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Tu ne tueras point

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EMV 67.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Aimez. Je ne vous dis pas autre chose. Aimez votre prochain comme le Seigneur Dieu d’Israël le veut. Ne soyez pas du sang de Caïn. Or pourquoi l’êtes-vous ? Pour un peu d’argent, vous qui pouviez être homicides. D’autres pour un lopin de terre. Pour une meilleure place. Pour une femme. Que sont toutes ces choses ? Sont-elles éternelles ? Non, elles durent moins que la vie qui n’est qu’un instant d’éternité. Mais que perdez-vous en les recherchant ? La paix éternelle promise aux justes et que le Messie vous apportera avec son Royaume. Prenez le chemin de la vérité. Suivez la voix de Dieu. Aimez-vous. Soyez honnêtes. Soyez continents. Soyez humbles et justes. Allez et méditez.

EMV 68.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Voilà, Israël. Il est terminé, l’hiver, le temps de l’attente. Voici maintenant la joie de la promesse qui s’accomplit. Le Pain et le Vin sont là, tout prêts à calmer la faim. Le Soleil est parmi vous. Tout, sous ce Soleil, rend la respiration plus profonde et plus douce, même le premier précepte de notre Loi, le plus saint des saints préceptes : “ Aime ton Dieu et aime ton prochain. ”

Dans la lumière relative qui t’a été accordée jusqu’ici, il t’a été dit : “ Aime ceux qui t’aiment et hais ton ennemi. ” Tu n’aurais pu faire davantage, parce que la colère de Dieu pesait encore sur toi par la faute du manque d’amour d’Adam. Pour toi, l’ennemi était non seulement celui qui violait tes frontières, mais aussi celui qui t’avait causé quelque tort dans la vie privée, ou du moins qui paraissait l’avoir fait. Il en résultait que la haine couvait dans tous les coeurs, car peut-on trouver un homme qui, volontairement ou non, n’offense pas son frère ? Ou quelqu’un qui arrive à la vieillesse sans avoir été offensé ?

Moi, je vous dis : aimez aussi celui qui vous offense. Faites-le en pensant qu’Adam et tout homme après lui transgresse la loi divine et que personne ne peut affirmer : “ Je n’ai pas offensé Dieu. ” Pourtant, Dieu pardonne, non pas une fois, mais des dizaines de fois, des milliers de fois. Il pardonne, comme le prouve le fait qu’il y a encore des hommes sur terre. Pardonnez donc comme le Seigneur pardonne. Et si vous ne pouvez le faire par amour du prochain qui vous a nui, faites-le pour l’amour de Dieu qui vous donne le pain et la vie, qui vous protège dans les besoins que vous avez sur cette terre et qui a disposé tous les événements pour vous procurer la paix éternelle sur son sein. C’est la Loi nouvelle, la Loi du printemps de Dieu, de l’époque fleurie de la grâce venue parmi les hommes, du temps qui vous donnera le Fruit sans pareil et qui vous ouvrira les portes du Ciel.

EMV 69.1-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Judas, je désire rester seul pendant les heures de la nuit. Pendant la nuit mon esprit tire sa nourriture du Père. Oraison, méditation et solitude me sont plus nécessaires que la nourriture matérielle. Celui qui veut vivre par l’esprit et porter les autres à faire de même, doit faire passer la chair après – je dirais presque : la tuer – pour accorder tous ses soins à sa vie spirituelle. C’est vrai pour tous, Judas. Pour toi aussi, si tu veux vraiment appartenir à Dieu, c’est-à-dire au surnaturel.

– Mais nous sommes encore de la terre, Maître. Comment pourrions-nous délaisser la chair au point de nous occuper uniquement de l’esprit ? Ce que tu dis n’est-il pas en opposition avec le commandement de Dieu : “ Tu ne tueras point ? ” Est-ce que ce commandement n’interdit pas aussi de se tuer ? Si la vie est un don de Dieu, devons-nous l’aimer ou non ?

– A toi, je répondrai comme je ne répondrais pas à une âme simple à qui il suffit d’élever le regard de l’âme ou de l’esprit jusqu’aux sphères du surnaturel, pour la faire s’envoler avec nous vers les domaines de l’esprit. Toi, tu n’es pas un simple. Tu as été formé dans un milieu qui t’a affiné... mais qui t’a aussi souillé par ses subtilités et ses principes. (...) 69.2 Mais laisse-moi te répondre à ce que tu demandais pour que tu ne dises pas que tu es resté dans l’erreur par ma faute. Il est vrai que le suicide est un véritable meurtre. La vie, qu’il s’agisse de la nôtre ou de celle d’autrui, est un don de Dieu et le pouvoir de l’enlever est réservé à Dieu seul, puisque c’est lui qui l’a donnée. Qui se tue avoue son orgueil, or Dieu déteste l’orgueil.

