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Œuvre de Maria Valtorta

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Le 17/04/1948

Les Carnets

Citation

« La vague progresse. La vague de haine contre l’Eglise enseignante et militante. La guerre progresse aussi contre les plus saintes libertés de l’homme, celles que Dieu lui-même ne viole pas : le libre arbitre, la liberté de conscience, la liberté de foi et d’action. Cela aussi doit arriver. Car, en vérité, la terre tout entière est en train de devenir Babylone, la grande Prostituée, la mère des fornications et des abominations ; trop nombreux sont ceux qui se mettent à son service. Elle est devenue la Bête de l’Abîme, la séductrice de trop de faibles, la persécutrice de trop de ces forts que sont mes saints confesseurs. Mais je veux que l’Œuvre parvienne aux foules afin que Satan, l’Antéchrist, toutes les Bêtes de l’Abîme séduisent moins, et afin que mes serviteurs soient soutenus dans la persécution imminente qui s’étendra toujours plus largement et augmentera en puissance. Je l’ai dit quand j’étais sur terre, et je le répète maintenant que je suis au Ciel — mais je reste toujours au milieu de mes chrétiens : “J’ai pitié de ce peuple” (Matthieu 15,32 ; Marc 8,2). “Si je ne leur donne rien à manger, ils vont défaillir.” Je le répète maintenant : “J’ai pitié de ce peuple. Je veux leur donner la Parole de vie, une nourriture qui les maintienne en vie dans la foi, afin qu’ils ne défaillent pas. »

EMV 1 · Tome 1, p. 15-16

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : Une pensée en guise d’introduction. Dieu a voulu un sein immaculé.

Date des dictées : Mardi 22 août 1944 (EMV 1.1) et mercredi 16 août 1944 (EMV 1.2-4).

Résumé : Jésus donne une dictée en guise d'introduction à l'Oeuvre. Il parle de la pureté de Marie, et de son sein immaculé, dans lequel la Sainte Trinité est descendue. Le Seigneur n'a pas voulu d'autre trône que ce sein pur, et il mentionne Eve en la comparant à Marie.

Contenu du chapitre : 1.1 : Ce premier livre traitera de la Vierge Marie. - 1.2 : La sainte Trinité y descendit avec toutes ses perfections. - 1.3 : Marie et Ève. - 1.4 : Cette pensée servira d'introduction à d'autres sujets saints.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 1

EMV 1.1-3 · Tome 1, p. 15-16

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

1.1 Jésus m’ordonne : « Prends un cahier tout neuf. (...). Ce premier livre traitera d’Elle. »

J’obéis et je copie.

Dieu a voulu un sein immaculé

1.2 Jésus dit :

« Aujourd’hui, écris seulement ceci : la pureté a une telle valeur que le sein d’une créature a pu contenir Celui qui ne peut être contenu, parce qu’elle possédait la plus grande pureté que puisse avoir une créature de Dieu.

La sainte Trinité y descendit avec toutes ses perfections, y habita avec les trois Personnes, enferma son Etre infini dans un si petit espace – sans pour autant se diminuer, parce que l’amour de la Vierge et la volonté de Dieu dilatèrent cet espace jusqu’à en faire un Ciel –, et s’y manifesta conformément à ses caractéristiques :

Le Père, en tant que Créateur, renouvela son oeuvre du sixième jour et eut une vraie “ fille ”, digne de lui, à sa parfaite ressemblance. L’empreinte de Dieu s’était imprimée en Marie avec une telle netteté que seul le Premier-né du Père lui était supérieur. Marie peut être appelée la “ puînée ” du Père, en raison de la perfection qu’elle reçut et sut conserver, de sa dignité d’Epouse de Dieu, de Mère de Dieu, et de Reine du Ciel : elle vient au second rang après le Fils du Père et dans sa Pensée éternelle, parce qu’il se complaît en elle de toute éternité.

Le Fils, en étant “ Fils ” pour elle aussi, lui enseignait, par un mystère de la grâce, sa vérité et sa sagesse alors qu’il n’était encore qu’un germe qui se développait en son sein.

