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Lieux - Bethléem de Judée

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EMV 27.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Qu’est-ce donc que César, sinon un instrument de Dieu ? Depuis que le Père a décidé de pardonner à l’homme, il a d’avance préparé les événements de manière à ce que son Christ naisse à Bethléem. Cette ville, la plus petite de Juda, n’existait pas encore que déjà sa gloire était annoncée. Il fallait que cette gloire se manifeste et que la parole de Dieu ne soit pas démentie – elle le serait si le Messie naissait ailleurs – : c’est alors qu’un puissant est apparu, très loin d’ici, il nous a conquis, et voilà qu’il désire connaître ses sujets, en ce moment précis, alors que le monde est en paix... Ah, qu’est-ce que notre petit effort si l’on pense à la beauté de cet instant de paix ? Réfléchis, Joseph : une époque où il n’y a pas de haine dans le monde ! Mais peut-il se trouver meilleur moment pour que se lève “ l’Etoile ” dont la lumière est divine et l’influence rédemption ? Oh, ne crains rien, Joseph ! Si les routes ne sont pas sûres, si la foule rend notre voyage difficile, les anges nous serviront de défense et d’escorte. Non pas à nous, d’ailleurs, mais à leur Roi ! Si nous ne trouvons pas d’asile, ils nous abriteront sous leurs ailes. Il ne nous arrivera rien de mal. Rien ne peut nous arriver : Dieu est avec nous.

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Marie énonce César lors de l'édit de recensement.

Luc 2,1-3 :
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

EMV 28 · Tome 1, p. 178-183

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : L’arrivée à Bethléem.

Date de la vision : Lundi 5 juin 1944

Calendrier : Mardi 10 décembre de l'an -5

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie et Joseph se mettent en route vers Bethléem. Marie est sur l'âne et Joseph marche à pied, car il n'a pas pu obtenir deux ânes. L'époux de la Vierge lui demande si elle est fatiguée, mais cette dernière le rassure. Quand Joseph lui demande si elle a froid, elle le rassure aussi, mais cette fois, son gardien n'est pas satisfait par sa réponse et jauge que ses pieds sont froids. Il lui donne donc une couverture supplémentaire.

Sur le chemin, les époux rencontre Elie, l'un des futurs bergers qui viendra adorer le Christ. Il est accompagné de son troupeau de brebis et leur donne du lait frais. Compte tenu de la condition de Marie, il les renseigne sur Bethléem, et leur déclare qu'elle est noire de monde avec l'édit. L'homme leur donne de précieux conseil si jamais ils n'arrivent pas à trouver un abri, et il les enjoint à aller dans des refuges dans la montagne s'ils ne trouvent réellement rien.

Quand ils reprennent la route, Marie annonce à son époux qu'elle pense que le temps est venu. La Vierge est véritablement heureuse de la nativité de son Fils, mais Joseph n'est pas à la joie et se hâte pour leur trouver un logement. Personne ne les accueille et le soir finit par tomber. Ils sont donc contraint d'aller dans les refuges mentionnés par Elie, mais les plus belles places sont prises. Finalement, on les dirige vers une tanière très pauvre, où il n'y a qu'un boeuf. Ils s'y installent, faute d'avoir mieux, mais comme le dit Joseph, "c'est toujours mieux que rien". L'animal est très docile et accepte les nouveaux visiteurs. Joseph prépare un endroit pour Marie, en réchauffant du foin et puis, quand tout est prêt, il l'encourage à dormir. La vision se finit ainsi.

Contenu du chapitre : 28.1 : En route en plein hiver. 28.2 : Je ne sais si vous trouverez un logement. 28.3 : Il n’y a pas de place à l'auberge. 28.4 : Une sorte de grotte où il y a un bœuf. 28.5 : Joseph s'affaire à l'installation. 28.6 : La vision parle d'elle-même.

EMV 30 · Tome 1, p. 192-201

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : L’annonce aux bergers, premiers adorateurs du Verbe fait homme.

