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Notes du thème

Œuvre de Maria Valtorta

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EMV 193 · Tome 3, p. 263-268

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : L’arrivée à Sichem après deux jours de marche.

Date de la vision : Lundi 18 juin 1945.

Calendrier : Mardi 21 mars 28 et mercredi 22 mars 28 (8 et 9 Nissan 3788).

Lieux (carte) : Vers Sichem

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Le groupe apostolique progresse vers Jérusalem et marche vers Sichem. Jean d'Endor et Marziam s'entendent bien et gravitent autour de Jésus, comme deux ressuscités qui aiment beaucoup leur Sauveur, pour tout l'amour qu'il leur a donné. L'enfant s'attriste seulement quand il voit encore la plaine d'Esdrelon où est resté son grand-père.

Après une pause, ils prennent la route, et ils font finalement une halte dans un village. Le lendemain matin, ils continuent leur voyage et rencontrent le convoi du Consul. Valéria, Plautina, Lydia s'y trouvent et saluent le Maître. Jésus fait ensuite part à Pierre qu'il veut faire un détour par le Jourdain, pour ne pas que Marziam voit la montagne qui a tué ses parents, mais Simon de Jonas convainc le Christ de continuer vers Sichem pour aller plus vite et pour ne pas inquiéter sa Mère ; lui et Jean d'Endor s'occuperont de distraire l'enfant le moment venu.

Ils arrivent à Sichem et se trouvent un abri. La vision s'arrête là.

Contenu du chapitre : 193.1 : Les deux "misères" recueillies par Jésus. 193.2 : Les difficultés de la marche de Samarie à Sichem. 193.3 : Le jour suivant, rencontre de Plautina, Valeria et Lidia. 193.4 : L'enfant Yabeç sera confié à Marie. 193.5 : Malgré la foule Pierre trouve un abri dans une remise à foin.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 54

EMV 194 · Tome 3, p. 268-274

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Révélation au petit Yabeç (Jabé) durant le trajet de Sichem à Béérot.

Date de la vision : Mardi 19 juin 1945.

Calendrier : Jeudi 23 mars 28 (10 Nissan 3788)

Lieux (carte) : A Béthel, après avoir quitté Sichem. Départ vers Béérot.

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jean d'Endor et Pierre distraient Yabeç le long du chemin. Ainsi, il ne se rend pas compte qu'ils passent près de la montagne qui a enseveli ses parents. Puis Jésus l'appelle et lui montre les toitures dorées du Temple et il commence à l'interroger sur la Parole de Dieu. L'enfant pleure en se rappelant ses parents, et Jésus lui rappelle le songe de Jacob, avec les anges qui montent vers les cieux et descendent vers la terre. Il lui promet qu'à la fin de sa vie, il n'aura pas à gravir cette échelle, car il l'aura déjà gravie tout le long de son existence. Le Maître lui assure aussi qu'il sera aimé de sa Mère et des autres Marie, et tous ses propos consolent le petit orphelin.

Ce dernier interroge finalement le Christ sur les Limbes, et Jésus lui explique qu'il les ouvrira après avoir obtenu le pardon du Père. La maman de Yabeç le suivra au Ciel, et elle sera là à l'heure de la mort de son enfant. Cette pensée ravit le garçon et ils reviennent à l'examen que le petit devra passer.

Après l'avoir interrogé sur Dieu et le sabbat, le protégé de Pierre comprend enfin que Jésus est le Christ, le Sauveur, et il en est étourdi. Mais Jésus assure qu'il ne doit pas avoir peur de lui. Le groupe s'offre une pause pour manger, après quoi l'orphelin demande à recevoir un nouveau nom à partir de la fête de sa majorité. Le Seigneur accède à sa demande, et décide que sa Mère lui en donnera un.

Le Christ interroge ensuite Yabeç en demandant quels livres parlent du Messie. L'enfant répond qu'il s'agit de Daniel et d'Isaïe, et avoue sa préférence pour le premier. Jean de Zébédée rejoint entretemps la conversation, remarque que le petit a les mêmes paroles que lui, puis Jésus lance le départ pour aller vers Béérot.

