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Justice de Dieu

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Le 08/10/1943

Les Cahiers

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« Les Judas ne constituent pas la masse, car souvent, après une vie infâme vécue dans un corps qui tient l’âme en esclavage, celle-ci triomphe sur la matière : à l’heure extrême, au seuil de la mort qui délivre l’esprit de la chair, l’âme se tourne vers Dieu dont elle a conservé le souvenir et se réfugie en lui. Et croyez-moi : il suffit en vérité d’une palpitation d’amour, de confiance et de repentir pour faire en sorte que l’eau sacrée de mes mérites descende laver le pécheur et lui apporte le salut. Ma Justice n’est pas la vôtre, et ma pitié est bien différente de la vôtre. »

EMV 58.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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58.4 Fais attention, Maître, c’est notre gagne-pain. Garde toujours un oeil sur le filet pour qu’il ne s’ouvre pas sous les secousses des poissons. Ils défendent leur liberté par de forts coups de queue et s’ils sont nombreux... Tu comprends... Ce sont de petites bêtes, mais à dix, cent, mille, ils deviennent forts comme le Léviathan.

– C’est la même chose avec les fautes, Pierre. Au fond, une seule, ce n’est pas irréparable. Mais si, au lieu de s’arrêter à cette “ première ”, on ne cesse de les accumuler, il arrive un moment où la petite faute – peut-être une simple omission, une simple faiblesse – devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. D’autres fois, c’est un manque de charité verbal à l’égard d’un parent qui finit en violence contre le prochain. Soyez vigilants dès le début pour que les fautes n’augmentent pas leur poids sous leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes, comme le Serpent infernal lui-même, et elles vous entraînent à l’abîme de la géhenne.

– Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !

– Il y faut vigilance et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Et aussi une grande confiance dans la justice pleine d’amour du Père.

Détail

Pierre explique à Jésus comme pêcher et celui-ci en profite pour lui donner une leçon sur la faute et le poids du péché.

EMV 69.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Quand le Verbe aura éclairé toute vérité et donné la force aux âmes par son Esprit, à partir de ce moment, il ne sera plus pardonné à ceux qui meurent dans le désespoir, ni au moment du jugement particulier, ni après des siècles de Géhenne, ni au jugement général, jamais. Est-ce là de la dureté de la part de Dieu ? Non : de la justice. Dieu dira : “ Tu as voulu, toi, une créature douée de raison et de science surnaturelle, créée libre par moi, suivre le chemin que tu as choisi et tu as dit : ‘Dieu ne me pardonne pas. Je suis pour toujours séparé de lui. Je juge que je dois me faire justice pour mon délit. Je quitte la vie pour échapper aux remords’, sans penser que les remords ne t’auraient plus atteint si tu étais venu sur mon sein paternel. Qu’il en soit fait selon ton jugement. Je ne viole pas la liberté que je t’ai donnée. ”

C’est cela que dira l’Eternel à celui qui se sera suicidé. Penses-y, Judas : la vie est un don que l’on doit aimer. Mais quel don est-ce ? Un don saint. C’est pourquoi il faut l’aimer saintement. La vie dure tant que la chair résiste. Ensuite commence la grande Vie, l’éternelle Vie, de béatitude pour les justes, de malédiction pour ceux qui ne le sont pas. La vie est-elle un but ou un moyen ? C’est un moyen. Elle est ordonnée à une fin qui est l’éternité. Par conséquent, donnons à la vie ce qu’il lui faut pour qu’elle dure et pour servir l’âme dans sa conquête : continence de la chair en tous ses désirs, en tous. Continence de la pensée en tous ses désirs, en tous. Continence du coeur dans toutes les passions humaines. Au contraire, que les passions qui viennent du Ciel soient sans li­mites : amour de Dieu et du prochain, volonté de servir Dieu et le prochain, obéissance aux paroles divines, héroïsme dans le bien et dans la vertu.

EMV 95.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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95.6 – Oh ! Viens, Jésus. Viens sauver son corps et son âme. Viens... Pour trouver d’autres motifs d’accusation, ils disent même que tu as enlevé deux fils à un père qui va mourir et ils le colportent dans Nazareth. Comprends-tu ? Ils disent aussi : “ Il fait partout des miracles, mais, dans sa propre maison, il ne sait pas en accomplir ! ” Moi, je te défends en disant : “ Que peut-il faire, puisque vous l’avez chassé par vos reproches, et puisque vous ne croyez pas ? ” Alors ils s’en prennent à moi.

