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Notes du thème

Près du lac de Génésareth (lac de Tibériade ou mer de Galilée)

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Confort de lecture

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EMV 186.8 · Tome 3, p. 222-223

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans l'EMV 186, la configuration du lieu est reproduite sur cette image, (cliquez sur le lien) comme Maria Valtorta l'a dessinée sur la dernière page du cahier manuscrit. De gauche à droite, les noms des villes bordant le lac sont : Tarichée, Tibériade, Magdala, Capharnaüm, Bethsaïde, Guerguesa, Hippos. Au sud de Hippos, après le torrent, il est indiqué "lieu du débarquement" et Gamla dans l'arrière-pays. Entre ces derniers se trouvent des petits points, expliqués en bas de page de la manière suivante : "L’endroit en pointillé représente les bois de chênes." Au nord se trouve Chorazeïn.

EMV 187 · Tome 3, p. 222-228

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Titre du chapitre : De Tarichée à Jérusalem pour la Pâque. Jean pris par l’amour de la mer.

Date de la vision : Mardi 12 juin 1945

Calendrier : Jeudi 16 mars 28 (3 Nissan 3788).

Lieux (carte) : Près de Tarichée. Vers le Mont Thabor

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Le groupe apostolique fait escale sur la rive opposée à Gamala. Ils sont dans un milieu plus sauvage. Jésus est ravi d'être dans la nature, là où les apôtres bougonnent beaucoup plus. Seul Jacques d'Alphée, Jean et Simon le Zélote s'intéressent à ce qui plaît à Jésus. Puis vient une remarque qui pousse Pierre à maugréer et le Christ leur fait savoir qu'il est affligé par tant de haine. Il a besoin de réconfort et les disciples sont touchés par sa tristesse. Le Seigneur leur promet cependant qu'ils retrouveront un terrain plus praticable, et il dit qu'ils vont apporter la Pâque aux gens qui souffrent. Ils rejoindront le mont Thabor, En-Dor, Naïm et la plaine d'Esdrelon, sans passer par Nazareth. Il obéit d'une part à sa mère et d'autre part, il ne veut pas blesser le pharisien Simon qui lui a fait des recommandations.

Jean révèle alors qu'il veut voir la grande mer, qu'on aperçoit depuis le mont Thabor. Jésus l'interroge et l'apôtre révèle son affection pour cette vaste étendue d'eau, car elles lui font penser à Dieu. Il souhaite aller évangéliser à Rome, en Grèce, "vers des lieux ténébreux pour y apporter la lumière". Les apôtres écoutent avec respect ses propos et Jésus promet qu'ils iront voir la mer pour le faire rêver encore à l'avenir de son Royaume dans le monde. Judas demande alors à aller aussi à En-dor, car il a encore l'amertume du jugement du petit Benjamin, dans l'EMV 184. Depuis, l'Iscariote a l'impression d'être diminué aux yeux du Maître. Le Seigneur le rassure, en disant qu'il doit uniquement craindre sa conduite et le jugement de Dieu, mais il accepte d'aller dans cette ville pour le persuader qu'il lui est toujours aussi cher qu'avant. Il le mets seulement en garde de ne pas souffrir de cette visite par la suite, car son apôtre a un désir dans le coeur qui n'est pas forcément sain.

Contenu du chapitre : 187.1 : Jésus est heureux dans la nature sauvage. 187.2 : Les apôtres, eux, sont mécontents. 187.3 : Jésus ira bénir les amis de Jonas qui ne peuvent se rendre à Jérusalem. 187.4 : Jean s'émeut à la pensée de la Grande Mer et désire aller évangéliser le monde. 187.5 : Judas obtient d'aller à En-Dor.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 47

EMV 187.1 · Tome 3, p. 222 et 224

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Jésus congédie les barques en disant :

« Je ne reviendrai pas. »

Puis, suivi des apôtres à travers la région qui, de la rive opposée déjà, paraissait fertile, il se dirige vers une montagne qui se dresse en direction du sud sud-ouest.

La traversée de cette région belle, mais sauvage, n’enthousiasme guère les apôtres : le chemin est couvert de joncs qui s’accrochent aux pieds ; de roseaux qui font pleuvoir sur la tête une pluie de rosée retenue par les couperets des feuilles ; de broussins qui frappent le visage de la masse dure de leurs fruits séchés ; de saules pleureurs effilochés dont les branches retombent de tous côtés en vous chatouillant ; de plaques d’herbes traîtresses qui semblent pousser sur un terrain solide et qui au contraire cachent des flaques d’eau où le pied s’enfonce, car ce ne sont que des enchevêtrements de queues-de-renard et de vesces qui ont poussé sur des flaques d’eau et sont si serrées qu’elles cachent l’élément qui leur a donné naissance. Les apôtres marchent en silence, ne se parlant que du regard.