L’Esprit Saint apparaissait parmi les hommes grâce à une Pentecôte anticipée, une Pentecôte prolongée, Amour en “ celle qui aima ”, Consolation des hommes par le fruit de son sein, Sanctification par la maternité du Saint.

1.3 Pour se manifester aux hommes sous la forme nouvelle et complète qui inaugure l’ère de la Rédemption, Dieu n’a pas choisi pour trône un astre du ciel, ni le palais d’un puissant. Il n’a pas davantage voulu les ailes des anges pour y poser les pieds. Il a voulu un sein immaculé.

Eve, elle aussi, avait été créée immaculée. Mais c’est de son plein gré qu’elle voulut être corrompue. Alors qu’Eve vivait dans un monde pur, Marie, qui vivait dans un monde corrompu, se refusa à offenser sa pureté par la moindre pensée tournée vers le péché. Elle connaissait l’existence du péché. Elle en a vu les visages les plus divers et les plus horribles. Elle les a tous vus, jusqu’au plus horrible : le déicide. Mais elle les a connus pour les expier et devenir, pour l’éternité, celle qui a pitié des pécheurs et prie pour leur rédemption.

1.4 Cette pensée servira d’introduction à d’autres sujets saints que je te communiquerai pour ton réconfort et celui d’un grand nombre. »

Annotation

Marie peut être appelée la “ puînée ” du Père, en raison de la perfection qu’elle reçut : Dans une note manuscrite, Maria Valtorta précise : "Elle est seconde en perfection naturelle et surnaturelle, après celui qui est à la fois Fils de Dieu et son Fils à elle, qui est infini, comme Dieu, en toute perfection." Cité par G. Roschini dans La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta, page 74.

Dans Le livre d'Azarias, page 357 Jésus dit : "Toute perfection de la créature fut atteinte en elle".

Voir l'explication que donne l'Esprit-Saint dans son commentaire de l'Apocalypse.

Marie, qui vivait dans un monde corrompu, se refusa à offenser sa pureté par la moindre pensée tournée vers le péché : C'est aussi l'Enseignement de l'Église: "par la Grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie". CEC n° 493.

Le Père renouvela son oeuvre du sixième jour : Allusion au Livre de la Genèse, 1, 26-31.

Gn 1, 16-21 : Dieu dit : " Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur les reptiles qui rampent sur la terre. " Et Dieu créa l'homme à son image ; il le créa à l'image de Dieu : il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et il leur dit : " Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. " Et Dieu dit : " Voici que je vous donne toute herbe portant semence à la surface de toute la terre, et tout arbre qui porte un fruit d'arbre ayant semence ; ce sera pour votre nourriture. Et à tout animal de la terre, et à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. " Et cela fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait, et voici cela était très bon.

EMV 2 · Tome 1, p. 16-21

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Anne et Joachim font un vœu au Seigneur.

Date de la vision : Mardi 22 août 1944

Calendrier : Septembre de l'an -22 (début Tisri)

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Première apparition d'Anne et Joachim. Anne tisse dans sa maison, jusqu'à ce qu'une femme arrive pour chercher de l'eau. Elle lui laisse son enfant Alphée, qu'elle gâte en lui donnant des fruits de son jardin. Le petit l'aime et elle le lui rend bien mais elle est bien triste de ne pas être mère. Joachim arrive sur ces entrefaites et ils s'extasient sur la beauté de l'enfant. Ils parlent alors de la stérilité d'Anne et Joachim l'enjoint à aller encore une fois au Temple, non seulement pour la fête des Tentes, mais aussi pour faire une longue prière au Seigneur. Il mentionne les femmes d'Israël qui ont enfanté très tard dans leur vieillesse et il espère toujours que le Seigneur les exaucera. Anne agrée à son idée et déclare qu'ils feront leur voeu au Seigneur. Leur progéniture sera à lui pourvu qu'il la leur accorde...

