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EMV 131.6 · Tome 2, p. 384

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Pendant ce temps, JĂ©sus guĂ©rit un homme presque aveugle et Ă©coute une petite vieille venue de Docco pour le prier d’aller chez sa belle-fille qui est malade. C’est une longue histoire de larmes que, Ă  moitiĂ© morte comme je le suis aujourd’hui, je ne transcris pas.

Et, heureusement, tout finit, car je ne suis pas en mesure de continuer avec une crise cardiaque qui dure depuis trois heures et m’éblouit mĂȘme la vue.

EMV 132 · Tome 2, p. 384-393

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Dans son discours, JĂ©sus parle du Premier Livre des MacchabĂ©es, avec la FĂȘte de la DĂ©dicace. Il invite Ă  suivre la base de la Loi pour se sanctifier, c'est-Ă -dire le DĂ©calogue. Puis, il explique qu'on doit se purifier (avec le repentir), mettre Dieu dans notre cƓur et avoir un autel nouveau, sachant que le Christ prie avec nous le PĂšre et qu'il ne faut pas avoir peur de l'approcher. Une fois qu'il a fini, il discute avec Pierre qui regrette de ne pas savoir parler, mais JĂ©sus confirme sa primautĂ© spirituelle. Son apĂŽtre demande Ă©galement s'il peut avoir un fils, mais JĂ©sus lui dit non : son Vicaire aura plutĂŽt des milliers d'enfants spirituels. Le MaĂźtre lui assure aussi qu'il saura parler quand l'heure viendra et il l'envoie vendre une prĂ©cieuse bague.

EMV 132.1-5 · Tome 2, p. 384-390

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

132.1 « Mes enfants dans le Seigneur, la fĂȘte de la Purification est maintenant imminente, et moi, la LumiĂšre du monde, je vous y envoie, prĂ©parĂ©s avec le minimum nĂ©cessaire pour bien la cĂ©lĂ©brer. C’est la premiĂšre lumiĂšre de fĂȘte d’oĂč vous tirerez une illumination pour toutes les autres. Il serait bien sot, celui qui prĂ©tendrait allumer une foule de lumiĂšres sans avoir la possibilitĂ© d’allumer la premiĂšre. Et encore bien plus sot serait celui qui prĂ©tendrait commencer sa sanctification par les choses plus ardues, en nĂ©gligeant ce qui est Ă  la base de l’édifice immuable de la perfection : le DĂ©calogue.

132.2 On lit dans les MaccabĂ©es que Judas et les siens, ayant, grĂące Ă  la protection du Seigneur, repris le Temple et la ville de JĂ©rusalem, dĂ©truisirent les autels des dieux Ă©trangers et leurs sanctuaires et purifiĂšrent le Temple. Puis ils dressĂšrent un autre autel, firent du feu avec des pierres Ă  feu, offrirent des sacrifices, firent brĂ»ler de l’encens, posĂšrent les lumiĂšres et les pains de proposition. Puis, tous prosternĂ©s par terre, ils suppliĂšrent le Seigneur de leur permettre de ne plus pĂ©cher, ou bien, si par leur faiblesse ils retombaient dans le pĂ©chĂ©, de les traiter avec la misĂ©ricorde divine. Et cela arriva le 25 du mois de Casleu.

RĂ©flĂ©chissons et appliquons ce rĂ©cit Ă  nous-mĂȘmes, car toute parole de l’histoire d’IsraĂ«l, et donc du peuple Ă©lu, a un sens spirituel. La vie est toujours un enseignement. La vie d’IsraĂ«l est un enseignement non seulement pour nos jours sur terre, mais aussi pour la conquĂȘte des jours Ă©ternels.

“ Ils dĂ©truisirent les autels et les sanctuaires paĂŻens. ”

C’est la premiĂšre opĂ©ration, celle que je vous ai indiquĂ©e de faire, en vous indiquant les dieux individuels qui se substituent au vrai Dieu : les idolĂątries des sens, de l’or, de l’orgueil, les vices capitaux qui mĂšnent Ă  la profanation et Ă  la mort de l’ñme et du corps et au chĂątiment de Dieu.