Contenu du chapitre : 194.1 : Yabeç distrait d'un mauvais souvenir. 194.2 : Dialogue de Jésus avec Yabeç : Ce que sera pour Yabeç l'échelle de Jacob. 194.3 : Les Limbes seront vidés. Ton père et ta mère s'occupent de toi. 194.4 : L'importance du jour du sabbat. Yabeç reconnaît Dieu en Jésus. 194.5 : Il recevra un nom nouveau. Le Messie dans les Écritures. 194.6 : Départ pour Béérot.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 55.

EMV 195 · Tome 3, p. 274-277

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Une leçon de Jean d’En-Dor à Judas. L’entrée à Jérusalem.

Date de la vision : Mercredi 20 juin 1945

Calendrier : Vendredi 24 mars 28 (11 Nissan 3788)

Lieux (carte) : De Béérot vers Jérusalem.

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Il pleut. Si Pierre et Yabeç sont de bonne humeur, ce n'est pas le cas de Judas, qui ronchonne. Jean d'Endor commence alors à discuter avec lui, mais l'Iscariote n'est pas d'humeur à recevoir des leçons d'autrui, et il fait remarquer qu'il est un apôtre. Jean réplique alors qu'on ne sat jamais ce qu'on va devenir : il croyait finir sa vie en précepteur honnête à Cinthium, avant de se changer en meurtrier. Tout le monde peut donc recevoir des leçons grâce à l'expérience d'autrui, et Jean est particulièrement heureux puisqu'il a trouvé Jésus.

Judas estime qu'il ne connaît d'autres sagesses que celle d'Israël, mais l'ancien prisonnier estime qu'avoir la sagesse de Dieu est meilleure, et que c'est comme une journée ensoleillée par rapport à un jour brumeux. Il croit aussi que Jésus est Dieu - car Judas le lui fait remarquer - mais il n'ose pas encore parler familièrement avec le Maître. Il croit cependant que le Seigneur entend son âme pleurer de reconnaissance. Jésus le lui confirme et l'encourage a parlé avec lui-même. Judas rétorque alors qu'un jour, il lui a dit de ne pas parler avec son propre moi, ce que le Christ confirme, mais c'était alors parce que l'homme de Kérioth médisait intérieurement. Dans le cas présent, Jean parle avec lui-même pour méditer, ce qui est excellent.

Judas est agité et agressif, et Jésus lui fait remarquer que son coeur est maussade comme le temps. Mais il lui fait remarquer que le soleil reviendra vite et l'apôtre s'éloigne en étant de mauvaise humeur. Barthélémy se demande ce qu'il a et Pierre entend qu'on a manqué de respect au Maître, ce qui agite aussitôt le frère d'André. Mais Jésus le rassure, et finalement, Simon de Jonas se reconcentre sur l'enfant. Enfin, le groupe apostolique fait son entrée pour la Pâque à Jérusalem.

Contenu du chapitre : 195.1 : L'expérience de Jean d'En-Dor et de Judas s’affrontent en deux conceptions. 195.2 : Jésus confirme la sagesse de Jean d'En-Dor. 195.3 : Réaction des apôtres à la colère de Judas. Jésus évite de provoquer la susceptibilité de Pierre. 195.4 : L'entrée à Jérusalem de la foule et du groupe apostolique.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 56

EMV 196 · Tome 3, p. 279-289

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Le sabbat à Gethsémani. Jésus évoque l’enfance de sa Mère et classe les différents amours selon leur puissance.

Date de la vision : Jeudi 21 juin 1945

Calendrier : Samedi 25 mars 28 (12 Nisan 3788).

NB : le 25 mars est le jour où l'Église commémore l'Annonciation.

