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Judas (personnage biblique - livre des Macchabées)

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EMV 132.1-5 · Tome 2, p. 384-390

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

132.1 « Mes enfants dans le Seigneur, la fête de la Purification est maintenant imminente, et moi, la Lumière du monde, je vous y envoie, préparés avec le minimum nécessaire pour bien la célébrer. C’est la première lumière de fête d’où vous tirerez une illumination pour toutes les autres. Il serait bien sot, celui qui prétendrait allumer une foule de lumières sans avoir la possibilité d’allumer la première. Et encore bien plus sot serait celui qui prétendrait commencer sa sanctification par les choses plus ardues, en négligeant ce qui est à la base de l’édifice immuable de la perfection : le Décalogue.

132.2 On lit dans les Maccabées que Judas et les siens, ayant, grâce à la protection du Seigneur, repris le Temple et la ville de Jérusalem, détruisirent les autels des dieux étrangers et leurs sanctuaires et purifièrent le Temple. Puis ils dressèrent un autre autel, firent du feu avec des pierres à feu, offrirent des sacrifices, firent brûler de l’encens, posèrent les lumières et les pains de proposition. Puis, tous prosternés par terre, ils supplièrent le Seigneur de leur permettre de ne plus pécher, ou bien, si par leur faiblesse ils retombaient dans le péché, de les traiter avec la miséricorde divine. Et cela arriva le 25 du mois de Casleu.

Réfléchissons et appliquons ce récit à nous-mêmes, car toute parole de l’histoire d’Israël, et donc du peuple élu, a un sens spirituel. La vie est toujours un enseignement. La vie d’Israël est un enseignement non seulement pour nos jours sur terre, mais aussi pour la conquête des jours éternels.

“ Ils détruisirent les autels et les sanctuaires païens. ”

C’est la première opération, celle que je vous ai indiquée de faire, en vous indiquant les dieux individuels qui se substituent au vrai Dieu : les idolâtries des sens, de l’or, de l’orgueil, les vices capitaux qui mènent à la profanation et à la mort de l’âme et du corps et au châtiment de Dieu.

Je ne vous ai pas écrasés sous les innombrables formules qui oppriment aujourd’hui les fidèles et forment un prétendu rempart à la vraie Loi, alourdie, cachée sous des masses d’interdictions tout extérieures. En l’alourdissant, elles conduisent le fidèle à perdre de vue la voix linéaire, claire et sainte du Seigneur qui dit : “ Ne blasphémez pas. Ne soyez pas idolâtres. Ne profanez pas les fêtes. Ne déshonorez pas vos parents. Ne tuez pas. Ne commettez pas l’impureté. Ne volez pas. Ne mentez pas. N’enviez pas le bien d’autrui. Ne désirez pas la femme d’un autre. ” Ce sont là dix interdictions, pas une de plus. Et ce sont les dix colonnes du temple de l’âme. Sur elles resplendit l’or du précepte saint entre tous : “ Aime ton Dieu. Aime ton prochain. ” C’est le couronnement du temple. C’est la protection des fondements. C’est la gloire du constructeur. Sans l’amour, personne ne pourrait obéir aux dix commandements et les colonnes tomberaient – toutes ou quelques-unes – si bien que le temple s’écroulerait complètement ou en partie. Quoi qu’il en soit, il ne serait que ruines et ne pourrait plus accueillir le Très-Saint.

Faites ce que je vous ai dit, et détruisez les trois concupiscences. Mettez franchement un nom sur votre vice, de la même manière que Dieu use de franchise pour vous dire : “ Ne faites pas ceci et cela. ” Inutile de jouer sur les mots. Celui qui a un amour plus fort que celui qu’il donne à Dieu, quel que soit cet amour, est idolâtre. Celui qui invoque Dieu en faisant profession de le servir et ensuite lui désobéit, est un rebelle. Celui qui par cupidité travaille le jour du sabbat est un profanateur, il est méfiant et présomptueux. Celui qui refuse de secourir ses parents, en alléguant de faux prétextes, même s’il affirme que ce sont des ressources données à Dieu, est haï de Dieu qui a établi pères et mères à son image sur la terre. Celui qui tue est toujours un meurtrier. Celui qui commet l’impureté est toujours un débauché. Celui qui dérobe est toujours un voleur. Celui qui ment est toujours abject. Celui qui veut ce qui ne lui appartient pas est toujours un rapace qui a la faim la plus exécrable. Celui qui profane la couche nuptiale est toujours un être immonde.

Il en est ainsi. Et je vous rappelle qu’après l’érection du veau d’or survint la colère du Seigneur ; après l’idolâtrie de Salomon, le schisme qui divisa et affaiblit Israël ; après avoir accepté l’hellénisme et même lui avoir fait bon accueil grâce à l’entremise de juifs indignes sous Antiochus Epiphane, on a vu surgir nos malheurs spirituels, économiques et nationaux actuels. Je vous rappelle que Nadab et Abiu, ces faux serviteurs de Dieu, furent frappés par Jéovêh. Je vous rappelle que la manne ramassée le jour du sabbat n’était pas sainte. Je vous rappelle Cham et Absalon. Je vous rappelle le péché de David au détriment d’Urie et celui d’Absalon au détriment d’Amnon. Je vous rappelle la fin d’Absalon et celle d’Amnon. Je vous rappelle le sort du voleur Héliodore, et de Simon et Ménélaus. Je vous rappelle la fin honteuse des deux calomniateurs qui avaient porté un faux témoignage contre Suzanne. Et je pourrais continuer sans fin à vous donnez de pareils exemples.

132.3 Mais revenons aux Maccabées.

“ Et ils purifièrent le Temple. ”

Il ne suffit pas de dire : “ Je détruis. ” Il faut ajouter : “ Je purifie. ” Je vous ai dit comment l’homme se purifie : par un repentir humble et sincère. Il n’est pas de péché que Dieu ne pardonne si le pécheur est réellement repenti. Ayez foi en la bonté divine. Si vous pouvez arriver à comprendre ce qu’est cette bonté, même si vous aviez sur vous tous les péchés du monde, vous ne fuiriez pas loin de Dieu, mais vous courriez plutôt à ses pieds car seul le Très-Bon peut pardonner ce que l’homme ne pardonne pas.

“ Et ils élevèrent un autre autel. ”

N’essayez pas de tromper le Seigneur. Que vos actions ne soient pas fausses. Ne mélangez pas Dieu et Mammon. Vous auriez un autel vide : celui de Dieu. Car il est inutile d’élever un nouvel autel s’il subsiste encore des restes de l’autre. C’est soit Dieu, soit l’idole. Choisissez.

