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Œuvre de Maria Valtorta

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EMV 17.20-21 · Tome 1, p. 121-122

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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17.20 Ne soyez pas comme ces enfants insensés dont je parle dans l’Evangile : ils ont entendu chanter et se sont bouché les oreilles, ils ont entendu de la musique et n’ont pas dansé, ils ont entendu pleurer et ont voulu rire. Ne soyez pas mesquins ni négateurs. Acceptez la lumière, acceptez-la sans malice ni réticence, sans ironie ni incrédulité. Mais cela suffit sur ce sujet.

17.21 Pour vous faire comprendre à quel point vous devez être reconnaissants à celui qui est mort pour vous afin de vous élever au Ciel et de vaincre la concupiscence satanique, j’ai voulu vous parler, en ce temps de préparation à Pâques, de ce qui a été le premier anneau de la chaîne par laquelle le Verbe du Père fut traîné à la mort, l’Agneau divin à l’abattoir. J’ai voulu vous en parler parce que, actuellement, les neuf dixièmes d’entre vous êtes semblables à Eve, intoxiqués par le souffle et la parole de Lucifer : vous vivez, non pas pour vous aimer, mais pour vous rassasier de luxure, non pas pour le Ciel, mais pour la débauche. Vous n’êtes plus des créatures douées d’une âme et de raison, mais des chiens sans âme et sans raison. Vous avez tué votre âme et dépravé votre raison. En vérité, je vous dis que les bêtes sauvages vous dépassent par l’honnêteté de leurs amours. »

EMV 18 · Tome 1, p. 122-128

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Marie annonce à Joseph la maternité d’Élizabeth et confie à Dieu le soin de justifier la sienne.

Date de la vision et de la dictée : Le samedi 25 mars 1944 (fête de l’Annonciation).

Calendrier : Mercredi 21 février de l'an -5

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie est toute seule, dans sa maison à Nazareth. On est certainement au soir de l'Annonciation. Elle prie, puis mange très simplement. Joseph arrive après qu'elle ait terminé, et son épouse l'accueille. Il lui apporte du raisin et des oeufs, qu'il veut offrir à Marie. La Pleine de Grâce se rend compte qu'il n'a pas mangé et lui apporte donc ce qu'il faut : il refuse juste les oeufs qui sont pour Marie, et uniquement pour elle. Le patriarche de la Sainte Famille se restaure et ils parlent ensemble. Joseph raconte sa journée, puis, quand un silence survient, c'est Marie qui prend la parole, pour lui annoncer la maternité de sa cousine. Joseph est surpris, et demande comment elle l'a su, puis, quand Marie lui a répondu, celle-ci lui demande la permission d'aller voir Elisabeth. Joseph lui répond par l'affirmative, mais il lui demande d'attendre quelques jours car il doit aller à Jérusalem. Ils feront donc la route jusque-là ensemble. Après, Joseph s'en retournera, mais il sera plus tranquille s'il l'accompagne jusqu'à la Ville Sainte. Marie le remercie, et peu de temps après, le futur père de Jésus s'en va. Marie le laisse s'en aller, puis elle soupire et prie, certainement à cause de sa douleur de ne pas pouvoir lui dire son secret.

Marie donne ensuite une dictée à Maria et elle lui raconte qu'après être revenue à elle, lors de l'extase de l'Annonciation, sa première pensée se tourna vers Joseph. Elle n'avait plus aucune crainte en présence de son époux, mais comment lui annoncer sa maternité ? C'est l'Esprit Saint qui lui intima l'ordre de se taire, et la Toute Sainte porta sa confiance de créature à la perfection. Elle s'abandonna à Dieu, et connut sa première douleur de co-Rédemptrice. Elle nous enjoint alors à laisser Dieu défendre notre réputation...