Contenu du chapitre : 2.1 : Anne devant son métier. 2.2 : Une voisine lui confie son enfant. Cela la remplie de joie. 2.3 : Arrivée de Joachim qui se réjouit lui-aussi. L’amour mutuel des époux sans enfant. 2.4 : Espoir d’une naissance miraculeuse d’un enfant consacré à Dieu. 2.5 : Le cycle de la naissance de la Vierge Marie commence.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 2

EMV 3 · Tome 1, p. 21-27

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Titre du chapitre : À la fête des Tentes. Anne et Joachim possédaient la Sagesse.

Date de la vision et de la dictée : Mercredi 23 août 1944

Calendrier : Lundi 1er octobre de l'an -22

Ancien calendrier julien : Lundi 3 octobre -22.

Calendrier juif : 24 Tishri 3740.

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Maria voit les environs de Jérusalem, lors de la fête des Tentes. Elle décrit l'ambiance autour d'elle, puis elle voit Anne réconforter un petit enfant qui est tombé. Sa mère vient le récupérer et lui révèle qu'elle a déjà six enfants. La mère de Marie revient alors vers Joachim et lui parle de son entrevue avec l'heureuse mère. Elle lui révèle alors qu'elle a eu un songe selon lequel elle reviendrait ici l'an prochain avec son propre enfant. Joachim l'enjoint à espérer encore.

Après cela, Jésus donne une dictée sur ses grands-parents qui possédèrent la sagesse. Il parle de leur amour respectif, de leur amour chaste et digne, de leurs vertus intérieures et leur applique des paroles du Livre de la Sagesse.

Contenu du chapitre : 3.1 : La maison d'Anne diffère de celle dont héritera Marie. 3.2 : Le camp des tentes de branchages montées hors des murs de Jérusalem. 3.3 : Anne, la stérile, parle avec une mère de famille nombreuse. 3.4 : Joachim réaffirme son espoir d’une maternité miraculeuse et Anne lui confie son rêve prophétique. 3.5 : Les justes sont toujours des sages. 3.6 : Il ne manquait à Anne que la couronne d'enfants. 3.7 : Amoureux comme au premier jour. 3.8 : Ils voulaient un fils, eurent la mère de Dieu. 3.9 : La chasteté des époux. 3.10 : Aujourd'hui l’amour et la chambre nuptiale sont profanés.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 3 et 4

EMV 3 · Tome 1, p. 22-23

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« Parfois, écrit Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, les noms [des mois] sont exprimés en italien pour que le lecteur comprenne mieux. »

Par exemple, notre mois d’octobre est à cheval sur les mois hébreux de Tisri (ou Etanim) et de Marchesvan (ou Bul). Le calendrier juif se basait en effet sur l’année lunaire, qui commence au printemps (comme on le voit en 68.4), et le nôtre sur l’année solaire, si bien que les correspondances sont approximatives.

Voici le nom des mois :

1. Nisan ou Abib comme en 413.6 (mars-avril) ;

2. Ziv ou Iyyar comme en 461.7 (avril/mai) ;

3. Sivân (mai-juin) ;

4. Tammuz comme en 442.3 et 461.16 (juin-juillet) ;

5. Ab ou Av (juillet-août) ;

6. Elul (août-septembre) ;

7. Tishri ou Tisri ou Etanim (septembre-octobre) ;

8. Marchesvân ou Bul (octobre-novembre), nom qui n’est jamais cité dans l’œuvre : celle-ci semble plutôt lui donner le nom d’Etanim, en le distinguant de Tishri ;

9. Kisleu ou Casleu (novembre-décembre) ;

10. Tébèt (décembre-janvier) ;

11. Shebat (janvier-février) ;

12. Adar (février-mars). C’est la nouvelle lune, appelée néoménie, qui marquait le début du mois. Pour faire coïncider au mieux le cycle lunaire et le cycle solaire, on redoublait parfois le mois d’Adar, pour obtenir une année de treize mois, dite embolismique (114.8).