“ Et ils allumèrent le feu avec la pierre et de l’amadou. ”

La pierre, c’est la ferme volonté d’appartenir à Dieu. L’amadou, c’est le désir d’anéantir par tout le reste de votre vie jusqu’au souvenir de votre péché dans le coeur de Dieu. Alors jaillit le feu : l’amour. Car le fils qui cherche à réconforter, par toute une vie honorable, le père qu’il a offensé, que fait-il, sinon aimer son père en voulant qu’il puisse se réjouir de son fils, qui autrefois était la cause de ses larmes et à présent fait sa joie ? Parvenus à cet état, vous pouvez offrir les sacrifices, brûler de l’encens, apporter des lumières et des pains. Les sacrifices ne seront pas odieux au Seigneur, les prières lui seront agréables, l’autel sera vraiment éclairé, riche des aliments de votre offrande quotidienne. Vous pourrez prier en disant : “ Sois notre protecteur ”, car lui, il sera votre ami.

Mais sa miséricorde n’a pas attendu que vous criiez pitié. Il a prévenu votre désir et vous a envoyé la Miséricorde vous dire : “ Espérez. Je vous le dis : Dieu vous pardonne. Venez au Seigneur. ”

Il y a déjà un autel parmi vous : l’autel nouveau. Des fleuves de lumière et de pardon en jaillissent. Ils se répandent comme l’huile, ils guérissent, donnent la force. Croyez en la parole qui vient de lui. Pleurez avec moi sur vos péchés. Comme le lévite dirige le choeur, je dirige vos voix vers Dieu et il ne repoussera pas votre gémissement s’il est uni à ma voix. Avec vous je m’anéantis, en étant Frère des hommes par la chair, Fils du Père par l’esprit, et je dis pour vous, avec vous : “ De ce profond abîme où Moi-l’Humanité, je suis tombé, je crie vers toi, Seigneur. Ecoute la voix de celui qui te regarde et soupire, et ne ferme pas tes oreilles à mes paroles. C’est horrible de me voir, ô Dieu. Je suis même une horreur à mes propres yeux ! Que serai-je aux tiens ? Ne regarde pas mes fautes, Seigneur, car sinon je ne pourrai me tenir en ta présence, mais fais preuve de miséricorde à mon égard. Tu as dit : ‘ Je suis la Miséricorde. ’ Et je crois en ta parole. Mon âme, blessée et abattue, a confiance en toi, elle se fie à tes promesses, et de l’aube à la nuit, de la jeunesse à la vieillesse, j’espérerai en toi. ”

132.4 Coupable d’homicide et d’adultère, réprouvé de Dieu, David obtint pourtant son pardon après avoir crié au Seigneur : “ Aie pitié, non par respect pour moi, mais pour l’honneur de ta miséricorde, qui est infinie. A cause d’elle, efface mon péché. Il n’est pas d’eau qui puisse laver mon cœur si elle n’est pas puisée dans les tréfonds de ta sainte bonté. Lave-moi par elle de mon iniquité et purifie-moi de ma souillure. Je ne nie pas mon péché, je reconnais même ma faute et elle est toujours devant moi comme un témoin qui m’accuse. J’ai offensé l’homme dans mon prochain et en moi-même, mais je regrette surtout d’avoir péché contre toi. Que cela te montre que je reconnais que tu es juste en toutes tes paroles et que je crains ton jugement qui triomphe de toute puissance humaine. Mais considère, ô Eternel, que je suis né dans le péché et que pécheresse était celle qui m’a conçu, et aussi que tu m’as aimé au point d’en arriver à me dévoiler ta sagesse et à me la donner comme maîtresse pour comprendre les mystères de tes sublimes vérités. Or si tu as tant fait pour moi, dois-je te craindre ? Non, je ne crains pas. Asperge-moi avec l’amertume de la douleur et je serai purifié. Lave-moi par les larmes et je serai pur comme neige. Fais-moi entendre ta voix, et ton serviteur humilié exultera, parce que ta voix est joie et gaieté, même si elle réprimande. Tourne ton visage vers mes péchés. Ton regard effacera mon iniquité. Le cœur que tu m’as donné a été profané par Satan et par la faiblesse de mon humanité. Crée en moi un cœur nouveau qui soit pur, et détruis ce qui est corruption au plus profond de ton serviteur, pour que règne uniquement en lui un esprit droit. Mais ne me chasse pas de ta présence et ne m’enlève pas ton amitié car seul le salut qui vient de toi est joie pour mon âme, et ton esprit souverain fait le réconfort de l’homme humilié. Fais que je devienne celui qui va parmi les hommes pour annoncer : ‘ Voyez comme le Seigneur est bon. Marchez sur ses chemins et vous serez bénis comme je le suis, moi, cet avorton qui redevient fils de Dieu par la grâce qui renaît en moi. ’ Et les impies se convertiront à toi. Mon sang et ma chair se révoltent et crient en moi. Libère-moi, Seigneur, toi le salut de mon âme, et je chanterai tes louanges. Je ne savais pas, mais maintenant j’ai compris. Ce n’est pas un sacrifice de béliers que tu veux, mais l’holocauste d’un cœur contrit. Un cœur contrit et humilié t’est plus agréable que les béliers et les moutons, parce que tu nous as créés pour toi, et tu veux que nous nous en souvenions et te rendions ce qui est à toi. Dans ta grande bonté, montre-toi bienveillant à mon égard et reconstruis ma Jérusalem qui est aussi la tienne : celle d’un esprit purifié et pardonné sur lequel on puisse offrir le sacrifice, l’oblation et l’holocauste pour les péchés en action de grâce et de louange. Et que chacun de mes nouveaux jours soit une hostie de sainteté qui se consume sur ton autel pour s’élever avec le parfum de mon amour jusqu’à toi. ”

132.5 Venez ! Marchons vers le Seigneur ! Moi devant, vous à ma suite. Marchons vers les eaux du salut, vers les saints pâturages, vers les terres de Dieu. Oubliez le passé. Souriez à l’avenir. Ne pensez pas à la boue, mais regardez les étoiles. Ne dites pas : “ Je suis ténèbres ”, mais : “ Dieu est lumière. ” Je suis venu vous annoncer la paix, annoncer aux doux la bonne Nouvelle, guérir ceux qui ont le cœur brisé par trop de difficultés, annoncer la liberté à tous les esclaves, et en premier lieu à ceux de Mammon, libérer ceux qui sont prisonniers de leurs concupiscences.

