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Ecriture de l'Oeuvre

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EMV 3.1 · Tome 1, p. 21-22

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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J’ai la tête très fatiguée. Et j’oublie aussitôt les paroles des dictées en particulier, bien que les commandements restent très nets à mon esprit et que la lumière demeure dans mon âme. Mais les détails s’effacent immédiatement. S’il me fallait une heure après répéter ce que j’ai entendu, je ne me rappellerais plus rien, mis à part une ou deux phrases principales. En revanche, les visions restent vivantes à mon esprit, parce que j’ai dû les observer moi-même. Les dictées, je les reçois. Mais les visions, c’est à moi de les percevoir. C’est pourquoi elles demeurent vivantes à mon esprit, qui a fait l’effort de les noter au fur et à mesure.

J'espérais une dictée de la vision d'hier. Mais rien.

EMV 10.11 · Tome 1, p. 80-81

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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10.11 Note personnelle.

Toute la journée d’hier, j’ai pensé voir l’annonce de la mort des parents de Marie et, je ne sais pourquoi, apportée par Zacharie. J’imaginais aussi, à ma manière, la façon dont Jésus allait traiter le point du “ souvenir de Dieu par les saints ”. Ce matin, quand la vision a commencé, j’ai dit : « Voilà, on dira désormais que Marie est orpheline », et j’en avais déjà le coeur serré car... c’était ma propre tristesse de ces derniers jours que j’aurais éprouvée et vue. Or la vision ne correspondait en rien à ce que je pensais voir et entendre, il n’y avait pas la moindre allusion. Cela me console, parce que cela me montre que rien ne vient de moi, pas même une honnête influence sur tel ou tel point. Tout provient vraiment d’une autre source. Ma crainte continuelle disparaît... jusqu’à la prochaine fois, car cette peur d’être trompée et de tromper ne cessera jamais de m’accompagner.

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C'est Maria Valtorta qui écrit.

EMV 21.7 · Tome 1, p. 139

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Avant de somnoler, hier soir, j’ai vu les larmes de Marie, courbée sur la pierre de l’onction, sur le corps inanimé du Rédempteur. Elle était à sa droite et tournait le dos à l’entrée de la grotte du sépulcre. La lumière des torches se reflétait sur son visage et me permettait de voir sa pauvre figure ravagée par la douleur, inondé de larmes. Elle prenait la main de Jésus, elle la caressait, la réchauffait sur ses joues, l’embrassait, en étendait les doigts... les embrassait l’un après l’autre, ces doigts désormais inertes. Puis elle lui caressait le visage, se penchait pour embrasser sa bouche ouverte, ses yeux à demi clos, son front blessé. La lueur rougeâtre des torches faisait ressortir encore plus vivement les plaies de tout ce corps torturé et rendait plus apparente la cruauté de la torture subie et la réalité de sa mort.

Je suis restée ainsi, en contemplation, aussi longtemps que mon intelligence a gardé sa lucidité. Puis, une fois sortie de ma somnolence, j’ai prié et je me suis installée tranquillement pour m’endormir vraiment. C’est alors qu’a commencé la vision ci-dessus [la Visitation, EMV 21]. Mais la Mère m’a dit :

« Ne bouge pas, contente-toi de regarder. Tu écriras demain. »

Ensuite, dans mon sommeil, j’ai tout revu en songe. Réveillée à 6 h 30, j’ai encore revu ce que j’avais déjà vu éveillée, puis en songe. J’ai alors écrit pendant que je voyais. Puis vous êtes venu, et j’ai pu vous demander si je devais ajouter ce qui suit. Ce sont de petits tableaux séparés sur le séjour de Marie chez Zacharie.

EMV 23.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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23.1 Au beau milieu de tout ce que le monde actuel nous offre de répugnant, voici que descend du Ciel la vision de paix qui suit. Je me demande d’ailleurs comment c’est possible, car je suis un vrai fétu de paille emporté par le vent, dans ces heurts permanents contre une méchanceté humaine si contraire à ce qui vit en moi.

