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Lieux - Belle-Eau

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EMV 117.2-5 · Tome 2, p. 276-278

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« A quoi dois-je la joie de te voir ?

– A la haine des membres du Sanhédrin.

– Ils t’ont fait du mal ? Encore ?

– Non, mais ils veulent m’en faire. Or l’heure n’en est pas encore venue. Tant que je n’aurai pas labouré toute la Palestine et répandu la semence, je ne dois pas être abattu.

– Tu dois aussi moissonner, bon Maître. Il est juste qu’il en soit ainsi.

– La moisson, ce sont mes amis qui la récolteront. Ils passeront la faux là où j’ai semé. 117.3 Lazare, j’ai décidé de m’éloigner de Jérusalem. Je sais que cela ne me sert pas personnellement, je le sais d’avance. Mais cela me donnera la possibilité d’évangéliser, à défaut d’autre résultat. A Sion on m’a refusé même cela.

– Je t’avais envoyé dire par Nicodème d’aller dans une de mes propriétés. Personne n’ose les violer. Tu pourrais y exercer ton ministère sans ennuis. Et ma maison serait la plus heureuse de toutes mes maisons parce qu’elle serait sanctifiée par ton enseignement, puisque tu y respirerais ! Donne-moi la joie de t’être utile, mon Maître.

– Tu vois que je suis déjà en train de te la donner ; mais je ne puis rester à Jérusalem. On ne me ferait pas d’ennuis personnellement, mais on s’en prendrait à ceux qui viendraient. Je vais du côté d’Ephraïm, entre cette localité et le Jourdain. Là, j’évangéliserai et je baptiserai comme Jean-Baptiste.

– J’y possède une petite maison dans les environs. Mais c’est un abri pour les outils des travailleurs. De temps à autre ils y dorment, à la fenaison ou aux vendanges. Elle est misérable. C’est un simple toit posé sur quatre murs. Mais elle est toujours sur mes terres, et on le sait... Ce sera un épouvantail pour les chacals. Accepte, Seigneur. J’enverrai des serviteurs pour la mettre en état...

– Inutile. Si tes paysans y dorment, elle ira tout aussi bien pour nous.

– Je n’y mettrai pas de luxe. Mais je compléterai le nombre des lits, oh ! De pauvres lits comme tu le veux ; je ferai porter des couvertures, des sièges, des amphores et des coupes. Il vous faudra aussi manger et vous couvrir, surtout pendant ces mois d’hiver. Laisse-moi faire.

117.4 Ce ne sera pas moi qui m’en occuperai. Voici Marthe qui vient vers nous. Elle possède le génie pratique et intelligent de l’organisation. Elle est faite pour la maison, et pour être le réconfort physique et spirituel de ceux qui l’habitent. Viens, ma douce et pure hôtesse ! Tu le vois ? Moi aussi je me suis réfugié sous sa maternelle protection, dans sa part d’héritage. Ainsi je ne regrette pas trop douloureusement ma mère. Marthe, Jésus se retire dans la plaine de la Belle Eau. De beau, il n’y a que le sol fertile. La maison est un bercail. Mais il veut une maison de pauvres. Il faut y mettre ce qui est nécessaire. Donne des ordres, toi qui sais y faire ! »

Et Lazare baise la main très belle de sa soeur qu’elle lève ensuite en un geste de caresse avec un véritable amour maternel.

Puis Marthe dit :

« J’y vais tout de suite. J’emmène avec moi Maximin et Marcelle. Les hommes du char aideront pour l’organisation. Bénis-moi, Maître, ainsi j’emporterai avec moi quelque chose de toi.

– Oui, ma douce hôtesse. Je t’appellerai comme Lazare. Je te donne mon coeur pour que tu l’emportes avec toi, dans le tien.

Détail

Jésus va à Béthanie suite à l'hostilité des pharisiens. Lazare lui concède la Belle-Eau.

