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Impureté

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EMV 5.13 · Tome 1, p. 45

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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5.13 Dieu, le Père créateur, avait créé l’homme et la femme avec une loi d’amour si parfaite que vous ne pouvez même plus en comprendre les perfections. Et vous faites erreur quand vous pensez à ce qu’aurait été l’espèce humaine si l’homme ne l’avait pas soumise à l’enseignement de Satan.

Observez les plantes : obtiennent-elles leurs fruits et leurs semences par fornication, à la suite d’une seule fécondation sur cent unions ? Non. La fleur mâle produit le pollen et celui-ci, dirigé par un ensemble de lois météoriques et magnétiques, parvient à l’o­vaire de la fleur femelle. Cette dernière s’ouvre, le reçoit et produit du fruit. Elle ne se souille pas en le refusant ensuite, comme vous le faites, pour éprouver la même sensation le lendemain. Elle produit du fruit et ne fleurit plus jusqu’à la prochaine saison et, quand elle fleurit, c’est en vue de la reproduction.

Voyez les animaux, tous les animaux. Avez-vous jamais vu un mâle et une femelle aller l’un vers l’autre pour une étreinte stérile et une relation impure ? Non. De près ou de loin, en volant ou en rampant, en sautant ou en courant, ils accomplissent, le moment venu, le rite de la fécondation sans s’y soustraire en s’arrêtant à la jouissance, mais ils vont jusqu’aux conséquences sérieuses et saintes de la perpétuation de la race, qui en est l’unique but. L’homme, ce demi-dieu par son origine de grâce que je lui ai accordée en plénitude, devrait accepter dans ce seul but l’acte animal rendu nécessaire depuis que vous êtes descendus d’un degré dans l’ordre de l’animalité.

Mais vous n’agissez pas comme les plantes et les animaux. Vous avez eu Satan pour maître, vous avez voulu qu’il le soit et vous le voulez encore. Et vos actes sont dignes du maître que vous vous êtes choisi. Si vous étiez restés fidèles à Dieu, vous auriez connu la joie d’avoir des enfants saintement, sans douleur, sans vous livrer à des unions obscènes, indignes, qu’ignorent les animaux eux-mêmes, les animaux sans âme raisonnable et spirituelle.

EMV 47.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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47.6 La valeur de la pureté est telle que, comme tu l’as vu, Satan s’est préoccupé en tout premier lieu de m’amener à l’impureté. Lui, il sait bien qu’une faute de sensualité démantèle l’âme et en fait une proie facile pour les autres fautes. Satan a mis toute son application sur ce point capital pour me vaincre.

Le pain, la faim sont les formes matérielles pour symboliser l’appétit, les appétits que Satan exploite pour arriver à ses fins. Bien différente est la nourriture qu’il m’offrait pour me faire tomber, comme ivre à ses pieds ! Après seraient venus la gourmandise, l’argent, la puissance, l’idolâtrie, le blasphème, l’abjuration de la Loi divine. Mais, le premier pas pour me posséder, c’était cela. C’est le même procédé qu’il a utilisé pour atteindre Adam.

Détail

Contextualisation : Jésus parle de la pureté, de la virgnité d'esprit et revient sur sa tentation au désert.

Contestation émise : Adam et Eve ont commis un péché de luxure (voir note de Maria Valtorta ci-dessous).

Note de Maria Valtorta
Quand Jésus parle de la sensualité que Satan a utilisé pour atteindre Adam, Maria Valtorta note sur une copie dactylographiée : "L'homme en tant qu'enfant de Dieu avait été blessé par l'orgueil et la désobéissance. Restait l'homme animal. C'est par la luxure qu'il fut blessé car, une fois la grâce perdue, il pécha comme homme naturel. Jésus était Dieu et homme. Intouchable en tant que Dieu. C'est donc seulement que tant que "l'Homme" qu'il pouvait être tenté par Satan."

