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Lieux - Vers Bethsur (Bet-Çur - Bethsour)

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EMV 208 · Tome 3, p. 387-399

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : Marie revoit le berger Élie et va chez Élise de Bet-Çur (Bethsur).

Date de la vision : Mercredi 4 juillet 1945

Calendrier : Vendredi 7 avril 28 (24 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Vers Bet-Çur

Cycle : Voyage dans l'attente de la Pentecôte

Résumé : Jésus envoie les apôtres en avant pour chercher Elie et les bergers de la Nativité. Marziam reste avec lui, la Vierge, Marie d'Alphée et Marie Salomé. L'enfant veut en apprendre plus sur les bergers et il s'étonne qu'on les ait mal traités. La Vierge et Marziam parlent ensuite du massacre des Innocents puis des Limbes, et Marie lui assure qu'il n'ira pas dans le Shéol, puisque Jésus aura déjà ouvert les portes des Cieux à sa mort. Le jeune garçon se demande enfin comment on peut être avec Dieu si le Père se trouve dans les Cieux, et la Mère de Jésus explique que Dieu est omniprésent et qu'il nous aime. Le fait que le Seigneur puisse même aimer Doras perturbe l'enfant, et quand Marie lui suggère de prier pour qu'il se repente, Marziam répond avec fougue qu'il prierait plutôt pour que le pharisien meure. Tout le monde rit face à sa répartie, et Marie le corrige ensuite en disant que Dieu ne peut approuver une telle attitude. Mais Marziam a trop souffert à cause de Doras, et après avoir raconté certains de ses souvenirs, il pleure, crie, se tord de douleur. Jésus intervient alors et lui enjoint à ne pas haïr qui que ce soit, sous aucun prétexte, et de demander au Père de penser lui-même à ce qu'il désire. La paix est rétablie dans le coeur de l'enfant, et le groupe continue sa route.

Jésus retrouve les apôtres et ils commentent la beauté de ce coin de Judée. Après avoir énoncé Salomon, ils continuent leur route jusqu'à Bet-Çur. Marie y rencontre le berger Elie, pour la première fois, et elle voit également Joseph et Lévi. La Vierge les interroge alors sur une certaine Elise de Bet-Çur, qui était une amie d'enfance et une ancienne compagne au Temple. Il lui apprenne que son mari, Abraham, et ses deux enfants, Daniel et Lévi, sont décédés et la Vierge veut aller la consoler. Elle y va accompagnée de Jésus et à deux, ils arrivent à apporter un peu de paix à la sexagénaire. Puisque le soir descend, le Christ laisse sa Mère sur place, et il s'en va rejoidnre les bergers et les apôtres, après avoir demandé à Elise s'il pouvait les retrouver près de sa maison le lendemain.

Contenu du chapitre : 208.1 : Jésus envoie les apôtres à la recherche des bergers. 208.2 : Marie parle à Marziam des Saints Innocents, des Limbes et du Ciel. 208.3 : Elle lui parle du pardon à donner même à Doras qui l’a fait tat souffrir mais Marziam ne peut s'empêcher de le haïr. 208.4 : Jésus le convainc de ne pas haïr mais de prier. 208.5 : On arrive aux Piscines de Salomon où se trouvaient ses splendides jardins. 208.6 : En route vers Bet-Çur. 208.7 : À Bet-Çur Marie salue Élie qui lui rapporte de bien mauvaises nouvelles d'Élise. 208.8 : Marie et Jésus parviennent à entrer chez elle. 208.9 : Face au chagrin d’Élise, Marie lui dit que son fils mort lui amène le Christ qu'il cherchait. 208.10 : Jésus lui confirme que les siens vivent encore éternellement. 208.11 : Demain il parlera près de sa maison. Marie restera chez elle. Devant le changement d’Élise, la servante crie au miracle.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 70