EMV 118 · Tome 2, p. 280-288

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le groupe apostolique est arrivé à la Belle-Eau. Judas est d'une humeur massacrante. Les autres disciples s'affairent à réparer la maison : Thomas cuisine, Jacques et Jude d'Alphée réparent des volets avec Jean de Zébédée, Pierre répare le puits... Il y a une brève altercation entre l'homme de Kérioth, Simon de Jonas et les fils d'Alphée. Plus tard, Jésus arrive et Pierre a une réaction impulsive, qui montre son amour pour le Maître. Les premiers pèlerins arrivent et Jésus donne une prédication sur la vie et la mort : la mort étant la vraie vie, et la vie de la terre étant la préparation à notre éternité, au Ciel ou en Enfer.

EMV 118.1 · Tome 2, p. 280-288

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le séjour à la Belle-Eau correspond au verset 22 du chapitre 3 de l'Evangile de saint Jean. Le séjour durera jusque l'EMV 133.

Annotation

Jean 3, 22

Jn 3, 22 : Après cela, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.

EMV 118.1-2 · Tome 2, p. 280-282

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

118.1 Si l’on compare cette maisonnette basse et sans prétention à la maison de Béthanie, c’est certainement un bercail, comme dit Lazare. Mais si on la compare aux maisons des paysans de Doras, c’est une habitation assez belle.

Très basse et très large, solidement construite, elle a une cui­sine, c’est-à-dire une grande cheminée dans une pièce tout enfumée où se trouvent une table, des sièges, des amphores et un égouttoir grossier, avec des assiettes et des coupes. Une large porte de bois brut sert d’entrée et laisse pénétrer la lumière. Puis, sur le même mur, trois autres portes donnent accès à trois grandes chambres, longues et étroites dont les murs sont blanchis à la chaux. Comme dans la cuisine, le sol est en terre battue. Dans deux d’entre elles, il y a maintenant des couches. On dirait de petits dortoirs. Les nombreux crochets fixés dans les murs indiquent qu’on y accrochait des outils et peut-être même des produits agricoles. Ils servent désormais de portemanteaux et on y suspend les besaces. La troisième chambre est vide. C’est plus un large couloir qu’une chambre car la longueur et la largeur sont disproportionnées. Elle devait servir aussi à abriter des animaux car elle a une mangeoire et des anneaux au mur, et son sol présente ces trous particuliers aux terrains frappés par des sabots ferrés. A présent, il n’y a rien.

Au dehors, près de ce dernier local, s’élève un large portique rudimentaire, couvert d’un toit de fascines et d’ardoises qui s’appuie sur des troncs d’arbres à peine équarris. Ce n’est même pas un portique : c’est un appentis, car il est ouvert sur trois côtés : deux de dix mètres au moins, le troisième plus étroit, de cinq mètres, guère plus. En été, une vigne doit déployer ses rameaux d’un tronc à l’autre sur le côté qui est situé au midi. En ce moment, les feuilles sont tombées et elle montre ses rameaux squelettiques. Il y a aussi, pareillement dégarni, un figuier gigantesque qui en été ombrage le bassin qu’on a installé au milieu de l’aire pour abreuver les animaux. Sur le côté, un puits rudimentaire ou plutôt un trou au niveau du sol, à peine indiqué par un cercle de pierres plates et blanches.

Telle est la maison qui abrite Jésus et les siens, au lieu nommé la Belle Eau. Des champs, des prés et des vignes l’entourent et, à environ trente mètres (ne prenez pas mes indications comme des articles de foi !), on voit une autre maison au milieu des champs, plus belle, car elle possède sur le toit une terrasse que l’autre n’a pas. Au-delà de cette maison, des bosquets d’oliviers et d’autres arbres – certains dégarnis, d’autres avec leur feuillage – bouchent la vue.

118.2 Pierre, son frère et Jean travaillent activement à balayer la cour et les chambres, à mettre en ordre les lits, à chercher de l’eau. Pierre fait même tout un remue-ménage autour du puits pour ajuster et renforcer les cordes, afin qu’on puisse plus facilement y puiser l’eau. De leur côté, les deux cousins de Jésus travaillent, marteau et lime en main, aux fermetures et aux volets et Jacques, fils de Zébédée, les aide en travaillant de la scie et de la hache comme un ouvrier d’arsenal.

