Aller au contenu

Notes du mot-clé

Humanité des hommes

Page 1 sur 2

Confort de lecture

Aa

Le 22/07/1943

Les Cahiers

Citation

« L’espérance vit là où vit la foi. Le désespoir qui conduit à la mort tant d’âmes aujourd’hui suppose l’absence d’une foi véritable. En effet, celui qui croit vraiment demande avec une telle insistance qu’il obtient. Mais si vous voyez qu'une prière reste sans réponse, vous pouvez croire qu’elle est viciée dans la demande qui est faite ou dans la foi. Si elle est viciée dans la demande, moi qui le sais, je ne vous accorde pas ce qui vous donnerait le bonheur d’un instant et la douleur pour le reste de votre vie terrestre, et qui parfois pourrait aussi vous donner des peines dans l’autre à cause du mauvais usage que vous pourriez faire de mon don. Si la prière est viciée dans la foi, je ne l’entends pas et ne l’écoute pas. Le monde n’a plus la foi et il n’a donc plus l’espérance. Le monde ne croit pas que Dieu soit un Père tout-puissant. Le monde ne croit pas que Dieu soit un Père aimant. Si le monde savait combien il est douloureux pour moi de ne pas pouvoir toujours vous aider et de ne pas pouvoir toujours vous rendre heureux !

Je voudrais que mes enfants fussent tellement à moi qu’ils n’auraient que des pensées saintes et de saintes demandes à faire au Père, qui alors les écouterait toujours, toujours, toujours. Ils ne les accorderait pas toujours, mais toujours il les écouterait, et s'il ne pouvait pas donner à un de ses enfants ce qu’il demande, il substituerait le don, non accordé pour des raisons de divine intelligence, par cent autres consolations plus grandes encore. »

EMV 35.7-8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

35.7 Jésus dit :

« Ainsi se termine toute cette série de visions. Sans vouloir contredire les hommes de science pointilleux, ma Mère et moi avons continué à te montrer les scènes qui ont précédé, accompagné et suivi mon arrivée en ce monde, non pas pour elles-mêmes, car elles sont suffisamment connues, mais surtout parce qu’elles ont été déformées par des éléments surajoutés au cours des siècles. Cette façon qu’ont les hommes de voir les choses sous prétexte de rendre davantage gloire à Dieu – cette raison leur vaut d’être pardonnés – rend irréel ce qu’il aurait été si beau de laisser réel. Car mon humanité et celle de Marie ne sont en rien amoindries, ­ pas plus que ma divinité, la majesté du Père et l’amour de la sainte Trinité par cette cette manière de regarder les choses simplement. Bien au contraire, les mérites de ma Mère et mon humilité parfaite resplendissent, de même que la toute puissante bonté de l’éternel Seigneur. Mais nous t’avons montré ces scènes pour pouvoir appliquer à toi-même et aux autres le sens surnaturel qui en découle et vous le donner comme règle de vie.

Le Décalogue, c’est la Loi. Mon Evangile c’est ma doctrine, qui vous rend plus claire cette Loi et qui vous donne le goût de la suivre. Cette Loi et cette doctrine suffiraient pour faire, des hommes, des saints.

Mais vous êtes tellement entravés par votre humanité qui domine exagérément en vous l’esprit, que vous ne pouvez suivre la voie qu’ils vous indiquent et vous tombez, ou bien vous vous arrêtez, découragés. Vous vous dites à vous-mêmes et à ceux qui voudraient vous faire progresser en citant les exemples de l’Evangile : “ Mais Jésus, mais Marie, mais Joseph (et ainsi de suite pour tous les saints) n’étaient pas comme nous. Ils étaient forts. Ils ont été tout de suite consolés de leurs souffrances ; qui plus est, ils ne ressentaient pas même les passions en ce peu de souffrance qu’ils ont supporté. C’étaient déjà des êtres étrangers à la terre. ”

Ce peu de souffrance ! Hors d’atteinte des passions !

35.8 La souffrance fut pour nous une amie fidèle. Elle a revêtu tous les aspects et les noms les plus divers.

Quant aux passions... N’employez pas des mots mal appropriés en appelant “ passions ” les vices qui vous égarent. Appelez-les carrément “ vices ”, et capitaux par-dessus le marché.

Ceux-là, nous ne les ignorions certes pas. Nous avions des yeux et des oreilles pour voir et entendre, et Satan nous les faisait miroiter devant nous et autour de nous, il nous montrait leur ordure à l’oeuvre ou nous tentait par ses insinuations. Mais, notre volonté étant tendue vers l’unique intention d’être agréables à Dieu, cette ordure et ces insinuations, au lieu d’atteindre le but que Satan se proposait, provoquaient l’effet contraire. Et plus il s’acharnait, plus nous nous réfugiions dans la lumière de Dieu par dégoût des ténèbres fangeuses qu’il présentait à nos yeux du corps et de l’esprit.