EMV 47.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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47.7 Le monde se moque de ceux qui sont purs. Ceux qui sont souillés par l’impureté s’attaquent à eux. Jean-Baptiste est une victime de la luxure de deux êtres obscènes. Mais si le monde possède encore un peu de lumière, il le doit à ceux qui restent purs au milieu du monde. Ils sont les serviteurs de Dieu et savent comprendre Dieu et répéter les paroles de Dieu. Je l’ai dit : “ Bienheureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. ” Même sur la terre. Ceux dont les fumées des sens ne troublent pas la pensée “ voient ” Dieu et l’entendent, et ils le suivent et le montrent aux autres.

EMV 78.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Maître, Saul est mort investi par l’Esprit de Dieu. Nous qui l’avons touché, sommes-nous purs ou impurs ?

– Impurs.

– Et toi ?

– Moi comme les autres. Je ne change pas la Loi. La Loi, c’est la loi et un israélite l’observe. Nous sommes impurs. Entre le troisième jour et le septième, nous nous purifierons. Jusque là, nous sommes impurs. Judas, je ne reviens pas chez ta mère. Je ne veux pas apporter l’impureté à sa maison. Fais-la prévenir par qui tu pourras. Paix à cette ville. Partons. »

Je ne vois plus rien.

EMV 123.3-5 · Tome 2, p. 324-328

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Aujourd’hui, je dis : “ Ne commettez pas d’impureté. ”

Ne tournez pas vos regards tout autour en cherchant à lire sur le visage de quelqu’un le mot : “ luxurieux ”. Soyez charitables les uns envers les autres. Aimeriez-vous qu’on le lise sur votre visage ? Non. Alors, ne cherchez pas à lire dans l’œil troublé du voisin, sur son front qui rougit et regarde par terre.

D’ailleurs… dites-moi, vous surtout les hommes. Lequel d’entre vous n’a jamais goûté ce pain de cendre et d’ordure qu’est la satisfaction sexuelle ? N’y a-t-il de luxure que celle qui vous pousse pour une heure entre les bras d’une prostituée ? N’est-ce pas aussi de la luxure, la profanation du mariage avec votre femme, profanation car c’est la légalisation du vice qui recherche la satisfaction réciproque des sens, en en évitant les conséquences ?

Mariage veut dire procréation et l’acte signifie et doit être fécondation. Sans cela, c’est de l’immoralité. On ne doit pas faire de la couche nuptiale un lupanar, et elle devient telle si elle est souillée par la passion et si elle n’est pas consacrée par des maternités. La terre ne repousse pas la semence. Elle l’accueille et en fait une plante. La semence ne quitte pas la glèbe après qu’on l’y a déposée, mais elle suscite aussitôt une racine et s’y agrippe pour croître et former l’épi. La plante naît du mariage entre la terre et la semence. L’homme, c’est la semence, la femme c’est la terre, l’épi c’est l’enfant. Se refuser à faire un épi et perdre sa force dans le vice, c’est une faute. C’est une prostitution, commise sur le lit nuptial, mais en rien différente de l’autre, aggravée même par la désobéissance au commandement qui dit : “ Soyez une seule chair et multipliez-vous. ”

Vous voyez donc, vous les femmes volontairement stériles, épouses légales et honnêtes, non pas aux yeux de Dieu mais aux yeux du monde, que malgré cela vous ressemblez à des prostituées et commettez également l’impureté, même si vous ne fréquentez que votre mari, parce que ce n’est pas la maternité, mais le plaisir que vous recherchez, et cela bien trop souvent. Vous ne réfléchissez pas que le plaisir est un poison que l’on absorbe, de quelque bouche contagieuse qu’il vienne. Il brûle d’un feu qui, poussé par son désir de se rassasier, se pousse hors du foyer et dévore, toujours plus insatiable. Il laisse un âcre goût de cendre sur la langue. Il donne le dégoût, la nausée et le mépris de soi-même et de son compagnon de plaisir car, quand la conscience se réveille – elle se réveille entre deux fièvres –, il ne peut naître que le mépris de soi-même qu’on a avili plus bas qu’une bête.