Je ne vous ai pas Ă©crasĂ©s sous les innombrables formules qui oppriment aujourd’hui les fidĂšles et forment un prĂ©tendu rempart Ă  la vraie Loi, alourdie, cachĂ©e sous des masses d’interdictions tout extĂ©rieures. En l’alourdissant, elles conduisent le fidĂšle Ă  perdre de vue la voix linĂ©aire, claire et sainte du Seigneur qui dit : “ Ne blasphĂ©mez pas. Ne soyez pas idolĂątres. Ne profanez pas les fĂȘtes. Ne dĂ©shonorez pas vos parents. Ne tuez pas. Ne commettez pas l’impuretĂ©. Ne volez pas. Ne mentez pas. N’enviez pas le bien d’autrui. Ne dĂ©sirez pas la femme d’un autre. ” Ce sont lĂ  dix interdictions, pas une de plus. Et ce sont les dix colonnes du temple de l’ñme. Sur elles resplendit l’or du prĂ©cepte saint entre tous : “ Aime ton Dieu. Aime ton prochain. ” C’est le couronnement du temple. C’est la protection des fondements. C’est la gloire du constructeur. Sans l’amour, personne ne pourrait obĂ©ir aux dix commandements et les colonnes tomberaient – toutes ou quelques-unes – si bien que le temple s’écroulerait complĂštement ou en partie. Quoi qu’il en soit, il ne serait que ruines et ne pourrait plus accueillir le TrĂšs-Saint.

Faites ce que je vous ai dit, et dĂ©truisez les trois concupiscences. Mettez franchement un nom sur votre vice, de la mĂȘme maniĂšre que Dieu use de franchise pour vous dire : “ Ne faites pas ceci et cela. ” Inutile de jouer sur les mots. Celui qui a un amour plus fort que celui qu’il donne Ă  Dieu, quel que soit cet amour, est idolĂątre. Celui qui invoque Dieu en faisant profession de le servir et ensuite lui dĂ©sobĂ©it, est un rebelle. Celui qui par cupiditĂ© travaille le jour du sabbat est un profanateur, il est mĂ©fiant et prĂ©somptueux. Celui qui refuse de secourir ses parents, en allĂ©guant de faux prĂ©textes, mĂȘme s’il affirme que ce sont des ressources donnĂ©es Ă  Dieu, est haĂŻ de Dieu qui a Ă©tabli pĂšres et mĂšres Ă  son image sur la terre. Celui qui tue est toujours un meurtrier. Celui qui commet l’impuretĂ© est toujours un dĂ©bauchĂ©. Celui qui dĂ©robe est toujours un voleur. Celui qui ment est toujours abject. Celui qui veut ce qui ne lui appartient pas est toujours un rapace qui a la faim la plus exĂ©crable. Celui qui profane la couche nuptiale est toujours un ĂȘtre immonde.

Il en est ainsi. Et je vous rappelle qu’aprĂšs l’érection du veau d’or survint la colĂšre du Seigneur ; aprĂšs l’idolĂątrie de Salomon, le schisme qui divisa et affaiblit IsraĂ«l ; aprĂšs avoir acceptĂ© l’hellĂ©nisme et mĂȘme lui avoir fait bon accueil grĂące Ă  l’entremise de juifs indignes sous Antiochus Epiphane, on a vu surgir nos malheurs spirituels, Ă©conomiques et nationaux actuels. Je vous rappelle que Nadab et Abiu, ces faux serviteurs de Dieu, furent frappĂ©s par JĂ©ovĂȘh. Je vous rappelle que la manne ramassĂ©e le jour du sabbat n’était pas sainte. Je vous rappelle Cham et Absalon. Je vous rappelle le pĂ©chĂ© de David au dĂ©triment d’Urie et celui d’Absalon au dĂ©triment d’Amnon. Je vous rappelle la fin d’Absalon et celle d’Amnon. Je vous rappelle le sort du voleur HĂ©liodore, et de Simon et MĂ©nĂ©laus. Je vous rappelle la fin honteuse des deux calomniateurs qui avaient portĂ© un faux tĂ©moignage contre Suzanne. Et je pourrais continuer sans fin Ă  vous donnez de pareils exemples.