Dans la cuisine, Thomas est tout affairé et semble être un cuisinier professionnel, tant il sait régler le feu et la flamme et éplucher rapidement les légumes que le beau Judas a daigné apporter du village voisin. Je comprends qu’il s’agit d’un village plus ou moins important, car Judas explique qu’on y fait le pain deux fois seulement par semaine et que ce jour-là il n’y en a pas.

Pierre l’entend et dit :

« Nous ferons des fouaces sur la flamme. Voilà de la farine. Vite, retire ton vêtement et fais la pâte, je me charge ensuite de la cuisson. Je sais m’y prendre. »

Je ne puis m’empêcher de rire en voyant Judas, en bras de chemise, qui humecte la farine en s’enfarinant copieusement.

Jésus est absent ainsi que Simon, Barthélemy, Matthieu et Philippe.

« C’est aujourd’hui le plus dur, répond Pierre à Judas qui bougonne. Mais demain, ça ira déjà mieux et au printemps ce sera très bien... »

EMV 119 · Tome 2, p. 288-297

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans l'EMV 119, des gens parlent de Jean-Baptiste et de la Nativité. Un homme qui a la gangrène est guéri par Jésus qui lui donne le baptême. Un autre, qui est homicide, se repent et est pardonné. Enfin, Jésus donne une leçon sur le Commandement "Je suis le Seigneur ton Dieu". Il dit que les disciples baptiseront à partir de maintenant, et qu'ils ne sont pas encore prêts pour la prière du Notre Père, ni pour faire des miracles, d'ailleurs.

EMV 120 · Tome 2, p. 297-302

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans l'EMV 120, Jésus prêche sur le Commandement : "Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi". Il parle de la présence de Dieu, qui est tout le temps avec l'homme, ce qui l'encourage à toujours faire de bonnes actions ; cela freine par ailleurs ses enfants à faire le mal. Puis, Jésus parle de la sainte jalousie du Seigneur, qui nous veut pour lui, pour une éternité de délice, dans son Ciel sans fin. Il nous parle enfin de l'idolâtrie, car tous nous avons des autels secrets dans nos coeurs ; puis, le Sauveur souligne de la miséricorde du Très-Haut, et nous invite à bien agir, à faire de notre coeur un Ciel qui accueille Dieu.

Quand la prédication est finie, Jésus opère des miracles sur des personnes malades. Puis il envoie les Douze baptiser, pendant que Judas et Simon donneront l'aumône.

EMV 121 · Tome 2, p. 302-311

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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A la Belle-Eau, les apôtres sont agités, car le frère de lait d'Hérode, Manahen, est arrivé pour écouter le Maître. Seulement, Jésus n'est pas encore là, et les Douze sont troublés, faute d'instructions de la part du Seigneur. Rapidement, une dispute éclate entre Pierre et Judas : Simon de Jonas ne veut pas que l'Iscariothe approche Aglaé, et il finit par dire ses quatre vérités à Judas. Les autres apôtres s'interposent, car toute ces disputes fatiguent Jésus et Jude comme Philippe rapportent deux épisodes où ils ont surpris Jésus à pleurer. Le futur traître éclate alors en larmes, et le Sauveur arrive sur ces entrefaites. Pierre se blâme d'avoir été trop dur avec Judas, mais celui-ci admet également qu'il n'est pas bon. Jésus calme le jeu, leur assure que Manahen veut le voir sans aucune mauvaise intention, puis il renvoie les autres et s'entretient avec Judas. Jésus souhaite que son disciple s'examine lui-même et parle avec son âme, pour mieux discerner ses défauts et Judas finit par avouer que le Christ n'est pas juste. En fait, l'homme de Kérioth est jaloux et Jésus remet l'église au milieu du village. Il rappelle qu'il l'a sans cesse défendu face aux autres apôtres, puis Jésus prend congé car il est temps pour lui d'aller voir la foule qui l'attend.