Je vous dis : l’année de grâce est arrivée. Ne pleurez pas du fait de la tristesse qu’éprouve le pécheur. Ne pleurez pas, vous qui êtes exilés du Royaume de Dieu. Je substitue l’or aux cendres et l’huile aux larmes. Je vous revêts d’habits de fête pour vous présenter au Seigneur et dire : “ Voici les brebis que tu m’as envoyé chercher. Je les ai visitées et rassemblées, je les ai comptées, j’ai cherché celles qui étaient dispersées et je te les ai amenées en les arrachant aux nuages et aux brouillards. Je les ai prises au milieu de tous les peuples, je les ai réunies de toutes les régions pour les conduire à la Terre qui n’est plus terre et que tu as préparée pour elles, Père saint, pour les porter sur les cimes paradisiaques de tes montagnes fertiles où tout est lumière et beauté, le long des rivières des célestes béatitudes où se rassasient de toi les âmes que tu aimes. Je suis aussi allé à la recherche de celles qui étaient blessées, j’ai guéri leurs fractures, j’ai refait les forces des faibles, je n’ai pas laissé une seule brebis de côté. Celle que les loups aux sens avides avaient le plus mise à mal, je me la suis passée comme un joug d’amour sur les épaules et je la dépose à tes pieds, Père bienveillant et saint, parce qu’elle ne peut plus marcher, qu’elle ne connaît pas tes paroles et que c’est une pauvre âme que poursuivent les remords et les hommes, une âme qui regrette et tremble, une eau poussée et repoussée par le flot sur le rivage. Elle vient pleine de désirs, mais la connaissance de son état la retient… Ouvre-lui ton sein, Père qui es tout amour, pour qu’en toi cette créature perdue trouve la paix. Dis-lui : ‘ Viens ! ’ Dis-lui : ‘ Tu es à moi. ’ Elle a appartenu à tout un monde qui la dégoûte et lui fait peur. Elle dit : ‘ Chaque homme est une bête ignoble. ’ Fais qu’elle puisse dire : ‘ Mon Roi m’a donné la joie d’être prise ! ’ Elle ne sait pas ce qu’est l’amour. Mais, si tu l’accueilles, elle saura ce qu’est cet amour céleste, l’amour nuptial entre Dieu et l’esprit humain. Et comme un oiseau délivré des cages des hommes cruels, elle s’élèvera toujours plus haut, jusqu’à toi, au Ciel, dans la joie, dans la gloire, en chantant : ‘ J’ai trouvé celui que je cherchais. Mon cœur n’a pas d’autre désir. En toi, je me repose, je jubile, Seigneur éternel, et je suis bienheureuse, pour les siècles des siècles ! ’ ”

Allez célébrer la fête de la Purification dans un esprit nouveau. Et que la lumière de Dieu s’allume en vous. »

Jésus a été irrésistible à la fin de son discours : un visage de lumière aux yeux rayonnants, un sourire et un ton de voix d’une douceur inconnue.

Les gens sont comme fascinés et ne bougent pas jusqu’à ce qu’il répète :

« Allez. Que la paix soit avec vous. »

Détail

Jésus parle de la Fête de la Dédicace (aussi nommée Fête des Lumières) qui approche. On trouve son origine dans le Premier Livre des Macchabées, chapitre 4, 36-61. Selon jean-François Lavère, dans L'Enigme Valtorta, une vie de Jésus éclairée, cette fête débute le 25 du mois de Kislev et dure huit jours. Ici, en l'an -22, c'était "du 2/12 au 10/12/-22" (dans le calendrier julien). Cf. page 23-25.

Annotation

Premier livre des Macchabées 4, 36-61

1 M 4, 36-61 : Alors Judas et ses frères déclarèrent : « Voilà nos ennemis écrasés, montons purifier le Lieu saint et en faire la dédicace. » Toute l’armée se rassembla, et ils montèrent à la montagne de Sion. Là, ils virent le sanctuaire dévasté, l’autel profané, les portes complètement brûlées. Dans les parvis, la végétation avait poussé comme dans un bois ou sur une montagne, et les salles des prêtres étaient détruites.

Ils déchirèrent leurs tuniques, se frappèrent la poitrine, répandirent de la cendre sur leur tête et tombèrent, la face contre terre. Au signal donné par les trompettes, ils poussèrent des cris vers le Ciel. Alors, Judas donna l’ordre à quelques hommes de combattre les occupants de la citadelle, pendant la purification du Lieu saint. Il choisit des prêtres irréprochables et très attachés à la Loi. Ceux-ci purifièrent le Lieu saint et emportèrent les pierres souillées dans un endroit impur.

Ils se demandèrent ce qu’il fallait faire de l’autel des holocaustes, qui avait été profané. Ils eurent la bonne idée de le démolir, pour écarter tout reproche, du fait que les païens l’avaient souillé. Ils démolirent donc l’autel, et transportèrent les pierres sur la montagne de la Demeure, dans un endroit approprié, en attendant la venue d’un prophète qui se prononcerait à leur sujet.

Conformément à la Loi, ils prirent des pierres non taillées et bâtirent un autel nouveau, sur le modèle du précédent. Ils restaurèrent aussi le Lieu saint et l’intérieur de la Demeure ; ils sanctifièrent les parvis. Ils introduisirent au coeur du sanctuaire les nouveaux ustensiles sacrés qu’ils avaient fabriqués, le chandelier, l’autel des parfums et la table des offrandes. Ils firent brûler de l’encens sur l’autel et allumèrent les lampes du chandelier, qui illuminèrent le sanctuaire. Ils placèrent les pains de l’offrande sur la table et tendirent les rideaux. Ils achevèrent ainsi tous les travaux qu’ils avaient entrepris.

Le vingt-cinquième jour du neuvième mois, c’est-à-dire le mois de Kisléou, en l’année 148, de grand matin, les prêtres offrirent le sacrifice prescrit par la Loi sur le nouvel autel qu’ils avaient construit. On fit la dédicace de l’autel au chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales. C’était juste l’anniversaire du jour où les païens l’avaient profané. Le peuple entier se prosterna la face contre terre pour adorer, puis ils bénirent le Ciel qui avait fait aboutir leur effort.

Pendant huit jours, ils célébrèrent la dédicace de l’autel, en offrant, dans l’allégresse, des holocaustes, des sacrifices de communion et d’action de grâce. Ils ornèrent la façade du Temple de couronnes d’or et de boucliers, ils en restaurèrent les entrées et les salles et y replacèrent des portes. Il y eut une grande allégresse dans le peuple, et l’humiliation infligée par les païens fut effacée.

Judas Maccabée décida, avec ses frères et toute l’assemblée d’Israël, que l’anniversaire de la dédicace de l’autel serait célébré pendant huit jours chaque année à cette date, dans la joie et l’allégresse. En ce temps-là, on édifia tout autour de la montagne de Sion un rempart élevé, avec de puissantes tours, de peur que les païens ne viennent piétiner ces lieux comme auparavant. Judas y établit une garnison. Il fortifia aussi Bethsour, pour que le peuple possède une forteresse en face de l’Idumée.

