand et je l’emportai sur tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem ; et même ma sagesse demeura avec moi. Tout ce que mes yeux désiraient, je ne les en ai pas privés ; je n’ai refusé à mon cœur aucune joie ; car mon cœur prenait plaisir à tout mon travail, et ce fut ma part de tout mon travail. Puis j’ai considéré toutes mes œuvres que mes mains avaient faites, et le labeur que leur exécution m’avait coûté ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun profit sous le soleil.

EMV 209 · Tome 3, p. 399-406

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : La fécondité de la souffrance dans le discours de Jésus, près de la maison d’Élise à Bet-Çur.

Date de la vision : Jeudi 5 juillet 1945.

Calendrier : Vendredi 7 avril 28 (25 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Bet-Çur

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Les habitants de Bet-Çur apprennent qu'Elise s'est remise de sa maladie, et ils souhaitent la voir, à la fois par amitié, mais aussi par curiosité. Jésus les contient avec douceur, comme lui seul sait le faire, puis il va voir sa Mère et Elise. Les deux femmes sont toutes deux dans le jardin, mais désormais, celui-ci est négligé et la Vierge promet qu'elles vont le remettre d'aplomb comme il se doit. Elle obtient ainsi de rester quelques jours près de son amie. Le Christ va ensuite voir les bergers et leur apprend qu'il souhaite les avoir comme disciples, mais pour cela, il leur faut quitter leur métier actuel. Puisqu'il ne serait pas convenable de tout laisser en plan comme cela, ils s'accordent avec Jésus pour continuer à prendre soin de leurs troupeaux, jusqu'à ce que leur employeur sache prendre de nouveaux bergers.

Ce point étant réglé, le Seigneur donne un discours près de la maison d'Elise, à un endroit où cette dernière peut l'entendre sans être vue par les habitants du village. Après avoir évoqué discrètement la douleur d'orphelin de Marziam et le veuvage triste d'Elise, Il promet d'appeler beaucoup d'hommes à sa suite, car il ne suffit plus aux besoins infinis de ses frères et il se doit de les consoler en leur apportant la connaissance exacte de Dieu. Il invite ainsi les âmes à venir, par l'intermédiaire de ses disciples et des apôtres, pour trouver du réconfort dans la souffrance.

Ensuite, Jésus évoque le Livre de Ruth et la douleur de Noémi, qui avait perdu son mari et ses enfants. Ruth, sa belle-fille, refusa de la quitter, car elle avait compris que sa douleur de jeune veuve était moins pesante que la douleur de Noémi, qui avait perdu ses enfants. La souffrance est ainsi une croix, "mais elle est aussi une aile", et le Rédempteur insiste particulièrement sur la valeur de la charité, sur le fait de sortir de soi-même, de ses ténèbres, de ses égoïsmes. Il encourage à aller vers les orphelins, les malades, les isolés, et de s'oublier au milieu de ceux qui sont oubliés. Ainsi, ceux qui n'avaient plus rien pourront un jour bénir le Seigneur grâce à ces personnes qui les auront sorties de leur malheur, de leur solitude, de leur souffrance.

Jésus conclut sur les conséquences de la bonté, qui peut "provoquer une telle marée d'amour". Il conclut là son discours, pendant que Elise pleure, et il ne laisse entrer personne dans le jardin où elle se trouve.

Contenu du chapitre : 209.1 : La guérison d’Élise provoque la curiosité des gens de Bet-Çur. 209.2 : Respectez la convalescence d'Élise. 209.3 : Jésus entre dans le jardin d'Élise. Marie restera quelques jours avec elle. 209.4 : Jésus invite les trois bergers à le suivre. 209.5 : Dieu seul soulage les souffrances. Venez à moi par mes disciples. 209.6 : Méditez sur la douleur de Noémi et l'amour de Ruth. 209.7 : La douleur est une croix et une aile. Les effets insoupçonnés de la bonté. Jésus veille à protéger Élise.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 71

EMV 210 · Tome 3, p. 406-412

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : En route vers Hébron, les inquiétudes de Judas Iscariote.

Date de la vision : Vendredi 6 juin 1945.