– Avoue son orgueil ? Je dirais plutôt son désespoir.

– Et qu’est-ce que le désespoir, sinon de l’orgueil ? Réfléchis, Judas. Pourquoi quelqu’un désespère-t-il ? Parce que les mal­heurs s’acharnent sur lui et qu’il n’en peut venir à bout par ses propres moyens. Ou bien parce qu’il est coupable et estime que Dieu ne peut lui pardonner. Dans ces deux cas, n’est-ce pas l’orgueil qui le domine ? L’homme qui ne veut se fier qu’à lui-même n’a plus l’humilité de tendre la main au Père et de lui dire : “ Je ne puis, mais toi, tu le peux. Aide-moi, car c’est de toi que j’espère et attends tout. ” Quant à celui qui prétend : “ Dieu ne peut me pardonner ”, il mesure Dieu à son aune : il sait qu’une personne offensée comme il l’a offensée ne pourrait pas pardonner. Là aussi, c’est de l’orgueil. L’humble compatit et pardonne même s’il souffre de l’offense qu’il a reçue. L’orgueilleux ne pardonne pas. Mais il se montre aussi orgueilleux en ce qu’il ne sait pas courber le front et reconnaître : “ Père, j’ai péché, pardonne à ton pauvre fils coupable. ” Or ne sais-tu pas, Judas, que tout sera pardonné par le Père, si le pardon est imploré d’un coeur sincère et contrit, humble et désireux de résurrection dans le bien ?

– Mais certaines crimes rendent le pardon impossible. Ils sont impardonnables.

– C’est toi qui le dis, et ce sera vrai parce que l’homme l’aura voulu. Mais en vérité je te dis que, même après le forfait des forfaits, si le coupable accourait aux pieds du Père – il s’appelle Père pour cela, Judas, c’est un Père d’une perfection infinie – si, en pleurant, en suppliant de lui pardonner, il s’offrait à l’expiation, mais sans désespoir, le Père lui donnerait le moyen d’expier pour qu’il mérite le pardon et sauve son âme.

69.3 – Alors, tu dis que les hommes cités par l’Ecriture comme s’étant donné la mort ont mal agi.

– Il n’est pas permis de faire violence à qui que ce soit, et pas plus à soi-même. Ils ont mal agi. Dans leur imparfaite connaissance du bien, ils auront en certains cas obtenu encore la miséricorde de Dieu. Mais quand le Verbe aura éclairé toute vérité et donné la force aux âmes par son Esprit, à partir de ce moment, il ne sera plus pardonné à ceux qui meurent dans le désespoir, ni au moment du jugement particulier, ni après des siècles de Géhenne, ni au jugement général, jamais. Est-ce là de la dureté de la part de Dieu ? Non : de la justice. Dieu dira : “ Tu as voulu, toi, une créature douée de raison et de science surnaturelle, créée libre par moi, suivre le chemin que tu as choisi et tu as dit : ‘Dieu ne me pardonne pas. Je suis pour toujours séparé de lui. Je juge que je dois me faire justice pour mon délit. Je quitte la vie pour échapper aux remords’, sans penser que les remords ne t’auraient plus atteint si tu étais venu sur mon sein paternel. Qu’il en soit fait selon ton jugement. Je ne viole pas la liberté que je t’ai donnée. ”

C’est cela que dira l’Eternel à celui qui se sera suicidé. Penses-y, Judas : la vie est un don que l’on doit aimer. Mais quel don est-ce ? Un don saint. C’est pourquoi il faut l’aimer saintement. La vie dure tant que la chair résiste. Ensuite commence la grande Vie, l’éternelle Vie, de béatitude pour les justes, de malédiction pour ceux qui ne le sont pas. La vie est-elle un but ou un moyen ? C’est un moyen. Elle est ordonnée à une fin qui est l’éternité. Par conséquent, donnons à la vie ce qu’il lui faut pour qu’elle dure et pour servir l’âme dans sa conquête : continence de la chair en tous ses désirs, en tous. Continence de la pensée en tous ses désirs, en tous. Continence du coeur dans toutes les passions humaines. Au contraire, que les passions qui viennent du Ciel soient sans li­mites : amour de Dieu et du prochain, volonté de servir Dieu et le prochain, obéissance aux paroles divines, héroïsme dans le bien et dans la vertu.

69.4 Je t’ai répondu, Judas. Es-tu convaincu ? Cette explication te suffit-elle ? Sois toujours sincère et demande, si tu n’es pas encore suffisamment instruit : je suis ici pour être le Maître qui enseigne.

– J’ai compris et cela me suffit. Mais... c’est très difficile de faire ce que j’ai compris. Toi, tu le peux parce que tu es saint. Mais moi... je suis un homme, jeune, plein de vie...

– C’est pour les hommes que je suis venu, Judas, pas pour les anges.

