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Notes du thème

Près du lac de Génésareth (lac de Tibériade ou mer de Galilée)

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EMV 183.1 · Tome 3, p. 198-199

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Arrivé à une bifurcation, ou plutôt à un carrefour parce que quatre routes poussiéreuses se croisent à cet endroit, Jésus prend résolument celle qui va en direction du nord-est.

« Nous retournons à Capharnaüm ? » demande Pierre.

Jésus répond : « Non. » Seulement non.

« Alors à Tibériade ? insiste Pierre, qui veut savoir.

– Non plus.

– Mais cette route va vers la mer de Galilée… là où se trouvent Tibériade et Capharnaüm…

– Il y a aussi Magdala, dit Jésus d’un air à moitié sérieux pour calmer la curiosité de Pierre.

– Magdala ? Oh !… »

Pierre est un peu scandalisé, ce qui me fait penser que cette ville a mauvaise réputation.

« A Magdala, oui. A Magdala. Penses-tu être trop honnête pour y entrer ? Pierre, Pierre ! Par amour pour moi, tu devras entrer non pas dans une ville de plaisir, mais dans de vrais lupanars… Le Christ n’est pas venu sauver ceux qui sont sauvés, mais ceux qui sont perdus… et toi… tu seras “ Pierre ” ou “ Céphas ” et non pas Simon, pour cette raison. Tu as peur de te souiller ? Non ! Même lui, vois-tu (et il indique le très jeune Jean), même lui n’en subira aucun dommage. Lui, parce qu’il s’y refuse, tout comme toi tu t’y refuses, et aussi ton frère et le frère de Jean… comme chacun d’entre vous, pour l’instant, s’y refuse. Tant qu’on ne le veut pas, il n’arrive pas de mal. Mais il faut ne pas le vouloir avec force et constance. Force et constance s’acquièrent auprès du Père en priant avec une intention sincère. Vous ne saurez pas tous, par la suite, prier ainsi… Que dis-tu, Judas ? Ne te fie pas trop à toi-même. Moi qui suis le Christ, je prie constamment pour avoir de la force contre Satan. Es-tu meilleur que moi ? L’orgueil est la fissure par où Satan pénètre. Judas, sois vigilant et humble. Matthieu, toi qui connais bien l’endroit, dis-moi : vaut-il mieux prendre cette route ou y en a-t-il une autre ?

– Cela dépend, Maître. Si tu veux entrer dans la Magdala des pêcheurs et des pauvres, c’est le bon chemin. Par ici, on entre dans le faubourg populaire. Mais – je ne le crois pas, mais je te le dis pour te donner une réponse complète – mais si tu veux aller dans le quartier des riches, alors il faut quitter cette route à quelques centaines de mètres et en prendre une autre car les maisons riches sont à peu près à cette hauteur, et il faut revenir en arrière…

– Nous allons revenir en arrière, car c’est à la Magdala des riches que je veux aller. Qu’as-tu dit, Judas ?

– Rien, Maître. C’est la seconde fois que tu me le demandes en peu de temps. Mais moi, je n’ai rien dit.

– Pas en paroles. Mais tu as parlé, à voix basse, avec ton cœur. Tu as parlé à voix basse avec ton hôte : le cœur. Il n’est pas nécessaire d’avoir un interlocuteur pour parler. Nous nous parlons beaucoup à nous-mêmes… Mais il ne faut pas jaser ou calomnier, même avec notre propre moi. »

Annotation

Arrivé à une bifurcation, ou plutôt à un carrefour parce que quatre routes poussiéreuses se croisent à cet endroit, Jésus prend résolument celle qui va en direction du nord-est. Après avoir traversé le wadi Amud (le ruisseau près duquel ils se sont reposés), tout indique qu’ils se trouvent au croisement de la route Tibériade/Magdala/Méron et de la route venant de Jotapata et allant vers la plaine de Genezareth/Ginossar (voir la carte).