132.3 Mais revenons aux Maccabées.

“ Et ils purifiùrent le Temple. ”

Il ne suffit pas de dire : “ Je dĂ©truis. ” Il faut ajouter : “ Je purifie. ” Je vous ai dit comment l’homme se purifie : par un repentir humble et sincĂšre. Il n’est pas de pĂ©chĂ© que Dieu ne pardonne si le pĂ©cheur est rĂ©ellement repenti. Ayez foi en la bontĂ© divine. Si vous pouvez arriver Ă  comprendre ce qu’est cette bontĂ©, mĂȘme si vous aviez sur vous tous les pĂ©chĂ©s du monde, vous ne fuiriez pas loin de Dieu, mais vous courriez plutĂŽt Ă  ses pieds car seul le TrĂšs-Bon peut pardonner ce que l’homme ne pardonne pas.

“ Et ils Ă©levĂšrent un autre autel. ”

N’essayez pas de tromper le Seigneur. Que vos actions ne soient pas fausses. Ne mĂ©langez pas Dieu et Mammon. Vous auriez un autel vide : celui de Dieu. Car il est inutile d’élever un nouvel autel s’il subsiste encore des restes de l’autre. C’est soit Dieu, soit l’idole. Choisissez.

“ Et ils allumùrent le feu avec la pierre et de l’amadou. ”

La pierre, c’est la ferme volontĂ© d’appartenir Ă  Dieu. L’amadou, c’est le dĂ©sir d’anĂ©antir par tout le reste de votre vie jusqu’au souvenir de votre pĂ©chĂ© dans le coeur de Dieu. Alors jaillit le feu : l’amour. Car le fils qui cherche Ă  rĂ©conforter, par toute une vie honorable, le pĂšre qu’il a offensĂ©, que fait-il, sinon aimer son pĂšre en voulant qu’il puisse se rĂ©jouir de son fils, qui autrefois Ă©tait la cause de ses larmes et Ă  prĂ©sent fait sa joie ? Parvenus Ă  cet Ă©tat, vous pouvez offrir les sacrifices, brĂ»ler de l’encens, apporter des lumiĂšres et des pains. Les sacrifices ne seront pas odieux au Seigneur, les priĂšres lui seront agrĂ©ables, l’autel sera vraiment Ă©clairĂ©, riche des aliments de votre offrande quotidienne. Vous pourrez prier en disant : “ Sois notre protecteur ”, car lui, il sera votre ami.

Mais sa misĂ©ricorde n’a pas attendu que vous criiez pitiĂ©. Il a prĂ©venu votre dĂ©sir et vous a envoyĂ© la MisĂ©ricorde vous dire : “ EspĂ©rez. Je vous le dis : Dieu vous pardonne. Venez au Seigneur. ”

