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Lieux dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 207 · Tome 3, p. 374-387

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : À Bethléem, Marie évoque la naissance de Jésus.

Date de la vision : Mardi 3 juillet 1945.

Calendrier : Jeudi 6 avril 28 (24 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Le groupe apostolique va à Bethléem avec les femmes disciples. Pierre révèle alors son désir d'aller à la grotte de la Nativité avec Marie. Il est vite convenu que la Vierge leur racontera ses souvenirs sur la naissance de Jésus et c'est ce qu'elle fait avec une vive émotion. La Mère du Seigneur raconte où ils se sont arrêtés et dans quel état elle se trouvait elle ainsi que Joseph. Joseph était soucieux, mais la Toute Pure brûlait d'amour pour Dieu. Ils se sont arrêtés près du tombeau de Rachel avant de reprendre la route. Ils rencontrèrent Elie, qui les conseilla où loger, puis ils arrivèrent dans Bethléem même. La Vierge raconte ses impressions sur la ville avant de se diriger vers la grotte. Elle explique comment un sommeil tomba sur le Juste et ce qu'elle ressentit à la naissance du Christ. Elle était en extase, puis, quand elle eut Jésus contre son coeur, elle l'adora, l'offrit au Père, l'emmaillota, en prit soin avec Joseph. Marie raconte encore la venue des bergers et quand on lui demande ce qu'elle fit le lendemain, elle explique que tout fut très simple : elle prit soin de son bébé comme n'importe quelle mère. Marie d'Alphée lui souligne alors que la Sainte Famille aurait pu partir plus tard, pour les Encénies, mais Marie savait que Jésus naîtrait là-bas et il n'était pas question d'attendre. De plus, pour Joseph, cela permettait de laver jusqu'au moindre souvenir du soupçon qu'il avait eu à son encontre, puisque les Ecritures se réalisaient.

Pierre est content de ce récit et explique qu'il la vénérera comme une Reine et sera son esclave. Jésus intervient alors et après avoir énoncé la Trinité, il explique que son Pontife aura le pouvoir là où Marie aura l'amour. Il devra toujours la traiter en Reine, mais sans être un esclave. Le groupe fait alors une pause, et pendant que Marie parle avec les femmes, les apôtres se demandent si des versets du Cantique des Cantiques annonce la Vierge promise. Le Christ confirme alors qu'on parle d'elle dès le commencement du Livre et qu'on parlera encore d'elle dans les livres à venir.

Judas déclare alors que le Verbe aurait pu ne pas s'humilier en s'assujétissant aux misères de l'enfance. Il aurait pu descendre sur terre dans une chair déjà adulte et avoir une mère adoptive, comme son père putatif. Le Maître déclare alors que son Incarnation réelle était une chose juste et que des hérésies sur son Incarnation circuleront. Mais il confirme qu'il est bien une chair réelle et que Marie est réellement la Mère du Verbe fait chair. De plus, il confirme qu'il est éternellement Un avec le Père et uni à Dieu en tant que Chair car l'Amour peut tout. Son Incarnation a pour but de réparer toutes les erreurs de l'homme.

Contenu du chapitre : 207.1 : Marie rappellera le passé. 207.2 : Comment Marie se sentait pendant le voyage. 207.3 : Le tombeau de Rachel et la rencontre d'Élie. 207.4 : Comment lui parut la cité de Bethléem. 207.5 : L'installation dans la grotte. 207.6 : L'extase de la naissance. 207.7 : La visite des bergers. 207.8 : Le lendemain, femme et adoratrice. 207.9 : Pierre et Marie : le pouvoir et l'amour. 207.10 : Marie, l'arbre du fruit rédempteur. 207.11 : Judas aurait aimé une naissance différente. Discours sur la réalité charnelle de Jésus.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 69

EMV 207.1 · Tome 3, p. 375

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Citation

Simon-Pierre s’avance pour rejoindre le groupe de Jésus et demande :

« Allons-nous d’ici à Bethléem ? Jean dit que, la dernière fois, vous aviez pris un autre chemin.

– C’est vrai, répond Jésus. Mais c’était parce que nous venions de Jérusalem. D’ici, c’est plus court. Au tombeau de Rachel, que les femmes veulent voir, nous nous séparerons comme vous l’avez décidé il y a un moment. Nous nous retrouverons ensuite à Bet-çur où ma Mère désire faire halte. »

Annotation

Allons-nous d’ici à Bethléem ? Jean dit que, la dernière fois, vous aviez pris un autre chemin. Périple de Jésus, Jean, Judas et Simon le zélote. Cf. EMV 70 à EMV 74.

Nous nous retrouverons ensuite à Bet-çur : BET-ÇUR : (la maison du veilleur). Betsur (prononcer Betsour) dans l’original de Maria Valtorta. Traduit par Béthsur (1985) et par Bet-Çur (2016) dans les éditions françaises. Autres orthographes rencontrées : Bethsur, Beth-Tsur, Beth-Zur, Bethsour. Aujourd’hui Beit Sur, à 6 km au nord d’Hébron.

Où ma Mère désire faire halte : Pour retrouver une amie du Temple : Élise. Voir ci-après EMV 208.