Pierre, Pierre ! Par amour pour moi, tu devras entrer non pas dans une ville de plaisir, mais dans de vrais lupanars… Le Christ n’est pas venu sauver ceux qui sont sauvés, mais ceux qui sont perdus… et toi… tu seras “ Pierre ” ou “ Céphas ” et non pas Simon, pour cette raison. Annonce à peine voilée du futur séjour de Pierre à Rome, "la grande prostituée". Une autre évocation de ce séjour est faite en EMV 310.5, puis en EMV 545.7. Les maisons de prostitution (lupanaria) étaient fréquentes dans la Grèce et la Rome antique, dès le VIème siècle avant JC. En argot de la Rome antique lupa, la louve, est l'animal symbolisant la prostituée.

Le Christ n’est pas venu sauver ceux qui sont sauvés, mais ceux qui sont perdus… Rappel du témoignage donné à Nicodème en EMV 116.9. À rapprocher de EMV 335.5 | EMV 575.7 | EMV 598.19 | EMV 606.5.

Matthieu, toi qui connais bien l’endroit, dis-moi : vaut-il mieux prendre cette route ou y en a-t-il une autre ? Matthieu le publicain fréquentait probablement Magdala et Tibériade, et devait donc bien connaître ce secteur !

Il n’est pas nécessaire d’avoir un interlocuteur pour parler. Nous nous parlons beaucoup à nous-mêmes… Mais il ne faut pas jaser ou calomnier, même avec notre propre moi. Judas refait allusion à cet enseignement de Jésus en EMV 195.2.

EMV 183.1-5 · Tome 3, p. 197-202

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

183.1 Le collège apostolique au complet se tient autour de Jésus. Assis sur l’herbe, à l’ombre d’un bouquet d’arbres, près d’un ruisseau, tous mangent du pain et du fromage, et boivent de l’eau du ruisseau qui est fraîche et limpide. Leurs sandales poussiéreuses montrent qu’ils ont déjà fait beaucoup de chemin et que, vraisemblablement, les disciples ne demanderaient qu’à se reposer dans l’herbe haute et fraîche.

Mais l’infatigable Marcheur n’est pas de cet avis. A peine juge-t-il l’heure la plus chaude passée qu’il se lève et se dirige vers la route. Il regarde… puis se retourne et dit simplement :

« Allons. »

Arrivé à une bifurcation, ou plutôt à un carrefour parce que quatre routes poussiéreuses se croisent à cet endroit, Jésus prend résolument celle qui va en direction du nord-est.

« Nous retournons à Capharnaüm ? » demande Pierre.

Jésus répond : « Non. » Seulement non.

« Alors à Tibériade ? insiste Pierre, qui veut savoir.

– Non plus.

– Mais cette route prend la direction de la mer de Galilée… là où se trouvent Tibériade et Capharnaüm…

– Il y a aussi Magdala, dit Jésus d’un air à moitié sérieux pour calmer la curiosité de Pierre.

– Magdala ? Oh !… »

Pierre est un peu scandalisé, ce qui me fait penser que cette ville a mauvaise réputation.

« A Magdala, oui. A Magdala. Penses-tu être trop honnête pour y entrer ? Pierre, Pierre ! Par amour pour moi, tu devras entrer non pas dans une ville de plaisir, mais dans de vrais lupanars… Le Christ n’est pas venu sauver ceux qui sont sauvés, mais ceux qui sont perdus… et toi… tu seras “ Pierre ” ou “ Céphas ” et non pas Simon, pour cette raison. Tu as peur de te souiller ? Non ! Même lui, vois-tu (et il indique le très jeune Jean), même lui n’en subira aucun dommage. Lui, parce qu’il s’y refuse, tout comme toi tu t’y refuses, et aussi ton frère et le frère de Jean… comme chacun d’entre vous, pour l’instant, s’y refuse. Tant qu’on ne le veut pas, il n’arrive pas de mal. Mais il faut s’y refuser avec force et constance. Force et constance s’acquièrent auprès du Père en priant avec une intention sincère. Vous ne saurez pas tous, par la suite, prier ainsi… Que dis-tu, Judas ? Ne te fie pas trop à toi-même. Moi qui suis le Christ, je prie constamment pour avoir de la force contre Satan. Es-tu meilleur que moi ? L’orgueil est la fissure par où Satan pénètre. Judas, sois vigilant et humble. Matthieu, toi qui connais bien l’endroit, dis-moi : vaut-il mieux prendre cette route ou y en a-t-il une autre ?

