EMV 133.4 · Tome 2, p. 397-399
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
133.4 « Ecoutez, dit-il ensuite. Il y a aussi quelque chose pour les Galiléens. Ma MÚre écrit :
â A JĂ©sus, mon doux Fils et Seigneur, paix et bĂ©nĂ©diction.
Jonathas, serviteur de son Seigneur, mâa apportĂ© de gentils cadeaux de la part de Jeanne qui demande des bĂ©nĂ©dictions Ă son Sauveur pour elle, pour son Ă©poux et toute sa maison. Jonathas mâapprend que, sur lâordre de Kouza, il va Ă JĂ©rusalem avec mission de rouvrir son palais de Sion. Je bĂ©nis Dieu de cela, car je peux te transmettre mes paroles et mes bĂ©nĂ©dictions. Marie, femme dâAlphĂ©e, et SalomĂ© envoient aussi Ă leurs fils baisers et bĂ©nĂ©dictions. Et puisque Jonathas a Ă©tĂ© bon outre mesure, il y a aussi les salutations de la femme de Pierre Ă son mari lointain, et mĂȘme des familles de Philippe et de NathanaĂ«l. Toutes vos femmes, ĂŽ chers hommes lointains, grĂące Ă leurs travaux dâaiguille, du mĂ©tier Ă tisser et au jardin, vous envoient des vĂȘtements pour ces mois dâhiver et du doux miel, vous recommandant de le prendre avec de lâeau bien chaude pendant les soirĂ©es humides. Prenez bien soin de vous. Câest ce que les mĂšres et les Ă©pouses me disent de vous recommander et je vous le transmets. Je le dis aussi Ă mon Fils. Nous ne nous sommes pas sacrifiĂ©es pour rien, croyez-le bien. Profitez des humbles cadeaux que nous, qui sommes les disciples des disciples du Christ, donnons aux serviteurs du Seigneur et donnez-nous seulement la joie de vous savoir en bonne santĂ©.
Maintenant, mon Fils bien aimĂ©, je pense que depuis presque un an tu nâes plus tout Ă moi. Et il me semble ĂȘtre revenue au temps oĂč je te savais dĂ©jĂ lĂ , car je sentais ton petit coeur battre dans mon sein, mais je pouvais dire aussi que tu ne lâĂ©tais pas, puisque tu Ă©tais sĂ©parĂ© de moi par une barriĂšre qui mâempĂȘchait de caresser ton corps bien-aimĂ©, et je pouvais seulement adorer ton esprit, ĂŽ mon cher Fils et adorable Dieu. Maintenant aussi, je sais que tu es ici et que ton coeur est Ă lâunisson du mien, jamais sĂ©parĂ© de moi, mĂȘme sâil est au loin, mais je ne puis te caresser, tâentendre, te servir, te vĂ©nĂ©rer, Messie du Seigneur et de sa pauvre servante.
Jeanne voulait que jâaille chez elle pour ne pas rester seule pendant la fĂȘte des LumiĂšres. Jâai cependant prĂ©fĂ©rĂ© rester ici, avec Marie, pour allumer les lampes. Pour moi et pour toi. Mais mĂȘme si jâĂ©tais la plus grande reine de la Terre et si je pouvais allumer des dizaines de milliers de lampes, je serais dans la nuit parce que tu es absent. En revanche jâĂ©tais dans la parfaite lumiĂšre dans cette grotte obscure, quand je tâavais sur mon coeur, LumiĂšre Ă moi et LumiĂšre du monde. Ce sera la premiĂšre fois que je me dis : â aujourdâhui, mon Enfant a une annĂ©e de plus â sans lâavoir auprĂšs de moi. Et ce sera plus triste que ton premier anniversaire Ă MatarĂ©a. Mais tu accomplis ta mission et moi la mienne. Et tous les deux, nous faisons la volontĂ© du PĂšre et travaillons pour la gloire de Dieu. Cela essuie toute larme.