Genèse 35,18-19 – Rachel, fille cadette de Laban. Elle était très belle. Jacob la rencontra auprès du puits où elle allait abreuver ses troupeaux, à proximité de Harân, en Mésopotamie. Dès qu’il la vit, il l’aima. Jacob, dépourvu de biens, ne pouvait payer la somme que tout prétendant donnait aux parents d’une jeune fille. C’est pourquoi il servit son beau-père pendant 7 ans, afin d’obtenir Rachel. En même temps, Jacob, isolé et fugitif, était heureux de se rattacher à un groupe patriarcal. Il se lia par contrat, et on lui donna une femme du clan. Dès lors, il ne pouvait pas partir et emmener sa femme et ses enfants sans autorisation, même au terme du contrat. À la fin des 7 premières années, Laban trompa Jacob, et lui fit épouser Léa, son aînée, beaucoup moins attrayante semble-t-il. Le fils d’Isaac servit encore 7 ans pour avoir la cadette, la seule qu’il ait aimée. Rachel devint sa femme (Genèse 29,1-30) la mère de Joseph (Genèse 30,22-25), puis de Benjamin; elle mourut à la naissance de celui-ci (Genèse 35,16-20; 48,7). Jacob l’ensevelit un peu au nord de Ephrata, plus connue sous le nom de Bethléem. La tombe se trouvait en un lieu que traversait le voyageur allant de Béthel à Bethléem (source BibleOnLine).         

Livre de la Genèse 35, 16-19

Gn 35, 16-19 : Ils partirent de Béthel. Il y avait encore une certaine distance avant d’arriver à Ephrata, lorsque Rachel enfanta, et son accouchement fut pénible. Pendant les douleurs de l’enfantement, la sage-femme lui dit : « Ne crains point, car c’est encore un fils que tu vas avoir. » Comme son âme s’en allait, — car elle était mourante, — elle le nomma Bénoni ; mais son père l’appela Benjamin. Rachel mourut, et elle fut enterrée au chemin d’Éphrata, qui est Bethléem. 20Jacob éleva un monument sur sa tombe ; c’est le monument de la Tombe de Rachel, qui subsiste encore aujourd’hui.

EMV 207.2 · Tome 3, p. 376-377

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Ils continuent leur route par la fraîche vallée orientée d’est en ouest, puis ils tournent légèrement vers le nord, longent une colline qui se dresse là et rejoignent ainsi la route qui mène de Jérusalem à Bethléem, justement à côté du cube que surmonte le dôme arrondi du tombeau de Rachel. Tous s’approchent pour prier avec respect.

« Nous nous sommes arrêtés ici, Joseph et moi. Tout est comme à l’époque. Il n’y a que la saison qui diffère : c’était alors une froide journée de Casleu[1]. Il avait plu et les routes étaient devenues boueuses, puis il s’était levé un vent glacial et peut-être avait-il gelé pendant la nuit. Les chemins s’étaient durcis mais, sillonnés par des chars et par la foule, ils ressemblaient tous à une mer couverte de trous, si bien que mon petit âne se fatiguait beaucoup…

– Pas toi, Mère ?

– Oh moi, je t’avais, toi !… »

Son regard exprime un tel bonheur que c’en est émouvant. Puis elle reprend la parole :

« La nuit tombait et Joseph était très soucieux… Un vent cinglant se levait et ne cessait de se renforcer… Les gens se hâtaient vers Bethléem, on se heurtait, et plusieurs prenaient à partie mon petit âne qui avançait bien lentement, cherchant où il devait mettre les sabots… Il semblait savoir que tu étais là… et que tu sommeillais pour la dernière fois dans le berceau de mon sein. Il faisait froid… mais moi, je brûlais. Je te sentais arriver… Arriver ? Tu pourrais dire : “ Cela fait neuf mois que j’étais là, Maman. ” Certes, mais à ce moment-là, c’était comme si tu descendais des Cieux. Les Cieux s’abaissaient jusqu’à moi et j’en voyais les splendeurs… Je voyais la Divinité brûler de la joie de ta naissance toute proche, et ces feux me pénétraient, m’incendiaient, m’abstrayaient… de tout… Froid… vent… foule… tout cela n’était rien ! Je voyais Dieu… De temps à autre, avec effort, je réussissais à ramener mon esprit sur la terre et je souriais à Joseph qui craignait pour moi le froid et la fatigue ; il guidait le petit âne de peur d’un faux pas et m’enveloppait dans une couverture pour que je ne prenne pas froid… Mais il ne pouvait rien arriver. Je ne sentais pas les secousses. J’avais l’impression d’avancer sur un chemin d’é­toiles, au milieu de nuées éclatantes que soutenaient les anges… Et je souriais… D’abord à toi… A travers les barrières de la chair, je te regardais dormir, tes petits poings serrés dans ton petit lit de roses vivantes, mon bouton de lys… Puis je souriais à mon époux si affligé, si affligé, pour l’encourager… et aussi aux gens qui ne savaient pas que déjà ils respiraient dans l’aura du Sauveur…

Nous nous sommes arrêtés près du tombeau de Rachel pour que le petit âne se repose un moment et pour manger un peu de pain et d’olives, nos provisions de pauvres. Mais je n’avais pas faim. Je ne pouvais pas avoir faim… Ma joie me nourrissait…

Annotation

Mon petit âne se fatiguait beaucoup… Cf. EMV 28.