– Cela dépend, Maître. Si tu veux entrer dans la Magdala des pêcheurs et des pauvres, c’est le bon chemin. Par ici, on entre dans le faubourg populaire. Mais – je ne le crois pas, mais je te le dis pour te donner une réponse complète – mais si tu veux aller dans le quartier des riches, alors il faut quitter cette route à quelques centaines de mètres et en prendre une autre car les maisons riches sont à peu près à cette hauteur, et il faut revenir en arrière…

– Nous allons revenir en arrière, car c’est à la Magdala des riches que je veux aller. Qu’as-tu dit, Judas ?

– Rien, Maître. C’est la seconde fois que tu me le demandes en peu de temps. Mais moi, je n’ai rien dit.

– Pas en paroles. Mais tu as parlé, à voix basse, avec ton cœur. Tu as parlé à voix basse avec ton hôte : le cœur. Il n’est pas nécessaire d’avoir un interlocuteur pour parler. Nous nous parlons beaucoup à nous-mêmes… Mais il ne faut pas jaser ou calomnier, même avec notre propre moi. »

183.2 Le groupe chemine, à présent en silence. La route principale devient une rue pavée avec des pierres d’une paume carrée. Les maisons sont toujours plus riches et plus belles parmi des potagers et des jardins luxuriants et fleuris. J’ai l’impression que la Magdala élégante était pour les Palestiniens une sorte de lieu de plaisir comme certaines villes de nos lacs de Lombardie : Stresa, Gardone, Pallanza, Bellagio, etc. Aux riches palestiniens se mêlent des romains, venus probablement d’autres lieux comme Tibériade ou Césarée où il devait certainement y avoir, autour du Gouverneur, toutes sortes de fonctionnaires et de négociants pour exporter à Rome les plus beaux produits de la colonie palestinienne.

Jésus y pénètre, sûr de lui, comme s’il savait où aller. Il longe le lac jusqu’à la limite duquel les maisons s’avancent avec leurs jardins.

Des cris déchirants parviennent d’une riche demeure. Ce sont des voix de femmes et d’enfants et une voix de femme, très aiguë, qui crie :

« Mon fils ! Mon fils ! »

Jésus se retourne et regarde ses apôtres. Judas s’avance.

« Non, pas toi, ordonne Jésus. Toi, Matthieu. Va t’informer. »

Matthieu y va et revient :

« C’est une rixe, Maître. Il y a un homme mourant, un juif. Le meurtrier s’est échappé : c’était un romain. Sa femme, sa mère et ses petits enfants sont accourus… Mais il meurt.

– Allons-y.

– Maître… Maître… L’événement s’est produit dans la maison d’une femme… qui n’est pas son épouse.

– Allons-y. »

183.3 Ils entrent par la porte ouverte dans un large et long vestibule qui donne ensuite sur un beau jardin. La maison semble divisée par cette espèce de péristyle couvert qui abonde en plantes vertes dans des vases, en statues et en objets de marqueterie. C’est quelque chose d’intermédiaire entre une salle et une serre. Dans une pièce, dont la porte est ouverte sur le vestibule, se trouvent des femmes en pleurs. Jésus entre sans hésiter. Pourtant, il ne leur adresse pas sa salutation habituelle.

Parmi les hommes présents, il y a un marchand qui doit connaître Jésus car, à peine le voit-il qu’il dit :

« Le Rabbi de Nazareth ! »

Et il le salue respectueusement.

« Joseph, que s’est-il passé ?

– Maître, un coup de poignard au cœur… Il meurt.

– Pourquoi ? »

Une femme aux cheveux gris et défaits se lève – elle était à genoux près du mourant dont elle tenait une main déjà inerte – et, avec des yeux de folle, elle crie :

« A cause d’elle, à cause d’elle !… Elle me l’a rendu satanique… Plus de mère, plus d’épouse, plus d’enfants, plus rien ne comptait pour lui ! L’enfer doit te posséder, espèce de Satan ! »

Jésus lève les yeux en suivant la main tremblante qui accuse et il voit dans un coin, contre le mur rouge foncé, Marie de Magdala, plus provocante que jamais, vêtue, pour ainsi dire… de rien jusqu’à mi-corps, car elle est à moitié nue au-dessus de la taille, enveloppée d’une sorte de filet à mailles hexagonales avec des petites boules qui me paraissent être des perles. Mais elle est dans la pénombre et je ne distingue pas bien.