Calendrier : Dimanche 9 avril 28 (27 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Vers Hébron

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Judas est de mauvaise humeur et demande à Marie d'Alphée et Marie Salomé si elles comptent visiter tous les lieux d'Israël. L'homme s'impatiente, car il souhaite aller à Kérioth avec le Maître et il s'agace déjà à l'idée que Marie, qui est pour l'heure à Bet-Çur ne les accompagne pas. Il regrette que Jésus ne fasse plus de miracles éclatants, et estime qu'ils font piètre figure. Ses déclarations sont telles que les femmes-disciples sont abasourdies et même André le reprend vertement, en soulignant que c'est lui qui s'est imposé dans le groupe des apôtres sans que Jésus ne le choisisse. Thomas intervient ensuite et plaisante, mais quand Judas reproche au Maître de n'avoir rien fait, son confrère lui rappelle la guérison des lépreux - épisode durant lequel l'Iscariote n'était pas présent, par sa faute. Puis Thomas donne de sages conseils au jeune homme, l'encourageant à changer, à ne pas être déçu, à ne pas se prendre pour le maître du Maître.

La conversation revient sur les lieux saints d'Israël, et comme Judas bougonne que ce sont les légendes habituelles, Thomas fait remarquer que son ami a voulu à aller à Endor, qui ne brille pas pour sa pureté, alors que les femmes vont là où il y au des saints. Le sujet de Jean d'Endor est amené sur le tapis, et leur conversation houleuse continue, Judas critiquant sur tout. Jésus ne leur parle soit-disant plus, il s'occupe trop de Marziam, il choisit de mauvais disciples avec des personnes comme le vieux Jean... et tout est prétexte pour râler. Bientôt, Marie d'Alphée et Marie-Salomé s'éclipsent avec André. Thomas et Judas ne remarquent même pas l'arrivée silencieuse de Jésus, qui intervient à point nommé et calme les inquiétudes de Judas. Le Maître assure ainsi que sa Mère viendra bien à Kérioth et justifie tous ses choix, notamment celui d'avoir laissé Simon le Zélote avec la Vierge, car il est âgé, il sait se taire, et respecter la douleur d'Elise. Judas s'en faisait donc pour des chimères, et celui-ci est frappé par la bonté du Christ et la manière dont il le rassure. Enfin, la conversation devient plus légère en évoquant les lieux historiques d'Israël et la manière dont Simon-Pierre se comportait en classe... Ce qui fait rire tout le monde.

Contenu du chapitre : 210.1 : Judas voudrait que Jésus fasse des miracles plus éclatants. 210.2 : Les femmes et André se choquent, Thomas s’interpose. 210.3 : Il sermonne Judas. 210.4 : Qui est jaloux de la place prise par Marziam et Jean d'En-Dor. 210.5 : Jésus explique à Judas sa décision. 210.6 : Il en arrive presque à le faire pleurer. 210.7 : Pierre est admiratif de la pédagogie de Jésus.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 72.

EMV 210.3 · Tome 3, p. 408

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– (...) Nous faisons plaisir aux femmes disciples en allant voir le tombeau d’Abraham, son arbre, et puis la tombe de Jessé et… qu’avez-vous dit d’autre ?

– On dit que c’est ici l’endroit où Adam habita et où Abel fut tué…

– Les absurdes légendes habituelles… bougonne Judas.

– Dans un siècle, on dira que la grotte de Bethléem et bien d’autres choses ne sont que légende !

Annotation

Nous faisons plaisir aux femmes disciples en allant voir le tombeau d’Abraham, son arbre : Le tombeau des patriarches : Le chêne de Mambré près d’Hébron (Genèse 13,18). Abraham acquit près de là, la grotte de Macpéla où il enterra sa femme Sara (Genèse 23,19). Il fut lui-même enterré à cet endroit (Genèse 25,8-9). Cf. les textes bibliques ci-dessous.

La tombe de Jessé : À Hébron on honore la tombe de Jessé, le père de David, et de sa grand-mère Ruth la moabite, l’épouse de Booz.

On dit que c’est ici l’endroit où Adam habita et où Abel fut tué… Il s’agit en effet de traditions juives (parfois enjolivées) dont les Pères de l’Eglise se font écho (Saint Jérôme, Origène, St Amboise, …).

Livre de la Genèse 13, 18

Gn 13, 18 : Abram leva ses tentes et vint habiter aux chênes de Mambré, qui sont en Hébron ; et il bâtit là un autel à Yahweh.

Livre de la Genèse 23, 19

Gn 23, 19 : Après cela, Abraham enterra Sara, sa femme, dans la caverne de Macpéla, vis-à-vis de Mambré, qui est Hébron, dans le pays de Chanaan.

Livre de la Genèse 25, 8-9

Gn 25, 8-9 : Abraham expira et mourut dans une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il fut réuni à son peuple. 9Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Éphron, fils de Séor le Héthéen, qui est vis-à-vis de Mambré

EMV 211 · Tome 3, p. 412-422

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Retour à Hébron. Discours et miracles dans le jardin de la maison de Jean-Baptiste.