Tombeau de Rachel – Genèse 35, 16-19 – Rachel, fille cadette de Laban. Elle était très belle. Jacob la rencontra auprès du puits où elle allait abreuver ses troupeaux, à proximité de Harân, en Mésopotamie. Dès qu’il la vit, il l’aima. Jacob, dépourvu de biens, ne pouvait payer la somme que tout prétendant donnait aux parents d’une jeune fille. C’est pourquoi il servit son beau-père pendant 7 ans, afin d’obtenir Rachel. En même temps, Jacob, isolé et fugitif, était heureux de se rattacher à un groupe patriarcal. Il se lia par contrat, et on lui donna une femme du clan. Dès lors, il ne pouvait pas partir et emmener sa femme et ses enfants sans autorisation, même au terme du contrat. À la fin des 7 premières années, Laban trompa Jacob, et lui fit épouser Léa, son aînée, beaucoup moins attrayante semble-t-il. Le fils d’Isaac servit encore 7 ans pour avoir la cadette, la seule qu’il ait aimée. Rachel devint sa femme (Genèse 29,1-30) la mère de Joseph (Genèse 30,22-25), puis de Benjamin; elle mourut à la naissance de celui-ci (Genèse 35,16-20; 48,7). Jacob l’ensevelit un peu au nord de Ephrata, plus connue sous le nom de Bethléem. La tombe se trouvait en un lieu que traversait le voyageur allant de Béthel à Bethléem (source BibleOnLine).

Livre de la Genèse 35, 16-19

Gn 35, 16-19 : Ils partirent de Béthel. Il y avait encore une certaine distance avant d’arriver à Ephrata, lorsque Rachel enfanta, et son accouchement fut pénible. Pendant les douleurs de l’enfantement, la sage-femme lui dit : « Ne crains point, car c’est encore un fils que tu vas avoir. » Comme son âme s’en allait, — car elle était mourante, — elle le nomma Bénoni ; mais son père l’appela Benjamin. Rachel mourut, et elle fut enterrée au chemin d’Éphrata, qui est Bethléem. 20Jacob éleva un monument sur sa tombe ; c’est le monument de la Tombe de Rachel, qui subsiste encore aujourd’hui.

EMV 207.4 · Tome 3, p. 377-378

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Voici Bethléem. Oh ! Chère, très chère terre de mes pères qui m’as donné le premier baiser de mon Fils ! Tu es ouverte, bonne et odorante comme le pain dont tu portes le nom, pour donner le vrai Pain au monde qui meurt de faim ! Tu m’as embrassée, toi en qui demeure l’amour maternel de Rachel, comme une mère, terre sainte de la Bethléem de David, premier temple élevé au Sauveur, à l’Etoile du matin née de Jacob pour indiquer la route des Cieux à toute l’humanité ! Regardez comme la ville est belle en ce printemps ! Mais autrefois aussi, malgré la nudité des champs et des vignes, elle était belle ! Un léger voile de givre faisait resplendir les branches nues et elles se couvraient d’une poussière de diamants comme si elles étaient enveloppés dans un impalpable voile de paradis. La cheminée de chaque maison fumait pour le repas tout proche et la fumée, s’élevant par degrés jusqu’à ce sommet, montrait la ville elle-même toute voilée…

Tout était chaste, recueilli, en attente… de toi, de toi, mon Fils ! La terre te sentait venir… Et les habitants de Bethléem t’ont peut-être senti eux aussi, car ils ne sont pas méchants, malgré ce que vous pensez. Ils ne pouvaient pas nous abriter… Dans les maisons honnêtes et bonnes de Bethléem s’entassaient, arrogants comme toujours, sourds et orgueilleux, ceux qui maintenant le sont restés ; eux, ils ne pouvaient te sentir… Combien de pharisiens, de sadducéens, d’hérodiens, de scribes, d’esséniens il y avait ! Si leur cœur est aujourd’hui fermé, cela vient encore de leur dureté de cœur d’alors. Ce soir-là, ils ont fermé leur cœur à l’amour envers leur pauvre sœur… Ils sont restés dans les ténèbres, et y demeurent encore. Ils ont repoussé Dieu dès cet instant, en repoussant loin d’eux l’amour du prochain.

Détail

La Vierge parle de la Nativité de son Fils.

Annotation

Tu es ouverte, bonne et odorante, comme le pain dont tu portes le nom, parce que Bethléem signifie “ la maison du pain ”.

Les habitants de Bethléem t’ont peut-être senti eux aussi, car ils ne sont pas méchants, malgré ce que vous pensez. Cf. le mauvais accueil réservé par les Bethléemites en EMV 73 et EMV 74.