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Maria Valtorta reçoit la vision de la naissance de Jean-Baptiste et dit :

EMV 30 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vigile de la fête du Saint Sacrement.

J’écris en présence de Jésus, mon Maître. Pour moi, entièrement pour moi. Après tant d’absence, le revoici tout à moi.

Vous direz : « Comment donc? Voici presque un mois que tu as recommencé à l’entendre et à le voir, et tu dis que le revoici après une telle absence ? » Je réponds encore une fois ce que je vous ai dit de vive voix et écrit à plusieurs reprises.

Une chose est de voir, une autre d’entendre. Et surtout, une chose est de voir et d’entendre pour les autres, une autre de voir et d’entendre pour moi seule, pour moi exclusivement. Dans le premier cas, je suis spectatrice et je répète ce que je vois et ce que j’entends; Or, cela me réjouit, car ce sont toujours des choses qui donnent beaucoup de joie, il est aussi vrai qu’il s’agit d’une joie extérieure, pour ainsi dire. Ce terme rend mal ce que je sens tellement bien, mais je n’en trouve pas de meilleur.

En résumé, rendez-vous compte que ma joie est semblable à celle d’une personne qui lit un beau livre ou voit une belle scène. Il s’émeut, la savoure, en admire l’harmonie et pense: « Qu’il serait beau d’être à la place de cette personne! » Dans le second cas, en revanche, c'est-à-dire quand ce que je vois et entends m’est destiné, alors je suis moi-même "cette personne". La parole que j'entends, le personnage que je vois sont pour moi. C’est Jésus et moi, Marie et moi, Jean et moi. Ils sont vivants, vrais, réels, proches, non pas devant moi et comme si je voyais se dérouler une pellicule cinématographique, mais ils se tiennent à côté de mon lit, ils marchent dans la chambre, ils s’appuient aux meubles, ou encore ils sont assis ou debout, comme des personnes vivantes, mes hôtes: c’est bien différent d’une vision destinée à tout le monde. En un mot, tout cela "est mien".

Donc aujourd’hui, et même depuis hier après-midi, Jésus est ici, vêtu de son habituel vêtement en laine blanche, d’un blanc plutôt ivoire si différent en poids et en nuance du vêtement splendide qu’il porte au ciel et qui semble d’un lin immatériel et si pur qu’il paraît être de la lumière filée. Il est ici, avec ses belles mains longues et fuselées d’un blanc qui tend au vieil ivoire, avec son beau visage long et pâle où brillent ses yeux bleu sombre dominateurs mais doux entre des cils épais d’un châtain scintillant de blond-roux. Il est ici avec ses beaux cheveux longs et soyeux, d’un blond-roux plus vif dans les mèches exposées à la lumière et plus cuivré au fond des plis.

Il est ici! Il est ici! Il me sourit et me regarde écrire sur lui. Tout comme il le faisait à Viareggio... et comme il ne le faisait plus depuis la semaine sainte... puisqu’il m’a alors donné toute cette désolation, devenue une fièvre presque de désespoir lorsque, à la souffrance d’être privée de lui, s’unit celle d’être privée de vivre là où, du moins, je l’avais vu et où je pouvais dire: « Il s’est appuyé ici, il s'est assis là, là encore il s’est penché pour me poser la main sur la tête », là encore où mes parents étaient morts. Oh! Qui n’en a pas fait l’expérience ne peut comprendre cela !

Ce n’est pas que nous revendiquions la possession de tout cela. Nous savons bien que ce sont des grâces gratuites et que nous ne méritons pas de les obtenir, tout comme nous ne pouvons exiger qu'elles durent quand elles nous sont accordées. Nous le savons. D’ailleurs, plus elles nous sont accordées, plus nous nous anéantissons dans l’humilité, en reconnaissant notre misère répugnante face à l’infinie Beauté et à la divine Richesse qui se donnent à nous.