Contenu du chapitre : 18.1 : Marie s'active pour le repas du soir. 18.2 : Arrivée de Joseph. 18.3 : Elle le fait manger. 18.4 : Ils parlent de tout et de rien. 18.5 : Marie ira aider Élisabeth enceinte. 18.6 : Les époux se séparent. 18.7 : Quoi dire à Joseph ? 18.8 : Confie-moi le soin de te justifier. 18.9 : Ma première douleur de Corédemptrice. 18.10 : Confiez à Dieu la garde de votre réputation.

EMV 18.7-10 · Tome 1, p. 126-128

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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18.7 Marie dit :

« Ma chère fille, à la fin de l’extase qui m’avait comblée d’une joie inexprimable, j’ai retrouvé mes sens de la terre ; la première pensée, perçante comme une épine de rose, qui a traversé mon coeur entouré des roses de l’Amour divin devenu mon époux depuis quelques instants, fut la pensée de Joseph.

Je l’aimais désormais, mon saint et prévenant gardien. Depuis le moment où la volonté de Dieu, par l’intermédiaire de la parole de son prêtre, avait voulu que je devienne l’épouse de Joseph, j’avais pu connaître et apprécier la sainteté de ce juste. A ses côtés, j’avais senti disparaître mon désarroi d’orpheline et je n’avais plus regretté l’asile du Temple que j’avais perdu. Il avait pour moi la douceur de mon père disparu. Je me sentais autant en sécurité près de lui qu’auprès du prêtre. Toute hésitation avait disparu, et pas cela seulement : elle s’était tellement éloignée de mon coeur de vierge que je l’avais même oubliée. J’avais compris qu’aucune hésitation, aucune crainte ne se justifiait à l’égard de Joseph. La virginité que j’avais confiée à Joseph était plus en sécurité qu’un enfant dans les bras de sa mère.

18.8 Mais comment lui apprendre que j’allais être mère ? Je cherchais les mots pour le lui annoncer... difficile recherche ! Je ne voulais pas me flatter du don de Dieu, et je ne pouvais en aucune façon justifier ma maternité sans préciser : “ Le Seigneur m’a aimée entre toutes les femmes et de moi, sa servante, il a fait son épouse. ” Par ailleurs, je me refusais à le tromper en lui dissimulant mon état.

Mais, pendant que je priais, l’Esprit Saint dont j’étais remplie m’avait conseillé : “ Tais-toi. Laisse-moi le soin de te justifier auprès de ton époux. ” Quand ? Comment ? Je ne l’avais pas demandé. Je m’étais toujours fiée à Dieu comme une fleur se fie à l’eau qui l’abreuve. Jamais l’Eternel ne m’avait laissée sans son aide. Sa main m’avait soutenue, protégée, guidée jusqu’alors. Il allait encore le faire.

18.9 Ma fille, comme elle est belle et réconfortante, la foi en notre bon Dieu éternel ! Il nous prend dans ses bras comme en un berceau, nous porte comme une barque au port lumineux du Bien, nous réchauffe le coeur, nous console, nous nourrit, nous procure repos, joie et lumière, et il nous guide. La confiance en Dieu, c’est tout, et Dieu donne tout à ceux qui mettent en lui leur confiance. Il se donne lui-même.

Ce soir-là, j’ai porté ma confiance de créature à la perfection. Je pouvais désormais le faire, puisque Dieu était en moi. J’avais d’abord eu la confiance de la pauvre créature que j’étais : toujours moins que rien, même si j’étais celle qui est aimée au point d’être l’Immaculée. Mais j’avais maintenant une confiance di­vine, car Dieu était à moi : mon Epoux, mon Fils ! Quelle joie ! Etre unie à Dieu ! Non pas pour ma gloire, mais pour l’aimer dans une union totale, et pouvoir lui dire : “ Toi, toi seul qui es en moi, agis avec ta divine perfection en tout ce que je fais. ”

S’il ne m’avait pas dit : “ Tais-toi ”, j’aurais peut-être osé, face contre terre, annoncer à Joseph : “ L’Esprit est entré en moi et je porte en moi le Germe de Dieu. ” Et il m’aurait cru, parce qu’il m’estime et parce que, comme tous ceux qui ne mentent jamais, il ne pouvait croire que les autres mentent. Oui, pour lui épargner la douleur à venir, j’aurais surmonté ma répugnance à m’attribuer une telle louange. Mais j’ai obéi au commandement de Dieu.