Jésus, de son côté, paraît merveilleusement heureux au milieu de cette verdure aux mille couleurs, de toutes ces fleurs qui rampent, qui se tiennent droites, qui s’agrippent pour monter, qui tendent de jolis festons parsemés de légers liserons d’un rose mauve très léger, qui forment un délicat tapis bleu sous l’effet des milliers de corolles des myosotis des marais qui ouvrent la coupe parfaite de leur corolle blanche, rosée ou bleue au milieu des larges feuilles plates des nénuphars. Jésus admire les panaches des roseaux de marais, soyeux et emperlés de rosée, et il se penche avec ravissement pour observer la délicatesse des queues-de-renard qui couvrent l’eau d’un voile émeraude. Jésus tombe en extase devant les nids que les oiseaux construisent en de joyeuses allées et venues agrémentées de trilles, voletant, s’empressant allègrement, le bec rempli de brins de paille, de duvet pris aux roseaux, de flocons de laine arrachés aux haies qui les avaient elles-mêmes arrachés aux troupeaux en migration… Il semble le plus heureux sur terre. Où est le monde, avec ses méchancetés, sa fausseté, ses douleurs, ses embûches ? Le monde est au-delà de cette oasis de verdure fraîche et fleurie, où tout sent bon, resplendit, rit, chante. C’est ici la terre créée par le Père et que l’homme n’a pas profanée, et l’on peut y oublier l’homme.

EMV 187.2 · Tome 3, p. 224-225

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– Moi, je préférerais le chemin des caravanes à ce… jardin, s’il te plaît de l’appeler ainsi, et je suis tout à fait d’accord avec Simon, approuve Judas.

– Le chemin des caravanes, c’est vous qui ne l’avez pas voulu, répond Jésus.

– Eh, bien sûr… Mais moi, je n’aurais pas cédé aux Géraséniens. J’aurais quitté cet endroit, mais j’aurais continué ma route au-delà du fleuve en continuant par Gadara, Pella et toujours en descendant » grommelle Barthélemy.

Son grand ami Philippe termine :

« Les routes appartiennent à tout le monde, enfin, et nous pouvions y passer, nous aussi.

– Mes amis, mes amis ! Je suis tellement affligé, j’ai une telle nausée… N’augmentez pas ma peine par vos mesquineries ! Laissez-moi chercher un peu de réconfort auprès de ce qui ne connaît pas la haine… »

Détail

Les apôtres bougonnent et râlent sur le chemin qu'ils suivent, après qu'ils aient quitté une zone près d'Hippos et de Gamala.

EMV 187.5 · Tome 3, p. 228-229

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Ils reprennent la route en direction du mont Thabor dont la masse apparaît toujours plus proche alors que le sol perd son aspect marécageux, devient solide, et la végétation se fait plus clairsemée et laisse place à des plantes plus hautes ou à des buissons d’aubé­pines et de ronces dont les frondaisons nouvelles et les fleurs précoces sont tout épanouies.

EMV 193.3 · Tome 3, p. 265

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Le lendemain, le groupe des apôtres, parti dès le matin, est sur le point d’entrer à Sichem après avoir dépassé Samarie. La ville a un bel aspect, entourée de murailles, couronnée de beaux et majestueux édifices autour desquels se serrent avec ordre de belles maisons. J’ai l’impression que la ville, comme Tibériade, a été reconstruite depuis peu par les Romains sur un plan venu de Rome. Au-delà des murs, des terres très fertiles et bien cultivées l’environnent.

EMV 198.9 · Tome 3, p. 301

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Isaac raconte ce qu’il a pu apprendre sur Jean-Baptiste. Certains prétendent qu’il est à Machéronte, d’autres à Tibériade. Les disciples ne sont pas encore de retour…

« Mais ne l’avaient-ils pas suivi ?

– Si. Mais, près de Docco, ceux qui l’avaient arrêté ont traversé le fleuve avec leur prisonnier, et on ne sait pas s’ils sont remontés vers le lac ou descendus à Machéronte. Jean, Mathias et Siméon se sont lancés à leur recherche pour s’informer et ils ne l’abandonneront sûrement pas.

– Et toi, Isaac, tu n’abandonneras certainement pas ce nouveau disciple. Pour l’instant, il reste avec moi. Je veux qu’il fasse la Pâque avec moi.

– Moi, je la ferai à Jérusalem, chez Jeanne. Elle m’a vu et m’a offert une chambre pour moi et mes compagnons. Ils viennent tous, cette année. Et nous serons avec Jonathas.

– Même ceux du Liban ?

– Eux aussi. Mais les disciples de Jean ne pourront peut-être pas venir.

– Ceux de Yokhanan viennent, tu le sais ?

– Vraiment ? Je serai à la porte, près des prêtres qui immolent. Je les verrai et je les amènerai avec moi.

– Attends-les pour la dernière heure. Ils n’ont qu’un temps limité. Mais ils ont l’agneau.

– Moi aussi. Magnifique. C’est Lazare qui me l’a donné. Nous immolerons celui-ci, et l’autre, le leur, leur servira pour le retour. »

Annotation

Les bergers du Liban, c'est-à-dire Daniel et Benjamin.