EMV 208.10 · Tome 3, p. 396-398

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

« Dis-moi, dis-moi que je ne suis pas coupable de la mort de Lévi ! Dis-moi qu’ils ne sont pas perdus pour toujours ! Dis-moi que bientôt je les rejoindrai !

– Oui, oui. Ecoute : ils sont dans la joie maintenant que tu es dans mes bras. Je ne tarderai pas à les rejoindre, et que dois-je leur dire, alors ? Que tu ne t’en remets pas au Seigneur ? Est-ce cela que je dois dire ? Les femmes d’Israël, les femmes de David sont si courageuses, si sages, dois-tu leur apporter un démenti ? Non. Tu souffres, mais parce que tu as souffert seule. Ta douleur et toi. Toi et ta douleur. Alors tu ne peux en porter le poids. N’as-tu plus gardé à l’esprit les paroles d’espoir au sujet de ceux que la mort nous a pris ? “ Je vous sortirai de vos tombeaux et je vous ramènerai dans la terre d’Israël. Alors vous saurez que je suis le Seigneur, lorsque j’ouvrirai vos tombes et que je vous aurai fait remonter de vos tombeaux. Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez. ” La terre d’Israël, pour les justes endormis dans le Seigneur, c’est le Royaume de Dieu. Je l’ouvrirai et le donnerai à ceux qui attendent.

– Même à mon Daniel ? Même à mon Lévi ? Il avait une si grande répulsion pour la mort… Il ne pouvait s’imaginer être éloigné de sa maman. C’est pour cela que je voulais mourir et aller auprès de lui au tombeau…

– Mais ce n’est pas là que se trouve la partie vivante d’eux-mêmes. Il n’y a là que de la matière morte qui ne peut t’entendre. Eux, ils sont dans le lieu de l’attente…

– Mais est-ce vraiment cela ? Ah ! Ne te scandalise pas de moi. Ma mémoire s’est envolée avec mon chagrin ! J’ai la tête remplie du bruit des larmes et du râle de mes fils. Quel râle ! Quel râle ! Cela m’a dissous le cerveau. Je n’ai plus que ce râle en moi…

– Et moi, je t’y mettrai les paroles de la vie. Je sèmerai la Vie, car je suis Vie, là où est la rupture de la mort. Rappelle-toi le grand Judas Macchabée qui voulut faire un sacrifice pour les morts, parce qu’il pensait à juste titre qu’ils sont destinés à ressusciter et qu’il faut hâter pour eux l’heure de la paix par des sacrifices opportuns. Si Judas Maccabée n’avait pas été certain de la résurrection, aurait-il prié et fait prier pour les morts ? Lui, au contraire, comme il est écrit, a pensé qu’une grande récompense était réservée à ceux qui meurent pieusement, comme tes fils l’ont sûrement fait… Tu vois que tu dis oui ? Ne désespère donc plus. Mais prie saintement pour tes morts, afin que leurs péchés soient effacés avant que je ne vienne à eux. Alors, sans attendre un instant, ils viendront avec moi au Ciel. Car je suis le Chemin, la Vérité et la Vie : je conduis, je dis la vérité et je donne la vie à celui qui croit à ma vérité et me suit. »

Détail

Une mère endeuillée par la mort de ses deux fils demande à Jésus :

Annotation

N’as-tu plus gardé à l’esprit les paroles d’espoir au sujet de ceux que la mort nous a pris ? “ Je vous sortirai de vos tombeaux et je vous ramènerai dans la terre d’Israël. Alors vous saurez que je suis le Seigneur, lorsque j’ouvrirai vos tombes et que je vous aurai fait remonter de vos tombeaux. Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez. ” Voir Ezéchiel 37, 11-14 ci-dessous.

Rappelle-toi le grand Judas Maccabée qui voulut faire un sacrifice pour les morts, parce qu’il pensait à juste titre qu’ils sont destinés à ressusciter et qu’il faut hâter pour eux l’heure de la paix par des sacrifices opportuns. Si Judas Maccabée n’avait pas été certain de la résurrection, aurait-il prié et fait prier pour les morts ? Lui, au contraire, comme il est écrit, a pensé qu’une grande récompense était réservée à ceux qui meurent pieusement, comme tes fils l’ont sûrement fait… Voir le deuxième livre des Macchabées 12, 43-46 ci-dessous.

Livre d'Ezéchiel 37, 11-14

Ez 37, 11-14 : Et il me dit : « Fils de l’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Voici qu’ils disent : Nos os sont desséchés, notre espérance est morte, nous sommes perdus ! C’est pourquoi prophétise et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur Yahweh : Voici que je vais ouvrir vos tombeaux, et je vous ferai remonter hors de vos tombeaux, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Et vous saurez que je suis Yahweh, quand j’ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter hors de vos tombeaux, ô mon peuple. Je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez ; et je vous donnerai du repos sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahweh, je dis et j’exécute, — oracle de Yahweh ! »

Deuxième Livre des Macchabées 12, 43-45

2 M 12, 43-46 : Puis, ayant fait une collecte où il recueillit la somme de deux mille drachmes, il l’envoya à Jérusalem pour être employée à un sacrifice expiatoire. Belle et noble action, inspirée par la pensée de la résurrection ! Car, s’il n’avait pas cru que les soldats tués dans la bataille dussent ressusciter, c’eût été chose inutile et vaine de prier pour des morts. Il considérait en outre qu’une très belle récompense est réservée à ceux qui s’endorment dans la piété, et c’est là une pensée sainte et pieuse. Voilà pourquoi il fit ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leurs péchés.

EMV 215.2 · Tome 3, p. 443-444

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Ils ont atteint le sommet de la montagne. Un vaste panorama s’ouvre à cet endroit, et il est beau de le regarder en se tenant à l’ombre des arbres touffus qui en couronnent la cime : c’est tout un enchevêtrement de chaînes de montagnes variées et ensoleillées qui vont en tous sens comme les lames pétrifiées d’un océan battu par des vents contraires ; puis, comme dans une baie tranquille, tout s’apaise dans une luminosité sans limite, prélude à une vaste plaine où s’élève, solitaire comme un phare à l’entrée d’un port, une petite montagne.