A partir de ce moment et des mois durant, j’ai senti la pre­mière blessure me faire saigner le coeur. C’était ma première douleur de corédemptrice. Je l’ai supportée et offerte en réparation, et aussi pour vous donner une règle de vie dans des moments analogues de souffrance lorsque vous devez garder le silence sur un événement qui vous montre sous un jour défavorable à ceux qui vous aiment.

18.10 Remettez à Dieu la garde de votre bonne réputation et des affections qui vous tiennent à coeur. Méritez par une vie sainte la protection de Dieu, et avancez tranquillement. Même si le monde entier était contre vous, lui vous défendrait auprès de ceux qui vous aiment et fera jaillir la vérité.

Maintenant, ma fille, repose-toi. Et sois toujours davantage ma fille. »

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Marie décrit ce qu'elle a vécu après l'Annonciation.

EMV 19 · Tome 1, p. 128-130

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Titre du chapitre : Marie et Joseph se rendent à Jérusalem.

Date de la vision : Lundi 27 mars 1944

Calendrier : Mardi 19 mars de l'an -5

Lieux (carte) : Départ de Nazareth et route vers Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Joseph et Marie se mettent en route vers Jérusalem. Ils partent de Nazareth avec deux ânes. Joseph a apporté une sorte de porte-bagage et Marie le remercie pour cette prévoyance. Ils se mettent ensuite en route, alors que l'aurore pointe à peine. Les deux voyageurs rencontrent alors un berger qui mène son troupeau : il a dans ses bras un agneau tout juste né, qui pleure après sa maman, mais celle-ci suit attentivement son bébé. Le troupeau passe, et Joseph et Marie reprennent la route. Arrivés en pleine campagne, ils parlent peu. Les rues sont plus fréquentées à l'approche de hameaux, mais les époux ne font pas attention à ceux qu'ils rencontrent. Ils s'arrêtent juste lors d'une grande averse, qui se change en pluie fine. Joseph, attentionné, prend garde à ce que Marie ne prenne pas froid. Puis, ils continuent leur périple.

Contenu du chapitre : 19.1 : Joseph vient prendre Marie avec deux ânes gris. 19.2 : Rencontre au petit matin d'un troupeau de brebis et d'un agneau. 19.3 : Cheminement tranquille sur des routes plus fréquentées et arrêt pour s’abriter d’un orage.

EMV 19.1 · Tome 1, p. 128

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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19.1 J’assiste au départ de Marie, qui se rend chez Elisabeth.

Joseph est venu prendre Marie avec deux ânes gris : un pour lui, l’autre pour Marie. Les deux animaux ont la selle habi­tuelle, mais à l’une s’ajoute un curieux dispositif dont je comprends ensuite qu’il est destiné à porter la charge : c’est une espèce de porte-bagages sur lequel Joseph dispose un petit coffre de bois – une petite malle, dirions-nous aujourd’hui – qu’il a apporté à Marie pour qu’elle y mette ses vêtements à l’abri de la pluie.

EMV 20 · Tome 1, p. 130-134

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Titre du chapitre : Départ de Jérusalem. L’aspect béatifique de Marie. Importance de la prière pour Marie et Joseph.

Date de la vision : Mardi 28 mars 1944

Calendrier : Dimanche 24 mars de l'an -5

Lieux (carte) : De Jérusalem à Hébron

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Joseph et Marie arrivent à Jérusalem. Ils se dirigent vers le Temple et s'arrêtent à une écurie où Joseph a laissé sa monture lors de la Présentation au Temple. Ils vont ensuite chez des connaissances où ils se restaurent. Marie se repose un peu et Joseph revient avec un vieillard qui prend la même route qu'elle. Elle ne devra donc faire que peu de chemin toute seule. Ils vont ensemble jusqu'à une autre porte de la Ville Sainte, puis les deux époux se quittent. Le vieillard est très bavard et Marie répond patiemment. Quand il se tait, elle se recueille dans la prière.