Jésus baisse de nouveau les yeux. Marie, blessée par son indifférence, se redresse alors qu’auparavant elle était comme accablée, et elle se donne une contenance.

« Femme, dit Jésus à la mère, pas d’imprécations. Réponds : pourquoi ton fils se trouvait-il dans cette maison ?

– Je te l’ai dit. Parce qu’elle l’avait rendu fou. Elle !

– Silence ! Lui aussi était donc en état de péché puisque adultère et père indigne de ces innocents. Il mérite donc son châtiment. En cette vie comme dans l’autre, il n’y a pas de miséricorde pour celui qui ne se repent pas. Mais j’ai pitié de ta douleur, femme, et de ces innocents. 183.4 Ta maison est loin ?

– Une centaine de mètres.

– Soulevez l’homme et portez-le là-bas.

– Ce n’est pas possible, Maître, dit le marchand Joseph. Il est sur le point de mourir.

– Fais ce que je te dis. »

Ils passent une planche sous le corps du moribond et le cortège sort lentement. Il traverse la rue et pénètre dans un jardin ombragé. Les femmes continuent de pleurer bruyamment.

Lorsqu’ils sont à l’intérieur du jardin, Jésus se tourne vers la mère :

« Peux-tu pardonner ? Si tu pardonnes, Dieu pardonne. Il faut se rendre le cœur bon pour obtenir grâce. Cet homme a péché et péchera encore. Pour lui, il vaudrait mieux mourir, car en vivant il retombera dans le péché et, qui plus est, il lui faudra répondre de son ingratitude envers Dieu qui le sauve. Mais toi et ces innocents (il indique l’épouse et les enfants), vous tomberiez dans le désespoir. Je suis venu pour sauver et non pour perdre. Homme, je te le dis : lève-toi et sois guéri. »

L’homme reprend vie et ouvre les yeux. A la vue de sa mère, de ses enfants, de sa femme, il baisse la tête, honteux.

« Mon fils, mon fils ! Dit la mère. Tu étais mort s’il ne t’avait pas sauvé. Reviens à toi. Ne délire pas pour une… »

Jésus interrompt la vieille femme :

« Femme, tais-toi. Fais preuve de la même miséricorde que celle dont tu as profité. Ta maison est sanctifiée par le miracle, qui est toujours une preuve de la présence de Dieu. C’est pour cela que je n’ai pu l’accomplir dans la maison du péché. Toi, au moins, sache garder ta maison telle quelle, même si lui ne le sait pas. Soignez-le, maintenant. Il est juste qu’il souffre quelque peu. Sois bonne, femme. Et toi aussi. Vous aussi, les petits. Adieu. »

Jésus a posé la main sur la tête des deux femmes et des petits.

183.5 Puis il sort en passant devant Marie de Magdala, qui a suivi le cortège jusqu’au bout de la rue et est restée adossée à un arbre. Jésus ralentit comme pour attendre les disciples, mais je crois que c’est pour donner à Marie la possibilité de faire un geste. Mais elle ne le fait pas.

Les disciples rejoignent Jésus, et Pierre ne peut se retenir de lancer à Marie, entre les dents, une épithète appropriée. Pour se donner une contenance, elle éclate de rire, ce qui constitue pour elle un bien pauvre triomphe.

Mais Jésus a entendu le mot de Pierre. Il se retourne et lui dit sévèrement :

« Pierre, moi, je n’insulte pas. N’insulte donc pas. Prie pour les pécheurs. Rien d’autre. »

Marie cesse de rire, baisse la tête et s’enfuit comme une gazelle vers sa maison.

Annotation

Le collège apostolique au complet se tient autour de Jésus. Assis sur l’herbe, à l’ombre d’un bouquet d’arbres, près d’un ruisseau, tous mangent du pain et du fromage, et boivent de l’eau du ruisseau qui est fraîche et limpide. C'est la parfaite continuité de la scène précédente, pourtant donnée un an plus tard ! Ils sont au bord du wadi Amud. Les ruisseaux entre Capharnaüm et Magdala (wadi Amud et wadi Zalmond) sont évoqués aussi en EMV 460.3.