123.4 “ Ne commettez pas l’impureté ”, est-il dit.

La fornication vient en grande partie des actes charnels de l’homme. Et je ne m’arrête pas non plus à cette union inconcevable, un vrai cauchemar, que le Lévitique condamne en ces termes :

“ Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme ” et “ tu ne donneras ta couche à aucune bête ; tu en deviendrais impur. Une femme ne s’offrira pas à un animal pour s’accoupler à lui. Ce serait une souillure. ” Mais après avoir abordé le devoir des époux à l’égard du mariage qui cesse d’être saint quand, par malice, il devient infécond, j’en viens à parler de la fornication proprement dite entre homme et femme par vice réciproque et par paiement en argent ou en cadeaux.

Le corps humain est un temple magnifique qui renferme un autel. Sur l’autel, c’est Dieu qui devrait se trouver. Mais là où se trouve la corruption, Dieu n’est pas. Le corps de l’impur a donc un autel déconsacré et sans Dieu. Semblable à un homme ivre qui se roule dans la fange et dans les vomissements de son ivresse, l’homme s’avilit dans la bestialité de la fornication et devient pire qu’un ver et que la bête la plus immonde.

Or, dites-moi, si l’un de vous s’est dépravé au point de vendre son corps comme on vend du blé ou un animal, quel bien vous en est-il venu ? Prenez-vous le cœur en main, examinez-le, interrogez-le, écoutez-le, voyez ses blessures, la douleur qui le fait frissonner et puis parlez et répondez-moi : ce fruit était-il si doux pour mériter cette souffrance d’un cœur qui était né pur et que vous avez contraint à vivre dans un corps impur, à battre pour donner vie et chaleur à la luxure, et l’user dans le vice ?

Dites-moi : mais êtes-vous dépravées au point de ne pas sangloter secrètement en entendant une voix d’enfant qui appelle : “ maman ” et en pensant à votre mère, ô femmes de plaisir échappées de la maison, ou chassées pour que la pourriture de ce fruit pourri ne corrompe pas les autres enfants ? En pensant à votre mère qui peut-être est morte de la douleur de devoir se dire : “ J’ai enfanté un être qui fait ma honte ” ?

N’avez-vous pas senti votre cœur se briser en rencontrant un vieillard que ses cheveux blancs rendaient respectable, à la pensée que vous avez jeté le déshonneur sur ceux de votre père comme de la boue prise à pleines mains, et avec le déshonneur le mépris de son village natal ?

Ne sentez-vous pas le regret vous étreindre les entrailles en voyant le bonheur d’une épouse ou l’innocence d’une jeune fille, et de devoir vous dire : “ Moi, j’ai renoncé à tout cela et je ne l’aurai jamais plus ! ” ?

Ne sentez-vous pas la honte qui vous défigure lorsque vous rencontrez le regard d’un homme plein de convoitise ou de mépris ?

Ne ressentez-vous pas votre misère quand vous avez envie du baiser d’un bébé et que vous n’osez plus dire : “ donne-le-moi ” parce que vous avez tué des vies qui devaient naître, rejetées par vous comme un fardeau ennuyeux et une gêne inutile, détachées de l’arbre qui les avait conçues, et jetées au fumier ? or maintenant ces petites vies vous crient : “ assassines ! ”

Surtout, ne tremblez-vous pas à la pensée du Juge qui vous a créées et qui vous attend pour vous demander : “ Qu’as-tu fait de toi-même ? Est-ce pour cela que je t’ai donné la vie ? Nid de vermine et de pourriture, comment oses-tu te tenir en ma présence ? Tu as eu tout de ce qui était pour toi un dieu : le plaisir. Va au lieu de l’éternelle malédiction. ”

123.5 Qui pleure ? Personne ? Vous dites : personne ? Et pourtant mon âme va à la rencontre d’une autre âme en pleurs. Pourquoi y va-t-elle ? Pour jeter l’anathème à une prostituée ? Non. Parce que son âme me fait pitié. Tout en moi est répulsion pour son corps souillé, qui transpire une sueur immonde. Mais son âme !