Date de la vision et de la dictée : Mercredi 7 juin 1944 (Vigile du Corps du Christ)

Calendrier : Mercredi 11 décembre de l'an -5

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : La vision de Maria commence dans la campagne de Bethléem. Il y a une lumière très vive dans le ciel, qui attire l'attention des animaux et des hommes. Un des bergers sort et appelle ses comparses, interpellé par ce phénomène. L'un des plus jeunes se met même à pleurer, jusqu'à ce qu'il se rassénère et semble subjuguer par quelque chose : il ne fait même plus attention aux autres et s'avance. Cela fait cogiter ses compagnons, qui râlent un peu, mais le jeune Lévi leur parle d'une lumière qui descend. Puis, il voit le premier un ange et tous se mettent à genoux pour accueillir le serviteur du Seigneur. Le messager angélique leur transmet l'heureuse nouvelle de la naissance du Sauveur, puis, une multitude d'anges chantent le Gloria. Ils retournent ensuite au Ciel, laissant les bergers seuls. Mais ceux-ci ne tergivergisent pas : ils s'en vont en direction de la crèche, en prenant une belle couverture pour l'Enfant, et une brebis qui pourra donner du lait chaud.

Ils arrivent... Mais ne savent pas comment s'y prendre. Aussi, ils invitent le plus jeune, Lévi, à regarder ce qu'il se passe. Le pâtre regarde, leur dit que la Vierge s'occupe de son bébé qui pleure à cause de la faim et du froid. Les bergers veulent que Lévi se présente, mais le jeune homme souhaite que ce soit Elie qui s'avance, puisqu'il a déjà rencontré Marie et Joseph dans l'EMV 28. Les bergers se font ainsi connaître et peuvent adorer l'enfant. Ils leur offrent leurs cadeaux et font entrer Elie qui est resté à l'entrée, sans oser approcher. Jésus peut ainsi recevoir du lait chaud.

Les bergers font remarquer que la Sainte Famille ne peut rester ici et ils promettent de les aider et de répandre la nouvelle de la naissance du Seigneur. Quand Joseph leur fait remarquer qu'ils sont pauvres, et qu'ils ne pourront pas les dédommager, ils affirment qu'ils ne veulent rien. Au contraire, ils veulent servir l'Enfant et ses parents. Quand Marie répond à leurs questions et fait savoir qu'elle a Zacharie et Elisabeth comme parents, Elie se propose pour aller le trouver et lui dire que Marie de Nazareth lui demande de venir à Bethléem.

Chaque berger se présente enfin par son nom et puis ils se retirent... en y laissant toutefois leurs coeurs, comme le précise Maria Valtorta.

Jésus donne alors une dictée et déclare que les bergers sont les premiers adorateurs du Verbe. Ils ont toutes les qualités requises pour être des âmes eucharistiques, car ils ont une foi certaine, ils ont la générosité, l'humilité, le désir, la promptitude de l'obéissance, et enfin l'amour. Le Christ souligne enfin que celui qui a une âme d'enfant, comme Lévi, sait davantage voir Dieu et a davantage l'audace de s'adresser à Marie. Il nous invite à prier Marie, car qui va à Marie Le trouve et qui Le demande à Marie le reçoit par sa Mère.

Contenu du chapitre : 30.1 : Dans la campagne une lune éblouissante. 30.2 : Un pastoureau attiré par une lumière plus vive. 30.3 : Un ange apparaît et parle aux bergers. 30.4 : Une foule d'anges chante le Gloria. 30.5 : Le berger de la veille indique la crèche. 30.6 : Ce que voit le jeune berger derrière le manteau de l’entrée. 30.7 : Une peau de brebis et du lait chaud en présents. 30.8 : Élie trouvera une maison et avertira Zacharie. 30.9 : Les douze bergers se nomment et donnent un baiser à l'enfant. 30.10 : Éloges des bergers. 30.11 : Qui va à Marie me trouve.

EMV 30.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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30.1 Plus tard, je vois une vaste étendue de campagne. La lune est au zénith et plane tranquillement dans un ciel semé d’é­toiles. On dirait autant de clous de diamant fixés sur un immense baldaquin de velours bleu foncé. En plein milieu, la figure diaphane de la lune y rit, et des fleuves d’une lumière lactée en descendent, donnant une teinte blanche au paysage. Les arbres dénudés paraissent plus grands et plus sombres sur le sol éclairé, tandis que les murets qui s’élèvent ici et là en guise de bordures prennent une couleur laiteuse. Dans le lointain, une maisonnette semble être un bloc de marbre de Carrare.