Arrivé à une bifurcation, ou plutôt à un carrefour parce que quatre routes poussiéreuses se croisent à cet endroit, Jésus prend résolument celle qui va en direction du nord-est. Après avoir traversé le wadi Amud, tout indique qu’ils se trouvent au croisement de la route Tibériade/Magdala/Méron et de la route venant de Jotapata et allant vers la plaine de Genezareth/Ginossar (voir la carte).

Pierre, Pierre ! Par amour pour moi, tu devras entrer non pas dans une ville de plaisir, mais dans de vrais lupanars… Le Christ n’est pas venu sauver ceux qui sont sauvés, mais ceux qui sont perdus… et toi… tu seras “ Pierre ” ou “ Céphas ” et non pas Simon, pour cette raison. Annonce à peine voilée du futur séjour de Pierre à Rome, "la grande prostituée". Une autre évocation de ce séjour est faite en EMV 310.5, puis en EMV 545.7. Les maisons de prostitution (lupanaria) étaient fréquentes dans la Grèce et la Rome antique, dès le VIème siècle avant JC. En argot de la Rome antique lupa, la louve, est l'animal symbolisant la prostituée.

Le Christ n’est pas venu sauver ceux qui sont sauvés, mais ceux qui sont perdus… Rappel du témoignage donné à Nicodème en EMV 116.9. À rapprocher de EMV 335.5 | EMV 575.7 | EMV 598.19 | EMV 606.5.

Matthieu, toi qui connais bien l’endroit, dis-moi : vaut-il mieux prendre cette route ou y en a-t-il une autre ? Matthieu le publicain fréquentait probablement Magdala et Tibériade, et devait donc bien connaître ce secteur !

Il n’est pas nécessaire d’avoir un interlocuteur pour parler. Nous nous parlons beaucoup à nous-mêmes… Mais il ne faut pas jaser ou calomnier, même avec notre propre moi. Judas refait allusion à cet enseignement de Jésus en EMV 195.2.

Le groupe chemine, à présent en silence. La route principale devient une rue pavée avec des pierres d’une paume carrée. Maria Valtorta ne se trompe pas : ce sont bien là les dimensions classiques des pavages romains, soit 22,5x22,5 cm.

Aux riches palestiniens se mêlent des romains, venus probablement d’autres lieux comme Tibériade ou Césarée où il devait certainement y avoir, autour du Gouverneur, toutes sortes de fonctionnaires et de négociants pour exporter à Rome les plus beaux produits de la colonie palestinienne. Tibériade et Magdala étaient deux villes du lac à forte population romaine et grecque.

Il y a un homme mourant, un juif. Le meurtrier s’est échappé : c’était un romain. Probablement l'amant romain de Marie Madeleine. Il a été entrevu durant le sermon sur la montagne (EMV 174.12).

Ils entrent par la porte ouverte dans un large et long vestibule qui donne ensuite sur un beau jardin. La maison semble divisée par cette espèce de péristyle couvert qui abonde en plantes vertes dans des vases, en statues et en objets de marqueterie. Toutes ces statues seront supprimées par Marie Madeleine après sa conversion (voir EMV 277.1).

Marie de Magdala, plus provocante que jamais, vêtue, pour ainsi dire… de rien jusqu’à mi-corps, car elle est à moitié nue au-dessus de la taille, enveloppée d’une sorte de filet à mailles hexagonales avec des petites boules qui me paraissent être des perles. Mais elle est dans la pénombre et je ne distingue pas bien. Cf. les commentaires de Jésus sur cette scène en EMV 234.4.

Je suis venu pour sauver et non pour perdre. Rappel des paroles dites par Jésus un peu plus tôt, en EMV 183.1.

Ta maison est sanctifiée par le miracle, qui est toujours une preuve de la présence de Dieu. En EMV 234.4/5, Jésus revient longuement sur ce miracle et sur son contexte.

« Pierre, moi, je n’insulte pas. N’insulte donc pas. Prie pour les pécheurs. Rien d’autre. » Cette réprimande de Pierre est aussi un enseignement pour Marie Madeleine, comme Jésus l'explique ensuite en EMV 234.5.