Lieux (carte) : Gethsémani

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Les apôtres nettoient leur linge à Gethsémani. Seul Yabeç ne peut pas se changer, mais il aura bientôt un vêtement neuf : Jésus lui promet même qu'il ira avec sa Mère en chercher un. Le groupe se disperse dans l'oliverai et le Christ se promène avec l'enfant. Les apôtres se demandent alors ce que la Vierge dira de ce petit, et ils demandent l'avis du Maître. Il leur répond qu'elle le prendra sur son coeur, et le Sauveur raconte ensuite un épisode de son enfance, celui raconté en EMV 7.5, avec le petit oiseau ramassé par Joachim. Puis, il parle des différentes puissances d'amour. L'amour de première puissance est l'amour de Dieu, l'amour de deuxième puissance est l'amour paternel et maternel, l'amour de troisième puissance est l'amour conjugal. Puis, il y a l'amour du prochain, l'amour de la science et l'amour du travail. Il n'y en a pas d'autres : le reste est équivalent à des désirs, mais ce ne sont pas des amours. Durant la conversation, Jésus prend également le temps de parler d'Adam et Eve et de leur amour surnaturel, avant la Chute.

Judas ergote un peu, au point qu'il se dispute avec Pierre, et Yabeç déclare qu'il est méchant, ce qui n'est pas sans rappeler la remarque de Benjamin de Magdala en EMV 184. Mais la leçon reprend enfin et le Christ raconte un second épisode sur la vie de sa Mère. A un mariage, elle a demandé aux invités de ne pas la caresser, car son corps était le Temple de l'Esprit Saint et qu'elle voulait se garder pour lui seul. Judas demande alors si Joachim et Anne savaient qu'elles étaient l'Immaculée, et Jésus lui répond par la négative.

Enfin, Yabeç exprime le désir de voir la Maman de Jésus, et celui-ci lui promet que ce sera bientôt le cas. Comme l'enfant veut aller au Temple, Marie de Jonas, leur hôtesse, lui trouve un vêtement plus présentable. La vision s'arrête là.

Contenu du chapitre : 196.1 : Yabeç aura un vêtement neuf. 196.2 : Que dira Marie de cet enfant ? 196.3 : Souvenir de Joachim expliquant, par la parabole de l'oiseau tombé du nid, comment le Sauveur l’a aimé sans péché. 196.4 : Les trois puissances d'amour : celui de Dieu, des parents, des époux. 196.5 : Ces trois amours tels qu’ils étaient avant la Faute. 196.6 : Puis l'amour du prochain, de la science et du travail et c’est tout. Altercation entre Pierre et Judas. 196.7 : D’où vient ce que Jésus sait de l’enfance de Marie. Une leçon de chasteté de la toute jeune Marie. 196.8 : Joachim a prophétisé de grandes vérités sur Marie, sa fille. 196.9 : Yabeç fera la connaissance de Marie avant d'aller au Temple.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 57.

EMV 196.3 · Tome 3, p. 281

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

196.3 Ecoutez-moi : un jour, elle me racontait un événement de sa petite enfance : elle n’avait pas encore trois ans car elle n’était pas encore au Temple, et son coeur se brisait d’amour en donnant, comme des fleurs et des olives écrasées et pressurées sous le pressoir, toute son huile et tous ses parfums. Dans son délire d’amour, elle disait à sa mère qu’elle désirait être vierge pour plaire davantage au Sauveur, mais qu’elle aurait voulu être une pécheresse pour pouvoir être sauvée. Elle en pleurait presque, parce que sa mère ne la comprenait pas et elle ne savait lui expliquer comment on peut faire pour être en même temps la “ pure ” et la “ pécheresse ”. C’est son père qui lui rendit la paix, en lui apportant un petit moineau qu’il avait sauvé alors qu’il était en danger sur le rebord d’une fontaine. Il lui raconta la parabole du petit oiseau en expliquant que Dieu l’avait sauvée d’avance et que, pour cette raison, elle devait le bénir deux fois. Et la petite vierge de Dieu, la très grande Vierge Marie, exerça sa première maternité spirituelle envers cet oisillon qu’elle libéra quand il fut capable de voler. Mais il ne quitta jamais le jardin de Nazareth, consolant par ses vols et ses pépiements la triste maison et les tristes coeurs d’Anne et de Joachim après le départ de Marie au Temple. Il est mort peu de temps avant qu’Anne ne rende le dernier soupir... Il avait terminé sa mission...

