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Lieux dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 210.3 · Tome 3, p. 408

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– (...) Nous faisons plaisir aux femmes disciples en allant voir le tombeau d’Abraham, son arbre, et puis la tombe de Jessé et… qu’avez-vous dit d’autre ?

– On dit que c’est ici l’endroit où Adam habita et où Abel fut tué…

– Les absurdes légendes habituelles… bougonne Judas.

– Dans un siècle, on dira que la grotte de Bethléem et bien d’autres choses ne sont que légende !

Annotation

Nous faisons plaisir aux femmes disciples en allant voir le tombeau d’Abraham, son arbre : Le tombeau des patriarches : Le chêne de Mambré près d’Hébron (Genèse 13,18). Abraham acquit près de là, la grotte de Macpéla où il enterra sa femme Sara (Genèse 23,19). Il fut lui-même enterré à cet endroit (Genèse 25,8-9). Cf. les textes bibliques ci-dessous.

La tombe de Jessé : À Hébron on honore la tombe de Jessé, le père de David, et de sa grand-mère Ruth la moabite, l’épouse de Booz.

On dit que c’est ici l’endroit où Adam habita et où Abel fut tué… Il s’agit en effet de traditions juives (parfois enjolivées) dont les Pères de l’Eglise se font écho (Saint Jérôme, Origène, St Amboise, …).

Livre de la Genèse 13, 18

Gn 13, 18 : Abram leva ses tentes et vint habiter aux chênes de Mambré, qui sont en Hébron ; et il bâtit là un autel à Yahweh.

Livre de la Genèse 23, 19

Gn 23, 19 : Après cela, Abraham enterra Sara, sa femme, dans la caverne de Macpéla, vis-à-vis de Mambré, qui est Hébron, dans le pays de Chanaan.

Livre de la Genèse 25, 8-9

Gn 25, 8-9 : Abraham expira et mourut dans une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il fut réuni à son peuple. 9Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Éphron, fils de Séor le Héthéen, qui est vis-à-vis de Mambré

EMV 211 · Tome 3, p. 412-422

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : Retour à Hébron. Discours et miracles dans le jardin de la maison de Jean-Baptiste.

Date de la vision : Samedi 7 juillet 1945.

Calendrier : Dimanche 9 avril 28 (27 Nissan 3788)

Lieux (carte) : A Hébron

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Hébron a changé depuis l'année précédente, car le village a entendu parler des miracles de Jésus et ses habitants ont commencé à réfléchir. Après une brève évocation de Doras, de Jeanne de Kouza, et de Sciammai, l'ancien maître d'Aglaé, le groupe apostolique apprend que le chef de synagogue veut recevoir le Maître. Jésus y consent et ils se dirigent vers la maison de Jean-Baptiste. Le Christ assure au prêtre qu'il ne lui tient pas rancune de l'avoir chassé l'année passée, car il était alors un Inconnu, et il pensait en outre bien agir. Depuis, Jean, le Précurseur, les avait encouragé à aller vers le Seigneur, et désormais, voilà qu'ils le désirent, d'autant qu'ils ont des malades parmi eux. Jésus leur dit donc de les regrouper, et quand c'est chose faite, il les guérit. Ensuite, il se met à parler.

Le sujet principal de son discours porte sur les serviteurs de Dieu. Beaucoup ont désormais des idoles dans leurs vies, et c'est pour cela que le Mal peut prospérer, comme avec Hérode qui emprisonne Jean-Baptiste et qui le mettra bientôt à mort. Ces serviteurs idolâtres ne savent plus parler le langage de Dieu, ce compris les prêtres dans le Temple. Ils veulent au contraire rester dans leurs ténèbres et se laissent acheter par la puissance et l'argent maudit. Mais comme l'enseigne le Christ, il n'y a pas d'argent pour acheter les consciences. Au contraire, il est toujours temps de se mettre au service de Dieu, et Jésus invite les habitants d'Hébron à ne pas décevoir leur Jean mais à se préparer à la Rédemption. De plus, le Sauveur promet qu'il ne garde pas rancune pour le mauvais accueil qu'on lui a fait il y a quelques mois. Tout l monde peut le suivre, il ne demande que la bonne volonté.

Survient alors un dernier miracle, suite à l'arrivée d'un homme estropié qui ressemble à un S. Il le guérit, puis Jésus va dans la maison du chef de la synagogue et la vision se termine.

Contenu du chapitre : 211.1 : En un an, l’opinion des gens d'Hébron a changée. Ils ont été évangélisés. 211.2 : La maison du Baptiste est dans un état lamentable. 211.3 : Le chef de la synagogue s'excuse pour le passé. Le Baptiste a plaidé en faveur de Jésus. Les signes du Messie. 211.4 : Guérisons multiples. 211.5 : Les persécutions contre le Baptiste et le Messie. 211.6 : Ce que la lettre de Jérémie (Baruch 6) dit des idoles. 211.7 : Les idoles humaines du Temple. Les eunuques spirituels. 211.8 : Ne décevez pas votre Jean. Je ne vous garde pas rancune. 211.9 : Guérison de Masala, l'homme en S.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 73.