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EMV 183.2 · Tome 3, p. 199

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Le groupe chemine, à présent en silence. La route principale devient une rue pavée avec des pierres d’un palme carré. Les maisons sont toujours plus riches et plus belles parmi des potagers et des jardins luxuriants et fleuris. J’ai l’impression que la Magdala élégante était pour les Palestiniens une sorte de lieu de plaisir comme certaines villes de nos lacs de Lombardie : Stresa, Gardone, Pallanza, Bellagio, etc. Aux riches palestiniens se mêlent des romains, venus probablement d’autres lieux comme Tibériade ou Césarée où il devait certainement y avoir, autour du Gouverneur, toutes sortes de fonctionnaires et de négociants pour exporter à Rome les plus beaux produits de la colonie palestinienne.

Détail

Maria Valtorta énonce Césarée et Tibériade dans un commentaire sur Magdala.

Annotation

Tibériade et Magdala étaient deux villes du lac à forte population romaine et grecque.

EMV 184 · Tome 3, p. 202-211

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Le petit Benjamin de Magdala et deux paraboles sur le Royaume des Cieux.

Date de la vision : Dimanche 10 juin 1945. C'est le troisième dimanche après la Pentecôte. La liturgie du jour (missel de St Pie V) célébrait la brebis perdue et la drachme retrouvée (Luc 15). L’épisode annonce la conversion de Marie-Madeleine.

Calendrier : Mercredi 23 février 28 (10 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ; samedi 4 mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Magdala

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus se dirige vers le quartier pauvre de Magdala et demande l'hospitalité à une mère de famille, qui accepte de l'accueillir. Elle est accompagnée d'un enfant qui fait beaucoup de bruit. Sa mère voulant écouter le Maître, elle le rabroue et lui donne une claque, et le petit va pleurer sur les genoux du Christ. Jésus cherche des circonstances atténuantes à sa maman, mais l'enfant répond avec franchise qu'elle veut simplement l'écouter. Jésus dialogue alors un peu avec elle, et quand elle sous-entend que les femmes dévergondées ont la vie facile, il lui répond ne sont pas heureuses, même si elles paraissent l'être. La femme demande alors à rester, et Jésus propose alors de dire deux paraboles qui plairont au petit Benjamin. Il énonce donc Marie de Magdala, car les apôtres doutent qu'elle revienne au bien. Alors il donne la parabole où le divin Semeur jette la semence. Celle-ci grandit, le grain se forme, et quand il est mûr, le semeur revient et passe la faux. Ainsi la parole de dieu accomplit le même travail, mais celui-ci est lent et il faut laisser l'âme se travailler. A la demande du Seigneur, Mathieu confirme d'ailleurs que c'est la patience de Jésus qui l'a le plus aidé.

La mère de Benjamin s'est absentée pour aller chercher ses frères et l'enfant continue à dialoguer avec le groupe apostolique. Il classe les apôtres un à un et n'aime pas Judas, si bien que ce dernier rie jaune. Entretemps, sa génitrice est revenue avec une douzaine de personne, dont son mari, et comme elle le supplie de parler, Jésus donne encore une parabole sur le Royaume des Cieux. Il donne la parabole de la graine de sénevé et explique que c'est par les petites réalités de chaque jour qu'on construit le Royaume en nous. L'amour, surtout, est le moyen pour obtenir la paix et la gloire des Cieux.

Jésus bénit cette famille hospitalière, puis reprend la route.

Contenu du chapitre : 184.1 : Un jeune garçon reçoit une claque de sa mère. 184.2 : Une mère ne doit pas envier le sort d’une prostituée. 184.3 : Vous doutez que Marie (de Magdala) revienne au Bien. 184.4 : La parabole du grain planté en terre. 184.5 : La patience de Jésus plus que les reproches des pharisiens, a amené Matthieu à la conversion. 184.6 : Matthieu s’est converti par amour. 184.7 : Benjamin fait passer l’examen des bons apôtres auquel Judas échoue. 184.8 : La parabole du grain de sénevé. L'amour dans les cœurs. 184.9 : Un mari étonné, découvre les mérites de sa femme.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 44

EMV 184.1 · Tome 3, p. 202

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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A Magdala, le quartier des pauvres se trouve en périphérie de la ville.

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EMV 185 · Tome 3, p. 211-214

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : L’épisode de la tempête apaisée et les faits qui précèdent.

Date de la vision : Le dimanche 30 janvier 1944.