Date de la vision : Samedi 7 juillet 1945.

Calendrier : Dimanche 9 avril 28 (27 Nissan 3788)

Lieux (carte) : A Hébron

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Hébron a changé depuis l'année précédente, car le village a entendu parler des miracles de Jésus et ses habitants ont commencé à réfléchir. Après une brève évocation de Doras, de Jeanne de Kouza, et de Sciammai, l'ancien maître d'Aglaé, le groupe apostolique apprend que le chef de synagogue veut recevoir le Maître. Jésus y consent et ils se dirigent vers la maison de Jean-Baptiste. Le Christ assure au prêtre qu'il ne lui tient pas rancune de l'avoir chassé l'année passée, car il était alors un Inconnu, et il pensait en outre bien agir. Depuis, Jean, le Précurseur, les avait encouragé à aller vers le Seigneur, et désormais, voilà qu'ils le désirent, d'autant qu'ils ont des malades parmi eux. Jésus leur dit donc de les regrouper, et quand c'est chose faite, il les guérit. Ensuite, il se met à parler.

Le sujet principal de son discours porte sur les serviteurs de Dieu. Beaucoup ont désormais des idoles dans leurs vies, et c'est pour cela que le Mal peut prospérer, comme avec Hérode qui emprisonne Jean-Baptiste et qui le mettra bientôt à mort. Ces serviteurs idolâtres ne savent plus parler le langage de Dieu, ce compris les prêtres dans le Temple. Ils veulent au contraire rester dans leurs ténèbres et se laissent acheter par la puissance et l'argent maudit. Mais comme l'enseigne le Christ, il n'y a pas d'argent pour acheter les consciences. Au contraire, il est toujours temps de se mettre au service de Dieu, et Jésus invite les habitants d'Hébron à ne pas décevoir leur Jean mais à se préparer à la Rédemption. De plus, le Sauveur promet qu'il ne garde pas rancune pour le mauvais accueil qu'on lui a fait il y a quelques mois. Tout l monde peut le suivre, il ne demande que la bonne volonté.

Survient alors un dernier miracle, suite à l'arrivée d'un homme estropié qui ressemble à un S. Il le guérit, puis Jésus va dans la maison du chef de la synagogue et la vision se termine.

Contenu du chapitre : 211.1 : En un an, l’opinion des gens d'Hébron a changée. Ils ont été évangélisés. 211.2 : La maison du Baptiste est dans un état lamentable. 211.3 : Le chef de la synagogue s'excuse pour le passé. Le Baptiste a plaidé en faveur de Jésus. Les signes du Messie. 211.4 : Guérisons multiples. 211.5 : Les persécutions contre le Baptiste et le Messie. 211.6 : Ce que la lettre de Jérémie (Baruch 6) dit des idoles. 211.7 : Les idoles humaines du Temple. Les eunuques spirituels. 211.8 : Ne décevez pas votre Jean. Je ne vous garde pas rancune. 211.9 : Guérison de Masala, l'homme en S.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 73.

EMV 211.2 · Tome 3, p. 413-414

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

211.2 Judas confie que le chef de la synagogue voulait venir avec lui, mais qu’il n’a pas osé prendre cette décision de son propre chef :

« Tu te souviens, Jean, comme il nous a chassés l’an dernier ?

– Je m’en souviens… Mais disons-le au Maître. »

Jésus, interrogé, répond qu’ils vont entrer à Hébron. Si les habitants veulent les voir, ils les appelleront, et eux s’arrêteront. Sinon ils passeront sans s’arrêter.

« Ainsi, nous verrons aussi la maison de Jean-Baptiste. A qui appartient-elle, maintenant ?

– A qui la veut, je crois. Shammaï est parti et n’est plus revenu. Il a enlevé ses serviteurs et ses meubles. Les habitants, pour se venger de ses injustices, ont abattu le mur de clôture et la maison est à tout le monde. Le jardin, du moins. Ils s’y réunissent pour vénérer leur Jean-Baptiste. On dit que Shammaï a été assassiné. Je ne sais pourquoi… une affaire de femmes, semble-t-il…

– Quelque intrigue louche de la cour, certainement !… » marmonne Nathanaël dans sa barbe.

Annotation

Concernant le chef de synagogue, cf. l'EMV 77.8.