Il y a dĂ©jĂ  un autel parmi vous : l’autel nouveau. Des fleuves de lumiĂšre et de pardon en jaillissent. Ils se rĂ©pandent comme l’huile, ils guĂ©rissent, donnent la force. Croyez en la parole qui vient de lui. Pleurez avec moi sur vos pĂ©chĂ©s. Comme le lĂ©vite dirige le choeur, je dirige vos voix vers Dieu et il ne repoussera pas votre gĂ©missement s’il est uni Ă  ma voix. Avec vous je m’anĂ©antis, en Ă©tant FrĂšre des hommes par la chair, Fils du PĂšre par l’esprit, et je dis pour vous, avec vous : “ De ce profond abĂźme oĂč Moi-l’HumanitĂ©, je suis tombĂ©, je crie vers toi, Seigneur. Ecoute la voix de celui qui te regarde et soupire, et ne ferme pas tes oreilles Ă  mes paroles. C’est horrible de me voir, ĂŽ Dieu. Je suis mĂȘme une horreur Ă  mes propres yeux ! Que serai-je aux tiens ? Ne regarde pas mes fautes, Seigneur, car sinon je ne pourrai me tenir en ta prĂ©sence, mais fais preuve de misĂ©ricorde Ă  mon Ă©gard. Tu as dit : ‘ Je suis la MisĂ©ricorde. ’ Et je crois en ta parole. Mon Ăąme, blessĂ©e et abattue, a confiance en toi, elle se fie Ă  tes promesses, et de l’aube Ă  la nuit, de la jeunesse Ă  la vieillesse, j’espĂ©rerai en toi. ”

132.4 Coupable d’homicide et d’adultĂšre, rĂ©prouvĂ© de Dieu, David obtint pourtant son pardon aprĂšs avoir criĂ© au Seigneur : “ Aie pitiĂ©, non par respect pour moi, mais pour l’honneur de ta misĂ©ricorde, qui est infinie. A cause d’elle, efface mon pĂ©chĂ©. Il n’est pas d’eau qui puisse laver mon cƓur si elle n’est pas puisĂ©e dans les trĂ©fonds de ta sainte bontĂ©. Lave-moi par elle de mon iniquitĂ© et purifie-moi de ma souillure. Je ne nie pas mon pĂ©chĂ©, je reconnais mĂȘme ma faute et elle est toujours devant moi comme un tĂ©moin qui m’accuse. J’ai offensĂ© l’homme dans mon prochain et en moi-mĂȘme, mais je regrette surtout d’avoir pĂ©chĂ© contre toi. Que cela te montre que je reconnais que tu es juste en toutes tes paroles et que je crains ton jugement qui triomphe de toute puissance humaine. Mais considĂšre, ĂŽ Eternel, que je suis nĂ© dans le pĂ©chĂ© et que pĂ©cheresse Ă©tait celle qui m’a conçu, et aussi que tu m’as aimĂ© au point d’en arriver Ă  me dĂ©voiler ta sagesse et Ă  me la donner comme maĂźtresse pour comprendre les mystĂšres de tes sublimes vĂ©ritĂ©s. Or si tu as tant fait pour moi, dois-je te craindre ? Non, je ne crains pas. Asperge-moi avec l’amertume de la douleur et je serai purifiĂ©. Lave-moi par les larmes et je serai pur comme neige. Fais-moi entendre ta voix, et ton serviteur humiliĂ© exultera, parce que ta voix est joie et gaietĂ©, mĂȘme si elle rĂ©primande. Tourne ton visage vers mes pĂ©chĂ©s. Ton regard effacera mon iniquitĂ©. Le cƓur que tu m’as donnĂ© a Ă©tĂ© profanĂ© par Satan et par la faiblesse de mon humanitĂ©. CrĂ©e en moi un cƓur nouveau qui soit pur, et dĂ©truis ce qui est corruption au plus profond de ton serviteur, pour que rĂšgne uniquement en lui un esprit droit. Mais ne me chasse pas de ta prĂ©sence et ne m’enlĂšve pas ton amitiĂ© car seul le salut qui vient de toi est joie pour mon Ăąme, et ton esprit souverain fait le rĂ©confort de l’homme humiliĂ©. Fais que je devienne celui qui va parmi les hommes pour annoncer : ‘ Voyez comme le Seigneur est bon. Marchez sur ses chemins et vous serez bĂ©nis comme je le suis, moi, cet avorton qui redevient fils de Dieu par la grĂące qui renaĂźt en moi. ’ Et les impies se convertiront Ă  toi. Mon sang et ma chair se rĂ©voltent et crient en moi. LibĂšre-moi, Seigneur, toi le salut de mon Ăąme, et je chanterai tes louanges. Je ne savais pas, mais maintenant j’ai compris. Ce n’est pas un sacrifice de bĂ©liers que tu veux, mais l’holocauste d’un cƓur contrit. Un cƓur contrit et humiliĂ© t’est plus agrĂ©able que les bĂ©liers et les moutons, parce que tu nous as créés pour toi, et tu veux que nous nous en souvenions et te rendions ce qui est Ă  toi. Dans ta grande bontĂ©, montre-toi bienveillant Ă  mon Ă©gard et reconstruis ma JĂ©rusalem qui est aussi la tienne : celle d’un esprit purifiĂ© et pardonnĂ© sur lequel on puisse offrir le sacrifice, l’oblation et l’holocauste pour les pĂ©chĂ©s en action de grĂące et de louange. Et que chacun de mes nouveaux jours soit une hostie de saintetĂ© qui se consume sur ton autel pour s’élever avec le parfum de mon amour jusqu’à toi. ”