Détail

Jésus est avec Judas et il lui dit :

EMV 111.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pour certains, le crime est déjà accompli. Celui qui couve une pensée homicide est déjà homicide ; si c’est le vol, c’est déjà un voleur ; si c’est un adultère, il est déjà adultère ; si c’est la trahison, c’est déjà un traître.

EMV 126 · Tome 2, p. 343-351

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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À la Belle-Eau, Jésus fait un discours sur le Commandement : "Tu ne tueras point". Il explique que pour mesurer la culpabilité d'un pécheur, on doit se poser cette question : "Qui ai-je frappé ? Qu’est-ce que j’ai frappé ? Où ai-je frappé ? Avec quels moyens ai-je frappé ? Pourquoi ai-je frappé ? Comment ai-je frappé ? Quand ai-je frappé ?. Après avoir répondu à toutes ces questions, il parle du maître qui fait souffrir gratuitement ses esclaves. Il y a alors une confrontation entre le Maître et Doras, le pharisien. Ce dernier meurt sur place, sous l'ébahissement des apôtres.

EMV 126 · Tome 2, p. 344

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Voici les questions à se poser pour mesurer la culpabilité d'un pécheur qui a tué : "Qui ai-je frappé ? Qu’est-ce que j’ai frappé ? Où ai-je frappé ? Avec quels moyens ai-je frappé ? Pourquoi ai-je frappé ? Comment ai-je frappé ? Quand ai-je frappé ? : c’est ce que celui qui a tué doit se demander avant de se présenter à Dieu pour lui demander pardon."

Détail

Ce passage rejoint bien l'EMV 555 sur l'examen de conscience. Cela porte sur l'homicide, mais si on remplace "frappé" par "péché", ça revient quasiment au même : Qui a péché ? Quel est mon péché ? Où ai-je péché ? Avec quel moyen ai-je péché ? Comment et en quelles circonstances ai-je péché ? Quand ai-je péché ?

EMV 126.1-8 · Tome 2, p. 343-349

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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126.1 « Il est dit : “ Tu ne tueras pas. ” Auquel des deux groupes de commandements appartient celui-ci ? “ Au second ”, dites-vous ? En êtes-vous sûrs ? Je vous demande encore : est-ce un péché qui offense Dieu ou celui qui en est la victime ? Vous répondez : “ La victime ” ? Etes-vous sûrs aussi de cela ? Je vous demande enfin : n’y a-t-il qu’un péché d’homicide ? En tuant, ne commettez-vous que ce seul péché ? “ Oui ”, répondez-vous ? Personne n’en doute ? Répondez à haute voix. Qu’un seul parle au nom de tous ! J’attends. »

Jésus se penche pour caresser une petite fille venue à côté de lui et qui le regarde, extasiée, oubliant même de grignoter la pomme que sa mère lui a donnée pour qu’elle se tienne tranquille.

Un vieillard imposant se lève et dit :

« Maître, écoute. Je suis un vieux chef de synagogue et ils m’ont dit de parler au nom de tous. Je parle donc. Il me semble, et il nous semble, avoir répondu selon la justice et selon ce qu’on nous a enseigné. J’appuie ma certitude sur le chapitre de la Loi relatif à l’homicide et aux coups. Mais toi, tu sais pourquoi nous sommes venus : pour que tu nous enseignes, car nous reconnaissons en toi la sagesse et la vérité. Si donc je me trompe, éclaire mes ténèbres pour que le vieux serviteur que je suis puisse s’avancer vers son Roi, revêtu de lumière ; rends aussi ce service à ceux-ci qui sont de mon troupeau et qui sont venus, avec leur berger, boire à la fontaine de vie. »

[Jésus échange légèrement avec Cléophas d'Emmanus puis il reprend :]

126.2 Pour mesurer la culpabilité d’un pécheur, il faut prendre en considération les circonstances qui précèdent, préparent, justifient, expliquent la faute elle-même. Qui ai-je frappé ? Qu’est-ce que j’ai frappé ? Où ai-je frappé ? Avec quels moyens ai-je frappé ? Pourquoi ai-je frappé ? Comment ai-je frappé ? Quand ai-je frappé ? : c’est ce que celui qui a tué doit se demander avant de se présenter à Dieu pour lui demander pardon.

Qui ai-je frappé ? Un homme. Je ne prends pas en considération le fait qu’il soit riche ou pauvre, libre ou esclave. Pour moi, il n’existe pas d’esclaves ou de puissants. Tous sont des hommes créés par un Etre unique, par conséquent tous sont égaux. En fait, devant la majesté de Dieu, même le plus puissant monarque de la Terre n’est que poussière. Et à ses yeux comme aux miens, il n’existe qu’un seul esclavage, celui du péché et donc sous la domination de Satan. La Loi antique distingue les hommes libres des esclaves et se livre à des considérations subtiles selon que la mort a été immédiate ou qu’il y a eu un jour ou deux de survie, et de même si la femme enceinte est morte du coup qui l’a frappée ou si la mort n’a atteint que le fruit de son sein. Mais tout cela a été dit lorsque la lumière de la perfection était encore bien lointaine. Maintenant, elle est parmi vous et vous dit : “ Quiconque frappe mortellement l’un de ses semblables pèche. ” Et il ne pèche pas seulement à l’égard de l’homme, mais aussi contre Dieu.