Le Maître fait ainsi un discours à la Belle-Eau sur le Commandement "Tu ne prononceras pas en vain le nom du Seigneur". Il revient sur l'erreur d'Israël, qui croit que les païens blasphèment quand il prononcent le Nom de Dieu. Or, les païens ont le droit de chercher le Seigneur. Jésus ajoute que même ceux qui croient prononcent en vain le nom de Dieu quand leur âme n'ont pas de repentir ou quand ils sont hypocrites. On pourrait alors croire que seuls les petits enfants ont le droit d'appeler le Très-Haut, mais les pécheurs peuvent (et doivent) l'invoquer lorsqu'ils veulent guérir de leurs fautes. Finalement Jésus conclut : "On prononce "en vain" le nom de Dieu si on n'essaie pas de changer en bien".

Il n'y a pas de malade, et quand le Christ s'aperçoit que Manahen s'apprête à repartir, après avoir hésité un moment, il lui demande s'il a un endroit où dormir et s'il a de la nourriture. Le futur disciple révèle alors que non, et Jésus l'invite à la Belle-Eau.

EMV 121.4 · Tome 2, p. 306-307

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Pourquoi m’accuses-tu ? En quoi ai-je fauté à tes yeux ?

– Quand j’ai voulu te conduire chez mes amis, tu n’as pas voulu, et tu as dit : “ Je préfère rester avec les humbles. ” Par la suite, Simon et Lazare t’ont conseillé de te mettre sous la protection d’un homme puissant, et tu as accepté. Tu donnes la préférence à Pierre, à Simon, à Jean… Tu…

– Quoi encore ?

– Rien d’autre, Jésus.

– Fariboles !… Ce sont des bulles dans l’écume de l’eau. Tu me fais de la peine car tu es un pauvre être qui se torture alors qu’il pourrait être heureux. Peux-tu dire qu’il est luxueux, ce logement ? Peux-tu dire qu’il n’y a pas eu une raison importante pour me pousser à l’accepter ? Si Sion ne se comportait pas avec ses prophètes comme une marâtre, serais-je ici comme un homme qui craint la justice humaine et se réfugie dans un lieu d’asile ?

– Non.

– Et alors ? Peux-tu dire que je ne t’ai pas donné des missions, à toi comme aux autres ? Peux-tu dire que j’ai été dur avec toi quand tu as eu des manquements ? Tu n’as pas été sincère… Les vignes… Oh ! Les vignes ! Quel nom avaient-elles, ces vignes ? Tu n’as pas été complaisant avec ceux qui souffraient ou se rachetaient. Tu n’as pas non plus été respectueux envers moi. Et les autres l’ont vu… Pourtant, une seule voix s’est élevée pour te défendre, toujours : la mienne. Les autres auraient le droit d’être jaloux car, s’il y en a un que j’ai protégé, c’est bien toi. »

Judas pleure, humilié et ému.

Détail

Jalousie de Judas à l'encontre de Pierre, Jean, Simon le Zélote et Lazare. Jésus répond à ses accusations et évoque par ailleurs les vignes dont Judas devait prendre soin dans l'EMV 102 et que Pierre évoque dans l'EMV 112.

EMV 122 · Tome 2, p. 311-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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À la Belle-Eau, Jean vient trouver Jésus pour lui dire que Judas cherche à être bon et qu'il souhaite rester avec le fils de Zébédée. Jésus accorde que Jean reste auprès de Judas tant qu'aucun trouble n'entre dans son coeur. Puis il enjoint Pierre à aider Judas à devenir bon. Il guérit un enfant qui est handicapé mental, en lui faisant répéter le Nom de Jésus qui est salut. Le Christ parle ensuite aux apôtres de la maladie, entrée dans le monde par Satan, et de la force de son Nom. Il y a une brève évocation de Jean-Baptiste. Enfin, le Maître donne un discours sur le Commandement : "Tu honoreras ton père et ta mère". Il parle de la famille, des parents et des enfants. Puis, il accorde à une mère déchirée la conversion de son fils mauvais.