132.5 Venez ! Marchons vers le Seigneur ! Moi devant, vous Ă  ma suite. Marchons vers les eaux du salut, vers les saints pĂąturages, vers les terres de Dieu. Oubliez le passĂ©. Souriez Ă  l’avenir. Ne pensez pas Ă  la boue, mais regardez les Ă©toiles. Ne dites pas : “ Je suis tĂ©nĂšbres ”, mais : “ Dieu est lumiĂšre. ” Je suis venu vous annoncer la paix, annoncer aux doux la bonne Nouvelle, guĂ©rir ceux qui ont le cƓur brisĂ© par trop de difficultĂ©s, annoncer la libertĂ© Ă  tous les esclaves, et en premier lieu Ă  ceux de Mammon, libĂ©rer ceux qui sont prisonniers de leurs concupiscences.

Je vous dis : l’annĂ©e de grĂące est arrivĂ©e. Ne pleurez pas du fait de la tristesse qu’éprouve le pĂ©cheur. Ne pleurez pas, vous qui ĂȘtes exilĂ©s du Royaume de Dieu. Je substitue l’or aux cendres et l’huile aux larmes. Je vous revĂȘts d’habits de fĂȘte pour vous prĂ©senter au Seigneur et dire : “ Voici les brebis que tu m’as envoyĂ© chercher. Je les ai visitĂ©es et rassemblĂ©es, je les ai comptĂ©es, j’ai cherchĂ© celles qui Ă©taient dispersĂ©es et je te les ai amenĂ©es en les arrachant aux nuages et aux brouillards. Je les ai prises au milieu de tous les peuples, je les ai rĂ©unies de toutes les rĂ©gions pour les conduire Ă  la Terre qui n’est plus terre et que tu as prĂ©parĂ©e pour elles, PĂšre saint, pour les porter sur les cimes paradisiaques de tes montagnes fertiles oĂč tout est lumiĂšre et beautĂ©, le long des riviĂšres des cĂ©lestes bĂ©atitudes oĂč se rassasient de toi les Ăąmes que tu aimes. Je suis aussi allĂ© Ă  la recherche de celles qui Ă©taient blessĂ©es, j’ai guĂ©ri leurs fractures, j’ai refait les forces des faibles, je n’ai pas laissĂ© une seule brebis de cĂŽtĂ©. Celle que les loups aux sens avides avaient le plus mise Ă  mal, je me la suis passĂ©e comme un joug d’amour sur les Ă©paules et je la dĂ©pose Ă  tes pieds, PĂšre bienveillant et saint, parce qu’elle ne peut plus marcher, qu’elle ne connaĂźt pas tes paroles et que c’est une pauvre Ăąme que poursuivent les remords et les hommes, une Ăąme qui regrette et tremble, une eau poussĂ©e et repoussĂ©e par le flot sur le rivage. Elle vient pleine de dĂ©sirs, mais la connaissance de son Ă©tat la retient
 Ouvre-lui ton sein, PĂšre qui es tout amour, pour qu’en toi cette crĂ©ature perdue trouve la paix. Dis-lui : ‘ Viens ! ’ Dis-lui : ‘ Tu es Ă  moi. ’ Elle a appartenu Ă  tout un monde qui la dĂ©goĂ»te et lui fait peur. Elle dit : ‘ Chaque homme est une bĂȘte ignoble. ’ Fais qu’elle puisse dire : ‘ Mon Roi m’a donnĂ© la joie d’ĂȘtre prise ! ’ Elle ne sait pas ce qu’est l’amour. Mais, si tu l’accueilles, elle saura ce qu’est cet amour cĂ©leste, l’amour nuptial entre Dieu et l’esprit humain. Et comme un oiseau dĂ©livrĂ© des cages des hommes cruels, elle s’élĂšvera toujours plus haut, jusqu’à toi, au Ciel, dans la joie, dans la gloire, en chantant : ‘ J’ai trouvĂ© celui que je cherchais. Mon cƓur n’a pas d’autre dĂ©sir. En toi, je me repose, je jubile, Seigneur Ă©ternel, et je suis bienheureuse, pour les siĂšcles des siĂšcles ! ’ ”