EMV 207.5-7 · Tome 3, p. 378-381

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207.5 Venez. Allons à la grotte. Il est inutile d’entrer dans la ville. Les plus grands amis de mon Enfant n’y sont plus. La nature, cette amie, nous suffit, avec ses pierres, sa petite rivière, son bois pour faire du feu… la nature qui a senti venir son Seigneur… Voilà, venez en sûreté. On tourne ici… Voici les ruines de la tour de David. Ah ! Elles me sont plus chères qu’un palais de roi ! Ruines bénies ! Ruisseau béni ! Arbre béni que, comme par miracle, le vent a dépouillé de branches en grand nombre pour que nous trouvions du bois et puissions faire du feu ! »

Marie descend rapidement vers la grotte, franchit le ruisseau sur une planche qui sert de pont, court à l’emplacement qui se trouve devant les ruines et tombe à genoux sur le seuil de la grotte. Elle se penche et en baise le sol. Tous les autres la suivent. Ils sont émus… L’enfant [Marziam], qui ne la quitte pas un instant, semble écouter une merveilleuse histoire et ses yeux noirs boivent les paroles et les gestes de Marie sans en perdre un seul.

Marie se relève et entre en disant :

« Tout est resté comme autrefois ! Mais il faisait nuit, à cette époque… Joseph fit de la lumière à mon entrée. C’est alors seulement, en descendant de l’âne, que je sentis à quel point j’étais fatiguée et gelée… Un bœuf nous salua, j’allai à lui pour sentir un peu de chaleur, pour m’appuyer contre le foin… Là où je suis, Joseph étendit du foin pour me faire un lit et le sécha pour moi comme pour toi, mon Fils, à la flamme allumée dans ce coin… car, par amour, cet ange qu’était mon époux était bon comme un père… Et nous tenant par la main, comme deux frères perdus dans l’obscurité de la nuit, nous avons mangé du pain et du fromage, puis il alla de ce côté alimenter le feu, et ôta son manteau pour boucher l’ouverture… En réalité, il fit tomber un voile devant la gloire de Dieu qui descendait des Cieux, toi, mon Jésus… et je restai sur le foin, dans la tiédeur des deux animaux, enveloppée dans mon manteau et dans la couverture de laine… Mon cher époux… En cette heure d’anxiété où j’étais seule devant le mystère de ma première maternité, toujours pleine d’inconnu pour une femme et, pour moi, dans mon unique maternité, remplie aussi du mystère qu’allait être la vision du Fils de Dieu émergeant d’une chair mortelle, lui, Joseph, fut pour moi une mère, il fut un ange… mon réconfort… à cette époque comme toujours…

207.6 Le silence et le sommeil enveloppèrent ensuite le Juste… pour qu’il ne voie pas ce qui était pour moi le baiser quotidien de Dieu… Alors, après cet intermède des nécessités humaines, survinrent pour moi les flots sans mesure de l’extase arrivant de la mer paradisiaque, qui me soulevaient de nouveau sur des crêtes lumineuses toujours plus élevées, et m’emportèrent avec eux, tout en haut, dans un océan de lumière, de lumière, de joie, de paix, d’amour jusqu’à ce que je me trouve perdue dans la mer de Dieu, du sein de Dieu… J’entendis encore une voix de la terre : “ Tu dors, Marie ? ”, mais si lointaine… Un écho, un souvenir de la terre… si faible que l’âme n’en est pas touchée… je ne sais quelle réponse j’y fis pendant que je ne cessais de m’élever dans cet abîme de feu, de béatitude infinie, d’avant-goût de Dieu… jusqu’à lui, jusqu’à lui… Oh ! Mais est-ce toi qui es né, ou est-ce moi qui suis née de la splendeur trinitaire, cette nuit-là ? Est-ce moi qui t’ai donné, ou toi qui m’as aspirée pour me donner ? Je ne sais pas…

Puis vint la descente, de chœur en chœur, d’astre en astre, de nuage en nuage, douce, lente, bienheureuse, tranquille comme celle d’une fleur qu’un aigle a emmenée dans les hauteurs et qu’il a laissée tomber, et qui redescend lentement sur les ailes de l’air, embellie par une pluie de pierres précieuses, par une parcelle d’arc-en-ciel dérobée au ciel, et qui se retrouve sur sa terre natale… Mon diadème, c’est toi ! Toi, sur mon cœur…

M’étant assise ici, après t’avoir adoré à genoux, je t’ai aimé. Enfin, j’ai pu t’aimer sans la barrière de la chair ; je me suis levée pour te porter à l’amour de celui qui, comme moi, était digne de t’aimer dans les premiers. Et ici, entre ces deux rustiques colonnes, je t’ai offert au Père. Et, ici, tu as reposé pour la première fois sur le cœur de Joseph… Je t’ai ensuite emmailloté et, ensemble, nous t’avons déposé ici… Je te berçais pendant que Joseph séchait le foin à la flamme et le tenait au chaud en le mettant sur sa poitrine. A cet endroit, nous t’adorions tous deux, penchés sur toi comme moi maintenant, pour boire ta respiration, pour voir à quel anéantissement peut conduire l’amour, pour verser les larmes que l’on verse sûrement au Ciel sous l’effet de la joie inépuisable de voir Dieu. »

