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Débauche

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EMV 5.14 · Tome 1, p. 46-47

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Votre amour, ô hommes, vos amours, que sont-ils ? Ils sont soit luxure qui prend les apparences de l’amour, soit peur incurable de perdre l’amour de votre conjoint à cause de sa dé­bauche propre et de celle d’autrui. Depuis que la luxure est entrée dans le monde, vous n’avez plus aucune certitude de posséder le coeur de votre conjoint. Vous tremblez, pleurez, devenez fous de jalousie, vous allez parfois jusqu’au meurtre pour vous venger d’une trahison, ou encore vous tombez dans le désespoir, frappés d’aboulie ou de démence.

EMV 92.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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92.2 Ne jugez jamais un acte sur les apparences. N’accusez jamais, car les actions humaines peuvent avoir parfois un aspect déplaisant et cacher des motifs louables. Un père, par exemple, peut dire à un fils paresseux et noceur : “ Va-t’en ” : cela peut passer pour de la dureté et une dérobade à ses devoirs de père. Mais il n’en est pas toujours ainsi. Son : “ Va-t’en ” a un goût de larmes bien amer, plus chez le père que chez le fils, et il s’accompagne de ces mots – et du voeu que cela se vérifie – : “ Tu reviendras quand tu te seras repenti de ta paresse. ” C’est d’ailleurs justice à l’égard des autres enfants, parce que ce comportement empêche qu’un noceur dépense en débauches ce qui appartient aussi aux autres. En revanche, cette parole serait mauvaise si elle venait d’un père lui-même en faute, à l’égard de Dieu ou à l’égard de ses enfants, et qui, par égoïsme, s’estimerait supérieur à Dieu et penserait avoir des droits même sur l’esprit de son fils. Non : l’âme appartient à Dieu, et Dieu ne violente pas la liberté de l’âme de se donner, et dans quelle mesure. Aux yeux du monde, ces actes sont pareils, mais combien l’un est différent de l’autre ! Le premier relève de la justice, et le second d’un arbitraire coupable. Ne jugez donc jamais personne.

EMV 125.3 · Tome 2, p. 341

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dieu veut des oeuvres vivantes et non pas des simulacres d’oeuvres. Une fausse obéissance à sa Loi n’est qu’un simulacre. Simulacre aussi la sanctification mensongère du sabbat, c’est-à-dire le repos qu’on observe pour bien montrer aux yeux des hommes qu’on obéit au commandement, mais en passant ces heures de loisir dans le vice, dans la luxure, dans la ripaille, ou encore en réfléchissant à la meilleure manière de voler son prochain et de lui nuire la semaine suivante. Simulacre encore la sanctification du sabbat, c’est-à-dire le repos matériel, si elle ne s’accompagne pas d’un travail intime, spirituel, sanctifiant, d’un sincère examen de conscience, de la reconnaissance humble de sa propre misère, d’une sérieuse résolution de mieux agir la semaine suivante.

EMV 132.2 · Tome 2, p. 385-386

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Faites ce que je vous ai dit, et détruisez les trois concupiscences. Mettez franchement un nom sur votre vice, de la même manière que Dieu use de franchise pour vous dire : “ Ne faites pas ceci et cela. ” Inutile de jouer sur les mots. Celui qui a un amour plus fort que celui qu’il donne à Dieu, quel que soit cet amour, est idolâtre. Celui qui invoque Dieu en faisant profession de le servir et ensuite lui désobéit, est un rebelle. Celui qui par cupidité travaille le jour du sabbat est un profanateur, il est méfiant et présomptueux. Celui qui refuse de secourir ses parents, en alléguant de faux prétextes, même s’il affirme que ce sont des ressources données à Dieu, est haï de Dieu qui a établi pères et mères à son image sur la terre. Celui qui tue est toujours un meurtrier. Celui qui commet l’impureté est toujours un débauché. Celui qui dérobe est toujours un voleur. Celui qui ment est toujours abject. Celui qui veut ce qui ne lui appartient pas est toujours un rapace qui a la faim la plus exécrable. Celui qui profane la couche nuptiale est toujours un être immonde.