Allez cĂ©lĂ©brer la fĂȘte de la Purification dans un esprit nouveau. Et que la lumiĂšre de Dieu s’allume en vous. »

JĂ©sus a Ă©tĂ© irrĂ©sistible Ă  la fin de son discours : un visage de lumiĂšre aux yeux rayonnants, un sourire et un ton de voix d’une douceur inconnue.

Les gens sont comme fascinĂ©s et ne bougent pas jusqu’à ce qu’il rĂ©pĂšte :

« Allez. Que la paix soit avec vous. »

Détail

JĂ©sus parle de la FĂȘte de la DĂ©dicace (aussi nommĂ©e FĂȘte des LumiĂšres) qui approche. On trouve son origine dans le Premier Livre des MacchabĂ©es, chapitre 4, 36-61. Selon jean-François LavĂšre, dans L'Enigme Valtorta, une vie de JĂ©sus Ă©clairĂ©e, cette fĂȘte dĂ©bute le 25 du mois de Kislev et dure huit jours. Ici, en l'an -22, c'Ă©tait "du 2/12 au 10/12/-22" (dans le calendrier julien). Cf. page 23-25.

Annotation

Premier livre des Macchabées 4, 36-61

1 M 4, 36-61 : Alors Judas et ses frĂšres dĂ©clarĂšrent : « VoilĂ  nos ennemis Ă©crasĂ©s, montons purifier le Lieu saint et en faire la dĂ©dicace. » Toute l’armĂ©e se rassembla, et ils montĂšrent Ă  la montagne de Sion. LĂ , ils virent le sanctuaire dĂ©vastĂ©, l’autel profanĂ©, les portes complĂštement brĂ»lĂ©es. Dans les parvis, la vĂ©gĂ©tation avait poussĂ© comme dans un bois ou sur une montagne, et les salles des prĂȘtres Ă©taient dĂ©truites.

Ils dĂ©chirĂšrent leurs tuniques, se frappĂšrent la poitrine, rĂ©pandirent de la cendre sur leur tĂȘte et tombĂšrent, la face contre terre. Au signal donnĂ© par les trompettes, ils poussĂšrent des cris vers le Ciel. Alors, Judas donna l’ordre Ă  quelques hommes de combattre les occupants de la citadelle, pendant la purification du Lieu saint. Il choisit des prĂȘtres irrĂ©prochables et trĂšs attachĂ©s Ă  la Loi. Ceux-ci purifiĂšrent le Lieu saint et emportĂšrent les pierres souillĂ©es dans un endroit impur.