EMV 3.1 · Tome 1, p. 21-22

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

J’ai la tête très fatiguée. Et j’oublie aussitôt les paroles des dictées en particulier, bien que les commandements restent très nets à mon esprit et que la lumière demeure dans mon âme. Mais les détails s’effacent immédiatement. S’il me fallait une heure après répéter ce que j’ai entendu, je ne me rappellerais plus rien, mis à part une ou deux phrases principales. En revanche, les visions restent vivantes à mon esprit, parce que j’ai dû les observer moi-même. Les dictées, je les reçois. Mais les visions, c’est à moi de les percevoir. C’est pourquoi elles demeurent vivantes à mon esprit, qui a fait l’effort de les noter au fur et à mesure.

J'espérais une dictée de la vision d'hier. Mais rien.

EMV 3.5-10 · Tome 1, p. 25-27

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Anne et Joachim possédaient la Sagesse

3.5 Jésus dit :

« Les justes sont toujours des sages : amis de Dieu, ils vivent en sa compagnie et il les instruit, lui qui est la Sagesse infinie.

Mes grands-parents étaient des justes et possédaient donc la sagesse. C’est en toute vérité qu’ils pouvaient répéter ce que dit le Livre quand il chante les louanges de la Sagesse dans le livre du même nom : “ C’est elle que j’ai chérie et recherchée dès ma jeunesse ; j’ai cherché à la prendre pour épouse. ”

Anne, fille d’Aaron, était la femme forte dont parle notre aïeul.

Et Joachim, descendant du roi David, recherchait moins le charme et la richesse que la vertu. Anne possédait une grande vertu. En elle, toutes les vertus s’unissaient en un bouquet parfumé de fleurs pour former une réalité unique, la plus belle de toutes : la Vertu. Une vertu réelle, digne de se tenir devant le trône de Dieu.

Joachim avait donc deux fois épousé la sagesse “ en l’aimant plus qu’une autre femme ” : la sagesse de Dieu contenue dans le coeur de la femme juste. Anne n’avait rien cherché d’autre qu’à unir sa vie à celle d’un homme droit, avec la certitude que la droiture fait la joie de la famille.

3.6 Et pour être l’emblème de la “ femme forte ”, il ne lui manquait que d’être couronnée d’enfants, car c’est la gloire d’une épouse, la justification du mariage, dont parle Salomon. Il ne manquait à son bonheur que ces enfants, ces fleurs de l’arbre qui s’est uni à l’arbre voisin et porte de nouveaux fruits en abondance, où les deux bontés se fondent en une, car son époux ne lui avait jamais causé la moindre déception.

3.7 Devenue une vieille femme, épouse de Joachim depuis des dizaines d’années, elle restait pour lui “ l’épouse de sa jeunesse, sa joie, sa biche bien-aimée, sa gracieuse gazelle ”, dont les caresses conservaient la fraîcheur et l’enchantement de leur première soirée nuptiale et charmaient doucement son amour ; celui-ci restait aussi frais qu’une fleur humide de rosée et ardent comme un feu qu’une main ne cesse d’alimenter. C’est pourquoi, dans leur tristesse d’être sans enfant, ils se disaient l’un à l’autre des “ mots de réconfort dans leurs soucis et leurs malheurs ”.

3.8 Quand l’heure fut venue, la Sagesse, après les avoir instruits tout au long de leur vie, les éclaira par des songes nocturnes comme on sonne la diane du poème glorieux qui devait naître d’eux et serait Marie, la toute sainte, ma Mère. Si, dans leur humilité, ils n’imaginèrent pas cela, leur coeur pourtant trembla d’espoir à la première annonce de la promesse de Dieu. Les paroles de Joachim révèlent déjà cette certitude : “ Espère, espère... Nous vaincrons Dieu par la fidélité de notre amour. ” Ils rêvaient d’un fils : ils eurent la Mère de Dieu.

3.9 Les paroles du livre de la Sagesse paraissent avoir été écrites pour eux : “ J’aurai à cause d’elle gloire parmi les foules... J’aurai à cause d’elle l’immortalité et je laisserai un souvenir éternel à ceux qui viendront après moi. ” Mais, pour obtenir tout cela, il leur fallait acquérir la royauté d’une vertu véritable, durable, qu’aucun événement ne saurait atteindre. Vertu de foi, vertu de charité, vertu d’espérance, vertu de chasteté. La chasteté des époux ! Ils la possédèrent, car il n’est pas nécessaire d’être vierge pour être chaste. Les ménages chastes sont gardés par les anges et ils engendrent de bons enfants, qui font de la vertu de leurs parents la norme de leur propre vie.