207.7 Marie est allée et venue pendant cette évocation, indiquant les endroits, haletante d’amour, une larme scintillant dans ses yeux bleus et un sourire de joie sur les lèvres ; elle se penche réellement sur son Jésus qui s’est assis sur une grosse pierre pendant cette évocation, et elle embrasse ses cheveux en pleurant et adorant comme alors…

« Et puis les bergers… à l’intérieur, ici, pour adorer de toute leur âme pleine de bonté, accompagnés du grand soupir de la terre qui entrait avec eux et de leur odeur d’hommes, de troupeaux, de foin ; et au-dehors, partout, il y avait des anges pour t’adorer par leur amour, par leurs chants qu’aucune créature humaine ne saurait répéter, et par l’amour des Cieux, par l’atmosphère des Cieux qui entrait avec eux, et qu’ils apportaient avec leur éclat… Ta naissance, béni !… »

Marie s’est agenouillée auprès de son Fils ; elle pleure d’émotion, la tête appuyée sur ses genoux. Pendant quelques instants, personne n’ose parler. Plus ou moins émues, les personnes présentes regardent autour d’elles comme si, au milieu des araignées et des cailloux rugueux, elles espéraient voir le spectacle de la scène décrite…

Marie se ressaisit et dit :

« Voilà, je vous ai raconté la naissance de mon Fils dans son infinie simplicité et son infinie grandeur, avec mon cœur de femme, pas avec la sagesse d’un maître. Il n’y a rien d’autre, car ce fut la chose la plus grande de la terre, cachée sous les apparences les plus communes. »

Détail

La Vierge Marie raconte la Nativité de son Fils aux apôtres, à Marziam, et à quelques femmes-disciples.

EMV 207.10 · Tome 3, p. 384

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« Maintenant, venez au-dehors, près du ruisseau, à l’ombre de ce bon arbre. Si l’été était plus avancé, il vous donnerait ses pommes en plus de son ombre. Venez. Nous allons manger avant de partir… pour aller où, mon Fils ?

– A Jala. C’est tout près. Et demain nous irons à Bet-çur. »

Détail

La Vierge Marie parle.

Annotation

A Jala : Beit Jala (la maison des herbages). Le nom de ce village ne semble figurer ni dans la bible, ni dans aucune source ancienne courante. On peut donc considérer cette mention comme une « connaissance rare de Maria Valtorta ! (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile, d’après Maria Valtorta).

EMV 208 · Tome 3, p. 387-399

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Titre du chapitre : Marie revoit le berger Élie et va chez Élise de Bet-Çur (Bethsur).

Date de la vision : Mercredi 4 juillet 1945

Calendrier : Vendredi 7 avril 28 (24 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Vers Bet-Çur

Cycle : Voyage dans l'attente de la Pentecôte

Résumé : Jésus envoie les apôtres en avant pour chercher Elie et les bergers de la Nativité. Marziam reste avec lui, la Vierge, Marie d'Alphée et Marie Salomé. L'enfant veut en apprendre plus sur les bergers et il s'étonne qu'on les ait mal traités. La Vierge et Marziam parlent ensuite du massacre des Innocents puis des Limbes, et Marie lui assure qu'il n'ira pas dans le Shéol, puisque Jésus aura déjà ouvert les portes des Cieux à sa mort. Le jeune garçon se demande enfin comment on peut être avec Dieu si le Père se trouve dans les Cieux, et la Mère de Jésus explique que Dieu est omniprésent et qu'il nous aime. Le fait que le Seigneur puisse même aimer Doras perturbe l'enfant, et quand Marie lui suggère de prier pour qu'il se repente, Marziam répond avec fougue qu'il prierait plutôt pour que le pharisien meure. Tout le monde rit face à sa répartie, et Marie le corrige ensuite en disant que Dieu ne peut approuver une telle attitude. Mais Marziam a trop souffert à cause de Doras, et après avoir raconté certains de ses souvenirs, il pleure, crie, se tord de douleur. Jésus intervient alors et lui enjoint à ne pas haïr qui que ce soit, sous aucun prétexte, et de demander au Père de penser lui-même à ce qu'il désire. La paix est rétablie dans le coeur de l'enfant, et le groupe continue sa route.

Jésus retrouve les apôtres et ils commentent la beauté de ce coin de Judée. Après avoir énoncé Salomon, ils continuent leur route jusqu'à Bet-Çur. Marie y rencontre le berger Elie, pour la première fois, et elle voit également Joseph et Lévi. La Vierge les interroge alors sur une certaine Elise de Bet-Çur, qui était une amie d'enfance et une ancienne compagne au Temple. Il lui apprenne que son mari, Abraham, et ses deux enfants, Daniel et Lévi, sont décédés et la Vierge veut aller la consoler. Elle y va accompagnée de Jésus et à deux, ils arrivent à apporter un peu de paix à la sexagénaire. Puisque le soir descend, le Christ laisse sa Mère sur place, et il s'en va rejoidnre les bergers et les apôtres, après avoir demandé à Elise s'il pouvait les retrouver près de sa maison le lendemain.