Qu’est-ce que l’homme ? L’homme est l’être souverain que Dieu a créé pour être le roi de la création. Il l’a créé à son image et à sa ressemblance, en lui donnant la ressemblance spirituelle et en tirant son image de l’image parfaite de sa pensée parfaite. Regardez dans l’air, sur la terre et dans les eaux. Y voyez-vous donc un animal ou une plante qui, aussi beaux soient-ils, égalent l’homme ? L’animal court, mange, boit, dort, engendre, travaille, chante, vole, rampe, grimpe, mais il n’a pas la parole. L’homme aussi sait courir et sauter, et il est si agile au saut qu’il rivalise avec l’oiseau. Il sait nager, et il est si rapide à la nage qu’on dirait un poisson. Il sait ramper, et ressemble en cela à un reptile. Il sait grimper, et paraît être un singe. Il sait chanter au point qu’on dirait un oiseau. Il sait engendrer et se reproduire. Mais, en plus, il sait parler.

Et ne dites pas : “ Tout animal a son langage. ” Certes, l’un mugit, l’autre bêle, un troisième brait, un autre encore gazouille, un dernier fait des trilles. Mais, du premier bovin au dernier, ce sera toujours le même et unique mugissement ; de même, le mouton bêlera jusqu’à la fin du monde et l’âne braira comme le fit le premier âne. Le passereau répètera toujours son court gazouillement pendant que l’alouette et le rossignol rediront le même hymne, la première au soleil, le second à la nuit étoilée. Même au dernier jour de la terre, ils en sera ainsi. L’homme, au contraire, parce qu’il n’a pas seulement une luette et une langue, mais un ensemble complexe de nerfs dont le centre est au cerveau, siège de l’intelligence, sait saisir des sensations nouvelles, en faire l’objet de ses réflexions et leur donner un nom.

Adam appela chien son ami et lion celui qui lui parut plus ressemblant avec son épaisse crinière toute hérissée au-dessus de son visage à peine barbu. Il appela brebis l’agnelle qui le saluait doucement, et donna le nom d’oiseau à cette fleur empennée qui volait comme un papillon, mais émettait un doux chant que le papillon ne possède pas. Et puis, au cours des siècles, les descendants d’Adam créèrent sans cesse de nouveaux mots au fur et à mesure qu’ils “ connurent ” les oeuvres de Dieu dans les créatures ou à mesure que, grâce à l’étincelle divine qui est en eux, ils n’engendrèrent pas seulement des enfants, mais créèrent aussi des objets utiles ou nuisibles à leurs enfants eux-mêmes, selon qu’ils étaient avec Dieu ou contre Dieu. Ceux qui créent et produisent de bonnes choses sont avec Dieu. Ceux qui créent des choses mauvaises qui nuisent à leur prochain sont contre Dieu. Dieu venge ses enfants torturés par le mauvais génie humain.

126.3 L’homme est donc la créature de prédilection de Dieu. Même s’il est maintenant coupable, c’est toujours la créature qui lui est la plus chère. Ce qui le prouve, c’est qu’il a envoyé son Verbe lui-même, non pas un ange ou un archange, ni un chérubin ou un séraphin, mais son Verbe, en le revêtant de la chair humaine pour sauver l’homme. Il n’a pas estimé indigne ce vêtement pour permettre que souffre et expie celui qui, étant comme lui un très pur Esprit, n’aurait pu, en tant que tel, souffrir et expier la faute de l’homme.

Le Père m’a dit : “ Tu seras homme : l’Homme. J’en avais créé un, parfait comme tout ce que je fais. Je lui avais destiné une douce vie, une très douce dormition et un bienheureux réveil, un séjour très heureux et éternel dans mon Paradis céleste. Mais, tu le sais, rien de souillé ne peut pénétrer dans ce Paradis, car Moi-Nous, Dieu un et trine, nous y avons notre trône. Or seule la sainteté peut paraître en notre présence. Je Suis Celui qui Suis. Ma divine nature, notre mystérieuse essence ne peut être connue que par ceux qui sont sans tache. Maintenant l’homme, en Adam et par Adam, est souillé. Va le purifier. Je le veux. Tu seras désormais : l’Homme, le Premier-Né. Car tu seras le premier à entrer ici, avec ta chair mortelle exempte du péché, avec l’âme exempte du péché originel. Ceux qui t’ont précédé sur la terre et ceux qui te suivront posséderont la vie grâce à ta mort de Rédempteur. ” Il ne pouvait mourir que quelqu’un qui était né. Moi, je suis né et je mourrai.