EMV 208.5-6 · Tome 3, p. 391-392

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Les trois grands bassins creusés dans la roche de la montagne – une œuvre vraiment grandiose – resplendissent de toute leur surface très limpide, tout comme la chute d’eau qui, du premier bassin, tombe dans le second, plus grand, et de celui-ci dans un troisième bassin qui est un véritable petit lac d’où elle part par des conduites vers des villes éloignées. En raison de l’humidité du sol dans cette région, la montagne, de la source aux piscines et de celles-ci à la plaine, est d’une fertilité merveilleuse. Les fleurs les plus variées d’entre les fleurs sauvages, ainsi que des plantes parfumées et rares donnent un aspect riant aux pentes vertes. On dirait que l’homme a semé ici des fleurs de jardin et des plantes parfumées qui répandent dans l’air, sous le soleil qui les chauffe, leurs arômes de cannelle, de camphre, d’œillet, de lavande et autres odeurs pénétrantes, fortes, suaves, qui se mêlent pour former la plus merveilleuse des meilleures odeurs de la terre. Je dirais que c’est une symphonie de parfums parce que c’est réellement le poème des plantes et des fleurs sous toutes leurs teintes variées et leurs agréables exhalaisons.

Tous les apôtres sont assis à l’ombre d’un arbre couvert de grandes fleurs blanches, dont j’ignore le nom, aux énormes clochettes pendantes d’émail blanc, qui ondulent au moindre souffle de vent et répandent des flots de parfum à chaque ondulation. Je ne connais pas le nom de cet arbre. La fleur me rappelle un arbuste qui existe en Calabre et qu’on appelle là-bas « bottaro », mais ici, il s’agit d’un arbre élevé, au tronc puissant, et non d’un arbuste.

Jésus appelle ses apôtres, et ils accourent.

« Nous avons trouvé presque immédiatement Joseph qui revenait d’un marché. Ce soir, ils seront tous à Bet-çur. Nous nous sommes réunis en nous hélant et nous nous sommes installés ici, au frais, explique Pierre.

– Quel bel endroit ! On dirait un jardin ! Nous discutions entre nous pour savoir s’il était naturel ou non. Les uns pensent que oui, les autres sont d’un avis différent, dit Thomas.

– La terre de Judée a de ces merveilles…, dit Judas, qui tire inévitablement orgueil de tout, même des fleurs et des plantes.

– Oui, mais… je crois que, si par exemple le jardin de Jeanne à Tibériade était abandonné et devenait sauvage, la Galilée aussi posséderait au milieu des ruines la merveille de ses roses splendides, réplique Jacques, fils de Zébédée.

– Et tu ne te trompes pas. C’était dans cette région que se trouvaient les jardins de Salomon, aussi célèbres que ses palais dans le monde de cette époque. C’est peut-être ici qu’il a rêvé le Cantique des Cantiques appliquant à la Cité sainte toutes les beautés qu’il avait fait pousser ici, dit Jésus.

– C’est donc moi qui avais raison ! Dit Jude.

– Tu avais raison, dit l’autre Jacques, son frère. Sais-tu, Maître ? Il citait l’Ecclésiaste en unissant l’idée des jardins à celle des bassins et terminait en disant : “ Pourtant il s’aperçut que tout est vanité et que rien ne dure sous le soleil sauf la Parole de mon Jésus. ”

– Je te remercie, mais remercions aussi Salomon. Que les fleurs primitives proviennent de lui ou non, il est certain que les bassins qui alimentent plantes et hommes viennent de lui. Qu’il en soit béni. Allons donc jusqu’à ce grand rosier hirsute qui a formé, d’un arbre à l’autre, une galerie fleurie. Nous allons nous arrêter là. Nous sommes presque à mi-chemin. »

208.6 … Ils reprennent la route vers la neuvième heure, lorsque s’allongent les ombres des arbres de cette région bien cultivée. On croit traverser un immense jardin botanique, car chaque espèce de plante y est représentée pour son tronc, son fruit ou sa beauté. Les cultivateurs circulent un peu partout, mais ne font guère attention à la troupe des apôtres qui passe. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. D’autres groupes de juifs sont sur la route, de retour des fêtes pascales.