Je vois sur ma droite un endroit clos par une haie de ronces sur deux côtés, et par un mur bas et rustique des autres côtés. Ce mur soutient le toit d’une sorte de hangar large et bas dont la partie à l’intérieur de l’enclos est construite pour une part en maçonnerie et pour une part en bois. Je suppose que, en été, on doit retirer les parties en bois de sorte que le hangar se change en portique. De temps en temps, il en sort un bêlement intermittent et bref. Ce doit être des brebis qui rêvent ou qui croient l’aube proche à cause de la clarté de la lune.

EMV 31 · Tome 1, p. 202-208

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Visite de Zacharie. La sainteté de Joseph et l’obéissance aux prêtres.

Date de la vision et de la dictée : Jeudi 8 juin 1944 (Fête-Dieu)

Calendrier : Lundi 30 décembre de l'an -5

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Zacharie arrive à Bethléem. C'est Joseph qui vient l'accueillir, car Marie donne du lait à Jésus. Le charpentier prend des nouvelles de Jean, qui grandit très bien, mais qui souffre des dents : il ne l'a donc pas emmené avec lui. Elisabeth non plus n'est pas venue, non seulement pour veiller sur son fils, mais aussi parce qu'il fait très froid. Joseph comprend et il décrit au prêtre les conditions difficiles qu'ils ont vécues après la naissance de Jésus. Comme le dit l'époux de Marie, tout était prêt à Nazareth, mais ils n'avaient rien ici.

La Vierge arrive sur ces entrefaites et elle présente l'Enfant, après avoir salué le prêtre. Zacharie vénère Jésus avec le plus grand des respects. Le vieillard donne alors des cadeaux de sa part et d'Elisabeth. L'Immaculée regrette qu'elle n'ait pas su venir avec Jean et Zacharie assure qu'elle les verra bientôt. En effet, le vieil homme pense qu'ils doivent habiter à Bethléem, pour que, le temps venu, il soit mieux accepté par le Sanhédrin, et pour que Zacharie puisse lui servir de maître.

Joseph et Marie se regardent, ne sont pas spécialement d'accord avec la vision de Zacharie. L'un pense à son travail, l'autre à sa maison et à tout ce qu'ils ont laissé sur place. C'est ce qu'affirme Marie, d'autant qu'aller chercher leurs affaires est difficile, comme ils n'ont aucune maison pour tout entreposer à Bethléem. Puis, surtout, Marie pense à Joseph et Joseph pense à Marie. Son chaste époux est cependant prêt à travailler le double si c'est pour Jésus.

Marie tente enfin d'objecter une dernière fois, en soulignant que le Messie sera appelé Nazaréen, mais Zacharie n'entend pas raison, et les saints parents obtempèrent à son désir...

Marie donne alors une dictée sur la sainteté de Joseph, qui ne se préoccupe pas de travailler plus, de tout abandonner si c'est pour ses deux trésors : Marie et Joseph. Elle parle ensuite de Zacharie, qui est prêtre, mais qui a moins le coeur tourné vers le Ciel que Joseph. Zacharie pense humainement et se pensait plus savant que Marie, au point même de pouvoir servir de maître au Maître. Bien sûr, Marie objecte face à ses propos et celle-ci aurait pu triompher dans leur conversation, mais elle se retire à cause de la dignité du prêtre.

Après avoir souligné qu'un prêtre est généralement éclairé par Dieu, Marie souligne enfin qu'obéir sauve toujours, même si le conseil qu'on reçoit n'est pas absolument parfait. Rester à Bethléem et en Judée fut une bonne chose lorsque survint la fuite en Égypte : de Nazareth, cela aurait été bien plus difficile.

Pour terminer, Marie nous apprend que le respect du prêtre est toujours le signe d'une bonne formation chrétienne. Même s'ils perdent leur flamme apostolique, c'est toujours eux qui font descendre du Paradis le Pain du Ciel, et ce contact les rend "aussi saints qu'un calice sacré". Nous devons donc les considérer comme tels et prier pour eux si leur âme est paralysée et malade. Nous devons prier le Christ pour leur sanctification, car sauver une âme sacerdotale, "c'est sauver un grand nombre d'âmes".