L’homme est la créature privilégiée de Dieu. Maintenant, dites-moi : si un père a plusieurs enfants, mais que l’un d’eux est son préféré, la pupille de son oeil, et qu’on le tue, ce père ne souffre-t-il pas plus que s’il s’agissait d’un autre de ses enfants ? Cela ne devrait pas être car un père devrait être juste envers tous ses enfants. Mais cela arrive parce que l’homme est imparfait. Dieu peut le faire avec justice car l’homme est l’unique être de la création qui possède en commun avec le Créateur l’âme spirituelle, marque indéniable de la paternité divine.

En enlevant un fils à son père par le meurtre, n’offense-t-on que le fils ? Non, le père aussi. Le fils en sa chair, le père en son coeur. Mais les deux sont blessés. En tuant un homme, n’offense-t-on que l’homme ? Non, Dieu aussi. L’homme dans sa chair, Dieu dans son droit. Car c’est par lui seulement que la vie et la mort doivent être données et enlevées. Tuer, c’est faire violence à Dieu et à l’homme. Tuer, c’est faire irruption dans le domaine de Dieu. Tuer, c’est manquer au précepte de l’amour. Celui qui tue n’aime pas Dieu, car il fait périr son oeuvre : un homme. Le meurtrier n’aime pas le prochain, car il lui enlève ce qu’il veut pour lui-même : la vie.

Je viens de répondre aux deux premières questions.

126.4 Où ai-je tué ?

On peut tuer en plein air, dans la maison de la victime ou en l’attirant chez soi. On peut frapper tel ou tel organe en produisant une souffrance plus grave et en commettant même deux homicides à la fois si on frappe la femme, enceinte du fruit de son sein.

On peut frapper dans la rue sans en avoir l’intention. Un animal qui nous échappe peut tuer un passant. Mais alors, il n’y a pas préméditation. Mais si un homme se rend, armé d’un poignard qu’il dissimule hypocritement sous son vêtement de lin, dans la maison d’un ennemi – d’ailleurs l’ennemi est souvent celui qui a le tort d’être meilleur –, ou bien s’il l’invite chez soi avec des marques d’honneur, puis l’égorge et le jette dans la citerne, alors il y a préméditation et c’est le crime complet puisqu’il y a malice, férocité et violence.

Si, avec la mère, je tue son fruit, c’est des deux que Dieu me demandera de rendre compte. Parce que le ventre qui engendre un nouvel homme selon le commandement de Dieu est sacré, de même que la petite vie qui mûrit en lui, et à laquelle Dieu a donné une âme.

126.5 Par quels moyens ai-je frappé ?

Il ne sert à rien de prétendre : “ Je ne voulais pas frapper ” quand on a utilisé une arme véritable. Dans la colère, les mains elles-mêmes deviennent une arme, de même que la pierre que l’on prend par terre, ou la branche arrachée à un arbre. Mais celui qui examine froidement le poignard ou la hache et, s’ils lui paraissent mal aiguisés, les aiguise puis les glisse au plus près de son corps de façon qu’on ne les aperçoive pas, mais qu’il puisse facilement les brandir, ne peut pas prétendre, s’il se rend ainsi chez son rival : “ Je n’avais pas l’intention de frapper. ” Celui qui prépare un poison en cueillant des herbes ou des fruits toxiques pour en faire une poudre ou un breuvage, puis les présente à sa victime comme s’il s’agissait d’épices ou d’une boisson fermentée, ne peut certainement pas dire : “ Je ne voulais pas tuer. ”

Maintenant écoutez, vous les femmes silencieuses et meurtrières impunies de tant de vies. C’est aussi tuer que d’arracher un fruit qui croît en votre sein parce qu’il est d’une provenance coupable ou qu’il n’est pas désiré, n’étant qu’un poids inutile en vous, préjudiciable pour votre richesse. Il n’y a qu’une façon d’éviter ce poids : rester chastes. N’unissez pas l’homicide à la luxure, la violence à la désobéissance, et ne croyez pas que Dieu ne voit pas ce que l’homme n’a pas vu. Dieu voit tout et se souvient de tout. Souvenez-vous-en, vous aussi.

126.6 Pourquoi ai-je frappé ?

Ah ! Les raisons sont multiples ! Le déséquilibre imprévu que crée en vous une émotion violente, celui de trouver la couche nuptiale profanée, ou un voleur surpris dans la maison, ou encore l’homme répugnant qui viole votre propre fillette, le calcul froid et réfléchi de se débarrasser d’un témoin dangereux, de quelqu’un qui vous empêche d’arriver ou dont on convoite la situation ou la fortune : il y a là tant de raisons ! Si encore Dieu peut pardonner à celui qui devient assassin dans la fièvre de la douleur, il ne pardonne pas à celui qui le devient par ambition ou parce qu’il recherche l’estime des hommes.