Mais que dites-vous, mon Père? Un fils ne désire-t-il pas voir son père et sa mère? Une femme ne désire-t-elle pas voir son mari ? Et quand la mort ou une longue absence les en empêche, ne souffrent-ils pas et ne trouvent-ils pas quelque réconfort à vivre là où ceux-ci ont vécu? S’ils doivent quitter cet endroit, ne souffrent-ils pas doublement parce qu’ils perdent jusqu’au lieu où leur amour fut aimé par l’être absent? Peut-on reprocher quoi que ce soit à ceux qui souffrent de cette peine? Non. Et moi? Jésus n’est-il pas mon père et mon époux? Ne m’est-il pas plus cher, bien plus cher que le plus cher des pères et des époux?

Jugez de ce qu’il en est d’après la façon dont j’ai supporté la mort de ma mère. J’ai souffert, savez-vous? Je pleure encore, car je l’aimais bien, malgré son caractère. Mais vous avez vu comment j’ai surmonté ce moment. Jésus était là. Or il m’est plus cher que ma mère. Dois-je vous dire quelque chose? J’ai souffert et je souffre davantage aujourd’hui de la mort de ma mère — qui a eu lieu il y a huit mois — qu’à l’époque. Car, pendant ces deux derniers mois, je n’avais pas Jésus pour moi, ni Marie pour moi, et même maintenant, il suffit qu’ils me quittent un instant pour que je sente plus que jamais ma désolation d’orpheline malade, et je plonge de nouveau dans la douleur rude et humaine de ces jours inhumains.

J'écris sous les yeux de Jésus, si bien que je n’exagère ni ne déforme rien. Ce n’est pas mon habitude, d’ailleurs. Mais même si ce l’était, il serait impossible de persister sous ce regard.

J’ai écrit cela ici, où je n’ai pas coutume de le faire car je ne viens pas mêler mon pauvre moi aux visions de Marie [8] je sais bien que je dois continuer à décrire ses gloires. Sa maternité, à tous ses instants, n’a-t-elle pas été une couronne de gloires ?

Je vais très mal, et écrire me coûte beaucoup. Je suis une loque, ensuite. Mais pour la faire connaître, pour qu’elle soit plus aimée, je ne compte pas. Mes épaules me font-elles souffrir? Mon coeur cède‑t‑il ? Ma tête me torture-t-elle? La fièvre augmente-t-elle? Peu importe! Que Marie soit connue, toute belle et chère comme je la vois par bonté de Dieu et par sa bonté à elle, et cela me suffit.

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Texte présent uniquement dans l'édition de 1985, tome 1, chapitre 49, pp.177-179.

EMV 33.1.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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33.1 Ce matin, j’ai eu un réveil bien doux : j’étais encore dans les brumes du sommeil quand j’ai entendu une voix très pure fredonner doucement une lente berceuse. On aurait dit une ber­ceuse de Noël, tant elle était légère et archaïque. Je suivais cette mélodie et cette voix, qui me charmaient de plus en plus et me rendaient ma lucidité sous leur douce musique. Lorsque j’eus retrouvé pleinement mes esprits, j’ai compris. J’ai dit alors : « Je te salue, Marie, pleine de grâce ! », parce que c’était elle qui chantait. Et après m’avoir répondu : « Moi aussi, je te salue, Maria. Viens, et sois heu­reuse ! », elle s’est mise à chanter plus fort.

Et je l’ai vue, dans la maison de Bethléem, dans la pièce qu’elle occupait, en train de bercer Jésus pour l’endormir. (...) 33.4 Ce n’est pas une vision grandiose et peut-être la jugera-t-on inutile par rapport à l’ensemble des autres, parce qu’elle n’ap­porte aucune révélation particulière. Je le sais. Mais pour moi, c’est une vraie grâce et c’est ainsi que je la considère : elle m’a­paise l’âme, me la rend pure, pleine d’amour, comme recréée par les mains de la Mère. Je pense que, sous cet angle, elle vous plaira à vous aussi. Nous sommes des “ enfants ”, nous, et cela vaut mieux ! Nous plaisons à Jésus. Les autres, les savants et les compliqués, qu’ils pensent ce qu’ils veulent et nous traitent de “ puérils ”, nous n’avons pas à nous en occuper. N’est-ce pas ?