Maria décrit ensuite la Vierge telle qu'elle la voix dans sa chambre : elle l'aperçoit avec son corps glorifié. La Pleine de Grâce est très belle. Cette dernière donne pour finir une dictée et attire l'attention sur la prière ardente de Joseph et de Marie. Elle invite l'âme à ne jamais se dépouiller de la protection de la prière. Elle nous enjoint à invoquer le nom du Seigneur, même si nous sommes imparfaits, à l'appeler pour qu'il nous communique sa sainteté. Nous nous devons d'imiter les gens, qui chantent sans fin le Sanctus.

Contenu du chapitre : 20.1 : Joseph présente à Marie un compagnon de voyage. 20.2 : Le vieux bavard, finit par somnoler. Marie prie. 20.3 : Maria Valtorta s’attarde à contempler la chaste Marie. 20.4 : Contraste avec les heures tragiques de la Passion. 20.5 : La présence donne une grande paix. Maria Valtorta se souvient des souffrances de Jésus au Gethsémani. 20.6 : Marie et Joseph donnent toujours la première place à la prière. 20.7 : Dans la faiblesse ou la sainteté, invoquez toujours la sainteté du Seigneur. 20.8 : La prière vivante a sa source dans l’amour et la souffrance unie à celle de Marie et de Jésus.

EMV 20.6-8 · Tome 1, p. 132-134

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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20.6 Marie dit :

« Je ne vais pas te parler longtemps parce que tu es bien épuisée, ma pauvre fille.

Je me contente d’attirer ton attention et celle des lecteurs sur notre habitude constante, à Joseph et à moi, de laisser toujours la première place à la prière. Fatigue, hâte, tracas ou travail n’empêchaient pas la prière, mais la favorisaient au contraire. C’était la reine de nos occupations, notre repos, notre lumière, notre espérance. Si, aux heures de tristesse, elle était notre réconfort, aux heures heureuses elle devenait un chant. Mais c’était toujours l’amie constante de notre âme ; elle nous détachait de la terre, de l’exil pour nous tourner vers le Ciel, notre patrie.

Je n’étais pas la seule, moi qui portais désormais mon Dieu et qui n’avais qu’à regarder mon sein pour adorer le Saint des saints, mais Joseph aussi se sentait uni à Dieu quand il priait, car notre prière était une sublime élévation de tout notre être qui se fondait en Dieu en l’adorant et en recevait ensuite l’étreinte.

Or, voyez, moi qui portais l’Eternel, je ne me sentais pas exemptée de la fréquentation respectueuse du Temple. La sainteté la plus élevée ne dispense pas de se sentir moins que rien devant Dieu et d’humilier ce néant, puisque, lui, il nous le permet, en une continuelle louange à sa gloire.

20.7 Vous êtes faibles, pauvres, pleins de défauts ? Invoquez la sainteté du Seigneur : “ Saint, Saint, Saint ! ” Appelez-le sur votre misère, ce Saint béni. Il viendra vous communiquer sa sainteté. Etes-vous saints et riches de mérites à ses yeux ? Invoquez également la sainteté du Seigneur. Comme elle est infinie, elle ne cessera de faire croître la vôtre. Les anges, ces êtres supérieurs aux faiblesses de l’humanité, chantent sans fin leur “ Sanctus ”, et leur beauté surnaturelle augmente à chaque invocation de la sainteté de notre Dieu. Imitez donc les anges.

Ne vous dépouillez jamais de la protection de la prière, contre laquelle s’émoussent les armes de Satan, les malices du monde, les appétits de la chair et l’orgueil de l’esprit. N’abandonnez jamais cette arme par laquelle les cieux s’ouvrent, faisant pleuvoir grâces et bénédictions.

