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Notes du thème

Vie chrétienne

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Le 22/06/1943 · Page 95

Les Cahiers

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« Un des secrets pour atteindre à la sainteté est le suivant : ne jamais détourner l’esprit d’une pensée qu’il doit soutenir toute la vie, celle de Dieu. La pensée de Dieu est comme la note sur laquelle on entonne le chant de l’âme.

As-tu remarqué les artistes ? Ils bougent, vont et viennent, et ils ne semblent jamais regarder en bas de la scène. Mais en fait, ils ne quittent jamais des yeux le maître de musique qui leur donne la mesure. L’âme aussi, pour ne pas se tromper ou être distraite — ce qui la ferait se tromper — doit tenir le regard fixé sur Dieu. Parler, travailler, marcher, mais sans que l’œil mental perde jamais Dieu de vue.

Un deuxième point pour atteindre à la sainteté : ne jamais perdre sa foi dans le Seigneur. Quoi qu’il arrive, croire que cela arrive par la bonté de Dieu. S’il s’agit d’une chose pénible, même mauvaise, et donc voulue par des forces étrangères à Dieu, penser que Dieu la permet par bonté. Les âmes qui savent voir Dieu n’importe où savent aussi changer toute chose en devises éternelles. Les choses mauvaises sont des devises qui n’ont pas cours. Mais si vous savez les prendre comme il faut, elles acquièrent cours légal et elles vous procurent le Royaume éternel. »

Le 22/06/1943 · Page 95

Les Cahiers

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Quoi que vous fassiez, sachez garder l’esprit fixé en moi. De cette façon, vous sanctifierez chacune de vos actions en la rendant agréable à Dieu et surnaturellement utile pour vous.

Le 22/06/1943 · Page 95

Les Cahiers

Citation

« Un des secrets pour atteindre à la sainteté est le suivant : ne jamais détourner l’esprit d’une pensée qu’il doit soutenir toute la vie, celle de Dieu. (...)

Un deuxième point pour atteindre à la sainteté : ne jamais perdre sa foi dans le Seigneur. Quoi qu’il arrive, croire que cela arrive par la bonté de Dieu. S’il s’agit d’une chose pénible, même mauvaise, et donc voulue par des forces étrangères à Dieu, penser que Dieu la permet par bonté. Les âmes qui savent voir Dieu n’importe où savent aussi changer toute chose en devises éternelles. Les choses mauvaises sont des devises qui n’ont pas cours. Mais si vous savez les prendre comme il faut, elles acquièrent cours légal et elles vous procurent le Royaume éternel. »

Le 28/06/1943 · Page 111

Les Cahiers

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« Très Saint Sang qui jaillis pour nous des veines du Dieu fait homme, descends comme une rosée rédemptrice sur la Terre contaminée et sur les âmes que le péché rend semblables à des lépreux. Voilà : je t’accueille, Sang de mon Jésus, et je te répands sur l’Église, sur le monde, sur les pécheurs, sur le Purgatoire. Aide, réconforte, purifie, allume, pénètre et féconde, Oh ! Très divin Suc de Vie. Et que l’indifférence et le péché ne t’empêchent pas de couler. Au contraire, pour le petit nombre de ceux qui t’aiment, pour le nombre infini de ceux qui meurent sans toi, accélère et répands sur tous cette très divine pluie afin qu’on vienne à toi confiant en la vie, que par toi on soit pardonné dans la mort, qu’avec toi on entre dans la gloire de ton Royaume. Ainsi soit-il. »