3.10 Mais à présent, où sont-ils ? Actuellement, on ne veut plus d’enfant, mais on ne veut pas davantage de la chasteté. C’est pourquoi je vous dis que l’amour et la chambre nuptiale sont profanés. ».

Annotation

C’est en toute vérité qu’ils pouvaient répéter ce que dit le Livre quand il chante les louanges de la Sagesse dans le livre du même nom : Voir Sg 8,2 ci-dessous.

Anne, fille d’Aaron, était la femme forte dont parle notre aïeul. Salomon, d’où descend Jésus. Auteur des "Proverbes de Salomon, fils de David, roi d’Israël" (Proverbes 1,1). Pour la citation, voir Proverbes 31,10-27

Joachim avait donc deux fois épousé la sagesse “ en l’aimant plus qu’une autre femme ” : la sagesse de Dieu contenue dans le coeur de la femme juste. Voir Sg 8, 9 ci-dessous.

Pour être l’emblème de la “femme forte”, il ne lui manquait que d’être couronnée d’enfants, car c’est la gloire d’une épouse, la justification du mariage, dont parle Salomon. Voir Pr 31, 28.

Devenue une vieille femme, épouse de Joachim depuis des dizaines d’années, elle restait pour lui “ l’épouse de sa jeunesse, sa joie, sa biche bien-aimée, sa gracieuse gazelle ”. Voir Pr 5, 18-19. La tradition quasi unanime rapporte qu'Anne était mariée depuis plus de 20 ans, (soit 4 lustres) (cf P.V. Charland, Les trois légendes de Madame Saincte Anne, volume 1 1898, page 11), et qu'elle eut Marie dans sa vieillesse. Cette tradition est également confirmée par Marie d'Agreda (La Cité mystique de Dieu – Livre 1, Chapitre 15, § 209, page 518), comme par Anne-Catherine Emmerich (La Vie de la Vierge Marie, Presses de la Renaissance, 2006, page 45).

Dans leur tristesse d’être sans enfant, ils se disaient l’un à l’autre des “mots de réconfort dans leurs soucis et leurs malheurs" : voir Sg 8, 9 ci-dessous.

Les paroles du livre de la Sagesse paraissent avoir été écrites pour eux : “ J’aurai à cause d’elle gloire parmi les foules... J’aurai à cause d’elle l’immortalité et je laisserai un souvenir éternel à ceux qui viendront après moi. ” Voir Sg 8, 9-10.

Livre de la Sagesse 8, 2 et 8, 9-10

Sg 8, 2 : Je l'aimai et la recherchai dès ma jeunesse; je cherchai à l'avoir pour épouse, et j'étais épris de sa beauté.

Sg 8, 9-10 : Aussi ai-je résolu de la prendre pour compagne de ma vie, sachant qu'elle serait pour moi une conseillère de tout bien, et une consolation dans mes soucis et mes peines. Par elle, me disais-je, j'aurai de la gloire dans les assemblées, et, jeune encore, de l'honneur auprès des vieillards.

Livre des Proverbes 5, 18-19

Pr 5, 18-19 : Que ta source soit bénie, et mets ta joie dans la femme de ta jeunesse. Biche charmante, gracieuse gazelle, — que ses charmes t'enivrent en tout temps, sois toujours épris de son amour !

Livre des Proverbes 31, 10-31

Pr 31, 10-31 :

LA FEMME FORTE.

ALEPH. Qui peut trouver une femme forte ? Son prix l'emporte de loin sur celui des perles.

BETH. Le cœur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas défaut.

GHIMEL. Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.

DALETH. Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.

HÉ. Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.

VAV. Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison, et la tâche à ses servantes.

ZAÏN. Elle pense à un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.

HETH. Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.

TETH. Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s'éteint pas pendant la nuit. YOD. Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.