« Voici : ce pays qui s’étend ainsi sur la crête comme pour profiter pleinement du soleil, et où nous séjournerons, sert de pivot à tout un éventail de lieux historiques. Approchez : là (au nord), se trouve Gerimot. Vous souvenez-vous de Josué ? C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites. Et, tout près, Bet-Shémesh, la cité sacerdotale de Juda, où les Philistins rendirent l’Arche avec l’offrande en or, imposée au peuple par les devins et les prêtres pour être libérés des fléaux qui tourmentaient les Philistins coupables. Et voilà là-bas Çoréa, en plein soleil, la patrie de Samson et, un peu plus à l’est, Timna, où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises. Et là, Azeqa et Soko, alors camp philistin. Plus bas encore, voici Zanuah, une des villes de Judée. Et ici – tournez-vous – voici la vallée du Térébinthe où David battit Goliath. Là, c’est Maqqeda, où Josué défit les Amorrites. Tournez-vous encore. Vous voyez cette montagne solitaire au milieu de la plaine qui appartenait autrefois aux Philistins ? Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Ce sage roi y feignit la folie, car le monde défend les fous contre les sages. Cet horizon ouvert, ce sont les plaines de la terre très fertile des Philistins. Nous irons par là jusqu’à Ramlé. Maintenant, entrons à Bet-Ginna. Toi, oui toi, Philippe, qui me regardes avec des yeux implorants, tu traverseras le village avec André. Pendant ce temps, nous resterons près de la fontaine ou sur la place du village.

– Oh ! Seigneur ! Ne nous y envoie pas seuls ! Viens, toi aussi ! Disent les deux apôtres d’un ton suppliant.

– Je vous ai dit d’y aller. L’obéissance vous aidera davantage que ma présence muette. »

Détail

Près de Bet-Ginna. Pour ce qui est de la défense de l'oeuvre, voir l'annotation avec les commentaires de Jean-François Lavère.

Annotation

Approchez : là (au nord), se trouve Gerimot. Vous souvenez-vous de Josué ? C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites. Gerimot, Jarmout, Yarmouth : La description fournie est parfaitement cohérente avec les découvertes archéologiques récentes, qui ont permis de retrouver des traces de fortifications à Khirbit el Yarmuk, à 27 km à l'ouest-sud-ouest de Jérusalem, et à moins de deux kilomètres de Beth Shemesh. Pourtant à l'époque de Maria Valtorta, la localisation supposée était indiquée plus à l’est – Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta et l’Enigme Valtorta tome 1, page 101.     

C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites Josué 10,1-14. : Adonisédec, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Haï et l’avait dévouée par anathème, qu’il avait traité Haï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon, ayant fait la paix avec Israël, étaient au milieu d’eux. Il eut alors une grande crainte ; car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, plus grande même qu’Haï, et tous ses hommes étaient vaillants. Adonisédec, roi de Jérusalem, envoya dire à Oham, roi d’Hébron, à Pharam, roi de Jérimoth, à Japhia, roi de Lachis, et à Dabir, roi d’Eglon : « Montez vers moi et venez à mon aide, afin que nous frappions Gabaon, car elle a fait la paix avec Josué et avec les enfants d’Israël. » Ainsi cinq rois des Amorrhéens, le roi de Jérusalem, le roi d’Hébron, le roi de Jérimoth, le roi de Lachis et le roi d’Eglon, se rassemblèrent et montèrent avec toutes leurs armées ; ils établirent leur camp près de Gabaon et l’assiégèrent. Les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Galgala : « Ne refuse pas ta main à tes serviteurs, hâte-toi de monter vers nous, délivre-nous, donne-nous du secours ; car tous les rois des Amorrhéens qui habitent la montagne se sont ligués contre nous. » Josué monta de Galgala, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants guerriers. Yahweh dit à Josué : « Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et pas un d’eux ne tiendra devant toi. » Josué vint sur eux subitement ; il avait monté de Galgala toute la nuit. Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.  

Et, tout près, Bet-Shémesh, la cité sacerdotale de Juda, où les Philistins rendirent l’Arche avec l’offrande en or, imposée au peuple par les devins et les prêtres pour être libérés des fléaux qui tourmentaient les Philistins coupables. 1 Samuel 6,1-15 : L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins. Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent : « Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? » Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays. Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ? Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable. Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira. Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable. Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs. Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès. Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant. Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh. Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Et voilà là-bas Çoréa, en plein soleil, la patrie de Samson. Saràa, Sar’a, Tsor’ah, Tsorea, Çoréa, Soréa. Cf. Juges 13,2 : Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté.

Et, un peu plus à l’est, Timna, où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises.  Timnata, Timnatha, Timna. D'après Maria Valtorta, Timnatah se situerait donc un peu à l'est de Saara, ce qui reste tout à fait compatible avec le contexte biblique Juges 13,1-6 | Juges 14,1-5 | Josué 15,10-57 | Josué 19,43 | 2 Chroniques 28,18. Ce qui inciterait à la rechercher à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Bethléem. (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).        

Où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises   Juges 14,1-20 : Samson descendit à Thamna, et il vit à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour être ma femme. » Son père et sa mère lui dirent : « N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? » Et Samson dit à son père : « Prends celle-là pour moi, car elle me plaît. » Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Yahweh ; car il cherchait une occasion de querelle venant des Philistins. — En ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut. Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui.

Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. » Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme. Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : « Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon, nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, sans doute ? » La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : « Tu n’as pour moi que de la haine, et tu me m’aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée ! » Il lui répondit : « Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère, et je te l’expliquerais ! » Elle pleura ainsi devant lui pendant les sept jours que dura le festin ; le septième jour, comme elle le tourmentait, il lui expliqua l’énigme, et elle l’expliqua aux enfants de son peuple. Les gens de la ville dirent à Samson, le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? » Et il leur dit : « Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas deviné mon énigme. »

L’Esprit de Yahweh le saisit, et il descendit à Ascalon. Il y tua trente hommes et, ayant pris leurs dépouilles, il donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Puis, enflammé de colère, il monta à la maison de son père. La femme de Samson fut donnée à l’un de ses compagnons qu’il s’était choisi pour ami.

Et là, Azeqa et Soko, alors camp philistin. 1 Samuel 17,1 : Les Philistins, ayant rassemblé leurs armées pour faire la guerre, se réunirent à Socho, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Socho et Azéca, à Ephès-Dommim.