Le 30/06/1943

Les Cahiers

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« Ne me demande pas : "Pourquoi l’as-tu permise ?". Si je l’ai permise, ce n’est pas sans raison. [...] Or, si je te disais que l’adhésion d’un fils à la mort de son père abrège le Purgatoire pour lui, que le pardon d’un fils pour les fautes plus ou moins vraies du père est un soulagement pour son âme, tu y croirais. [...] Renoncer à la richesse d’une affection afin de suivre ma volonté sans regrets humains constitue la perfection de la renonciation conseillée au jeune homme de l’Evangile. Souviens-toi de cela pour le reste de ta vie. Un père tel que je suis ne donne jamais quelque chose de nocif à ses enfants. Même si l’apparence est celle d’une pierre pour celui qui demande un baiser, cette pierre est de l’or pur et éternel. Il revient à l’âme de le reconnaître et de le maintenir tel, en prononçant la parole qui m’attira des Cieux au sein de Marie et qui me mit sur la croix pour racheter le monde : "fiat". »

Le 22/07/1943

Les Cahiers

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« L’espérance vit là où vit la foi. Le désespoir qui conduit à la mort tant d’âmes aujourd’hui suppose l’absence d’une foi véritable. En effet, celui qui croit vraiment demande avec une telle insistance qu’il obtient. Mais si vous voyez qu'une prière reste sans réponse, vous pouvez croire qu’elle est viciée dans la demande qui est faite ou dans la foi. Si elle est viciée dans la demande, moi qui le sais, je ne vous accorde pas ce qui vous donnerait le bonheur d’un instant et la douleur pour le reste de votre vie terrestre, et qui parfois pourrait aussi vous donner des peines dans l’autre à cause du mauvais usage que vous pourriez faire de mon don. Si la prière est viciée dans la foi, je ne l’entends pas et ne l’écoute pas. Le monde n’a plus la foi et il n’a donc plus l’espérance. Le monde ne croit pas que Dieu soit un Père tout-puissant. Le monde ne croit pas que Dieu soit un Père aimant. Si le monde savait combien il est douloureux pour moi de ne pas pouvoir toujours vous aider et de ne pas pouvoir toujours vous rendre heureux !

Je voudrais que mes enfants fussent tellement à moi qu’ils n’auraient que des pensées saintes et de saintes demandes à faire au Père, qui alors les écouterait toujours, toujours, toujours. Ils ne les accorderait pas toujours, mais toujours il les écouterait, et s'il ne pouvait pas donner à un de ses enfants ce qu’il demande, il substituerait le don, non accordé pour des raisons de divine intelligence, par cent autres consolations plus grandes encore. »

Le 09/08/1943 · Cahiers de 1943, p. 212-214

Les Cahiers

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« Ceux qui ne connaissent pas l’amour et qui n’ont pas la conscience tranquille craignent la mort. Et ils sont la majorité ! Lorsqu’ils se sentent menacés de mort à cause d’une maladie ou de l’âge ou pour toute autre raison, ils commencent à avoir peur, ils s’affligent, se révoltent. Ils tentent même, de toute leur force et par tous les moyens, de fuir la mort. Mais en vain, car quand vient l’heure marquée, aucune précaution ne sert à l’écarter.        

L’heure de la mort est toujours juste car elle est établie par Dieu ; moi seul suis le Maître de la vie et de la mort, et si certains moyens de mort qu’utilisent les hommes à l’instigation du démon ne sont pas les miens, les sentences de mort, imposées pour délivrer une âme d’un trop grand tourment ou pour l’empêcher de commettre des fautes plus grandes, sont toujours de moi. 

Maintenant, écoute : le don de la vie, d’une longue vie, pourquoi puis-je l’accorder ? Pour deux raisons.           

La première est que la créature, qui en jouit, est un esprit illuminé qui a pour mission d’être un phare pour d’autres esprits encore enveloppés des ténèbres de la matérialité. Un grand nombre de mes saints sont parvenus à un grand âge précisément pour cette raison. Et moi seul sais avec quelle ardeur ils désiraient, au contraire, venir à moi.     