Détail

Jésus raconte un épisode de l'enfance de la Vierge Marie.

Annotation

Il lui raconta la parabole du petit oiseau : Voir le paradoxe de la "pécheresse par amour" exprimé par la Sans-péché et la parabole du petit oiseau : voir en EMV 7.5.

EMV 196.7-8 · Tome 3, p. 286-288

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Parle-nous encore de ta Mère. Son enfance est si lumineuse ! Elle nous rend l’âme vierge par simple reflet ; or, moi, pauvre pécheur, j’en ai bien besoin !

– Que dois-je vous raconter ? Il y a tant d’épisodes, tous plus doux l’un que l’autre...

– C’est elle qui te les a racontés ?

– Quelques-uns, oui, mais Joseph beaucoup plus. C’est lui qui m’a fait les plus beaux récits quand j’étais petit. Et aussi Alphée, fils de Sarah, qui était de six ans plus âgé que ma Mère et fut son ami pendant les quelques années où elle vécut à Nazareth.

– Oh, raconte ! » demande instamment Jean.

Ils sont tous en cercle, assis à l’ombre des oliviers avec au milieu Yabeç qui regarde fixement Jésus, comme s’il écoutait un conte paradisiaque.

« Je vais vous rapporter la leçon de chasteté que ma Mère a donnée, quelques jours avant d’entrer au Temple, à son petit ami et à beaucoup d’autres.

Ce jour-là, une jeune fille de Nazareth, parente de Sarah, s’était mariée. Joachim et Anne avaient été invités eux aussi aux noces, et avec eux la petite Marie qui, avec d’autres enfants, était chargée de jeter des pétales effeuillés sur le chemin de l’épouse. On dit qu’elle était très belle depuis sa plus tendre enfance, et tout le monde se la disputait, après la joyeuse entrée de l’épouse. Il était très difficile de voir Marie parce qu’elle vivait beaucoup à la maison, affectionnant, plus que tout autre lieu, une petite grotte qu’elle appelle toujours la grotte “ de ses fiançailles ”. Aussi, quand on la voyait, blonde, rose, gracieuse, on l’accablait de caresses. On l’appelait : “ Fleur de Nazareth ” ou bien : “ Perle de la Galilée ” ou encore : “ Paix de Dieu ” en souvenir d’un immense arc-en-ciel qui était survenu à l’improviste à son premier vagissement. Effectivement, elle était et reste tout cela, et plus encore. C’est la Fleur du Ciel et de la création, c’est la Perle du Paradis et la Paix de Dieu... Oui, la paix. Je suis le Pacifique car je suis le Fils du Père et le fils de Marie : la paix infinie et la paix douce.

Ce jour-là, tous voulaient lui donner des baisers et la prendre sur leurs genoux. Or elle, écartant les baisers et les contacts, dit avec une gracieuse gravité : “ Je vous en prie, ne me froissez pas. ” Ils crurent qu’elle parlait de son vêtement de lin ceint d’une bande bleue à la taille et aussi à ses petits poignets et autour de son cou... ou de la petite guirlande de fleurs bleues dont Anne l’avait couronnée pour tenir en place les boucles légères de ses cheveux. Ils l’assurèrent qu’ils n’allaient froisser ni son vêtement ni sa guirlande. Mais elle, avec assurance, comme une petite femme de trois ans debout au milieu d’un cercle de grandes personnes, dit avec sérieux : “ Je ne pense pas à ce qui se répare. Je parle de mon âme. Elle appartient à Dieu et je veux que Dieu seul y touche. ” On lui objecta : “ Mais c’est à toi que nous donnons des baisers, pas à ton âme. ” Elle rétorqua : “ Mon corps est le temple de mon âme et l’Esprit en est le prêtre. On n’admet pas le peuple dans l’enceinte des prêtres. Je vous en prie, n’entrez pas dans l’enceinte de Dieu. ”