Contenu du chapitre : 208.1 : Jésus envoie les apôtres à la recherche des bergers. 208.2 : Marie parle à Marziam des Saints Innocents, des Limbes et du Ciel. 208.3 : Elle lui parle du pardon à donner même à Doras qui l’a fait tat souffrir mais Marziam ne peut s'empêcher de le haïr. 208.4 : Jésus le convainc de ne pas haïr mais de prier. 208.5 : On arrive aux Piscines de Salomon où se trouvaient ses splendides jardins. 208.6 : En route vers Bet-Çur. 208.7 : À Bet-Çur Marie salue Élie qui lui rapporte de bien mauvaises nouvelles d'Élise. 208.8 : Marie et Jésus parviennent à entrer chez elle. 208.9 : Face au chagrin d’Élise, Marie lui dit que son fils mort lui amène le Christ qu'il cherchait. 208.10 : Jésus lui confirme que les siens vivent encore éternellement. 208.11 : Demain il parlera près de sa maison. Marie restera chez elle. Devant le changement d’Élise, la servante crie au miracle.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 70

EMV 208.5-6 · Tome 3, p. 391-392

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Les trois grands bassins creusés dans la roche de la montagne – une œuvre vraiment grandiose – resplendissent de toute leur surface très limpide, tout comme la chute d’eau qui, du premier bassin, tombe dans le second, plus grand, et de celui-ci dans un troisième bassin qui est un véritable petit lac d’où elle part par des conduites vers des villes éloignées. En raison de l’humidité du sol dans cette région, la montagne, de la source aux piscines et de celles-ci à la plaine, est d’une fertilité merveilleuse. Les fleurs les plus variées d’entre les fleurs sauvages, ainsi que des plantes parfumées et rares donnent un aspect riant aux pentes vertes. On dirait que l’homme a semé ici des fleurs de jardin et des plantes parfumées qui répandent dans l’air, sous le soleil qui les chauffe, leurs arômes de cannelle, de camphre, d’œillet, de lavande et autres odeurs pénétrantes, fortes, suaves, qui se mêlent pour former la plus merveilleuse des meilleures odeurs de la terre. Je dirais que c’est une symphonie de parfums parce que c’est réellement le poème des plantes et des fleurs sous toutes leurs teintes variées et leurs agréables exhalaisons.

Tous les apôtres sont assis à l’ombre d’un arbre couvert de grandes fleurs blanches, dont j’ignore le nom, aux énormes clochettes pendantes d’émail blanc, qui ondulent au moindre souffle de vent et répandent des flots de parfum à chaque ondulation. Je ne connais pas le nom de cet arbre. La fleur me rappelle un arbuste qui existe en Calabre et qu’on appelle là-bas « bottaro », mais ici, il s’agit d’un arbre élevé, au tronc puissant, et non d’un arbuste.

Jésus appelle ses apôtres, et ils accourent.

« Nous avons trouvé presque immédiatement Joseph qui revenait d’un marché. Ce soir, ils seront tous à Bet-çur. Nous nous sommes réunis en nous hélant et nous nous sommes installés ici, au frais, explique Pierre.

– Quel bel endroit ! On dirait un jardin ! Nous discutions entre nous pour savoir s’il était naturel ou non. Les uns pensent que oui, les autres sont d’un avis différent, dit Thomas.

– La terre de Judée a de ces merveilles…, dit Judas, qui tire inévitablement orgueil de tout, même des fleurs et des plantes.

– Oui, mais… je crois que, si par exemple le jardin de Jeanne à Tibériade était abandonné et devenait sauvage, la Galilée aussi posséderait au milieu des ruines la merveille de ses roses splendides, réplique Jacques, fils de Zébédée.

– Et tu ne te trompes pas. C’était dans cette région que se trouvaient les jardins de Salomon, aussi célèbres que ses palais dans le monde de cette époque. C’est peut-être ici qu’il a rêvé le Cantique des Cantiques appliquant à la Cité sainte toutes les beautés qu’il avait fait pousser ici, dit Jésus.

– C’est donc moi qui avais raison ! Dit Jude.

– Tu avais raison, dit l’autre Jacques, son frère. Sais-tu, Maître ? Il citait l’Ecclésiaste en unissant l’idée des jardins à celle des bassins et terminait en disant : “ Pourtant il s’aperçut que tout est vanité et que rien ne dure sous le soleil sauf la Parole de mon Jésus. ”

– Je te remercie, mais remercions aussi Salomon. Que les fleurs primitives proviennent de lui ou non, il est certain que les bassins qui alimentent plantes et hommes viennent de lui. Qu’il en soit béni. Allons donc jusqu’à ce grand rosier hirsute qui a formé, d’un arbre à l’autre, une galerie fleurie. Nous allons nous arrêter là. Nous sommes presque à mi-chemin. »

208.6 … Ils reprennent la route vers la neuvième heure, lorsque s’allongent les ombres des arbres de cette région bien cultivée. On croit traverser un immense jardin botanique, car chaque espèce de plante y est représentée pour son tronc, son fruit ou sa beauté. Les cultivateurs circulent un peu partout, mais ne font guère attention à la troupe des apôtres qui passe. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. D’autres groupes de juifs sont sur la route, de retour des fêtes pascales.