– Tu as raison de dire : “ puisque vous ne croyez pas ”. Comment puis-je en faire là où l'on ne croit pas ?

– Oh, tu peux tout ! Je crois pour tous ! Viens. Fais un miracle... pour ta pauvre tante...

– Je ne le puis. »

Jésus est profondément attristé de le dire. Debout, serrant contre sa poitrine la tête de Marie en larmes, il semble avouer son impuissance à la nature sereine, il semble en faire le témoin de sa peine d’en être empêché par un décret éternel.

La femme pleure plus fort.

« Ecoute, Marie. Sois raisonnable. Je te jure que, si je le pouvais, s’il était bien de le faire, je le ferais. J’arracherais au Père cette grâce pour toi, pour ma Mère, pour Jude et Jacques et aussi, oui, aussi pour Alphée, Joseph et Simon. Mais cela m’est impossible. Actuellement, tu souffres trop et tu ne peux comprendre la justice de mon impuissance. Je t’en parle, mais tu ne la comprendras tout de même pas.

Détail

Marie d'Alphée parle de son mari qui est mourant, et de Joseph et Simon d'Alphée, ses deux fils, qui accusent le Christ d'avoir emmené avec lui Jude et Jacques d'Alphée.

EMV 110.3 · Tome 2, p. 229-230

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Que sera donc la justice du Parfait ? disent les disciples.

– Pour les bons, ce sera l’extase, pour les satans, ce sera la foudre, mes amis. En vérité je vous le dis : être toute la vie esclave, lépreux, mendiant, est un bonheur royal en comparaison d’une heure, d’une seule heure de punition divine.

EMV 111.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vous vous étonnez que Dieu nous abandonne ? Une seule chose m’étonne : qu’il ne traite pas toute la Palestine comme Sodome et Gomorrhe !...

– Il ne le fait pas à cause des justes qui s’y trouvent, à cause de ceux qui, sans être tout à fait justes, ont soif de justice et suivent les enseignements de ceux qui prêchent la sainteté, répond Jésus.

EMV 119.11 · Tome 2, p. 297

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Lui, il sait ce que nous sommes..., dit Jean. Nous ne devons pas être abattus pour cela, mais lui demander seulement : donne-nous, jour après jour, la force de te servir. Si nous prétendions : “ Nous sommes sans péché ”, nous serions trompés et trompeurs. Trompeurs de qui, d’ailleurs ? De nous-mêmes qui savons ce que nous sommes, même si nous ne voulons pas le reconnaître ? De Dieu que l’on ne trompe pas ? Mais si nous disons : “ Nous sommes faibles et pécheurs. Viens à notre aide par ta force et ton pardon ”, alors Dieu ne nous décevra pas, et dans sa bonté et sa justice, il nous pardonnera et nous purifiera de l’iniquité de nos pauvres coeurs.

– Bienheureux es-tu, Jean, puisque la Vérité parle par tes lèvres qui ont le parfum de l’innocence et ne donnent de baiser qu’à l’adorable Amour. »

EMV 130.5 · Tome 2, p. 377

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Par avidité. “ Celui-ci possède ce que je n’ai pas. Je veux l’avoir. Le faire mépriser est le meilleur moyen de prendre sa place. Et je le fais. Je mens ? Quelle importance ? Je vole ? Quelle importance ? Je peux aller jusqu’à ruiner toute une famille ? Quelle importance ? ” Parmi toutes les questions que le menteur rusé se pose, il oublie, il veut oublier celle-ci : “ Et si on me démasquait ? ” Cette question, il ne se la pose pas parce que, emporté par l’orgueil et l’avidité, c’est comme s’il avait les yeux fermés. Il ne voit pas le danger. Il est encore comme un homme ivre. Il est enivré par le vin de Satan, et ne réfléchit pas que Dieu est plus fort que Satan et se charge de venger ceux que l’on calomnie. Le menteur s’est donné au Mensonge et il se fie stupidement à sa protection.

Détail

Jésus étudie pourquoi on ment et parle de "celui qui, par un mensonge, fait des insinuations et persuade d’autres personnes au détriment d’un innocent. Pourquoi le fait-il ? Soit par haine sans raison, soit par désir de posséder les biens d’un autre, ou encore par peur."