Alphée, qui avait alors plus de huit ans et qui l’aimait beaucoup, fut frappé par cette réponse. Le lendemain, il la trouva près de sa petite grotte occupée à cueillir des fleurs, et il lui demanda : “ Marie, quand tu seras grande, me voudrais-tu pour époux ? ” Il était encore animé par l’effervescence de la fête nuptiale à laquelle il avait assisté. Mais elle lui répondit : “ Je t’aime bien, mais je ne te vois pas comme homme. Je te dis un secret : je vois seulement l’âme des vivants. Elle, je l’aime beaucoup, de tout mon coeur, mais je ne vois personne d’autre que Dieu comme ‘Vrai Vivant’ à qui je pourrais me donner moi-même. ” Voilà un épisode.

– “ Vrai Vivant ” ! Mais tu sais que c’est une parole profonde ! » s’exclame Barthélemy.

Souriant, Jésus répond humblement :

« Elle était la Mère de la Sagesse.

– Elle était... ? Mais n’avait-elle pas trois ans ?

– Elle l’était. Je vivais déjà en elle, car j’étais Dieu en elle, dès sa conception, dans son Unité et sa très parfaite Trinité.

196.8 – Mais, excuse-moi si j’ose parler, moi qui suis coupable, mais

Joachim et Anne savaient-ils qu’elle était la Vierge élue ? demande Judas.

– Non, ils l’ignoraient.

– Dans ce cas, comment Joachim pouvait-il dire que Dieu l’avait sauvée d’avance ? Cela ne fait-il pas allusion à son privilège par rapport à la faute ?

– C’est une allusion. Mais, comme pour tous les prophètes, c’est Dieu qui parlait par la bouche de Joachim. Lui non plus n’a pas compris la sublime vérité surnaturelle que l’Esprit mettait sur ses lèvres, car Joachim était un juste, au point de mériter cette paternité, et c’était un humble – puisqu’il n’y a pas de justice là où règne l’orgueil. Lui, il était juste et humble. Il consola sa fille par son amour de père. Il l’instruisit par sa science de prêtre, car il l’était en tant que tuteur de l’Arche de Dieu. Il la consacra comme pontife par le titre le plus doux : “ La femme sans tache. ” Un jour viendra où un autre Pontife aux cheveux blancs dira au monde : “ Elle est la Femme conçue immaculée ” ; il donnera aux croyants cette vérité, comme un article de foi incontestable, pour que, dans le monde d’alors, en train de s’enfoncer toujours plus dans une grisaille nébuleuse d’hérésies et de vices, resplendisse ouvertement la Toute-Belle de Dieu, couronnée d’étoiles, vêtue des rayons de la lune moins purs qu’elle, et appuyée sur les astres, la Reine du créé et de l’incréé ; car, dans son Royaume, Dieu-Roi a pour Reine Marie.

– Alors Joachim était prophète ?

– C’était un juste. Son âme répétait comme un écho ce que Dieu disait à son âme aimée de Dieu.

Détail

Matthieu demande à Jésus de parler de sa Mère.

Annotation

Je vais vous rapporter la leçon de chasteté que ma Mère a donnée, quelques jours avant d’entrer au Temple, à son petit ami et à beaucoup d’autres. Probablement Alphée de Sara.

J’étais Dieu en elle, dès sa conception, dans son Unité et sa très parfaite Trinité. Dieu en elle : Maria Valtorta note sur une copie dactylographiée : Marie, sanctuaire perpétuel et très pur en qui le Dieu un et trine fit sa perpétuelle demeure, ne fut jamais séparée de la Sagesse : le Verbe de Dieu fut toujours en elle, vraie Arche qui porte la Parole éternelle, et aucune créature n’a connu aussi bien qu’elle cette Parole qui est Sagesse divine, qui allait prendre chair en elle, et qui allait encore et toujours rester en elle.