Cette route est en assez bon état, bien qu’elle soit taillée dans les montagnes, et des panoramas toujours variés rompent la monotonie de la marche. Ruisseaux et torrents dessinent des vir­gules d’argent liquide et écrivent des paroles qu’ils chantent ensuite, dans leurs mille méandres qui se recoupent, se répandent sous les bois ou se cachent sous des cavernes d’où ils ressortent embellis. Ils semblent jouer avec les arbres et les roches comme de joyeux gamins.

Annotation

C'était dans cette région qu'étaient les jardins de Salomon, célèbres comme ses palais dans le monde de cette époque. C'est peut-être ici qu'il a rêvé le Cantique des Cantiques appliquant à la Cité Sainte toutes les beautés qu'il avait fait pousser ici" dit Jésus. Cf. le Cantique des Cantiques 4, 12-16.

Il citait l’Ecclésiaste en unissant l’idée des jardins à celle des bassins et terminait en disant : “ Pourtant il s’aperçut que tout est vanité et que rien ne dure sous le soleil sauf la Parole de mon Jésus.” Cf. Qo 1, 2-3 et 2, 1-11 ci-dessous.

Ils reprennent la route vers la neuvième heure, lorsque s’allongent les ombres des arbres de cette région bien cultivée. Neuvième heure = 15 heures

Le Cantique des Cantiques 4, 12-16

Ct 4, 12-16 : C’est un jardin fermé que ma sœur fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. Tes pousses sont un bosquet de grenadiers, avec les fruits les plus exquis ; le cypre avec le nard, le nard et le safran, la cannelle et le cinnamome, avec tous les arbres à encens, la myrrhe et l’aloès, avec tous les meilleurs baumiers. Source de jardins, puits d’eaux vives, ruisseau qui coule du Liban !

L'épouse

Levez-vous aquilons ; venez autans ! Soufflez sur mon jardin, et que ses baumiers exsudent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses beaux fruits !

Livre de l'Ecclésiaste 1, 1-3

Qo 1, 1-3 : Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi dans Jérusalem. Vanité des vanités ! dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités ! Tout est vanité. Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

Livre de l'Ecclésiaste 2, 1-11

Qo 2, 1-11 : J’ai dit dans mon cœur : « Viens donc, je t’éprouverai par la joie ; goûte le plaisir ! » Et voici, cela est encore une vanité. J’ai dit du rire : « Insensé ! » et de la joie : « Que produit-elle ? » Je m’appliquai dans mon cœur à livrer ma chair au vin, tandis que mon cœur me conduirait avec sagesse, et à m’attacher à la folie, jusqu’à ce que je visse ce qu’il est bon pour les enfants des hommes, de faire sous le ciel durant les jours de leur vie.

J’exécutai de grands ouvrages, je me bâtis des maisons, je me plantai des vignes ; Je me fis des jardins et des vergers, et j’y plantai des arbres à fruit de toute espèce ; 6je me fis des réservoirs d’eau, pour arroser des bosquets où croissaient les arbres. J’achetai des serviteurs et des servantes, et j’eus leurs enfants nés dans la maison ; j’eus aussi des troupeaux de bœufs et de brebis, plus que tous ceux qui furent avant moi dans Jérusalem. Je m’amassai aussi de l’argent et de l’or, et les richesses des rois et des provinces ; je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les délices des enfants des hommes, des femmes en abondance.

Je devins grand et je l’emportai sur tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem ; et même ma sagesse demeura avec moi. Tout ce que mes yeux désiraient, je ne les en ai pas privés ; je n’ai refusé à mon cœur aucune joie ; car mon cœur prenait plaisir à tout mon travail, et ce fut ma part de tout mon travail. Puis j’ai considéré toutes mes œuvres que mes mains avaient faites, et le labeur que leur exécution m’avait coûté ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun profit sous le soleil.

EMV 209 · Tome 3, p. 399-406

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : La fécondité de la souffrance dans le discours de Jésus, près de la maison d’Élise à Bet-Çur.

Date de la vision : Jeudi 5 juillet 1945.

Calendrier : Vendredi 7 avril 28 (25 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Bet-Çur

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Les habitants de Bet-Çur apprennent qu'Elise s'est remise de sa maladie, et ils souhaitent la voir, à la fois par amitié, mais aussi par curiosité. Jésus les contient avec douceur, comme lui seul sait le faire, puis il va voir sa Mère et Elise. Les deux femmes sont toutes deux dans le jardin, mais désormais, celui-ci est négligé et la Vierge promet qu'elles vont le remettre d'aplomb comme il se doit. Elle obtient ainsi de rester quelques jours près de son amie. Le Christ va ensuite voir les bergers et leur apprend qu'il souhaite les avoir comme disciples, mais pour cela, il leur faut quitter leur métier actuel. Puisqu'il ne serait pas convenable de tout laisser en plan comme cela, ils s'accordent avec Jésus pour continuer à prendre soin de leurs troupeaux, jusqu'à ce que leur employeur sache prendre de nouveaux bergers.