La terre a besoin d’un bain de prières pour se purifier des fautes qui attirent les châtiments de Dieu. Et comme seul un petit nombre prie, les âmes doivent prier beaucoup pour suppléer à la carence des autres, multiplier leurs prières vivantes pour qu’elles fassent le poids nécessaire à l’obtention de la grâce. Les prières sont vivantes lorsqu’elles jaillissent de l’amour véritable et du sacrifice.

20.8 Quant à toi, ma fille, souffre, car ta souffrance unie à la mienne et à celle de mon Jésus est une offrande parfaite, agréable à Dieu et méritoire. Ton amour compatissant m’est si cher ! Mais veux-tu me donner un baiser ? Embrasse les plaies de mon Fils. Mets-y le baume de ton amour. J’ai ressenti en mon coeur la souffrance des fouets et des épines comme la torture des clous et de la croix. Mais je sens tout autant chaque caresse faite à mon Enfant : ce sont autant de baisers qui me sont donnés. Ensuite, viens. Je suis la Reine du ciel, mais je suis toujours la Maman... »

Me voilà tout heureuse !

EMV 21 · Tome 1, p. 134-139

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Titre du chapitre : Visitation à Elisabeth

Date de la vision : Samedi 1er avril 1944

Calendrier : Dimanche 24 mars de l'an -5

Lieux (carte) : Hébron

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie arrive à Hébron. Maria décrit les lieux, puis elle décrit plus spécifiquement l'arrivée de la Vierge. Celle-ci s'arrête devant une maison assez luxueuse, où on ne manque de rien, et l'Immaculée cherche à manifester sa présence. Une petite vieille, bien curieuse, lui présente une cloche et l'assomme de questions. Heureusement, un serviteur arrive - vraisemblablement un jardinier - et il sauve la Mère de la commère. Marie entre rapidement à l'intérieur après avoir remercié la petite vieille. Le serviteur la conduit à l'intérieur et lui parle de ce qu'il s'est passé dans cette maison : il évoque ainsi l'enfantement d'Elisabeth, mais également le mutisme de Zacharie, car il n'est plus capable de parler. Il cherche à appeler sa femme, Sarah, qui est une autre servante, mais à la place, c'est Elisabeth qui arrive. Celle-ci voit Marie, Marie voit Elisabeth, et toutes deux accourent l'une vers l'autre. Elles s'embrassent dans de chaleureuses effusions, et c'est là que l'Esprit Saint enveloppe Elisabeth. La sanctification du Précurseur a lieu, et Jean-Baptiste devient sans Tâche. Elisabeth et Marie prononcent les paroles de l'Evangile, puis Zacharie arrive, mais il ne se rend pas compte de l'état spirituel de Marie. Il prend plutôt des nouvelles de la Vierge et de Joseph, et Elisabeth lui révèle avec simplicité qu'elle est mère. Mais ni l'une, ni l'autre n'en disent plus.

Maria écrit ensuite la manière dont elle a reçu la vision et déclare qu'elle a vu Marie lors de la mise au tombeau du Christ.

Contenu du chapitre : 21.1 : Par les montagnes de Judée. 21.2 : La riche propriété de Zacharie à Hébron. 21.3 : La drôle de clochette et l’ouverture de la grille. 21.4 : Le vieux Samuel donne des nouvelles de Zacharie et d'Élisabeth. 21.5 : L’étreinte d’Élisabeth et de Marie, l’illumination intérieure, le Magnificat. 21.6 : L’arrivée de Zacharie. 21.7 : Des visions selon ses besoins spirituels.