Ils se demandĂšrent ce qu’il fallait faire de l’autel des holocaustes, qui avait Ă©tĂ© profanĂ©. Ils eurent la bonne idĂ©e de le dĂ©molir, pour Ă©carter tout reproche, du fait que les paĂŻens l’avaient souillĂ©. Ils dĂ©molirent donc l’autel, et transportĂšrent les pierres sur la montagne de la Demeure, dans un endroit appropriĂ©, en attendant la venue d’un prophĂšte qui se prononcerait Ă  leur sujet.

ConformĂ©ment Ă  la Loi, ils prirent des pierres non taillĂ©es et bĂątirent un autel nouveau, sur le modĂšle du prĂ©cĂ©dent. Ils restaurĂšrent aussi le Lieu saint et l’intĂ©rieur de la Demeure ; ils sanctifiĂšrent les parvis. Ils introduisirent au coeur du sanctuaire les nouveaux ustensiles sacrĂ©s qu’ils avaient fabriquĂ©s, le chandelier, l’autel des parfums et la table des offrandes. Ils firent brĂ»ler de l’encens sur l’autel et allumĂšrent les lampes du chandelier, qui illuminĂšrent le sanctuaire. Ils placĂšrent les pains de l’offrande sur la table et tendirent les rideaux. Ils achevĂšrent ainsi tous les travaux qu’ils avaient entrepris.

Le vingt-cinquiĂšme jour du neuviĂšme mois, c’est-Ă -dire le mois de KislĂ©ou, en l’annĂ©e 148, de grand matin, les prĂȘtres offrirent le sacrifice prescrit par la Loi sur le nouvel autel qu’ils avaient construit. On fit la dĂ©dicace de l’autel au chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales. C’était juste l’anniversaire du jour oĂč les paĂŻens l’avaient profanĂ©. Le peuple entier se prosterna la face contre terre pour adorer, puis ils bĂ©nirent le Ciel qui avait fait aboutir leur effort.

Pendant huit jours, ils cĂ©lĂ©brĂšrent la dĂ©dicace de l’autel, en offrant, dans l’allĂ©gresse, des holocaustes, des sacrifices de communion et d’action de grĂące. Ils ornĂšrent la façade du Temple de couronnes d’or et de boucliers, ils en restaurĂšrent les entrĂ©es et les salles et y replacĂšrent des portes. Il y eut une grande allĂ©gresse dans le peuple, et l’humiliation infligĂ©e par les paĂŻens fut effacĂ©e.

Judas MaccabĂ©e dĂ©cida, avec ses frĂšres et toute l’assemblĂ©e d’IsraĂ«l, que l’anniversaire de la dĂ©dicace de l’autel serait cĂ©lĂ©brĂ© pendant huit jours chaque annĂ©e Ă  cette date, dans la joie et l’allĂ©gresse. En ce temps-lĂ , on Ă©difia tout autour de la montagne de Sion un rempart Ă©levĂ©, avec de puissantes tours, de peur que les paĂŻens ne viennent piĂ©tiner ces lieux comme auparavant. Judas y Ă©tablit une garnison. Il fortifia aussi Bethsour, pour que le peuple possĂšde une forteresse en face de l’IdumĂ©e.

EMV 132.2 · Tome 2, p. 385

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Je ne vous ai pas Ă©crasĂ©s sous les innombrables formules qui oppriment aujourd’hui les fidĂšles et forment un prĂ©tendu rempart Ă  la vraie Loi, alourdie, cachĂ©e sous des masses d’interdictions tout extĂ©rieures. En l’alourdissant, elles conduisent le fidĂšle Ă  perdre de vue la voix linĂ©aire, claire et sainte du Seigneur qui dit : “ Ne blasphĂ©mez pas. Ne soyez pas idolĂątres. Ne profanez pas les fĂȘtes. Ne dĂ©shonorez pas vos parents. Ne tuez pas. Ne commettez pas l’impuretĂ©. Ne volez pas. Ne mentez pas. N’enviez pas le bien d’autrui. Ne dĂ©sirez pas la femme d’un autre. ” Ce sont lĂ  dix interdictions, pas une de plus. Et ce sont les dix colonnes du temple de l’ñme. Sur elles resplendit l’or du prĂ©cepte saint entre tous : “ Aime ton Dieu. Aime ton prochain. ” C’est le couronnement du temple. C’est la protection des fondements. C’est la gloire du constructeur. Sans l’amour, personne ne pourrait obĂ©ir aux dix commandements et les colonnes tomberaient – toutes ou quelques-unes – si bien que le temple s’écroulerait complĂštement ou en partie. Quoi qu’il en soit, il ne serait que ruines et ne pourrait plus accueillir le TrĂšs-Saint.