Contenu du chapitre : 31.1 : Arrivée de Zacharie seul à qui Joseph raconte les péripéties de la Nativité. 31.2 : "L'Hostie" dans les bras de Zacharie. 31.3 : Des cadeaux d'Élisabeth pour l'enfant. 31.4 : Le Messie doit grandir à Bethléem. 31.5 : Zacharie convainc le couple de s'établir à Bethléem. 31.6 : La sainteté de Joseph. 31.7 : Zacharie versus Joseph. 31.8 : Les vrais prêtres et les autres. 31.9 : L'obéissance sauve toujours. 31.10 : Le respect à l'égard du prêtre est toujours une marque d'intégrité chrétienne.

EMV 31.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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31.4 – Nazareth ? Mais vous devez rester ici ! Le Messie doit grandir à Bethléem. C’est la cité de David. Le Très-Haut l’a conduit, par le biais de la volonté de César, à naître sur la terre de David, la terre sainte de Judée. Pourquoi l’emmener à Nazareth ? Vous savez comment les juifs jugent les Nazaréens. Demain, cet Enfant devra être le Sauveur de son peuple. Il ne faut pas que la capitale méprise son Roi sous prétexte qu’il vient d’une terre qu’ils dénigrent. Vous savez aussi bien que moi combien le Sanhédrin est susceptible et comme les trois castes principales sont méprisantes... D’ailleurs, en restant ici, non loin de moi, je pourrai vous aider quelque peu et mettre tout ce que j’ai au service du Nouveau-Né, moins en biens matériels qu’en dons moraux. Et lorsqu’il sera en âge de comprendre, je serai très heureux de lui servir de maître comme à mon enfant, pour que, une fois devenu grand, il me bénisse. Nous devons garder à l’esprit la grandeur de son destin et donc penser qu’il doit pouvoir se présenter au monde avec toutes les cartes en main pour gagner facilement sa partie. Certes, il possèdera la Sagesse. Mais le simple fait qu’un prêtre lui aura servi de maître le fera accepter plus aisément par les pharisiens difficiles à convaincre et par les scribes. Cela lui facilitera sa mission. »

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Après la Nativité, Zacharie est opposé à ce que la Sainte Famille retourne à Nazareth.

EMV 33 · Tome 1, p. 215-218

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Berceuse de la Vierge.

Date de la vision : Mardi 28 novembre 1944

Calendrier : Juillet de l'an -4

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : A Bethléem, Marie berce son enfant.

Contenu du chapitre : 33.1 : Le bébé de quelques mois tardait à s'endormir. 33.2 : La berceuse de Marie. 33.3 : L’enfant-Jésus dans les bras de sa mère. 33.4 : La grâce de la vision.

EMV 34 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : L’adoration des mages. C’est “l’Évangile de la foi”.

Date de la vision : Lundi 28 février 1944.

Calendrier : Octobre de l'an -4

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Maria voit Bethléem en pleine nuit. La ville est endormie. Puis elle voit l'étoile qui guide les Rois Mages et qui resplendit de mille feux, de manière surnaturelle. L'astre s'arrête devant l'auberge où réside la Sainte Famille. Les sages s'arrêtent alors avec leurs serviteurs et adorent déjà une première fois le Sauveur en s'inclinant jusqu'à terre. Puis ils se retirent jusqu'au lendemain matin. Pour Maria, la vision s'arrête et reprend trois heures plus tard.

Les mages se sont apprêtés et sont revêtus de majestueux habits. Ils viennent respectueusement saluer l'Enfant. Ils en profitent pour raconter à sa Mère leur voyage et ils lui offrent trois cadeaux : l'or, comme il convient à un Roi d'en posséder, l'encens en sa qualité de Dieu, et la myrrhe parce que son Fils, qui est le Rédempteur du monde, devra mourir. Marie pâlit à cette mention mais contient sa souffrance derrière un sourire. Les trois Sages veulent alors saluer une dernière fois l'Enfant, et ils s'en vont. Joseph les accompagnent jusqu'à leurs montures.