Cette route est en assez bon état, bien qu’elle soit taillée dans les montagnes, et des panoramas toujours variés rompent la monotonie de la marche. Ruisseaux et torrents dessinent des vir­gules d’argent liquide et écrivent des paroles qu’ils chantent ensuite, dans leurs mille méandres qui se recoupent, se répandent sous les bois ou se cachent sous des cavernes d’où ils ressortent embellis. Ils semblent jouer avec les arbres et les roches comme de joyeux gamins.

Annotation

C'était dans cette région qu'étaient les jardins de Salomon, célèbres comme ses palais dans le monde de cette époque. C'est peut-être ici qu'il a rêvé le Cantique des Cantiques appliquant à la Cité Sainte toutes les beautés qu'il avait fait pousser ici" dit Jésus. Cf. le Cantique des Cantiques 4, 12-16.

Il citait l’Ecclésiaste en unissant l’idée des jardins à celle des bassins et terminait en disant : “ Pourtant il s’aperçut que tout est vanité et que rien ne dure sous le soleil sauf la Parole de mon Jésus.” Cf. Qo 1, 2-3 et 2, 1-11 ci-dessous.

Ils reprennent la route vers la neuvième heure, lorsque s’allongent les ombres des arbres de cette région bien cultivée. Neuvième heure = 15 heures

Le Cantique des Cantiques 4, 12-16

Ct 4, 12-16 : C’est un jardin fermé que ma sœur fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. Tes pousses sont un bosquet de grenadiers, avec les fruits les plus exquis ; le cypre avec le nard, le nard et le safran, la cannelle et le cinnamome, avec tous les arbres à encens, la myrrhe et l’aloès, avec tous les meilleurs baumiers. Source de jardins, puits d’eaux vives, ruisseau qui coule du Liban !

L'épouse

Levez-vous aquilons ; venez autans ! Soufflez sur mon jardin, et que ses baumiers exsudent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses beaux fruits !

Livre de l'Ecclésiaste 1, 1-3

Qo 1, 1-3 : Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi dans Jérusalem. Vanité des vanités ! dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités ! Tout est vanité. Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

Livre de l'Ecclésiaste 2, 1-11

Qo 2, 1-11 : J’ai dit dans mon cœur : « Viens donc, je t’éprouverai par la joie ; goûte le plaisir ! » Et voici, cela est encore une vanité. J’ai dit du rire : « Insensé ! » et de la joie : « Que produit-elle ? » Je m’appliquai dans mon cœur à livrer ma chair au vin, tandis que mon cœur me conduirait avec sagesse, et à m’attacher à la folie, jusqu’à ce que je visse ce qu’il est bon pour les enfants des hommes, de faire sous le ciel durant les jours de leur vie.

J’exécutai de grands ouvrages, je me bâtis des maisons, je me plantai des vignes ; Je me fis des jardins et des vergers, et j’y plantai des arbres à fruit de toute espèce ; 6je me fis des réservoirs d’eau, pour arroser des bosquets où croissaient les arbres. J’achetai des serviteurs et des servantes, et j’eus leurs enfants nés dans la maison ; j’eus aussi des troupeaux de bœufs et de brebis, plus que tous ceux qui furent avant moi dans Jérusalem. Je m’amassai aussi de l’argent et de l’or, et les richesses des rois et des provinces ; je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les délices des enfants des hommes, des femmes en abondance.

Je devins grand et je l’emportai sur tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem ; et même ma sagesse demeura avec moi. Tout ce que mes yeux désiraient, je ne les en ai pas privés ; je n’ai refusé à mon cœur aucune joie ; car mon cœur prenait plaisir à tout mon travail, et ce fut ma part de tout mon travail. Puis j’ai considéré toutes mes œuvres que mes mains avaient faites, et le labeur que leur exécution m’avait coûté ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun profit sous le soleil.