Père ! Père ! C’est pour cette âme aussi que j’ai pris chair et que j’ai quitté le Ciel pour être son Rédempteur et celui de tant d’âmes, ses sœurs ! Pourquoi ne devrais-je pas recueillir cette brebis errante, l’amener au bercail, la purifier, l’unir au troupeau, lui donner des pâturages et un amour qui soit parfait comme seul le mien peut l’être ? Mon amour est bien différent de ce à quoi elle donnait jusqu’ici le nom d’amour – qui n’était, en fait, que haine –, c’est un amour très compatissant, complet, très doux pour qu’elle ne pleure plus le temps passé autrement que pour dire : “ J’ai perdu trop de jours loin de toi, éternelle Beauté. Qui me rendra le temps perdu ? Comment savourer, dans le peu de temps qu’il me reste à vivre, ce que j’aurais savouré si j’étais toujours restée pure ? ”

Et pourtant ne pleure pas, âme foulée aux pieds par toute la luxure du monde. Ecoute : tu es une loque dégoûtante, mais tu peux redevenir une fleur. Tu es un fumier, mais tu peux redevenir un parterre embaumé. Tu es un animal immonde, mais tu peux redevenir un ange. Un jour tu l’as été. Tu dansais sur les prés en fleurs, rose parmi les roses, fraîche comme elles, exhalant le parfum de ta virginité. Sereine, tu chantais des chansons d’enfant, puis tu courais vers ta mère, vers ton père et tu leur disais : “ Vous êtes mes amours. ” Et l’invisible gardien qu’a toute créature à son côté souriait devant la blancheur azurée de ton âme…

Et puis, pourquoi ? Pourquoi as-tu arraché tes ailes de petite innocente ? Pourquoi as-tu foulé aux pieds un cœur de père et de mère pour courir vers d’autres cœurs dont tu n’étais pas sûre ? Pourquoi as-tu abaissé ta voix pure en lui faisant prononcer des mots mensongers d’un faux amour ? Pourquoi as-tu brisé la tige de la rose, pourquoi t’es-tu violée toi-même ?

Repens-toi, fille de Dieu. Le repentir est renouvellement, purification, élan vers les hauteurs. L’homme ne peut-il pas te pardonner ? Ton père lui-même ne le pourrait-il plus ? Dieu, lui, le peut. Car la bonté de Dieu ne peut se comparer à la bonté humaine et sa miséricorde est infiniment plus grande que la misère de l’homme. Honore-toi toi-même, en rendant, par une vie honnête, ton âme digne d’honneur. Justifie-toi auprès de Dieu, en ne péchant plus contre ton âme. Fais-toi un nom nouveau auprès de Dieu. Voilà ce qui a de la valeur. Tu es le vice. Deviens l’honnêteté. Deviens le sacrifice. Deviens la martyre de ton repentir. Tu as bien su martyriser ton cœur pour faire jouir la chair. Maintenant, sache martyriser ta chair pour donner une paix éternelle à ton cœur.

Va. Allez tous. Chacun avec son fardeau et ses pensées. Réfléchissez. Dieu vous attend tous et ne rejette aucun de ceux qui se repentent. Que le Seigneur vous donne la lumière pour connaître votre âme. Allez. »

EMV 130.5 · Tome 2, p. 377

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Qu’y a-t-il de plus dégoûtant qu’un menteur ? Ne peut-on pas dire qu’il unit la cruauté à l’impureté ? On le peut en effet. Le menteur – je parle de celui qui ment en matière grave – est cruel. Il tue une réputation par sa langue. Il n’est donc pas différent de l’assassin. Je dis même : il est pire qu’un assassin. Ce dernier ne tue que le corps. Le menteur tue aussi le renom, le bon souvenir d’un homme. Il est donc deux fois assassin. C’est l’assassin impuni car il ne répand pas le sang, mais il blesse l’honneur à la fois de celui qu’il calomnie et de sa famille tout entière. Et je ne m’arrête même pas au cas de celui qui, en prêtant serment, en envoie un autre à la mort. Sur celui-là, les charbons de la Géhenne sont déjà accumulés. Mais je parle seulement de celui qui, par un mensonge, fait des insinuations et persuade d’autres personnes au détriment d’un innocent. Pourquoi le fait-il ? Soit par haine sans raison, soit par désir de posséder les biens d’un autre, ou encore par peur.