EMV 211.3-4 · Tome 3, p. 416-417

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

211.3 Ils se lèvent et se dirigent vers Hébron, vers la maison de Jean-Baptiste. Au moment où ils vont y arriver, voilà un groupe serré d’habitants. Ils s’avancent, un peu indécis, curieux et gênés. Mais Jésus les salue d’un sourire. Ils s’enhardissent, s’ouvrent, et le chef de la synagogue — si impoli, l’an passé —, sort du groupe.

« Paix à toi ! Salue immédiatement Jésus. Nous permets-tu de séjourner dans ta ville ? Je suis accompagné de tous mes disciples préférés et des mères de certains d’entre eux.

– Maître, mais tu ne gardes pas de rancune contre nous, contre moi ?

– De la rancune ? Je ne sais pas ce que c’est et je ne vois pas pourquoi je devrais en avoir.

– L’an passé, je t’ai offensé…

– Tu as offensé l’Inconnu, te croyant en droit de le faire. Puis tu as compris et tu as regretté de l’avoir fait. Mais c’est du passé et, comme le regret efface la faute, le présent efface le passé. Maintenant, pour toi, je ne suis plus l’Inconnu. Quels sentiments éprouves-tu donc pour moi ?

– Du respect, Seigneur. Du… désir…

– Du désir ? Qu’attends-tu de moi ?

– Te connaître mieux que je ne te connais.

– Comment ? De quelle façon ?

– Par ta parole et tes œuvres. La connaissance de ta personne, de ta doctrine, de ta puissance est parvenue jusqu’ici, et on nous a dit que tu n’es pas étranger à la libération de Jean-Baptiste. Tu ne le haïssais donc pas, tu n’as pas cherché à supplanter notre Jean ! Lui-même n’a pas nié que c’est grâce à toi qu’il a revu la vallée du saint Jourdain. Nous sommes allés auprès de lui, lui parler de toi, et il nous a dit : “ Vous ne savez pas qui vous avez repoussé. Je devrais vous maudire, mais je vous pardonne parce qu’il m’a enseigné à pardonner et à être doux. Mais, si vous ne voulez pas être anathème au Seigneur et à moi son serviteur, aimez le Messie. Et n’ayez pas de doute. Voici à quoi vous le reconnaîtrez : esprit de paix, amour parfait, sagesse supérieure à toute autre, doctrine céleste, douceur suprême, puissance sur toute chose, humilité absolue, chasteté angélique. Vous ne pouvez pas vous tromper. Quand vous respirerez la paix auprès d’un homme qui se dit le Messie, quand vous boirez son amour, l’amour qui émane de lui, quand vous passerez de vos ténèbres à la lumière, quand vous verrez les pécheurs se racheter et les corps guérir, alors dites : ‘Celui-ci est vraiment l’Agneau de Dieu !’ ” Nous savons que tes œuvres sont celles dont parle notre Jean. Par conséquent, pardonne-nous, aime-nous, donne-nous ce que le monde attend de toi.

– C’est pour cela que je suis ici. Je viens de très loin pour donner aussi à la ville de Jean ce que je donne à tout lieu qui m’accueille. Dites ce que vous désirez de moi.

– Nous avons, nous aussi, des malades, et nous sommes ignorants, surtout en ce qui est amour et bonté. Jean, dans son amour absolu pour Dieu, a une main de fer et une parole de feu, et il veut nous plier tous comme un géant froisse un brin d’herbe. Beaucoup tombent dans le découragement parce que l’homme est plus pécheur que saint. Il est difficile d’être saint… Toi… on dit que tu ne courbes pas, mais que tu relèves, que tu ne cautérises pas, mais que tu appliques du baume, que tu n’écrases pas, mais que tu caresses. On sait que tu es paternel à l’égard des pécheurs et puissant contre les maladies quelles qu’elles soient, et surtout les maladies du cœur. Les rabbins ne savent plus le faire.

211.4 – Amenez-moi vos malades, puis réunissez-vous dans ce jardin abandonné et profané par le péché après avoir servi de temple pour la grâce qui y a habité. »

Tels des hirondelles, les habitants d’Hébron s’envolent dans toutes les directions et il ne reste que le chef de la synagogue qui entre avec Jésus et ses disciples dans l’enceinte du jardin ; ils se mettent à l’ombre d’une tonnelle où se mêlent les rosiers et les vignes qui ont poussé librement. Les habitants d’Hébron ont vite fait de revenir ; ils amènent un paralytique sur un brancard, une jeune aveugle, un petit muet et deux personnes qui souffrent de je ne sais quelle maladie, qu’on accompagne en les soutenant.