Agissez toujours avec droiture, et vous ne craindrez pas le regard ou la parole de quiconque. Contentez-vous de ce que vous avez et vous ne convoiterez pas ce que possède autrui au point de devenir assassin pour posséder ce qui lui appartient.

126.7 Comment ai-je frappé ?

En m’acharnant après le premier coup impulsif ? Il arrive que l’homme n’ait plus de frein. Satan le jette dans le crime, comme le frondeur lance sa pierre. Mais que diriez-vous d’une pierre qui, après avoir touché sa cible, reviendrait à la fronde pour qu’on la relance et qu’elle frappe une nouvelle fois ? Vous diriez : “ Elle est possédée par une force magique et infernale. ” Ainsi en est-il de l’homme qui, après un premier coup, en donne un second, un troisième, un dixième sans que sa férocité s’apaise pour autant. Car la colère tombe et l’on revient à la raison après le premier coup, lorsqu’il provient d’un motif qui peut se comprendre. Mais la férocité, elle, s’acharne d’autant plus que la victime a reçu plus de coups, chez le véritable assassin. C’est un démon qui n’a pas, qui ne peut éprouver de pitié pour son frère, parce qu’il est Satan, c’est-à-dire la haine.

126.8 Quand ai-je frappé ?

Du premier coup ? Après que la victime est tombée par terre ? En simulant le pardon alors que la rancoeur était toujours plus forte ? J’ai attendu de frapper, peut-être des années durant, pour faire souffrir doublement en tuant le père en la personne de ses enfants ?

Vous voyez qu’en tuant, vous violez le premier et le second groupe des commandements parce que vous vous arrogez le droit de Dieu et que vous foulez aux pieds votre prochain. Il y a donc péché contre Dieu et contre le prochain. Vous ne commettez pas seulement un péché d’homicide, mais vous faites un péché de colère, de violence, d’orgueil, de désobéissance, de sacrilège et parfois de cupidité si vous tuez pour vous emparer d’une place ou d’une bourse. Mais, j’y fais à peine allusion et je vous l’expliquerai mieux un autre jour, on ne commet pas l’homicide uniquement avec une arme ou un poison, mais aussi par la calomnie. Réfléchissez-y.

Détail

Voici les questions à se poser pour mesurer la culpabilité d'un pécheur qui a tué : "Qui ai-je frappé ? Qu’est-ce que j’ai frappé ? Où ai-je frappé ? Avec quels moyens ai-je frappé ? Pourquoi ai-je frappé ? Comment ai-je frappé ? Quand ai-je frappé ? : c’est ce que celui qui a tué doit se demander avant de se présenter à Dieu pour lui demander pardon."

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Livre de l'Exode 21, 12-36

Ex 21, 12-36 : « Qui frappe un homme à mort sera mis à mort. Mais s’il n’a pas traqué sa victime, si Dieu l’a mise à portée de sa main, je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier.

Mais quand un homme est en rage contre son prochain au point de le tuer par ruse, tu l’arracheras même de mon autel pour qu’il meure. Celui qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. Celui qui commet un rapt – qu’il ait vendu l’homme ou qu’on le trouve entre ses mains – sera mis à mort. Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.

« Quand des hommes se querellent et que l’un d’eux frappe son prochain avec une pierre ou avec le poing, sans le tuer mais en l’obligeant à garder le lit, si la victime peut se lever et se promener au dehors avec sa canne, l’agresseur sera acquitté. Il devra seulement l’indemniser pour son arrêt de travail, jusqu’à complète guérison.

Si quelqu’un frappe avec un bâton et fait mourir de sa main son serviteur ou sa servante, la victime devra être vengée. Mais si elle survit un jour ou deux, elle ne sera pas vengée, car elle a été achetée avec l’argent du maître.

Si des hommes, en se battant, heurtent une femme enceinte et que celle-ci accouche prématurément sans qu’un autre malheur n’arrive, le coupable paiera l’indemnité imposée par le mari, avec l’accord des juges.

Mais s’il arrive malheur, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.

Si un homme blesse l’œil de son serviteur ou de sa servante, et que l’œil soit perdu, il rendra la liberté à la victime en compensation. Et s’il fait tomber une dent de son serviteur ou de sa servante, il rendra la liberté à la victime en compensation.

Si un bœuf tue d’un coup de corne un homme ou une femme, il sera lapidé et on ne mangera pas la viande. Mais le propriétaire sera tenu pour innocent. Par contre, quand le bœuf a déjà, plus d’une fois, donné des coups de corne et que son propriétaire, averti, l’a laissé sans surveillance, si l’animal a causé la mort d’un homme ou d’une femme, il sera lapidé, et le propriétaire lui-même sera mis à mort.