La deuxième est que je donne une longue vie pour fournir à une créature informe le moyen, tous les moyens, de se former. Études, amitiés, saintes rencontres, douleurs, joies, lectures, les punitions des guerres ou des maladies, je lui donne tout pour faire en sorte qu’elle grandisse dans mon âge qui n’est pas comme le vôtre. Je veux dire que grandir dans mon âge signifie grandir dans ma sagesse, et on peut être adulte dans mon âge tout en étant des enfants dans le vôtre, ou être puéril dans mon âge en ayant cent ans dans le vôtre. Je ne regarde pas l’âge de votre chair qui meurt : je regarde votre esprit, et je voudrais que vous deveniez des esprits qui savent marcher, parler, agir avec fermeté, et non des esprits balbutiants et chancelants, impuissants comme des tout-petits !

Cela explique pourquoi je dis mon ‘Assez’ très vite dans le cas de créatures que je trouve adultes dans la Foi, la charité, la vie. Un père désire toujours retrouver ses enfants, et avec quelle joie, une fois qu’ils ont terminé les études et le service militaire, ne les serre-t-il pas sur son cœur ! Le bon Père que vous avez aux cieux agirait-il autrement ? Non. Lorsqu’il voit qu’une créature est adulte dans son esprit, il brûle d’envie de l’avoir avec lui, et si, par pitié pour le peuple, il laisse parfois ses serviteurs sur terre pour qu’ils servent d’aimant et de boussole aux autres, d’autres fois il ne résiste pas et il se donne la joie de mettre au ciel une nouvelle étoile avec l’âme d’un saint. 

Ce sont deux attractions et deux aspirations provenant d’un agent unique : l’Amour. L’âme attire à elle son Dieu, ici, où tu es, et Dieu descend trouver ses délices auprès de la créature aimante qui vit de lui. L’âme aspire à s’élever pour être, à jamais et sans voiles, avec son Dieu. Du centre de son ardeur, Dieu attire à lui l’âme tout comme le soleil attire la goutte de rosée, et aspire à l’avoir près de lui, pierre précieuse enfermée dans son triple feu qui donne la béatitude. 

Les bras levés de l’âme rencontrent les bras tendus de Dieu, Maria. Et quand ils se touchent, s’effleurent rapidement, c’est l’extase sur terre ; quand ils s’étreignent de façon durable, c’est la béatitude sans fin du ciel, de mon ciel que j’ai créé pour vous, mes bien-aimés, et qui m’apportera une surabondance de joie lorsqu’il sera rempli de tous mes enfants chéris.          

Quelle éternelle journée de joie incommensurable que la nôtre, pour nous qui nous aimons : nous, Dieu Un et Trin, et vous, les enfants de Dieu !           

Mais ceux qui, par malheur, n’ont pas compris mon amour, ne m’ont pas donné leur amour, n’ont pas compris qu’un seul savoir est utile, celui de l’Amour, pour ceux-là, la mort est à craindre. Ils ont peur. Encore plus peur s’ils sentent qu’ils n’ont pas très bien agi ou agi absolument mal.        

La bouche mensongère de l’être humain — il est rare que sa bouche dise la vérité si belle et bénie, la vérité que moi, Fils de Dieu et parole du Père, vous ai enseigné à toujours dire — la bouche mensongère de l’être humain dit, pour tromper et se réconforter lui-même et pour tromper les autres : ‘J’ai bien agi et j’agis bien’. Mais la conscience comme un miroir à deux faces entre votre moi et l’œil de Dieu, accuse l’humain de ne pas avoir agi et de ne pas agir du tout comme il le proclame.         

Donc, une grande peur les hante : la peur du jugement de Celui à qui les pensées, les actes, les affections de chacun ne restent pas cachés. Mais si vous me craignez tant comme Juge, ô malheureux, pourquoi n’évitez-vous pas de m’avoir pour Juge ? Pourquoi ne faites-vous pas de moi votre Père ? Si vous me craignez, pourquoi n’agissez-vous pas selon mes commandements ? Ne savez-vous pas m’écouter quand je vous parle d’une voix de Père qui vous guide, d’heure en heure d’une main aimante ? Mais obéissez au moins quand je vous parle d’une voix de Roi. Ce sera une obéissance moindrement récompensée, car moins spontanée et douce à mon cœur. Mais ce sera toujours de l’obéissance. Alors, pourquoi ne le faites-vous pas ?  