Plus bas encore, voici Zanuah, une des villes de Judée. Szanoé, Zanuah, Zanoah, Zano’akh. Citée en Josué 15,56 : « Jezraël, Jucadam, Zanoé »  

Et ici – tournez-vous – voici la vallée du Térébinthe où David battit Goliath. Cf. 1 Samuel 17,2-54 : Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi et campèrent dans la vallée de Térébinthe ; ils se rangèrent en bataille en face des Philistins. Les Philistins étaient postés sur la montagne d’un côté, et Israël était posté sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux. Alors sortit des camps des Philistins un champion ; il se nommait Goliath, il était de Geth, et sa taille était de six coudées et un palme. Un casque d’airain couvrait sa tête, et il portait une cuirasse à écailles ; et le poids de la cuirasse était de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux pieds une chaussure d’airain et un javelot d’airain entre ses épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer ; celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Goliath s’arrêta et, s’adressant aux bataillons d’Israël, il leur cria : « Pourquoi êtes-vous sortis pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S’il l’emporte en se battant avec moi et qu’il me tue, nous vous serons assujettis ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. »

Le Philistin ajouta : « Je jette aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël : Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et saisis d’une grande crainte. Or David était fils de cet Ephratéen de Bethléem de Juda nommé Isaï, qui avait huit fils ; cet homme, au temps de Saül, était vieux, avancé en âge. Les trois fils aînés d’Isaï étaient allés suivre Saül à la guerre ; et les noms de ces trois fils qui étaient allés à la guerre étaient Eliab l’aîné, Abinadab le second, et Samma le troisième. David était le plus jeune. Les trois aînés suivaient Saül, et David allait et venait d’auprès de Saül, pour paître les brebis de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir, et il se présenta pendant quarante jours. Isaï dit à David, son fils : « Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. Et ces dix fromages, porte-les au chef de leur millier. Tu visiteras tes frères pour voir s’ils se portent bien, et tu prendras d’eux un gage. Saül et eux, et tous les hommes d’Israël, sont dans la vallée de Térébinthe, faisant la guerre aux Philistins. »

David se leva de bon matin et, laissant les brebis à un gardien, il prit les provisions et partit, comme Isaï le lui avait commandé. Quand il arriva au campement, l’armée sortait du camp pour se ranger en bataille et on poussait des cris de guerre. Israélites et Philistins se rangèrent en ligne, troupe contre troupe. David déposa ses bagages entre les mains du gardien des bagages, et courut vers la troupe. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils se portaient. Pendant qu’il s’entretenait avec eux, voici que le champion, — il se nommait Goliath, le Philistin de Geth, — s’avança hors des rangs des Philistins, tenant les mêmes discours et David l’entendit. En voyant cet homme, tous ceux d’Israël se retirèrent devant lui, saisis d’une grande crainte. Un Israélite dit : « Voyez-vous cet homme qui s’avance ? C’est pour défier Israël qu’il s’avance. Celui qui le tuera, le roi le comblera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il affranchira de toute charge la maison de son père en Israël. » David dit aux hommes qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les troupes du Dieu vivant ? » Le peuple lui répéta les mêmes paroles, en disant : « Voilà ce qu’on fera à celui qui le tuera. » Eliab, son frère aîné, l’entendit parler aux hommes, et la colère d’Eliab s’enflamma contre David, et il dit : « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce petit nombre de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur ; c’est pour voir la bataille que tu es descendu. »

David répondit : « Qu’ai-je fait maintenant ? N’est-ce pas une simple parole ? » Et, se détournant de lui pour s’adresser à un autre, il tint le même langage ; et le peuple lui répondit comme la première fois. Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les rapporta à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que le cœur ne défaille à personne ! Ton serviteur ira combattre contre ce Philistin. » Saül dit à David : « Tu ne peux aller contre ce Philistin pour combattre avec lui, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Lorsque ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et qu’un lion ou un ours venait et enlevait une brebis du troupeau, je me mettais à sa poursuite, je le frappais et j’arrachais la brebis de sa gueule ; s’il se dressait contre moi, je le saisissais à la mâchoire, je le frappais et je le tuais. Ton serviteur a tué le lion comme l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté les troupes du Dieu vivant. » David ajouta : « Yahweh qui m’a délivré du lion et de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Et Saül dit à David : « Va, et que Yahweh soit avec toi ! »

Saül fit revêtir David de ses habits, mit sur sa tête un casque d’airain et l’endossa d’une cuirasse ; puis David ceignit l’épée de Saül par-dessus son armure, et il essaya de marcher, car il n’avait jamais essayé d’armure. David dit à Saül : « Je ne puis marcher avec ces armes, je n’y suis point accoutumé. » Et, s’en étant débarrassé, David prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq cailloux polis et les mit dans son sac de berger, dans sa gibecière. Puis, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin s’approcha peu à peu de David, précédé de l’homme qui portait le bouclier. Le Philistin regarda, vit David et le méprisa, car il était très jeune, blond et beau de visage. Le Philistin dit à David : « Suis-je un chien, que tu viennes à moi avec un bâton ? » Et le Philistin maudit David par ses dieux. Et le Philistin dit à David : « Viens à moi, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. » David répondit au Philistin : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi ; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ou par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains. »

Le Philistin, s’étant levé, se mit en marche et s’avança au-devant de David, et David se hâta de courir, vers le front de la troupe, à la rencontre du Philistin. David mit la main dans sa gibecière, en retira une pierre et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, il frappa à mort le Philistin. Et il n’y avait pas d’épée dans la main de David. David courut, s’arrêta près du Philistin et, s’étant saisi de son épée qu’il tira du fourreau, il le tua et lui coupa la tête avec elle. Voyant leur héros mort, les Philistins prirent la fuite. Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent, en poussant des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée de Geth et jusqu’aux portes d’Accaron. Les cadavres des Philistins jonchèrent le chemin de Saraïm jusqu’à Geth et jusqu’à Accaron. À leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d’Israël pillèrent leur camp. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.

Là, c’est Maqqeda, où Josué défit les Amorrites. Macéda, Makkedah, Maqqeda. Cf. Josué 10,10-41 | Josué 15,41.  Josué 10, 10-41 : Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.   

Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lebna à Lachis ; il établit son camp devant elle et l’attaqua. Et Yahweh livra Lachis entre les mains d’Israël, qui la prit le second jour, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, comme il avait fait pour Lebna. — Alors Horam, roi de Gaser, monta pour secourir Lachis ; Josué le battit, lui et son peuple, sans laisser échapper personne. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lachis à Eglon ; ils établirent leur camp devant elle et l’attaquèrent. Ils la prirent le même jour, et la frappèrent du tranchant de l’épée ; tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, Josué les dévoua par anathème ce jour-là, selon tout ce qu’il avait fait pour Lachis.

Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils l’attaquèrent. L’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes les villes de sa dépendance et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne, comme Josué avait fait pour Eglon ; et il la dévoua par anathème, avec tous les êtres vivants qui s’y trouvaient. Josué, et tout Israël avec lui, se tourna vers Dabir, et il l’attaqua. Il la prit, elle, son roi et toutes les villes de sa dépendance ; et ils les frappèrent du tranchant de l’épée, et ils dévouèrent par anathème tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne. Josué traita Dabir et son roi comme il avait traité Hébron, et comme il avait traité Lebna et son roi. Josué frappa tout le pays : la Montagne, le Négéb, le bas pays et les coteaux, avec tous leurs rois, sans laisser échapper personne, dévouant par anathème tout ce qui avait vie, comme l’avait ordonné Yahweh, le Dieu d’Israël. Josué les battit de Cadès-Barné à Gaza, et tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon.

Josué 15, 41 : Gideroth, Beth-Dagon, Naama et Macéda : seize ville et leurs villages.

Tournez-vous encore. Vous voyez cette montagne solitaire au milieu de la plaine qui appartenait autrefois aux Philistins ? Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Get, Gath, Tel es-Safieh. Plusieurs fois mentionnée dans la Bible (dont 1 Samuel 17,4). Le site fut identifié en 1887 mais c’est seulement en 2001 que des fouilles ont confirmé les hypothèses antérieures. La description de Maria Valtorta n’en est que plus remarquable (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).         

Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Cf. 1 Samuel 27,1-4 : David se dit à lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier promptement au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; j’échapperai ainsi à sa main. » Et David s’étant levé, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, ils passèrent chez Achis, fils de Maoch, roi de Geth. David demeura auprès d’Achis, à Geth, lui et ses gens, chacun avec sa famille, et David avec ses deux femmes, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal. On annonça à Saül que David s’était enfui à Geth, et il ne recommença pas à le poursuivre.    

Cet horizon ouvert, ce sont les plaines de la terre très fertile des Philistins. Nous irons par là jusqu’à Ramlé. Ramlé, Ramla, Ramleh. Ramlé est présentée par les historiens comme la seule cité de Palestine fondée par les arabes, bâtie vers 705-715 par le calife Suleiman ibn Abed al-Malik. Le fait que le nom soit «cité par Jésus» semble indiquer une existence bien antérieure au 8e siècle (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).          

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Livre de Josué 10, 1-51 (Gérimot | Maggeda)

Jos 10,1-51 : Adonisédec, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Haï et l’avait dévouée par anathème, qu’il avait traité Haï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon, ayant fait la paix avec Israël, étaient au milieu d’eux. Il eut alors une grande crainte ; car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, plus grande même qu’Haï, et tous ses hommes étaient vaillants. Adonisédec, roi de Jérusalem, envoya dire à Oham, roi d’Hébron, à Pharam, roi de Jérimoth, à Japhia, roi de Lachis, et à Dabir, roi d’Eglon : « Montez vers moi et venez à mon aide, afin que nous frappions Gabaon, car elle a fait la paix avec Josué et avec les enfants d’Israël. » Ainsi cinq rois des Amorrhéens, le roi de Jérusalem, le roi d’Hébron, le roi de Jérimoth, le roi de Lachis et le roi d’Eglon, se rassemblèrent et montèrent avec toutes leurs armées ; ils établirent leur camp près de Gabaon et l’assiégèrent. Les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Galgala : « Ne refuse pas ta main à tes serviteurs, hâte-toi de monter vers nous, délivre-nous, donne-nous du secours ; car tous les rois des Amorrhéens qui habitent la montagne se sont ligués contre nous. » Josué monta de Galgala, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants guerriers. Yahweh dit à Josué : « Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et pas un d’eux ne tiendra devant toi. » Josué vint sur eux subitement ; il avait monté de Galgala toute la nuit. Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.

Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lebna à Lachis ; il établit son camp devant elle et l’attaqua. Et Yahweh livra Lachis entre les mains d’Israël, qui la prit le second jour, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, comme il avait fait pour Lebna. — Alors Horam, roi de Gaser, monta pour secourir Lachis ; Josué le battit, lui et son peuple, sans laisser échapper personne. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lachis à Eglon ; ils établirent leur camp devant elle et l’attaquèrent. Ils la prirent le même jour, et la frappèrent du tranchant de l’épée ; tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, Josué les dévoua par anathème ce jour-là, selon tout ce qu’il avait fait pour Lachis.

Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils l’attaquèrent. L’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes les villes de sa dépendance et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne, comme Josué avait fait pour Eglon ; et il la dévoua par anathème, avec tous les êtres vivants qui s’y trouvaient. Josué, et tout Israël avec lui, se tourna vers Dabir, et il l’attaqua. Il la prit, elle, son roi et toutes les villes de sa dépendance ; et ils les frappèrent du tranchant de l’épée, et ils dévouèrent par anathème tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne. Josué traita Dabir et son roi comme il avait traité Hébron, et comme il avait traité Lebna et son roi. Josué frappa tout le pays : la Montagne, le Négéb, le bas pays et les coteaux, avec tous leurs rois, sans laisser échapper personne, dévouant par anathème tout ce qui avait vie, comme l’avait ordonné Yahweh, le Dieu d’Israël. Josué les battit de Cadès-Barné à Gaza, et tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon.

Livre de Josué 15, 41 (Macéda)

Js 15, 41 : Gideroth, Beth-Dagon, Naama et Macéda : seize ville et leurs villages.

Livre de Josué 15, 56 (Zanuah)

Js 15,56 : « Jezraël, Jucadam, Zanoé »

Premier Livre de Samuel 6, 1-15 (Bet-Shémesh - L'Arche rendue par les Philistins)

1 S 6,1-15 : L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins. Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent : « Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? » Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays. Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ? Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable. Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira. Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable. Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs. Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès. Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant. Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh. Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Premier livre de Samuel 17, 1-54 (Gat | Soco | Azéqa | Vallée de Tébérinthe | David et Goliath)

1 S 17,1 : Les Philistins, ayant rassemblé leurs armées pour faire la guerre, se réunirent à Socho, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Socho et Azéca, à Ephès-Dommim.