Un jour viendra où un autre Pontife aux cheveux blancs dira au monde : “ Elle est la Femme conçue immaculée ” Le Dogme de l'Immaculée conception a été proclamé par Pie IX le 8 décembre 1854 par la bulle Ineffabilis Deus. C’était un sujet séculaire de polémiques et ce fut un des motifs de la farouche opposition de la théologie établie à l’encontre de Maria de Ágreda qui l’exprimait, ayant reçue cette révélation dans ses visions.

(...) La Toute-Belle de Dieu, couronnée d’étoiles, vêtue des rayons de la lune moins purs qu’elle, et appuyée sur les astres, la Reine du créé et de l’incréé ; car, dans son Royaume, Dieu-Roi a pour Reine Marie. Cf. Apocalypse 12,1-2.

Livre de l'Apocalypse 12, 1-2

Ap 12, 1-2 : "Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement."

EMV 197 · Tome 3, p. 290-294

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Au Temple avec Joseph d’Arimathie. L’heure de l’encens.

Date de la vision : Vendredi 22 juin 1945

Calendrier : Samedi 25 mars 28

(12 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Temple de Jérusalem

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Le groupe apostolique va au Temple avec Yabeç et Jean d'Endor. Pierre agit comme tuteur de l'enfant et celui-ci avoue candidement qu'il ne se souvient pas de la dernière fois qu'il est venu au Temple, puisqu'il était bébé. Jésus, lui, se préoccupe de Jean d'Endor qui est intimidé de revenir à la maison du Père. Le Christ le rassure et l'absout de tout, ce qui émeut le nouveau converti.

Ils vont près du trésor pour faire leur offrande quand ils rencontre Joseph d'Arimathie. Celui-ci s'étonne de voir un petit garçon avec eux, et Pierre lui explique que le petit va passer son examen de la majorité. Le frère d'André demande ainsi à ce que le pharisien vienne à ses côtés, pour que les docteurs de la Loi ne causent pas d'ennuis. Joseph salue ensuite le Maître et ce dernier lui propose de venir à Béthanie le retrouver. L'homme accepte avec joie et prend congé.

Jésus explique alors à Yabeç ce qu'est l'heure de l'encens, et il lui explique pourquoi il faut prier ; il lui explique également combien est grand le ministère du prêtre. Pour finir, ils vont adorer le Seigneur.

Contenu du chapitre : 197.1 : Pierre tient Yabeç par la main. 197.2 : Jésus conforte Jean d'En-Dor. 197.3 : Pierre explique à Yabeç les choses du Temple. 197.4 : Jésus invite Joseph d'Arimathie à Béthanie. 197.5 : La prière du soir.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 58

EMV 198 · Tome 3, p. 294-303

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Jésus rencontre sa mère, à Béthanie. Yabeç (Jabé) change son nom en Marziam.

Date de la vision : Samedi 23 juin 1945.

Calendrier : Samedi 25 mars 28 (12 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Béthanie

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Le groupe apostolique arrive à Béthanie. Jésus y retrouve sa Mère, et il abandonne un temps Yabeç. Celui-ci est impressionné par le nombre de nouveaux-venus - car il y a Lazare, Marthe, Maximin, Marie d'Alphée, Marie Salomé, Isaac de Yutta, Timon, Joseph d'Emmaüs - et finalement, le petit n'arrive pas à contenir son chagrin. Il appelle sa mère, ce qui attire derechef l'attention de Jésus et de Marie. Celle-ci le prend alors dans ses bras et console l'enfant.