EMV 133.2 · Tome 2, p. 394-395

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Mon prêtre est spirituel, entièrement… le prêtre de mon rêve. Ainsi seront mes saints prêtres. Le spirituel n’a ni le ton ni la pose du tragédien. Il ne pose pas, parce qu’il est spirituel et par conséquent ne peut porter ni costume ni masque. Il est ce qu’il est : esprit, flamme, lumière, amour. Il s’adresse aux âmes. Il parle par la pureté des regards, de ses actes, de ses paroles, de ses œuvres.

L’homme regarde. Et il voit quelqu’un qui lui est semblable. Mais, au-delà et au-dessus de la chair, que voit-il ? Quelque chose qui freine sa démarche pressée, qui le fait réfléchir et conclure : “ Cet homme, mon semblable, n’a de l’homme que l’extérieur. Il a l’âme d’un ange. ” Et, s’il est incroyant, il conclut : “ Grâce à lui, je crois qu’il y a un Dieu et un Ciel. ” Si c’est un débauché, il dit : “ Cet homme, mon égal, a un regard céleste. Je retiens ma sensualité pour ne pas les profaner. ” Si c’est un avare, il décide : “ A l’exemple de celui-ci qui n’est pas attaché à la richesse, je cesse d’être cupide. ” Et si c’est un homme coléreux, féroce, devant cette douceur il devient un être plus paisible. Voilà quelle peut être l’influence d’un saint prêtre.

Détail

Quel est l'effet d'un saint prêtre sur ceux qu'ils rencontrent ? Jésus en parle en ces termes.

EMV 168.5 · Tome 3, p. 70-71

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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168.5 Je revenais chaque jour à cet endroit [une plage] dans l’espoir de revoir cet homme jeune, brun, beau… De fait, après quelque temps, je le revis. Il me parla. Il me dit : “ Viens à Rome avec moi. Je t’amènerai à la cour impériale, tu seras la perle de Rome. ” Je répondis : “ Oui, je serai ta fidèle épouse. Viens chez mon père. ” Il se mit à rire d’un air moqueur et me donna un baiser. Il précisa : “ Pas mon épouse, mais ma déesse. Je serai ton prêtre, et je te révélerai les secrets de la vie et du plaisir. ” J’étais folle, j’étais jeune. Malgré tout, je n’ignorais pas les réalités de la vie… J’étais rusée. J’étais folle, mais pas encore dépravée… et sa proposition m’a dégoûtée. Je m’échappai de ses bras et courus à la maison. Mais je n’ai rien dit à ma mère… et je n’ai pas su résister à la tentation de le revoir. Ses baisers m’avaient rendue encore plus folle… et j’y suis retournée. J’étais à peine revenue sur cette plage solitaire que déjà il m’embrassait, me donnant des baisers avec frénésie, une vraie pluie de baisers, de mots d’amour, de questions : “ Est-ce que tout n’est pas dans cet amour ? N’est-ce pas plus doux que les liens du mariage ? Que veux-tu d’autre ? Peux-tu vivre sans cela ? ”

Oh, Mère ! Le soir même, je me suis enfuie avec ce patricien dégoûtant… Et je fus une vraie loque piétinée par sa bestialité… Pas une déesse, mais de la boue. Pas une perle, mais du fumier. Ce n’est pas la vie qu’il m’a révélée, mais l’ordure de la vie, l’infamie, le dégoût, la souffrance, la honte, l’infinie misère de ne même plus m’appartenir. Et puis… ce fut la chute complète. Après six mois d’orgie, fatigué de moi, il est passé à de nouvelles amours et je me suis retrouvée à la rue. J’utilisai alors mes talents de danseuse… Je savais désormais que ma mère était morte de chagrin et que je n’avais plus de maison, plus de père… Un maître de danse m’accueillit dans son gymnase. Il me fit faire des progrès… m’exploita… et me lança comme une fleur au courant de tous les arts sensuels au milieu du patriciat corrompu de Rome. Déjà souillée, la fleur tomba dans un égout. Ce furent dix années de descente à l’abîme, toujours plus bas. Puis on m’amena ici pour charmer les loisirs d’Hérode, et je fus prise par un nouveau maître. Ah ! Il n’est pas de chien enchaîné qui le soit plus que nous ! Et il n’y a pas de dresseur de chiens qui soit plus brutal que l’homme qui possède une femme ! Mère… tu trembles ! Je te fais horreur ! »

