EMV 137.3 · Tome 2, p. 432
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
La volonté de se racheter est déjà absolution.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 137.3 · Tome 2, p. 432
La volonté de se racheter est déjà absolution.
EMV 137.4 · Tome 2, p. 434
En ce qui concerne les pharisiens, vous savez que Jésus Christ ne fuit pas. Pour vous, retirez-vous. Je vais les affronter. Je ne suis pas un lâche. Si, après leur avoir parlé, je n’arrive pas à les convaincre, je me retirerai. On ne doit pas pouvoir prétendre que je n’ai pas essayé de toutes les manières possibles de les attirer à moi. Ils sont eux aussi des fils d’Abraham. Je fais mon devoir jusqu’au bout. Leur condamnation doit venir uniquement de leur mauvaise volonté et pas de ma négligence à leur égard.
Jésus va confronter les pharisiens et il en donne la raison :
EMV 137.4 · Tome 2, p. 434
Eux [les juifs], ce sont des malheureux plongés dans les ténèbres. (...) Si, après leur avoir parlé, je n’arrive pas à les convaincre, je me retirerai. On ne doit pas pouvoir prétendre que je n’ai pas essayé de toutes les manières possibles de les attirer à moi. Ils sont eux aussi des fils d’Abraham. Je fais mon devoir jusqu’au bout. Leur condamnation doit venir uniquement de leur mauvaise volonté et pas de ma négligence à leur égard.
Jésus parle des pharisiens qui lui sont hostiles et des juifs en général. Ce passage peut être appliqué à notre liberté de croire dans le Christ ou non. Jésus dit :
EMV 137.5-6 · Tome 2, p. 434-436
137.5 Les voilà dans la maison. Ils entrent en silence dans la cuisine et s’affairent autour du foyer. Jésus s’absorbe dans ses pensées.
Ils sont sur le point de prendre leur repas quand un groupe de personnes se présente à la porte.
« Les voilà » murmure Judas.
Jésus se lève immédiatement et va vers eux. Il est si imposant que le groupe recule un instant. Mais la salutation de Jésus les rassure :
« Que la paix soit avec vous. Que voulez-vous ? »
Alors ces lâches croient pouvoir tout oser et lui intiment avec arrogance cet ordre :
« Au nom de la Loi sainte, nous t’ordonnons de quitter ce lieu, car tu troubles les consciences, tu violes la Loi, tu corromps les villes paisibles de Judée. Ne crains-tu pas la punition du Ciel, toi qui singes le juste qui baptise au Jourdain, toi qui protèges les prostituées ? Sors de la terre sainte de Judée ! Que ton souffle n’arrive pas depuis ici jusqu’à l’intérieur de la cité sainte.
– Je ne fais rien de mal. J’enseigne comme rabbi, je guéris comme thaumaturge, je chasse les démons comme exorciste. Toutes ces catégories existent aussi en Judée. Et Dieu, qui les veut, les fait respecter et vénérer par vous. Je ne demande pas la vénération. Je vous demande seulement de me laisser faire du bien à ceux qui ont quelque infirmité dans leur chair, dans leur tête ou dans leur esprit. Pourquoi me le défendez-vous ?
– Tu es un possédé. Va-t’en.
– L’insulte n’est pas une réponse. Je vous ai demandé pourquoi vous me l’interdisez alors que vous le permettez aux autres.
– Parce que tu es un possédé. Tu chasses les démons et tu fais des miracles avec l’aide des démons.
– Et vos exorcistes, alors, avec l’aide de qui est-ce qu’ils les font ?
– Par leur vie sainte. Tu es un pécheur et tu te sers des prostituées pour augmenter ta puissance, car l’union avec elles accroît le pouvoir de la force démoniaque. Notre sainteté a purifié la région de ta complice. Mais nous ne permettons pas que tu restes ici pour attirer d’autres femmes.
– Mais est-ce que cette maison est à vous ? demande Pierre qui est venu près du Maître avec un air peu rassurant.
– Ce n’est pas notre maison. Mais toute la Judée et tout Israël sont aux mains saintes des purs d’Israël.
– Que vous prétendez être, vous ! » termine Judas, venu sur le seuil et qui conclut par un éclat de rire moqueur. Puis il demande :
« Et votre autre ami, où est-il ? Il en tremble encore ? Misérables, allez-vous en ! Et tout de suite ! Sinon, je vous ferai regretter de...
– Silence, Judas. Et toi, Pierre retourne à ta place.