1 S 17,2-54 : Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi et campèrent dans la vallée de Térébinthe ; ils se rangèrent en bataille en face des Philistins. Les Philistins étaient postés sur la montagne d’un côté, et Israël était posté sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux. Alors sortit des camps des Philistins un champion ; il se nommait Goliath, il était de Geth, et sa taille était de six coudées et un palme. Un casque d’airain couvrait sa tête, et il portait une cuirasse à écailles ; et le poids de la cuirasse était de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux pieds une chaussure d’airain et un javelot d’airain entre ses épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer ; celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Goliath s’arrêta et, s’adressant aux bataillons d’Israël, il leur cria : « Pourquoi êtes-vous sortis pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S’il l’emporte en se battant avec moi et qu’il me tue, nous vous serons assujettis ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. »

Le Philistin ajouta : « Je jette aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël : Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et saisis d’une grande crainte. Or David était fils de cet Ephratéen de Bethléem de Juda nommé Isaï, qui avait huit fils ; cet homme, au temps de Saül, était vieux, avancé en âge. Les trois fils aînés d’Isaï étaient allés suivre Saül à la guerre ; et les noms de ces trois fils qui étaient allés à la guerre étaient Eliab l’aîné, Abinadab le second, et Samma le troisième. David était le plus jeune. Les trois aînés suivaient Saül, et David allait et venait d’auprès de Saül, pour paître les brebis de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir, et il se présenta pendant quarante jours. Isaï dit à David, son fils : « Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. Et ces dix fromages, porte-les au chef de leur millier. Tu visiteras tes frères pour voir s’ils se portent bien, et tu prendras d’eux un gage. Saül et eux, et tous les hommes d’Israël, sont dans la vallée de Térébinthe, faisant la guerre aux Philistins. »

David se leva de bon matin et, laissant les brebis à un gardien, il prit les provisions et partit, comme Isaï le lui avait commandé. Quand il arriva au campement, l’armée sortait du camp pour se ranger en bataille et on poussait des cris de guerre. Israélites et Philistins se rangèrent en ligne, troupe contre troupe. David déposa ses bagages entre les mains du gardien des bagages, et courut vers la troupe. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils se portaient. Pendant qu’il s’entretenait avec eux, voici que le champion, — il se nommait Goliath, le Philistin de Geth, — s’avança hors des rangs des Philistins, tenant les mêmes discours et David l’entendit. En voyant cet homme, tous ceux d’Israël se retirèrent devant lui, saisis d’une grande crainte. Un Israélite dit : « Voyez-vous cet homme qui s’avance ? C’est pour défier Israël qu’il s’avance. Celui qui le tuera, le roi le comblera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il affranchira de toute charge la maison de son père en Israël. » David dit aux hommes qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les troupes du Dieu vivant ? » Le peuple lui répéta les mêmes paroles, en disant : « Voilà ce qu’on fera à celui qui le tuera. » Eliab, son frère aîné, l’entendit parler aux hommes, et la colère d’Eliab s’enflamma contre David, et il dit : « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce petit nombre de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur ; c’est pour voir la bataille que tu es descendu. »

David répondit : « Qu’ai-je fait maintenant ? N’est-ce pas une simple parole ? » Et, se détournant de lui pour s’adresser à un autre, il tint le même langage ; et le peuple lui répondit comme la première fois. Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les rapporta à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que le cœur ne défaille à personne ! Ton serviteur ira combattre contre ce Philistin. » Saül dit à David : « Tu ne peux aller contre ce Philistin pour combattre avec lui, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Lorsque ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et qu’un lion ou un ours venait et enlevait une brebis du troupeau, je me mettais à sa poursuite, je le frappais et j’arrachais la brebis de sa gueule ; s’il se dressait contre moi, je le saisissais à la mâchoire, je le frappais et je le tuais. Ton serviteur a tué le lion comme l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté les troupes du Dieu vivant. » David ajouta : « Yahweh qui m’a délivré du lion et de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Et Saül dit à David : « Va, et que Yahweh soit avec toi ! »

Saül fit revêtir David de ses habits, mit sur sa tête un casque d’airain et l’endossa d’une cuirasse ; puis David ceignit l’épée de Saül par-dessus son armure, et il essaya de marcher, car il n’avait jamais essayé d’armure. David dit à Saül : « Je ne puis marcher avec ces armes, je n’y suis point accoutumé. » Et, s’en étant débarrassé, David prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq cailloux polis et les mit dans son sac de berger, dans sa gibecière. Puis, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin s’approcha peu à peu de David, précédé de l’homme qui portait le bouclier. Le Philistin regarda, vit David et le méprisa, car il était très jeune, blond et beau de visage. Le Philistin dit à David : « Suis-je un chien, que tu viennes à moi avec un bâton ? » Et le Philistin maudit David par ses dieux. Et le Philistin dit à David : « Viens à moi, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. » David répondit au Philistin : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi ; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ou par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains. »

Le Philistin, s’étant levé, se mit en marche et s’avança au-devant de David, et David se hâta de courir, vers le front de la troupe, à la rencontre du Philistin. David mit la main dans sa gibecière, en retira une pierre et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, il frappa à mort le Philistin. Et il n’y avait pas d’épée dans la main de David. David courut, s’arrêta près du Philistin et, s’étant saisi de son épée qu’il tira du fourreau, il le tua et lui coupa la tête avec elle. Voyant leur héros mort, les Philistins prirent la fuite. Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent, en poussant des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée de Geth et jusqu’aux portes d’Accaron. Les cadavres des Philistins jonchèrent le chemin de Saraïm jusqu’à Geth et jusqu’à Accaron. À leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d’Israël pillèrent leur camp. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.

Premier livre de Samuel 27, 1-4 (Gat, Geth | David, Akish, Saül)

1 S 27,1-4 : David se dit à lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier promptement au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; j’échapperai ainsi à sa main. » Et David s’étant levé, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, ils passèrent chez Achis, fils de Maoch, roi de Geth. David demeura auprès d’Achis, à Geth, lui et ses gens, chacun avec sa famille, et David avec ses deux femmes, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal. On annonça à Saül que David s’était enfui à Geth, et il ne recommença pas à le poursuivre.

Livre des Juges 13, 2 (Corea)

Jg 13,2 : Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté.

Livre des Juges 14, 1-20 (Samsom - Timna)

Jg 14,1-20 : Samson descendit à Thamna, et il vit à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour être ma femme. » Son père et sa mère lui dirent : « N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? » Et Samson dit à son père : « Prends celle-là pour moi, car elle me plaît. » Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Yahweh ; car il cherchait une occasion de querelle venant des Philistins. — En ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut. Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui.

Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. » Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme. Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : « Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon, nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, sans doute ? » La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : « Tu n’as pour moi que de la haine, et tu me m’aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée ! » Il lui répondit : « Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère, et je te l’expliquerais ! » Elle pleura ainsi devant lui pendant les sept jours que dura le festin ; le septième jour, comme elle le tourmentait, il lui expliqua l’énigme, et elle l’expliqua aux enfants de son peuple. Les gens de la ville dirent à Samson, le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? » Et il leur dit : « Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas deviné mon énigme. » L’Esprit de Yahweh le saisit, et il descendit à Ascalon. Il y tua trente hommes et, ayant pris leurs dépouilles, il donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Puis, enflammé de colère, il monta à la maison de son père. La femme de Samson fut donnée à l’un de ses compagnons qu’il s’était choisi pour ami.