Marie a porté la main à son cœur comme si elle avait reçu un coup. Mais elle répond :

« Non, pas toi. Ce qui me fait horreur, c’est le Mal qui domine tellement la terre. Continue, ma pauvre enfant.

– Il m’a amenée à Hébron… Est-ce que j’étais libre ? Est-ce que j’étais riche ? Oui, puisque je n’étais pas en prison et que j’étais couverte de bijoux. Non, car je ne pouvais voir que ceux qu’il voulait, lui, et je n’avais plus aucun droit sur moi-même.

Détail

Aglaé raconte sa vie débridée et l'épisode où elle a rencontré un patricien romain.

EMV 174.13 · Tome 3, p. 139

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Où se niche l’adultère ? Où se niche la corruption des jeunes filles ? Chez celui qui, en plus de son lit d’époux, a deux ou trois lits de débauche sur lesquels il répand son argent et la vigueur d’un corps que Dieu lui a donné sain pour travailler pour sa propre famille, et non pour qu’il s’épuise en ébats écœurants qui l’abaissent plus qu’une bête immonde.

Vous avez appris qu’il a été dit : “ Ne commets pas l’adultère. ” Mais moi, je vous dis que celui qui aura regardé une femme avec concupiscence, que celle qui est allée vers un homme avec un désir impur, a déjà commis l’adultère en son cœur, par ce simple fait. Aucune raison ne justifie la fornication. Aucune. Ni l’abandon et la répudiation d’un mari. Ni la pitié envers une femme répudiée. Vous n’avez qu’une seule âme. Quand elle est engagée avec une autre par un pacte de fidélité, qu’elle ne mente pas, autrement ce beau corps avec lequel vous péchez ira avec vous, âmes impures, dans des flammes qui ne s’éteindront pas. Mutilez-le plutôt, mais ne le tuez pas pour toujours par la damnation. Redevenez des hommes, vous, les riches, cloaques pouilleuses du vice, redevenez des hommes pour ne pas inspirer le dégoût au Ciel…

Annotation

Vous avez appris qu’il a été dit : “ Ne commets pas l’adultère. ” Dans le Décalogue : Exode 20,14; Deutéronome 5,18. Mais également Lévitique 18,20; Job 31,9-12; etc. Les paroles qui suivent sont celles de Matthieu 5,27-28.

Livre de l'Exode 20, 14

Ex 20, 14 : Tu ne commettras point d'adultère.

Livre du Deutéronome 5, 18

Dt 5, 18 : Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain. Tu ne désireras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui appartient à ton prochain.

Livre du Lévitique 18, 20

Lv 18, 20 : Tu n'auras pas commerce avec la femme de ton prochain, pour te souiller avec elle.

Livre de Job 31, 9-12 :

Jb 31, 9-12 : Si mon cœur a été séduit par une femme, si j'ai fait le guet à la porte de mon prochain, — que ma femme tourne la meule pour un autre, que des étrangers la déshonorent ! Car c'est là un crime horrible, un forfait que punissent les juges ; un feu qui dévore jusqu'à la ruine, qui aurait détruit tous mes biens.

Evangile de Matthieu 5, 27-28 :

Mt 5, 27-28 : Vous avez appris qu'il a été dit : " Tu ne commettras point d'adultère. " Et moi, je vous dis que quiconque regarde une femme avec convoitise, a déjà commis l'adultère avec elle, dans son cœur.