Jésus donne alors une dictée pour notre époque contemporaine. Il souligne la foi des trois hommes, de leur abandon à Dieu, car ils ne doutent pas et ils lui confient leur voyage, sans couper les cheveux en quatre. Leur coeur tremble seulement quand ils arrivent à Jérusalem et que l'étoile se cache, mais leur conscience les rassure. Le Christ déclare ainsi que ceux qui sont habitués à méditer et qui ont une conscience droite ont appris à s'examiner, pour se rectifier au moindre écart de conduite.

Les Rois-Mages sont également très riches, mais ils sont humbles et donc réellement grands à cause de leur humilité. Ils se considèrent comme poussière face au Très-Haut, et quand ils arrivent devant une pauvre maison, ils ne se disent pas : "C'est impossible !" Ils adorent et puis ils repartent, en se préparant à aller voir dignement leur Roi. Ils revêtent donc leurs meilleurs habits, au contraire des hommes qui vont à l'Eucharistie avec mille préoccupations matérielles.

Jésus donne enfin deux considérations. La première concerne Joseph, qui se réjouit des cadeaux, mais reste humble. Il ne s'offense pas que Marie soit sur le devant de la scène. Lui aussi était humble parce que réellement grand. La deuxième est centrée sur Marie, qui pousse Jésus à bénir, même quand il est découragé face à nos mauvaises actions. Elle donne un baiser sur sa main transpercée et lui déclare : "Tu es le Sauveur. Sauve !". Or Jésus ne peut rien refuser à sa Mère, mais on doit faire l'effort d'aller vers elle.

Contenu du chapitre : 34.1 : Les Évangiles de la foi. 34.2 : Le plan de la cité de Bethléem. 34.3 : Une étoile y crée une féerie. 34.4 : Les Mages s'y arrêtent de nuit. 34.5 : En plein jour ils apportent leurs cadeaux. 34.6 : Ils s'agenouillent devant l'enfant. 34.7 : Le plus âgé fait le récit de leur voyage. 34.8 : La signification de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 34.9 : Ils quittent à regret la maison. 34.10 : Les mages ont eu foi en tout. 34.11 : Ils ne recherchaient pas quelque intérêt personnel. 34.12 : La rectitude de leur conscience. 34.13 : Leur humilité devant Dieu. 34.14 : Leur piété. 34.15 : Ils sont humbles, généreux, obéissants et respectueux les uns des autres. 34.16 : Joseph gardien et protecteur de la Pureté et de la Sainteté, sans usurper les droits. 34.17 : Marie est notre Avocate. 34.18 : Méditez et imitez.

EMV 34.2-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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34.2 Je vois la petite ville de Bethléem, toute blanche et rassemblée comme une couvée de poussins sous la lumière des é­toiles. Deux rues principales s’y coupent à angle droit, l’une venant de l’extérieur du bourg ­– c’est la grand-route qui continue plus loin –­, l’autre qui le traverse d’un bout à l’autre, mais pas au-delà. D’autres ruelles sillonnent cette bourgade, sans la moindre trace d’un plan d’urbanisme tel que nous le concevons ; elles s’adaptent plutôt aux différences de niveaux du sol et aux maisons édifiées çà et là, au gré des accidents du sol et des caprices des constructeurs. Tournées parfois vers la droite, parfois vers la gauche, ou encore de biais par rapport à la rue qui les borde, ces maisons l’obligent à ressembler à un ruban sinueux au lieu d’être rectiligne entre un point et un autre. De temps en temps, on rencontre une petite place, soit pour un marché, soit pour une fontaine, ou encore – parce que les bâtiments sont construits au petit bonheur –, un espace libre sur lequel on ne peut rien construire.

A l’endroit où, à ce qu’il me semble, je dois m’arrêter plus particulièrement, se trouve précisément l’une de ces places irrégulières. Elle devrait être carrée ou du moins rectangulaire. Elle se présente au contraire sous la forme d’un trapèze si bi­zarre qu’on dirait un triangle coupé au sommet. Du côté le plus long ­– la base du triangle ­– se dresse un bâtiment large et bas. C’est le plus important du village. Du dehors, c’est une muraille lisse et nue sur laquelle s’ouvrent deux portes cochères actuellement bien fermées. A l’intérieur en revanche, de nombreuses fenêtres au premier étage donnent sur la cour carrée, tandis que, au-dessous, des portiques entourent des cours jonchées de paille et de détritus, avec des vasques pour abreuver les chevaux et les autres animaux. Les colonnes rustiques des portiques portent des anneaux pour attacher les bêtes et, sur un côté, se trouve un vaste hangar pour abriter troupeaux et mon­tures. Je comprends qu’il s’agit de l’auberge de Bethléem.