CAPH. Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main à l'indigent.

LAMED. Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi.

MEM. Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vêtements.

NUN. Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu'il siège avec les anciens du pays.

SAMECH. Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.

AÏN. La force et la grâce sont sa parure, et elle se rit de l'avenir.

PHÉ. Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.

TSADÉ. Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d'oisiveté.

QOPH. Ses fils se lèvent et la proclament heureuse ; son époux se lève et lui donne des éloges :

RESCH. « Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »

SCHIN. Trompeuse est la grâce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.

THAV. Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.

EMV 4 · Tome 1, p. 27 à 33

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Titre du chapitre : Anne annonce sa maternité par un cantique. Son sein porte l’âme immaculée de Marie.

Date de la vision et de la dictée : Jeudi 24 août 1944.

Calendrier : Dimanche 23 décembre de l'an -22 selon Valtorta.fr. Fin mars de l'an -21 selon maria-valtorta.org (calendrier juif : Nisan 3740)

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : A Nazareth, Anne chante un cantique, que Maria retranscrit. Sur ces entrefaites, Joachim rentre et s'étonne de l'entendre fredonner ces parole. Il lui demande de le lui répéter et quand Anne arrive à un certain passage, qui annonce qu'elle porte enfin un enfant en son sein, sa voix se brise et elle révèle à son époux sa maternité. Ils s'embrassent et se partagent leur très grande joie. Anne raconte quand la grâce d'être mère lui a été donnée : au Temple, elle a vu une lumière descendre sur elle. Ils parlent du nom qu'ils donneront à l'enfant et sa mère pressent déjà qu'elle sera une fille.

Ensuite vient une dictée sur la conception de Marie et sur la sagesse des justes qu'étaient les grands-parents du Christ.

Contenu du chapitre : 4.1 : À son métier Anne chante, prie et sourit. 4.2 : Elle annonce sa maternité à Joachim. 4.3 : Au Temple un feu était venu vers moi. 4.4 : Nous l’appellerons Marie. Étoile de notre mer, perle, bonheur. 4.5 : La Parole agit sur Anne. 4.6 : L'âme immaculée de Marie. 4.7 : Ce qu'auraient été les premiers parents.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 5 et 6

EMV 4.3 · Tome 1

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Citation

Le dernier jour, pendant que je priais au Temple, le plus près possible de la maison de Dieu qu’il soit permis à une femme, il se faisait tard… tu te souviens que j’ai dit : “ Encore, encore un peu. ” Je ne pouvais m’arracher à ce lieu sans avoir obtenu cette grâce ! Eh bien, dans l’ombre qui descendait déjà de l’intérieur du lieu sacré, vers lequel mon âme se sentais fortement attirée pour y arracher un “ oui ” du Dieu qui y est présent, j’ai vu jaillir une lumière, une merveilleuse étincelle de lumière. Claire et douce comme la lumière de la lune, elle renfermait pourtant l’éclat de toutes les perles et joyaux de la terre. On aurait dit qu’une des étoiles précieuses du Voile, ces étoiles placées sous les pieds des chérubins, se détachait et prenait la splendeur d’une lumière surnaturelle…

Détail

Anne parle à Joachim de sa prière dans le Temple. Jean-François Lavère remarque une connaissance rare de Maria Valtorta. Voir l'annotation.

Annotation

Selon Jean-François Lavère, dans L'énigme Valtorta, une vie éclairée, cet extrait témoigne d'une connaissance rare : "L'évocation d'étoiles brodées sur le Voile du Temple peut en effet surprendre, car elle n'est pas indiquée dans la bible. Pourtant, elle est attestée par un témoin oculaire ! Flavius Josèphe (Guerres juives Livre 5, chap. 214) précise en parlant du Voile : "il reproduisait tout le spectacle du ciel, sans toutefois les signes du Zodiaque". Quant aux chérubins mentionnés ici, il ne s'agit pas des deux chérubins d'or placés sur le Propiatoire, mais bien sûr des chérubins brodés sur le Voile (Ex 26,1 ; 36,8 et 36,35)".