Le Christ lui présente ensuite Jean d'Endor, et ils vont à la maison de Simon le Zélote. Là, Jésus apprend à Lazare que Joseph d'Arimathie viendra. Ils parlent brièvement des terres de Doras puis reviennent sur le sort de Yabeç. Les femmes sont bouleversées par ce qui lui est arrivé et Jésus lui donne finalement son nouveau nom : il s'appellera Marziam. C'est l'équivalent du nom de Marie. Lazare, quant à lui, propose d'adopter l'enfant, et Pierre est désespéré à la perspective de ne plus avoir la charge du petit. Jésus remercie donc son ami de Béthanie, mais déclare que ce sera l'enfant du groupe apostolique. Après avoir énoncé Sarah et Ismaël, que Jésus avait envoyé chez Lazare, après le sermon sur la montagne, Pierre discute avec Marie du vêtement de Marziam pour sa fête. En attendant, Marthe emmène le jeune protégé de Jésus pour lui donner d'anciens vêtements de Lazare, lorsqu'il était enfant. Entretemps, les adultes parlent de Jean-Baptiste et des bergers de la Nativité : Jésus apprendra à Isaac que les paysans de Yokhanan viendront pour la Pâque et le disciple se chargera de les accueillir.

Enfin, Marie et Jésus s'entretiennent au soir pour parler d'Aglaé, qui viendra à Jérusalem avec Suzanne pour la fête pascale. Jésus l'y retrouvera.

Contenu du chapitre : 198.1 : Plusieurs viennent de Béthanie au-devant de Jésus qui va au-devant de sa Mère. 198.2 : Marie essuie les larmes de Yabeç. 198.3 : Et souhaite la paix à Jean d'En-Dor. 198.4 : Dans la maison de Simon le zélote. Les femmes s’activent pour recevoir tout ce monde. 198.5 : Pourquoi Yabeç, orphelin, a été recueilli. 198.6 : Pierre ne veut pas se faire retirer Yabeç que Lazare propose d’adopter. 198.7 : Il saura subvenir à tous ses besoins matériels. 198.8 : Marie change le nom Yabeç en Marziam (Margziam). 198.9 : Des nouvelles en particulier de l’arrestation du Baptiste. 198.10 : Yabeç se présente avec un nouveau vêtement que lui a donné Marthe. 198.11 : Jésus et Marie s'entretiennent de la visite d'Aglaé.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 59.

EMV 199 · Tome 3, p. 303-315

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Chez les lépreux de Siloan et de Ben Hinnom. Pierre obtient Marziam grâce à Marie.

Date de la vision : Dimanche 24 juin 1945 (fête de la saint Jean-Baptiste).

Calendrier : Dimanche 26 mars 28 (13 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Béthanie, puis Jérusalem

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : A Béthanie, un serviteur de Lazare s'occupe de Marziam : on lui coupe les cheveux et on l'habille correctement. Thomas le croise et l'amène aux femmes, qui veulent lui donner à manger. Celles-ci décident, avec la permission de Marie, de l'appeler Marziam plutôt que Margziam. Tous se réunissent près de Jésus et chacun décide de ce qu'il va faire. Judas va voir des amis, Barthélémy et Philippe vont chez un certain Samuel, Thomas va chez un parent où il verra peut-être son père. Les autres, dont Jean d'Endor et Lazare, accompagnent le Maître.

Ils vont donc aux tombeaux de Siloan, où se trouvent des lépreux. Simon le Zélote les a précédés et les guide. Jésus guérit les malades qui croient en lui, et quand le Christ décide d'aller à Ben Hinnom, Lazare se retire car le voyage est trop long pour lui. Un des lépreux parle au nom de tous, et le dénommé Jean présente ainsi les malades qui l'ont attendu. Parmi eux, il y a une enfant. Jésus les guérit, puis il va chez Annalia récupérer sa Mère. De là, la Vierge part avec Pierre et Marziam lui acheter ce qu'il faut pour sa fête. Le Maître voit là une image de l'Eglise naissante, qu'il explique à Simon le Zélote, puis ils vont chez Jeanne de Kouza.