Et si on lui impose une rançon, il donnera, pour racheter sa vie, tout ce qu’on lui imposera.

Si c’est un fils que le bœuf frappe d’un coup de corne, ou si c’est une fille, on appliquera cette règle-là. Si c’est un serviteur que le bœuf frappe, ou si c’est une servante, on donnera au maître trente pièces d’argent, et le bœuf sera lapidé.

Si un homme laisse une citerne ouverte ou qu’il creuse une citerne sans la recouvrir, et qu’un bœuf ou un âne y tombe, le propriétaire de la citerne indemnisera le propriétaire de la bête morte ; celui-ci recevra une certaine somme d’argent et celui-là, le cadavre de la bête.

Si le bœuf d’un homme blesse le bœuf de son prochain et cause sa mort, les propriétaires vendront le bœuf vivant et se partageront l’argent ; quant à la bête morte, ils se la partageront également. Mais s’il est notoire que ce bœuf a déjà, plus d’une fois, donné des coups de corne et que son propriétaire l’ait laissé sans surveillance, celui-ci fournira un bœuf en compensation de la bête morte qui, elle, lui reviendra.

Livre du Lévitique 24, 17-22

Lv 24, 17-22 : Si un homme frappe à mort un être humain, quel qu’il soit, il sera mis à mort. Celui qui frappe à mort un animal le remplacera par un autre, vie pour vie. Si un homme provoque une infirmité chez un de ses compatriotes, on lui fera comme il a fait : fracture pour fracture, œil pour œil, dent pour dent. Telle l’infirmité provoquée, telle l’infirmité subie.

Celui qui frappe à mort un animal le remplacera par un autre ; celui qui frappe à mort un homme mourra.

Il n’y aura chez vous qu’un seul droit, tant pour l’israélite de souche que pour l’immigré, car je suis le Seigneur votre Dieu. »

Moïse ayant ainsi parlé aux fils d’Israël, on fit sortir hors du camp l’auteur de la malédiction et on le lapida. Les fils d’Israël firent comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

Livre des Nombres 35, 9-34

Nb 35, 9-34 : Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle ainsi aux fils d’Israël : Quand vous aurez passé le Jourdain pour entrer dans le pays de Canaan, choisissez-vous des villes qui seront pour vous des villes de refuge. Le meurtrier qui, par inadvertance, aura frappé quelqu’un à mort s’y enfuira. Ces villes vous serviront de refuge contre le vengeur du sang. Ainsi, le meurtrier ne sera pas mis à mort avant d’avoir comparu en jugement devant la communauté.

Les villes que vous donnerez aux lévites seront pour vous des villes de refuge au nombre de six : vous donnerez trois villes situées au-delà du Jourdain et vous donnerez trois villes situées au pays de Canaan. Elles seront les villes de refuge. Ces six villes serviront de refuge aux fils d’Israël ainsi qu’à l’immigré et à l’hôte de passage, afin que s’y enfuie quiconque aura, par inadvertance, frappé quelqu’un à mort.

S’il l’a frappé avec un objet en fer, et causé la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit être mis à mort. Si de sa main il l’a frappé avec une pierre qui peut provoquer la mort, et a effectivement causé la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit être mis à mort. Ou encore si de sa main il l’a frappé avec un objet en bois qui peut provoquer la mort, et a effectivement causé la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit être mis à mort. C’est le vengeur du sang qui mettra à mort le meurtrier ; dès qu’il tombera sur lui, il le mettra à mort.

Si par haine un homme a bousculé quelqu’un ou a lancé quelque chose contre lui avec malveillance, et qu’ainsi il a causé la mort, ou si avec hostilité il l’a frappé de la main, et qu’ainsi il a causé la mort, celui qui a frappé sera mis à mort ; c’est un meurtrier. Dès qu’il tombera sur le meurtrier, le vengeur du sang le mettra à mort. Mais si c’est par hasard et sans hostilité qu’un homme a bousculé quelqu’un, ou lui a lancé quelque objet sans malveillance, ou encore si, sans le voir, il l’a atteint avec une pierre qui peut provoquer la mort – et qu’en faisant tomber cette pierre, il a effectivement causé la mort, tandis qu’il n’était pas son ennemi et ne lui voulait pas de mal –, alors, la communauté jugera entre celui qui a frappé et le vengeur du sang, selon le droit.

La communauté soustraira le meurtrier à la main du vengeur du sang. La communauté le renverra dans sa ville de refuge, là où il s’était enfui. Il devra y rester jusqu’à la mort du grand prêtre qui a reçu l’onction avec l’huile sainte. Mais si le meurtrier sort des limites de la ville de refuge où il s’est enfui, et que le vengeur du sang, le trouvant hors des limites de sa ville de refuge, le tue, le vengeur n’aura pas de sang sur les mains. En effet, le meurtrier devra rester dans sa ville de refuge jusqu’à la mort du grand prêtre. Après la mort du grand prêtre, le meurtrier retournera sur la terre qui lui appartient. Telles seront pour vous les règles de droit, d’âge en âge, où que vous habitiez.