EMV 132.2 · Tome 2, p. 385-386

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Faites ce que je vous ai dit, et dĂ©truisez les trois concupiscences. Mettez franchement un nom sur votre vice, de la mĂȘme maniĂšre que Dieu use de franchise pour vous dire : “ Ne faites pas ceci et cela. ” Inutile de jouer sur les mots. Celui qui a un amour plus fort que celui qu’il donne Ă  Dieu, quel que soit cet amour, est idolĂątre. Celui qui invoque Dieu en faisant profession de le servir et ensuite lui dĂ©sobĂ©it, est un rebelle. Celui qui par cupiditĂ© travaille le jour du sabbat est un profanateur, il est mĂ©fiant et prĂ©somptueux. Celui qui refuse de secourir ses parents, en allĂ©guant de faux prĂ©textes, mĂȘme s’il affirme que ce sont des ressources donnĂ©es Ă  Dieu, est haĂŻ de Dieu qui a Ă©tabli pĂšres et mĂšres Ă  son image sur la terre. Celui qui tue est toujours un meurtrier. Celui qui commet l’impuretĂ© est toujours un dĂ©bauchĂ©. Celui qui dĂ©robe est toujours un voleur. Celui qui ment est toujours abject. Celui qui veut ce qui ne lui appartient pas est toujours un rapace qui a la faim la plus exĂ©crable. Celui qui profane la couche nuptiale est toujours un ĂȘtre immonde.

EMV 132.3 · Tome 2, p. 387

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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La pierre, c’est la ferme volontĂ© d’appartenir Ă  Dieu. L’amadou, c’est le dĂ©sir d’anĂ©antir par tout le reste de votre vie jusqu’au souvenir de votre pĂ©chĂ© dans le coeur de Dieu. Alors jaillit le feu : l’amour. Car le fils qui cherche Ă  rĂ©conforter, par toute une vie honorable, le pĂšre qu’il a offensĂ©, que fait-il, sinon aimer son pĂšre en voulant qu’il puisse se rĂ©jouir de son fils, qui autrefois Ă©tait la cause de ses larmes et Ă  prĂ©sent fait sa joie ? Parvenus Ă  cet Ă©tat, vous pouvez offrir les sacrifices, brĂ»ler de l’encens, apporter des lumiĂšres et des pains. Les sacrifices ne seront pas odieux au Seigneur, les priĂšres lui seront agrĂ©ables, l’autel sera vraiment Ă©clairĂ©, riche des aliments de votre offrande quotidienne. Vous pourrez prier en disant : “ Sois notre protecteur ”, car lui, il sera votre ami.

Détail

Jésus parle de la pierre et de l'amadou qui servent à allumer un feu.

EMV 132.3 · Tome 2, p. 386

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Je vous ai dit comment l’homme se purifie : par un repentir humble et sincĂšre. Il n’est pas de pĂ©chĂ© que Dieu ne pardonne si le pĂ©cheur est rĂ©ellement repenti. Ayez foi en la bontĂ© divine. Si vous pouvez arriver Ă  comprendre ce qu’est cette bontĂ©, mĂȘme si vous aviez sur vous tous les pĂ©chĂ©s du monde, vous ne fuiriez pas loin de Dieu, mais vous courriez plutĂŽt Ă  ses pieds car seul le TrĂšs-Bon peut pardonner ce que l’homme ne pardonne pas.