Sur deux autres côtés de même longueur se trouvent des maisons et des maisonnettes, les unes précédées d’un petit jardin et d’autres pas, car certaines ont la façade tournée vers la place, et d’autres, vers l’arrière. Sur le côté plus étroit, face au caravansérail, se dresse une unique maisonnette avec, au milieu de la façade, un escalier extérieur qui donne accès aux chambres de l’é­tage habité. Comme c’est la nuit, elles sont toutes fermées et, vu l’heure, les rues sont désertes.

34.3 Je vois s’intensifier la clarté de la nuit qui descend d’un ciel semé d’étoiles, toujours si belles dans le ciel d’Orient, si vives et grandes qu’elles en paraissent toutes proches ; on a l’impression qu’on pourrait aisément les atteindre, les toucher du doigt, ces fleurs qui brillent sur le velours du firmament... Je lève les yeux pour comprendre quelle est la source de cette intensité de lumière. Une étoile d’une taille insolite qui la fait ressembler à une petite lune s’avance dans le ciel de Bethléem. Par là-même, les autres paraissent s’éclipser et lui céder le passage comme des servantes sur le parcours d’une reine, tant son éclat les surpasse et les fait disparaître. Son globe ressemble à un énorme saphir, éclairé de l’intérieur par un soleil ; il en sort une traînée lumineuse où prédomine un bleu céleste, mais où se fondent les blonds des topazes, les verts des émeraudes, l’éclat irisé des opales, les clartés sanguines des rubis et le doux scintillement des améthystes. On retrouve toutes les pierres précieuses de la terre dans cette traînée qui balaye le ciel d’un mouvement rapide et ondulant comme si elle était vivante. Mais la couleur prédominante qui semble pleuvoir du globe de l’étoile, c’est la teinte paradisiaque de saphir clair qui vient colorer d’un bleu argenté les maisons, les rues et le sol de Bethléem, ce berceau du Sauveur. Elle n’a plus rien de la pauvre bourgade qui, pour nous, est plus petite qu’un village rural. C’est une cité fantastique de conte de fées où tout est d’argent. Même l’eau des fontaines et des vasques ressemble à du diamant liquide.

C’est en rayonnant avec encore plus d’éclat que l’étoile s’arrête sur la petite maison qui se trouve du côté le plus étroit de la place. Ni ses occupants ni les villageois ne la voient, parce qu’ils dorment dans leurs maisons bien closes. Cependant, les palpitations lumineuses de l’astre s’accélèrent, son sillage ondule et tourbillonne plus fort en traçant presque des demi-cercles dans le ciel, qui s’illumine tout entier sous l’effet de cette poussière d’étoiles qu’elle entraîne, ce filet de pierres précieuses qui resplendissent de mille couleurs sur les autres étoiles, comme pour leur communiquer un message de joie.

La maison tout entière est baignée de ce feu liquide de joyaux. Le toit de la petite terrasse, l’escalier de pierre grise, la petite porte, tout ne forme qu’un bloc d’argent pur saupoudré d’une poussière de diamants et de perles. Aucun palais royal sur terre n’a jamais eu et n’aura jamais d’escalier pareil à celui-ci, fait pour recevoir le passage des anges et pour servir à la Mère, qui est Mère de Dieu. Ses petits pieds de Vierge immaculée peuvent se poser sur cette éclatante blancheur, ses petits pieds destinés à se poser sur les marches du trône de Dieu. Mais la Vierge ignore tout. Elle veille à côté du berceau de son Fils et prie. Son âme recèle des splendeurs qui surpassent celles dont l’étoile embellit toutes choses.

Détail

Description de Bethléem lors de l'Epiphanie et la venue des Rois Mages.