137.6 Ecoutez, scribes et pharisiens. Pour votre bien, par pitié pour votre âme, je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !
– Malédiction ! Voilà ce que nous disons !
– D’accord. C’est dit. Partez. Moi aussi je vais partir. »
Jésus fait demi-tour, retourne à sa place, incline la tête sur la table, et pleure.
Barthélemy ferme la porte pour qu’aucun de ces cruels qui l’ont insulté et qui s’en vont en lançant des menaces et des blasphèmes contre le Christ ne voie ses larmes.
Un long silence se passe, puis Jacques, fils d’Alphée, caresse la tête de son Jésus et dit :
« Ne pleure pas. Nous t’aimons. Même à leur place. »
Jésus relève la tête et dit :
« Ce n’est pas pour moi que je pleure, mais pour eux, qui se tuent, sourds à toute invitation.
– Qu’allons-nous donc faire, Seigneur ? demande l’autre Jacques.
– Nous irons en Galilée. Demain matin nous partirons.
– Pas aujourd’hui, Seigneur ?
– Non. Je dois saluer ceux qui sont bons ici. Et vous viendrez avec moi. »
Des pharisiens hostiles arrivent à la Belle-Eau alors que le groupe apostolique est dans la petite maison. Discours de Jésus aux Pharisiens, qui leur demande de ne pas mépriser le Verbe de Dieu.
EMV 137.5 · Tome 2, p. 435
L’insulte n’est pas une réponse.
EMV 137.6 · Tome 2, p. 435-436
Ecoutez (...). Pour votre bien, par pitié pour votre âme je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !
Jésus parle à des pharisiens, mais ce discours peut s'adresse à tout un chacun.
EMV 137.6 · Tome 2, p. 436
Ce n’est pas pour moi que je pleure, mais pour eux, qui se tuent, sourds à toute invitation.
Jésus pleure à cause des pharisiens et il dit aux apôtres :
EMV 138 · Tome 2, p. 436-440
Adieu aux âmes de la Belle-Eau. Le régisseur explique ce qu'il s'est passé avec Aglaé et le Maître bénit sa droiture d'esprit. Jésus parle ensuite sur le chemin avec les apôtres : il leur dit qu'il ne veut pas un Royaume humain, et qu'il ne le conquerra pas par la violence. Enfin, Jésus va consoler le chef de synagogue à la Belle-Eau. Il va être maudit par le Sanhédrin, donc il va être retiré de ses fonctions. L'homme, dans son humilité, croit qu'il ne pourra plus lever les yeux vers Dieu, et regrette, non pas la perte de sa fonction prestigieuse, mais la perte de l'amitié avec Dieu. Il est donc pris par les scrupules et Jésus le rassure : il n'a pas péché. La condamnation du Sanhédrin tombera, mais le Christ l'invite plutôt à marcher à sa suite et Timon est heureux.
EMV 138.1 · Tme 2, p. 437
Tu es sage parce que tu distingues le bien du mal et tu suis le bien sans mettre en valeur l’intérêt humain qu’il y a à l’accomplir.
EMV 138.2 · Tome 2, p. 437-438
« Tu crois que je pourrais vaincre par la violence ? Mais c’est un pauvre procédé humain, et qui ne sert que pour un temps, pour des victoires humaines. Combien de temps dure l’oppression ? Le temps qu’elle suscite, chez les personnes soumises, des réactions qui, en s’unissant, produisent une plus grande violence qui met à terre l’oppression. Je ne veux pas un royaume temporaire. Je veux un royaume éternel : le Royaume des Cieux. Combien de fois vous l’ai-je dit ? Combien de fois devrai-je vous le répéter ? Ne le comprendrez-vous jamais ? Oui, il viendra un moment où vous le comprendrez.
– Quand, mon Seigneur ? J’ai hâte de comprendre pour être moins ignorant, dit Pierre.
– Quand ? Quand vous serez moulus comme le grain entre les pierres de la douleur et du repentir. Vous pourriez et même vous devriez comprendre auparavant. Mais pour cela vous devriez briser votre humanité et laisser libre votre âme. Or vous ne savez pas faire cet effort sur vous-même. Mais vous comprendrez... vous comprendrez. A ce moment-là, vous comprendrez que je ne pouvais utiliser la violence comme moyen humain pour établir le Royaume des Cieux, autrement dit le Royaume de l’esprit. »
Jésus dit à Pierre :