EMV 21.2-3 · Tome 1, p. 134-135

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Marie entre maintenant dans le village. Comme le soir vient, des femmes observent l’arrivée de l’étrangère et papotent. Elles la suivent du regard et ne se calment que lorsqu’elles la voient s’arrêter devant l’une des plus belles maisons, située au centre du village. Elle comprend un jardin devant et, sur les côtés et à l’arrière, un verger bien entretenu. Vient ensuite une vaste prairie qui monte et descend selon les sinuosités du relief, pour finir par un bois de haute futaie ; j’ignore ce qui se trouve plus loin. Toute la propriété est entourée d’une haie de mûriers ou de rosiers sauvages. J’ai du mal à les distinguer puisque, si vous vous en souvenez, la fleur comme les feuilles de ces buissons épineux se ressemblent beaucoup ; d’ailleurs, il est d’autant plus facile de se tromper que les branches ne portent pas encore de fruit. A l’avant de la maison, c’est-à-dire sur le côté qui touche le vil­lage, la propriété est entourée d’un muret blanc sur lequel courent des branches de vrais rosiers, encore sans fleurs mais déjà bien garnies de boutons. Au centre, une grille en fer, fermée. On se rend bien compte que c’est la maison d’un notable du village et de personnes plutôt fortunées : tout y dénote, sinon la richesse et le luxe, du moins l’aisance. L’ordre y règne.

21.3 Marie descend de son âne et s’approche de la grille. Elle regarde entre les barreaux, mais ne voit personne. Elle cherche alors à manifester sa présence. Une petite femme plus curieuse que les autres qui l’a suivie lui montre un étrange appareil qui sert de cloche. Ce sont deux morceaux de métal fixés sur un axe. Quand on secoue l’axe à l’aide d’une corde, ils battent l’un contre l’autre en tintant comme une cloche ou un gong.

Marie tire la corde, mais si doucement que cela ne produit qu’un léger tintement que personne n’entend. La femme, une petite vieille tout nez et menton et entre les deux une langue qui en vaut bien dix, s’accroche à la corde et tire à plusieurs reprises. Cela fait un vacarme à réveiller un mort.

« C’est comme ça qu’il faut faire, femme. Sinon, comment peut-on vous entendre ? Vous savez, Elisabeth est vieille, et Zacharie tout autant. Il est même devenu muet, à présent, et sourd par-dessus le marché. Leurs domestiques aussi sont âgés, vous savez... Vous n’êtes jamais venue ? Vous connaissez Zacharie ? Vous êtes... »

Mais un petit vieux qui boite vient délivrer Marie de ce déluge de renseignements et de questions ; ce doit être un jardinier ou un paysan car il a un sarcloir à la main, et une serpette à la ceinture. Il ouvre, et Marie entre après avoir remercié la vieille femme, mais... hélas, sans lui avoir donné la moindre réponse ! Quelle déception pour la curieuse...

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Marie va visiter Elisabeth.

EMV 21.7 · Tome 1, p. 139

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Avant de somnoler, hier soir, j’ai vu les larmes de Marie, courbée sur la pierre de l’onction, sur le corps inanimé du Rédempteur. Elle était à sa droite et tournait le dos à l’entrée de la grotte du sépulcre. La lumière des torches se reflétait sur son visage et me permettait de voir sa pauvre figure ravagée par la douleur, inondé de larmes. Elle prenait la main de Jésus, elle la caressait, la réchauffait sur ses joues, l’embrassait, en étendait les doigts... les embrassait l’un après l’autre, ces doigts désormais inertes. Puis elle lui caressait le visage, se penchait pour embrasser sa bouche ouverte, ses yeux à demi clos, son front blessé. La lueur rougeâtre des torches faisait ressortir encore plus vivement les plaies de tout ce corps torturé et rendait plus apparente la cruauté de la torture subie et la réalité de sa mort.

Je suis restée ainsi, en contemplation, aussi longtemps que mon intelligence a gardé sa lucidité. Puis, une fois sortie de ma somnolence, j’ai prié et je me suis installée tranquillement pour m’endormir vraiment. C’est alors qu’a commencé la vision ci-dessus [la Visitation, EMV 21]. Mais la Mère m’a dit :

« Ne bouge pas, contente-toi de regarder. Tu écriras demain. »

Ensuite, dans mon sommeil, j’ai tout revu en songe. Réveillée à 6 h 30, j’ai encore revu ce que j’avais déjà vu éveillée, puis en songe. J’ai alors écrit pendant que je voyais. Puis vous êtes venu, et j’ai pu vous demander si je devais ajouter ce qui suit. Ce sont de petits tableaux séparés sur le séjour de Marie chez Zacharie.