EMV 131.4 · Tome 2, p. 383

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le vol ne concerne pas seulement l’argent. C’est un vol aussi que d’enlever son honneur à un homme, sa virginité à une jeune fille, d’enlever son épouse à un mari, tout comme d’enlever un boeuf à son voisin ou de piller ses arbres. Ensuite le vol, aggravé par la passion ou le faux témoignage, se charge encore d’adultère, d’impureté ou de mensonge.

EMV 131.5 · Tome 2, p. 383

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Une femme qui se prostitue, quel péché fait-elle ?

– Si elle est mariée, elle est coupable d’adultère et de vol à l’égard de son mari. Si elle est nubile, d’impureté et de vol envers elle-même.

– Envers elle-même ? Mais elle se défait de ce qui lui appartient !

– Non, notre corps est créé par Dieu pour être le temple de l’âme et le temple de Dieu. C’est pourquoi il faut le garder intact, sinon l’âme est volée à l’amitié de Dieu et à la vie éternelle.

– Alors une prostituée ne peut appartenir qu’à Satan ?

– Tout péché est un adultère avec Satan. Le pécheur, comme une femme qui se vend, se livre à Satan pour des amours illicites dont il espère des bénéfices sordides. C’est un très grand péché que la prostitution qui rend semblable à des animaux immondes. Mais soyez sûrs que tout autre péché capital ne l’est pas moins. Que dirai-je de l’idolâtrie ? Que dirai-je de l’homicide ? Et pourtant Dieu a pardonné aux Israélites après le veau d’or. Il a pardonné à David après son double péché. Dieu pardonne à celui qui se repent. Que la réparation pénitentielle soit proportionnée au nombre et à la grandeur des fautes, et je vous affirme qu’il sera pardonné davantage à celui qui se repent davantage. Car le repentir est une forme d’amour, d’un amour opérant. Celui qui se repent dit à Dieu par son repentir : “ Je ne puis rester sous la menace de ton courroux, car je t’aime et je veux être aimé. ” Et Dieu aime celui qui l’aime. C’est pourquoi je vous dis : plus quelqu’un aime, plus il est aimé. Celui qui aime totalement est totalement pardonné. C’est la vérité.

EMV 132.2 · Tome 2, p. 385

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je ne vous ai pas écrasés sous les innombrables formules qui oppriment aujourd’hui les fidèles et forment un prétendu rempart à la vraie Loi, alourdie, cachée sous des masses d’interdictions tout extérieures. En l’alourdissant, elles conduisent le fidèle à perdre de vue la voix linéaire, claire et sainte du Seigneur qui dit : “ Ne blasphémez pas. Ne soyez pas idolâtres. Ne profanez pas les fêtes. Ne déshonorez pas vos parents. Ne tuez pas. Ne commettez pas l’impureté. Ne volez pas. Ne mentez pas. N’enviez pas le bien d’autrui. Ne désirez pas la femme d’un autre. ” Ce sont là dix interdictions, pas une de plus. Et ce sont les dix colonnes du temple de l’âme. Sur elles resplendit l’or du précepte saint entre tous : “ Aime ton Dieu. Aime ton prochain. ” C’est le couronnement du temple. C’est la protection des fondements. C’est la gloire du constructeur. Sans l’amour, personne ne pourrait obéir aux dix commandements et les colonnes tomberaient – toutes ou quelques-unes – si bien que le temple s’écroulerait complètement ou en partie. Quoi qu’il en soit, il ne serait que ruines et ne pourrait plus accueillir le Très-Saint.