Calendrier : Mercredi 15 mars 28 (2 Nissan 3788) selon maria-valtorta.org. Mardi 14 mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Lac de Tibériade

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Les apôtres et Jésus sont sur le lac. Le Christ dort, et pendant qu'ils sont sur les eaux, une tempête survient. Les disciples sont bientôt dépassés et il demande l'aide du Seigneur. Celui-ci apaise alors les flots. Jésus donne alors une dictée : il savait que la tempête arrivait, mais les apôtres étaient des hommes, fiers de leurs capacités. On voulait qu'il se repose, alors le Christ s'est endormi, en constatant que les hommes veulent agir par eux-mêmes sans qu'ils ne se rendent compte que Dieu souhaite les aider. Mais Pierre l'appelle ensuite et aussitôt, il agit en tant que Sauveur. Le deuxième enseignement porte sur les malheurs en général. Si Dieu détruisait le mal, l'être humain viendrait à se prendre pour l'auteur du bien et à pécher par orgueil. Or la souffrance nous rappelle que nous avons un Père et nous persuade de notre néant, de notre erreur et nos défauts...

Contenu du chapitre : 185.1 : Un épisode inattendu. 185.2 : Jésus dort à la poupe. 185.3 : Une brusque tempête met les flots en furie. 185.4 : Jésus apaise la tempête. 185.5 : Commentaire de Jésus : L’Homme croit suffire à lui-même. 185.6 : Les épreuves servent à vous persuader de votre néant. Hors-texte : Le visage de béatitude de Maria Valtorta.

Ancienne édition : Tome 3, chapitres 45 et 46

EMV 186 · Tome 3, p. 215-222

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Les deux possédés géraséniens.

Date de la vision : Lundi 11 juin 1945

Calendrier : Jeudi 16 mars 28 (5 Nisan 3788)

Lieux (carte) : Près de Gamla (ou Gamala) et d'Ippo (Hippos).

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus a traversé le lac et débarque près d'Hippos. Le groupe apostolique marche ensuite sur un sentier qui grimpe sur un rocher. Il s'y trouve un troupeau de porcs. Les disciples sont dégoûtés et ils parlent des environs, que Simon le Zélote connaît. Ils en viennent à parler de leur dégoûts pour les animaux porcins et Jésus leur fait remarquer que le péché est beaucoup plus impur que les animaux. Les apôtres s'interrogent alors sur la raison pour laquelle les porcs ont été déclarés impurs et Jésus leur répond.

A la fin de l'explication, deux possédés arrivent. L'épisode est fidèle au récit évangélique : les démons parlent, demande à Jésus de les envoyer dans le bétail autour d'eux et le troupeau va alors se jeter de la falaise. Leurs gardiens en sont effrayés et ils demandent à Jésus de partir. Celui-ci s'exécute avec douceur et il retourne à leur barque.

Contenu du chapitre : 186.1 : Instructions. 186.2 : Près d'Hippo, à travers un troupeau de porcs. 186.3 : Le panorama du sommet d'un rocher. 186.4 : Discours : pourquoi l'impureté des porcs ? 186.5 : L'exorcisme des deux possédés. Leurs démons sont chassés dans des porcs. 186.6 : Les deux miraculés sont abasourdis. 186.7 : Les habitants chassent Jésus. 186.8 : Retour vers les barques. L'un des miraculés restera pour témoigner.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 47

EMV 186.2 · Tome 3, p. 215

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus, après avoir traversé le lac du nord-ouest au sud-est, recommande à Pierre de débarquer près de Hippos. Pierre obéit sans discuter et descend en barque jusqu’à l’embouchure d’un torrent que les pluies de printemps et un récent orage ont rempli et rendu bruyant, et qui débouche dans le lac par une gorge resserrée et rocheuse comme toute la côte à cet endroit. Les employés attachent les barques – il y en a un par barque – et reçoivent l’ordre d’at­tendre jusqu’au soir pour le retour à Capharnaüm.

« Et soyez muets comme les poissons si l’on vous interroge, conseille Pierre. Si l’on vous demande où se trouve le Maître, répondez avec assurance : “ Je ne sais pas. ” La même chose si l’on veut savoir quelle direction il a prise. C’est la vérité : vous l’ignorez. »

On se sépare et Jésus entreprend la montée d’un sentier abrupt qui grimpe presque à pic sur le rocher. Les apôtres le suivent par ce chemin difficile jusqu’au sommet du rocher, qui s’adoucit en un plateau planté de chênes sous lesquels paissent de nombreux porcs.