Quiconque frappe à mort une personne, c’est sur la déposition de plusieurs témoins qu’il sera tué. Mais la déposition d’un seul témoin ne pourra faire condamner quelqu’un à mort. Vous n’accepterez pas de rançon en échange de la vie d’un meurtrier. Il est passible de mort, il doit être mis à mort. Vous n’accepterez pas non plus de rançon pour permettre à celui qui s’est enfui dans sa ville de refuge de revenir habiter sur sa terre avant la mort du grand prêtre.

Vous ne profanerez pas la terre où vous êtes, car le sang, lui, profane la terre. On ne peut faire l’expiation pour le sang répandu sur la terre que par le sang de celui qui l’a répandu. Vous ne rendrez pas impure la terre où vous habitez et au milieu de laquelle je demeure, car Je suis le Seigneur, moi qui demeure au milieu des fils d’Israël. »

Livre du Deutéronome 19, 1-13

Dt 19, 1-13 : Écoute, Israël ! Te voilà aujourd’hui sur le point de passer le Jourdain, pour aller déposséder des nations plus grandes et plus puissantes que toi, et prendre des villes immenses dont les fortifications montent jusqu’au ciel.

C’est un peuple grand et de haute stature que les géants Anaqites ! Toi, tu le connais, tu as entendu dire : « Qui peut tenir devant les fils d’Anaq ? ». Or tu sais aujourd’hui que le Seigneur ton Dieu passera devant toi, comme un feu dévorant : c’est lui qui les exterminera ; c’est lui qui les abaissera devant toi ; alors tu les déposséderas et tu les feras périr aussitôt, comme te l’a dit le Seigneur.

Lorsque le Seigneur ton Dieu les aura chassés devant toi, ne dis pas en ton cœur : « C’est à cause de ma justice que le Seigneur m’a fait entrer dans ce pays pour en prendre possession. » Car c’est à cause de la méchanceté de ces nations, que le Seigneur les dépossède devant toi. Ce n’est pas en raison de ta justice ni à cause de la droiture de ton cœur que tu entreras dans leur pays pour en prendre possession ; c’est en raison de leur méchanceté que le Seigneur ton Dieu dépossède ces nations devant toi, et pour tenir la parole qu’il a jurée à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

Sache bien que ce n’est pas à cause de ta justice que le Seigneur ton Dieu te donne à posséder ce bon pays, car tu es un peuple à la nuque raide. Souviens-toi. N’oublie pas que tu as irrité le Seigneur ton Dieu dans le désert. Depuis le jour où vous êtes sortis d’Égypte jusqu’à ce que vous arriviez en ce lieu, vous avez été rebelles au Seigneur.

Au mont Horeb vous avez irrité le Seigneur, et le Seigneur s’est mis dans une telle colère qu’il voulait vous exterminer. J’étais monté sur la montagne pour recevoir les tables de pierre, les tables de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous. Je suis resté dans la montagne quarante jours et quarante nuits sans manger ni boire.

Le Seigneur m’a donné les deux tables de pierre écrites du doigt de Dieu, et portant toutes les paroles qu’il vous avait dites du milieu du feu, sur la montagne, le jour de l’Assemblée. C’est donc au bout de quarante jours et de quarante nuits que le Seigneur m’a donné ces deux tables de pierre, les tables de l’Alliance.

Le Seigneur me dit : « Lève-toi, descends vite d’ici, car ton peuple, que tu as fait sortir d’Égypte, s’est corrompu. Ils n’ont pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre : ils se sont fait une idole en métal fondu. » Le Seigneur me dit encore : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. »

EMV 126.3 · Tome 2, p. 347

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Tuer, c’est faire violence à Dieu et à l’homme. Tuer, c’est faire irruption dans le domaine de Dieu. Tuer, c’est manquer au précepte de l’amour. Celui qui tue n’aime pas Dieu, car il fait périr son oeuvre : un homme. Le meurtrier n’aime pas le prochain, car il lui enlève ce qu’il veut pour lui-même : la vie.

EMV 126.6 · Tome 2, p. 348

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Si encore Dieu peut pardonner à celui qui devient assassin dans la fièvre de la douleur, il ne pardonne pas à celui qui le devient par ambition ou parce qu’il recherche l’estime des hommes.

Détail

Dieu peut pardonner un acte non prémédité ou réalisé avec effroi dans des circonstances tragiques ; il ne pardonne pas à celui qui prémédite froidement son acte et qui ne s'en repent pas.