La vision continue le soir venu. Jésus et Marie parlent ensemble : ils parlent du fiancé d'Annalia, qui a l'air d'être bon ; puis ils évoquent Judas, qui ne change pas malgré le contact de Jésus. La Vierge avoue qu'elle a la même répulsion pour lui que Marziam et Benjamin de Magdala, et Jésus lui demande d'aimer l'Iscariote. Enfin, ils abordent le sujet délicat de Simon-Pierre, qui a révélé à Marie son désir d'adopter le jeune Yabeç. La Mère intercède pour l'apôtre, en expliquant que cela lui permettra de devenir doux. Elle obtient finalement gain de cause et Jésus appelle le frère d'André, en lui révélant qu'il aura l'enfant, mais que ça ne doit pas devenir un obstacle pour sa mission...

Contenu du chapitre : 199.1 : Dans une joyeuse ambiance, on apprête Marziam. 199.2 : L'enfant fait l'objet de commentaires sur sa mise et son nom qu’on prononcera Marziam et non Margziam. 199.3 : Jésus ira voir les lépreux et tous sont libres d'aller où ils veulent. 199.4 : Guérison de cinq lépreux à Siloan. 199.5 : Guérison de sept lépreux à Ben Hinnom, dont le prêtre Jean. 199.6 : Arrêt chez Annalia. Marziam entre Marie et Pierre, un symbole. 199.7 : Dialogue entre Jésus et Marie : Annalia, la perle et Judas, l'ordure. 199.8 : Marie plaide en faveur de Pierre auprès de Jésus qui lui annonce qu'il lui confie Marziam.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 60

EMV 200 · Tome 3, p. 316-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Aglaé et le parfum de sa joie d’être sauvée.

Date de la vision : Lundi 25 juin 1945.

Calendrier : Lundi 27 mars 28 (14 Nisan 3788)

Lieux (carte) : Béthanie

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jésus rentre seul à la maison de Simon le Zélote et est préoccupé. Il attend manifestement quelqu'un et Marie, sa Mère, finit par lui amener Aglaé. Il demande à la Vierge que personne ne les dérange, et le Christ s'entretient enfin avec l'ancienne pécheresse. Celle-ci s'agenouille en adoration et pleure. Elle révèle qu'elle n'ose espérer obtenir l'amour du Seigneur après avoir tant péché. Le Maître la console alors et lui explique que ce désir d'aimer vient de Dieu lui-même. Quand la convertie s'étonne que le Très-Haut aime quelqu'un comme Aglaé, Jésus lui répond encore que Dieu est un abime de miséricorde incompréhensible pour l'esprit humain, et il lui confirme d'ailleurs qu'elle est pardonnée.

Survient alors une question légitime : que doit-elle faire ? Le Christ l'enjoint à aller dans un lieu désert et l'informe qu'ils ne se verront plus jamais sur la terre, et qu'il mourra pour lui obtenir la Rédemption. Elle, de son côté, se livrera à la pénitence et un autre apôtre viendra lui dire tout ce qu'elle a besoin de savoir : ce ne sera cependant pas André, qui l'a amenée à Jésus.

L'ancienne pécheresse lui donne alors ses bijoux et vide une amphore de parfum. Enfin, elle prend congé et de là où il est, Jésus la bénit pendant qu'elle s'éloigne. Puis, il demande à sa Mère de lui amener André, et il informe que celle-ci est sauvée. Le frère de Pierre doit cependant ne rien dire, et bientôt les autres apôtres arrivent. Ils se demandent qui a répondu le parfum et Judas se plaint, ce qui agace Lazare et ses autres compagnons. Jésus reprend alors l'Iscariote et la vision cesse sur ces entrefaites.

Contenu du chapitre : 200.1 : Jésus semble préoccupé. 200.2 : Marie lui annonce l'arrivée d'Aglaé et la lui amène. 200.3 : Jésus confirme à Aglaé le pardon de Dieu. 200.4 : Il l'envoie au désert où un de ses apôtres la visitera. 200.5 : Elle vide à ses pieds une amphore de parfum. 200.6 : Jésus remercie André de son travail apostolique auprès d’Aglaé. 200.7 : Discussion à propos du parfum répandu.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 61