EMV 38.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Viens, petit Jean, et vois. Tenue par ma main qui te conduit, reviens en arrière aux années de mon enfance. Tout ce que tu verras devra être inséré dans l’Evangile de mon enfance là où je veux que l’on mette aussi la vision du séjour de la sainte Famille en Egypte. Vous les rangerez dans cet ordre : la sainte Famille en Egypte, puis la première leçon de travail de l’Enfant-Jésus, ensuite la scène qui va être décrite maintenant, puis la scène de la majorité (promise aujourd’hui 25-11), et en dernier lieu la scène de Jésus parmi les docteurs au Temple à l’occasion de sa dou­zième fête de la Pâque. Ce n’est pas sans raison que je vais te faire voir la scène d’aujourd’hui. Elle éclaire au contraire des détails sur mes premières années et les relations avec ma parenté. C’est un cadeau pour toi, en cette fête de ma Royauté, pour toi qui te sens imprégnée de la paix de la maison de Nazareth quand tu la vois. Ecris. »

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Exemple où Jésus donne l'ordre des dictées.

EMV 39.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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39.1 J’ai obtenu de lui une promesse. Je lui disais :

« Jésus, comme il me plairait de voir la cérémonie de ta majorité ! »

Il m’a répondu :

« Je te la ferai voir dès que nous pourrons être “ entre nous ” sans que le mystère en soit troublé. Tu placeras cette vision après la scène de ma Mère, ma maîtresse d’école et celle de Jude et de Jacques que je t’ai donnée récemment (le 29 octobre). Tu la mettras entre cette scène et la discussion au Temple. »

EMV 41.10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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41.10 Il me faut vous rapporter ici deux choses qui vous intéresseront certainement, et que j’avais décidé d’écrire dès mon réveil. Mais puisqu’il y en a d’autres plus pressantes, j’écrirai plus tard.

[...]

Voici ce que je voulais dire au début :

Vous me demandiez aujourd’hui comment j’avais pu connaître les noms d’Hillel et de Gamaliel ainsi que celui de Chammaï.

C’est la voix que j’appelle “ ma seconde voix ” qui me révèle ces choses. C’est une voix encore moins sensible que celle de mon Jésus et des autres qui dictent. Ces dernières sont des voix, je vous l’ai déjà dit et je vous le répète, que mon entendement spirituel perçoit comme s’il s’agissait de voix humaines. Je les perçois douces ou indignées, fortes ou légères, riantes ou tristes, exactement comme si on parlait tout près de moi. En revanche, cette “ seconde voix ” est comme une lumière, une intuition qui parle dans mon esprit. Je dis bien “ dans ” mon esprit et non pas à mon esprit. C’est une indication.

Ainsi, comme je m’approchais du groupe des gens qui discutaient, sans savoir quel était cet illustre personnage qui parlait avec tant de chaleur à côté d’un vieillard, cette “ voix ” intérieure me dit : « Gamaliel - Hillel. » Oui, d’abord Gamaliel et ensuite Hillel, je n’ai aucun doute. Pendant que je me demandais qui ils étaient, mon conseiller intérieur me montra le troisième individu antipathique tout juste au moment où Gamaliel l’appelait par son nom. C’est ainsi que j’ai pu savoir qui était l’homme à l’aspect de pharisien.

EMV 42.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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42.1 Tandis que je suis en train de corriger le fascicule et plus précisément cette dictée sur les fausses religions de l’heure actuelle, voilà que pénètre en moi cette vision, de façon impérieuse. Je l’écris pendant que je la vois.

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De temps en temps, Marie voit une vision de façon "impérieuse".