Cher Fils, je comprends ce que tu fais, dâaprĂšs ce que lâon me rapporte. Comme les flots de la mer libre apportent la voix du large jusquâĂ lâintĂ©rieur dâune baie solitaire et close, ainsi lâĂ©cho de ton saint travail pour la gloire du Seigneur parvient dans notre tranquille maisonnette jusquâĂ ta maman qui sâen rĂ©jouit et tremble en mĂȘme temps car, si tous parlent de toi, ils nâont pas les mĂȘmes sentiments. Des amis et des gens qui ont profitĂ© de tes bienfaits viennent me dire : â BĂ©ni soit le Fils de ton sein â, mais il vient aussi certains de tes ennemis qui blessent mon coeur en disant : â Quâil soit anathĂšme ! â Mais je prie pour ces derniers car ce sont des malheureux, encore plus que les paĂŻens qui viennent me demander : â OĂč est le mage, le divin ? â et ne savent pas que, dans leur erreur, ils disent une grande vĂ©ritĂ© : car vraiment tu es prĂȘtre et grand selon le sens quâavait ce mot dans notre ancienne langue, et tu es divin, mon JĂ©sus. Alors je te les envoie en disant : â Il est Ă BĂ©thanie â, car je pense que câest ce que je dois dire jusquâĂ ce que tu me donnes dâautres instructions. Et je prie pour ceux qui viennent chercher le salut pour ce qui est mortel, afin quâils puissent le trouver pour leur Ăąme, qui est Ă©ternelle.
Je tâen prie, ne tâafflige pas de ma douleur. Elle est compensĂ©e par toutes les joies que mâapportent les paroles de ceux dont tu as guĂ©ri lâĂąme et la chair. Mais Marie a eu et a encore une douleur plus forte que la mienne. Ce nâest pas Ă moi seulement que lâon parle. Joseph, fils dâAlphĂ©e, veut que tu saches quâil a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© au cours dâun rĂ©cent voyage dâaffaires quâil a fait Ă JĂ©rusalem, et menacĂ© Ă cause de toi. CâĂ©taient des hommes du Grand Conseil. Je pense quâil leur avait Ă©tĂ© signalĂ© par quelque grand dâici. Sinon, qui pouvait savoir que Joseph Ă©tait chef de famille et ton frĂšre ? Je te rapporte cela parce que je dois obĂ©ir en tant que femme. Mais, pour mon compte, je te dis : je voudrais ĂȘtre prĂšs de toi pour te rĂ©conforter. Mais aprĂšs cela, prends ta dĂ©cision, toi la Sagesse du PĂšre, sans tenir compte de mes larmes. Simon, ton frĂšre, Ă©tait presque dĂ©cidĂ© Ă venir aprĂšs cette affaire. Et avec moi. Mais la rigueur de la saison lâa retenu, et davantage encore la crainte de ne pas te trouver, car on nous a dit, dâun ton menaçant, que tu ne peux rester lĂ oĂč tu es.
Mon Fils ! Mon Fils ! Mon Fils adorĂ© et saint ! Je me tiens, les bras Ă©tendus comme MoĂŻse sur la montagne, afin de prier pour toi dans la bataille contre les ennemis de Dieu et tes ennemis, mon JĂ©sus que le monde nâaime pas.
Ici, Lia, femme dâIsaac, est morte, et jâen ai Ă©prouvĂ© du chagrin car elle avait toujours Ă©tĂ© pour moi une bonne amie. Mais ma plus grande peine, câest toi, qui es loin et quâon nâaime pas.
Je te bĂ©nis, mon Fils, et de mĂȘme que je te donne paix et bĂ©nĂ©diction, je te prie de les donner Ă ta Maman. â
Détail
Jésus est à la Belle-Eau. Judas, Jean et Simon ont été à Jérusalem briÚvement et ont récupéré une lettre que Marie avait confiée à Jonathas, un des Bergers et un serviteur de Jeanne et Kouza. Celui-ci l'a donnée à Lazare et les apÎtres l'ont récupérée en passant à Béthanie.
Annotation
Jésus énoncera le contenu de cette lettre dans l'EMV 198.