Ma Mère a poussé un cri de joie quand, près de quatre ans plus tard, elle est retournée à Nazareth et est rentrée dans sa maison, puis elle a embrassé les murs où son “ oui ” a ouvert son sein pour recevoir le Germe de Dieu. Joseph a salué avec joie sa parenté et ses neveux, plus nombreux et grandis ; il s’est réjoui de constater que ses concitoyens se souvenaient de lui et faisaient aussitôt appel à lui pour sa compétence. Moi, j’ai été sensible aux amitiés et j’ai souffert de la trahison de Judas comme d’une crucifixion morale. Pour autant, ni ma Mère ni Joseph n’ont fait passer leur amour pour leur maison et leur famille avant la volonté de Dieu.

Mais les passions, au sens philosophique du terme, nous ne les ignorions pas en nous. Nous avons aimé notre patrie, notre petite ville de Nazareth, plus que toute autre cité de Palestine. Nous avons éprouvé des sentiments d’affection pour notre maison, nos parents, nos amis. Pourquoi n’aurions-nous pas dû en éprouver ? Mais nous ne nous en sommes pas rendus esclaves parce que rien ne pouvait nous être un maître en dehors de Dieu. Mais nous nous en sommes faits de bons compagnons.

EMV 43.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Pendant la grêle, on a l’impression que rien ne peut nous abriter, mais ce n’est pas exact. La tempête fait apparaître l’humanité qui dort, ensevelie sous les eaux spirituelles, mais elle ramène aussi à la surface les semences d’une doctrine surnaturelle tombées dans votre coeur et qui attendent justement cette heure de tempête pour germer, apparaître à nouveau et vous dire : “ Nous sommes là aussi, nous. Pensez à nous. ”

EMV 77.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Quand on juge, "sans malice, par ignorance de la vérité, ce n’est pas une erreur, mais seulement un jugement imparfait comme peut l’être celui d’un enfant. Or", dit Jésus, "enfants, vous l’êtes, pauvres hommes. Et je suis ici votre Maître, pour faire de vous des adultes capables de discerner le vrai du faux, le bon du mauvais, le meilleur du bon."

EMV 98.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

98.7 Vous êtes un groupe de personnes, mais vous constituez un noyau, c’est-à-dire une seule chose. Car vous êtes un ensemble complexe qui débute et dont on étudie toutes les caractéristiques, plus ou moins bonnes, pour le former, l’amalgamer, en arrondir les angles, en développer les tendances multiples, et en faire un tout parfait. C’est pour cela que je vous étudie et que je fais sur vous des observations, même pendant votre sommeil.

Qu’êtes-vous ? Que devez-vous devenir ? Vous êtes le sel de la terre. Voilà ce que vous devez devenir : le sel de la terre. Le sel sert à préserver de la corruption les viandes et aussi beaucoup d’autres denrées. Mais le sel pourrait-il saler s’il n’était pas salé ? C’est avec vous que je veux saler le monde pour lui donner une saveur céleste. Mais comment pouvez-vous saler si vous perdez toute saveur ?

Qu’est-ce qui vous fait perdre la saveur céleste ? Ce qui est humain. L’eau de mer, de la vraie mer, n’est pas bonne à boire, tant elle est salée, n’est-ce pas ? Et pourtant, si quelqu’un prend une coupe d’eau de mer et la verse dans une cruche d’eau douce, alors on peut la boire, parce que l’eau de mer est tellement diluée qu’elle a perdu son mordant. L’humanité est comme l’eau douce qui se mélange à votre salinité céleste. Et encore : en supposant qu’il soit possible de dériver un ruisseau de la mer et de l’envoyer dans ce lac, pourriez-vous l’y retrouver ? Non. Il serait perdu dans une trop grande masse d’eau douce. Ainsi en est-il de vous quand vous diluez votre mission – ou plutôt la noyez –, dans tant d’humanité.

Vous êtes des hommes. Je le sais. Mais, moi-même, qui suis-je ? Je suis celui qui a en lui toute force. Et qu’est-ce que je fais ? Je vous communique cette force puisque je vous ai appelés. Mais à quoi sert-il de vous la communiquer si vous la dispersez sous des avalanches de sensations et de sentiments humains ?

Vous êtes et devez être la lumière du monde. Je vous ai choisis, moi, la Lumière de Dieu, pour continuer d’éclairer le monde quand je serai retourné au Père. Mais pouvez-vous donner la lumière si vous êtes des lanternes éteintes ou fumantes ? Non, la fumée incertaine d’un lumignon est pire que sa mort totale et par votre fumée vous obscurciriez cette lueur de lumière que les coeurs peuvent encore garder. Ah ! Malheureux ceux qui, cherchant Dieu, se tournent vers des apôtres qui n’ont, au lieu de lumière, que de la fumée ! Ils en recevront le scandale et la mort. Mais les apôtres indignes subiront malédiction et châtiment.