On n’évite pas la mort. Bienheureux ceux qui arriveront à cette heure revêtus d’amour à la rencontre de Celui qui vient. Leur mort sera paisible comme le passage de mon père sur terre, lequel n’eut aucun sursaut, car c’était un juste dont la vie fut sans reproche. La fin de ceux qui ont aimé sera joyeuse comme le sommeil de ma Mère qui, sur terre, ferma les yeux sur une vision d’amour, puisque toute sa vie, qui ne connut pas le péché, fut amour, et les rouvrit au ciel en se réveillant sur le cœur de Dieu.        

Sais-tu, ma joie, comme ce sera beau pour toi aussi ? Ce matin, quand moi-Eucharistie je venais à toi, tu as tressailli d’extase car tu m’as vu qui me donnais à toi. Mais ça, ce n’est rien, un petit grain d’extase jeté dans ton cœur. Un seul, pour que tu ne sois pas réduite en cendres, et tu l’as senti… Tu as cru mourir d’émotion. Mais quand le moment viendra, je verserai en toi un torrent de joie, car il ne sera plus nécessaire de préserver ta vie humaine et nous partirons ensemble.           

Courage, encore un peu de souffrance par amour pour ton Jésus, et puis ton Jésus abolira ta douleur pour se donner lui-même à toi, complètement, lui-même, joie sans mesure. »

En effet, ce matin j’ai eu une impression si vive que j’ai failli crier. Parce que l’on crie, non seulement d’effroi ou de douleur, mais aussi pour une trop grande joie. J’ai cru que mon cœur allait céder dans la joie et que j’allais mourir comme cela, l’hostie encore sur ma langue.      

Le 09/08/1943 · Cahiers de 1943

Les Cahiers

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L’heure de la mort est toujours juste car elle est établie par Dieu ; moi seul suis le Maître de la vie et de la mort, et si certains moyens de mort qu’utilisent les hommes à l’instigation du démon ne sont pas les miens, les sentences de mort, imposées pour délivrer une âme d’un trop grand tourment ou pour l’empêcher de commettre des fautes plus grandes, sont toujours de moi.

Le 08/10/1943

Les Cahiers

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« Les Judas ne constituent pas la masse, car souvent, après une vie infâme vécue dans un corps qui tient l’âme en esclavage, celle-ci triomphe sur la matière : à l’heure extrême, au seuil de la mort qui délivre l’esprit de la chair, l’âme se tourne vers Dieu dont elle a conservé le souvenir et se réfugie en lui. Et croyez-moi : il suffit en vérité d’une palpitation d’amour, de confiance et de repentir pour faire en sorte que l’eau sacrée de mes mérites descende laver le pécheur et lui apporte le salut. Ma Justice n’est pas la vôtre, et ma pitié est bien différente de la vôtre. »

Le 17/10/1943

Les Cahiers

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« C’est en aimant sur Terre que vous travaillez pour le Ciel. C’est en aimant au Purgatoire que vous allez conquérir le Ciel que vous n'avez pas su mériter. C’est en aimant au Paradis que vous jouissez du Ciel. [...] Vos êtres chers ne vous aiment jamais autant qu’après la mort, parce que leur amour baigne désormais dans la Lumière de Dieu et à cette Lumière ils comprennent combien vous les aimez et combien ils auraient dû vous aimer. [...] Fie-toi à moi... Je travaille pour toi et pour tes êtres les plus chers. Élève ton esprit. Je viens pour te donner la joie. Fais-moi confiance. »