EMV 186.3 · Tome 3, p. 216-217

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le panorama est superbe. Surélevé de quelques dizaines de mètres à peine au-dessus du lac, il permet pourtant de dominer tout le miroir d’eau avec les villes éparses sur ses rives. En face de l’endroit où se trouvent les apôtres, Tibériade resplendit de toutes ses belles constructions. Juste au-dessous d’eux, au pied du rocher de basalte, la grève étroite ressemble à un petit coussin de verdure, alors que, sur la rive opposée, de Tibériade à l’embouchure du Jourdain, il y a une plaine plutôt large que les eaux du fleuve rendent marécageuse. Après avoir ralenti dans le lac paisible, le fleuve semble s’y attarder avant de reprendre sa course. Cette plaine est remplie de toutes sortes de plantes et de buissons particuliers aux marécages. On y voit toute une population d’oiseaux aquatiques aux couleurs bariolées comme s’ils étaient couverts de joyaux. On pourrait prendre cet endroit pour un jardin. Les oiseaux s’envolent des touffes d’herbe et des roseaux, s’élèvent au-dessus du lac, y plongent pour attraper un poisson, en ressortent encore plus merveilleux grâce à l’eau qui a ravivé les couleurs de leur plumage et reviennent vers la plaine fleurie sur laquelle le vent s’amuse à déplacer les couleurs.

Ici, au contraire, se trouvent des bois de très grands chênes sous lesquels l’herbe est douce et d’un vert émeraude. Au-delà de cette bande boisée, la montagne remonte après un vallon, en formant un mamelon abrupt et rocailleux sur lequel s’incrustent les maisons construites sur des terrasses rocheuses. Je crois que la montagne ne fait qu’un avec les constructions, offrant ses cavernes pour l’habitat, en un mélange de cité troglodytique et de ville ordinaire. C’est bien caractéristique, avec cette montée en terrasses grâce à laquelle le toit des maisons inférieures est au même niveau que l’entrée du rez-de-chaussée des maisons du plateau du dessus. Sur les côtés où la montagne est plus abrupte, abrupte au point d’interdire toute construction, il y a des cavernes, des excavations profondes et des sentiers escarpés qui descendent vers la vallée. Par forte pluie, ces sentiers doivent devenir autant de petits torrents capricieux. Des blocs de toutes sortes, entraînés dans la vallée par les alluvions, forment un piédestal chaotique à cette petite montagne si abrupte et si sauvage, bossue et impertinente comme un hobereau qui veut à tout prix qu’on le respecte.

EMV 186.3 · Tome 3, p. 217

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« N’est-ce pas Gamla ? demande Simon le Zélote.

– Si, c’est Gamla. Tu connais ? dit Jésus.

– J’y suis passé comme fugitif, une nuit, il y a bien longtemps. Plus tard, la lèpre est venue et je ne suis plus sorti des tombeaux.

– On t’a poursuivi jusqu’ici ? demande Pierre.

– Je venais de Syrie où j’étais allé chercher refuge, mais ils m’ont découvert et seule la fuite en ces terres a empêché ma capture. Après, je suis descendu lentement – et toujours menacé – jusqu’au désert de Teqoa et de là, désormais lépreux, à la Vallée des Morts. La lèpre me sauvait de mes ennemis…

– Ces gens-là sont païens, n’est-ce pas ? demande Judas Iscariote.

– Presque tous. Quelques juifs pour le commerce et un mélange de croyants et de gens tout à fait incroyants. Ils ne se sont pourtant pas montrés mauvais envers moi, qui étais un fugitif.

– Un pays de bandits ! Quelles gorges ! S’exclament plusieurs.

– Oui. Mais, vous pouvez en être sûrs, il y a bien plus de bandits de l’autre côté, dit Jean encore sous le coup de la capture de Jean-Baptiste.

– De l’autre côté, il y a des bandits même parmi ceux qu’on qualifie de justes » ajoute son frère.

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Concernant Jean-Baptiste, voir l'EMV 180.