Annotation

Matthieu 5, 13-16 : Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

EMV 106.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

106.7 « Je vais m’absenter quelque temps, pour te faire plaisir. Quand je serai dans le voisinage, je te ferai prévenir.

– Envoie Jean. Il me semble un peu te voir quand je le vois. Sa mère aussi est pleine d’égards pour moi et pour toi. Elle espère, il est vrai, une place privilégiée pour ses fils. C’est une femme et une maman, Jésus. Il faut l’excuser. Elle t’en parlera à toi aussi. Mais elle t’est sincèrement dévouée. Quand elle sera libérée de l’humanité qui fermente en elle et chez ses fils, comme chez les autres, comme chez tous, mon Fils, elle deviendra une femme de grande foi. Il est douloureux de constater que tous attendent de toi quelque bienfait humain, un bienfait qui, même s’il n’est pas humain, est égoïste. Mais le péché est en eux, avec sa concupiscence. Elle n’est pas encore venue, l’heure bénie et tellement redoutable où tu effaceras le Péché, bien que l’amour de Dieu et de l’homme me la fasse désirer. Ah, cette heure ! Comme le coeur de ta Maman tremble devant cette heure ! Que vont-ils te faire, mon Fils Rédempteur dont les prophètes prédisent un tel martyre ?

– N’y pense pas, Maman. Cette heure venue, Dieu t’aidera. Dieu nous aidera, toi et moi. Ensuite, ce sera la paix. Je te le dis, encore une fois. Maintenant, va. La nuit va tomber et le chemin est long. Je te bénis. »

Détail

Jésus a été chassé de Nazareth et il dit à Marie :

EMV 145.4 · Tome 2, p. 472

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

145.4 Un troisième lui demande s’il ferait bien ou mal d’accepter une invitation qu’il a reçue d’aller à Antioche.

« Homme, pourquoi veux-tu y aller ?

– Parce qu’ici je n’ai pas de moyens de subsistance pour moi et mes nombreux enfants. J’ai fait la connaissance d’un païen qui me prendrait parce qu’il a vu mes capacités à travailler, et il donnerait aussi du travail à mes fils. Mais je ne voudrais pas... ce scrupule te paraîtra étrange de la part d’un samaritain, mais je l’ai. Je ne voudrais pas perdre la foi. Cet homme est un païen, tu sais !

– Eh bien ? Rien ne contamine si on ne veut pas être contaminé. Va donc à Antioche et sois fidèle au vrai Dieu. Il te guidera et tu seras même un bienfaiteur pour ton maître qui reconnaîtra Dieu à ton honnêteté. »

Détail

Des personnes interrogent Jésus. Il a déjà vu deux personnes.

EMV 149.4 · Tome 2, p. 487

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Mais tu ne réponds jamais à notre question. Simon te l’a posée ainsi que Jean, et tu ne nous as jamais dit où tu es allé cette nuit. Sortir ainsi, seul, en pays païen, ce peut être dangereux.

Détail

Pierre dit :

Annotation

Sortir ainsi, seul, en pays païen, ce peut être dangereux : prévention des apôtres envers la Samarie. Jésus a parcouru près de 20 km de nuit, après en avoir fait 25 ou 30 pendant l'après-midi avec ses disciples. Le repos sabbatique sera bienvenu.

EMV 150.1 · Tome 2, p. 491

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Tu es pâle, Maman. On t’a fait beaucoup de peine ? As-tu été malade ? Es-tu trop fatiguée ?

– Non, mon Fils, non. Ma seule peine est de te voir au loin et pas aimé. Mais ici, tous font preuve de beaucoup de bonté à mon égard. Je ne parle même pas de Marie et d’Alphée : tu sais ce qu’ils sont. Mais même Simon, tu vois comme il est bon ? C’est toujours comme cela. Il m’a rendu service, ces mois-ci. Maintenant, il m’approvisionne en bois. Il est très bon. Et même Joseph, sais-tu ? Ils ont tant de pensées délicates pour leur Marie…

– Que Dieu te bénisse, Simon, et qu’il bénisse aussi Joseph. Que vous ne m’aimiez pas encore comme Messie, je vous le pardonne. Vous viendrez à l’amour du Christ que je suis, mais comment pourrais-je vous pardonner de ne pas l’aimer, elle ?

– Aimer Marie, c’est juste et c’est la paix, Jésus. Mais toi aussi, tu es aimé… seulement, voilà, nous avons trop de craintes pour toi.

– Oui, vous m’aimez humainement. Vous en viendrez à un amour supérieur. »