Ce point étant réglé, le Seigneur donne un discours près de la maison d'Elise, à un endroit où cette dernière peut l'entendre sans être vue par les habitants du village. Après avoir évoqué discrètement la douleur d'orphelin de Marziam et le veuvage triste d'Elise, Il promet d'appeler beaucoup d'hommes à sa suite, car il ne suffit plus aux besoins infinis de ses frères et il se doit de les consoler en leur apportant la connaissance exacte de Dieu. Il invite ainsi les âmes à venir, par l'intermédiaire de ses disciples et des apôtres, pour trouver du réconfort dans la souffrance.

Ensuite, Jésus évoque le Livre de Ruth et la douleur de Noémi, qui avait perdu son mari et ses enfants. Ruth, sa belle-fille, refusa de la quitter, car elle avait compris que sa douleur de jeune veuve était moins pesante que la douleur de Noémi, qui avait perdu ses enfants. La souffrance est ainsi une croix, "mais elle est aussi une aile", et le Rédempteur insiste particulièrement sur la valeur de la charité, sur le fait de sortir de soi-même, de ses ténèbres, de ses égoïsmes. Il encourage à aller vers les orphelins, les malades, les isolés, et de s'oublier au milieu de ceux qui sont oubliés. Ainsi, ceux qui n'avaient plus rien pourront un jour bénir le Seigneur grâce à ces personnes qui les auront sorties de leur malheur, de leur solitude, de leur souffrance.

Jésus conclut sur les conséquences de la bonté, qui peut "provoquer une telle marée d'amour". Il conclut là son discours, pendant que Elise pleure, et il ne laisse entrer personne dans le jardin où elle se trouve.

Contenu du chapitre : 209.1 : La guérison d’Élise provoque la curiosité des gens de Bet-Çur. 209.2 : Respectez la convalescence d'Élise. 209.3 : Jésus entre dans le jardin d'Élise. Marie restera quelques jours avec elle. 209.4 : Jésus invite les trois bergers à le suivre. 209.5 : Dieu seul soulage les souffrances. Venez à moi par mes disciples. 209.6 : Méditez sur la douleur de Noémi et l'amour de Ruth. 209.7 : La douleur est une croix et une aile. Les effets insoupçonnés de la bonté. Jésus veille à protéger Élise.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 71

EMV 210 · Tome 3, p. 406-412

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : En route vers Hébron, les inquiétudes de Judas Iscariote.

Date de la vision : Vendredi 6 juin 1945.

Calendrier : Dimanche 9 avril 28 (27 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Vers Hébron

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Judas est de mauvaise humeur et demande à Marie d'Alphée et Marie Salomé si elles comptent visiter tous les lieux d'Israël. L'homme s'impatiente, car il souhaite aller à Kérioth avec le Maître et il s'agace déjà à l'idée que Marie, qui est pour l'heure à Bet-Çur ne les accompagne pas. Il regrette que Jésus ne fasse plus de miracles éclatants, et estime qu'ils font piètre figure. Ses déclarations sont telles que les femmes-disciples sont abasourdies et même André le reprend vertement, en soulignant que c'est lui qui s'est imposé dans le groupe des apôtres sans que Jésus ne le choisisse. Thomas intervient ensuite et plaisante, mais quand Judas reproche au Maître de n'avoir rien fait, son confrère lui rappelle la guérison des lépreux - épisode durant lequel l'Iscariote n'était pas présent, par sa faute. Puis Thomas donne de sages conseils au jeune homme, l'encourageant à changer, à ne pas être déçu, à ne pas se prendre pour le maître du Maître.

La conversation revient sur les lieux saints d'Israël, et comme Judas bougonne que ce sont les légendes habituelles, Thomas fait remarquer que son ami a voulu à aller à Endor, qui ne brille pas pour sa pureté, alors que les femmes vont là où il y au des saints. Le sujet de Jean d'Endor est amené sur le tapis, et leur conversation houleuse continue, Judas critiquant sur tout. Jésus ne leur parle soit-disant plus, il s'occupe trop de Marziam, il choisit de mauvais disciples avec des personnes comme le vieux Jean... et tout est prétexte pour râler. Bientôt, Marie d'Alphée et Marie-Salomé s'éclipsent avec André. Thomas et Judas ne remarquent même pas l'arrivée silencieuse de Jésus, qui intervient à point nommé et calme les inquiétudes de Judas. Le Maître assure ainsi que sa Mère viendra bien à Kérioth et justifie tous ses choix, notamment celui d'avoir laissé Simon le Zélote avec la Vierge, car il est âgé, il sait se taire, et respecter la douleur d'Elise. Judas s'en faisait donc pour des chimères, et celui-ci est frappé par la bonté du Christ et la manière dont il le rassure. Enfin, la conversation devient plus légère en évoquant les lieux historiques d'Israël et la manière dont Simon-Pierre se comportait en classe... Ce qui fait rire tout le monde.

Contenu du chapitre : 210.1 : Judas voudrait que Jésus fasse des miracles plus éclatants. 210.2 : Les femmes et André se choquent, Thomas s’interpose. 210.3 : Il sermonne Judas. 210.4 : Qui est jaloux de la place prise par Marziam et Jean d'En-Dor. 210.5 : Jésus explique à Judas sa décision. 210.6 : Il en arrive presque à le faire pleurer. 210.7 : Pierre est admiratif de la pédagogie de Jésus.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 72.