EMV 167.13 · Tome 3, p. 63
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
167.13 Plautina réfléchit profondément. Jésus l’observe en silence. Finalement, elle demande :
« Et toi, tu as une âme ?
– Certainement.
– Mais es-tu Dieu ou non ?
– Je suis Dieu. Je te l’ai dit. Mais maintenant j’ai pris une nature humaine. Sais-tu pour quelle raison ? Parce que c’est seulement par mon sacrifice que je pouvais résoudre les difficultés qui dépassent votre entendement et, après avoir abattu l’erreur, libérer aussi l’âme d’un esclavage que je ne puis t’expliquer pour l’instant. C’est pourquoi j’ai enfermé la Sagesse dans un corps, la Sainteté dans un corps. Je répands la Sagesse comme une semence sur la terre, comme le pollen au vent ; et comme d’une amphore précieuse que l’on a brisée, la Sainteté coulera sur le monde à l’heure de la grâce et sanctifiera les hommes. Alors, le Dieu inconnu sera connu.
– Mais tu es déjà connu. Ceux qui mettent en doute ta puissance et ta sagesse sont mauvais ou menteurs.
– Je suis connu, mais nous n’en sommes qu’à l’aurore. Le midi sera rempli de la connaissance de moi.
– Que sera ton midi ? Un triomphe ? et moi, le verrai-je ?
– En vérité, ce sera un triomphe. Et tu y seras. Car tu as la nausée de ce que tu sais et tu désires connaître ce que tu ignores. Ton âme a faim.
– C’est vrai ! J’ai faim de vérité.
– Moi, je suis la Vérité.
– Alors donne-toi à moi, qui suis affamée.
– Tu n’as qu’à venir à ma table. Ma parole est pain de vérité.