EMV 211.1-2 · Tome 3, p. 413-414

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211.1 Tous assis en cercle dans un petit bois près d’Hébron, ils mangent en discutant. Judas, maintenant qu’il est sûr que Marie ira chez sa mère, est revenu à de meilleures dispositions d’esprit et il cherche, par mille politesses, à effacer le souvenir de sa mau­vaise humeur auprès de ses compagnons et des femmes. Il a dû aller faire des achats au village et il raconte qu’il a trouvé celui-ci bien changé depuis l’année précédente :

« La nouvelle de la prédication et des miracles de Jésus est arrivée jusqu’ici. Et les gens ont commencé à réfléchir sur bien des choses. Tu sais, Maître, qu’il y a un domaine de Doras dans ces parages ? Et même l’épouse de Kouza possède ici, sur ces montagnes, des terres et un château qui lui appartiennent personnellement, qui font partie de sa dot. On voit que le terrain a été préparé, un peu par elle, un peu par les paysans de Doras – car il doit s’en trouver ici quelques-uns d’Esdrelon –. Lui, Doras, a ordonné le silence. Mais eux… Je crois qu’ils ne se tairaient pas, même sous le supplice. La mort du vieux pharisien a frappé les gens de stupeur, sais-tu ? Tout comme l’excellente santé de Jeanne, qui est venue ici avant la Pâque. Ah ! Et puis il y a eu aussi l’amant d’Aglaé qui t’a rendu service. Sais-tu qu’elle s’est échappée peu après notre passage ici ? Et lui, pour se venger, a agi comme un démon envers plusieurs innocents. C’est ainsi que les gens ont fini par penser à toi comme à un vengeur des opprimés, et ils désirent ta présence. Je parle des meilleurs…

– Vengeur des opprimés ! Je le suis en effet, mais surnaturellement. Ceux qui m’imaginent avec le sceptre et la hache à la main, en roi et justicier selon l’esprit de la terre font erreur. Il est certain, néanmoins, que je suis venu libérer des oppressions : du péché – c’est la plus grave –, des maladies, des afflictions, de l’ignorance et de l’égoïsme. Beaucoup apprendront qu’il n’est pas juste d’opprimer sous prétexte que le sort les a placés dans une situation élevée, mais qu’on doit utiliser cette situation pour soulager ceux qui ont un rang inférieur.

– C’est bien ainsi que Lazare agit, et Jeanne également, mais ils sont deux contre des centaines, se désole Philippe.

– Les fleuves ne sont pas aussi larges à leur source qu’à l’es­tuaire. Quelques gouttes, un filet d’eau, mais après… Il y a des fleuves qui ressemblent à des mers à leur embouchure.

– Le Nil, hein ? intervient Marie, femme d’Alphée. Ta mère me racontait votre séjour en Egypte. Elle me disait souvent : “ Une mer, crois-moi, une mer d’un vert bleuté. C’était un vrai rêve de le voir au maximum de sa crue ! ” Elle me parlait aussi des arbres qui paraissaient surgir de l’eau et puis de tout ce vert qui semblait naître de l’eau quand elle se retirait…

– Eh bien, je vous le dis : à sa source, le Nil n’est qu’un filet d’eau puis il devient ce géant ; de même, ce qui n’est actuellement qu’un filet de faible grandeur qui se penche avec amour et par amour sur les plus petits deviendra par la suite une multitude. Jeanne, Lazare, Marthe pour le moment, mais par la suite, combien, combien de personnes ! »

Jésus semble voir ceux qui seront miséricordieux pour leurs frères, et il sourit, absorbé dans sa vision.

211.2 Judas confie que le chef de la synagogue voulait venir avec lui, mais qu’il n’a pas osé prendre cette décision de son propre chef :

« Tu te souviens, Jean, comme il nous a chassés l’an dernier ?

– Je m’en souviens… Mais disons-le au Maître. »

Jésus, interrogé, répond qu’ils vont entrer à Hébron. Si les habitants veulent les voir, ils les appelleront, et eux s’arrêteront. Sinon ils passeront sans s’arrêter.

« Ainsi, nous verrons aussi la maison de Jean-Baptiste. A qui appartient-elle, maintenant ?

– A qui la veut, je crois. Shammaï est parti et n’est plus revenu. Il a enlevé ses serviteurs et ses meubles. Les habitants, pour se venger de ses injustices, ont abattu le mur de clôture et la maison est à tout le monde. Le jardin, du moins. Ils s’y réunissent pour vénérer leur Jean-Baptiste. On dit que Shammaï a été assassiné. Je ne sais pourquoi… une affaire de femmes, semble-t-il…

– Quelque intrigue louche de la cour, certainement !… » marmonne Nathanaël dans sa barbe.

Annotation

Judas, maintenant qu’il est sûr que Marie ira chez sa mère, est revenu à de meilleures dispositions d’esprit. Judas, en effet, était d'une humeur exécrable dans l'EMV 210.

Même l’épouse de Kouza possède ici, sur ces montagnes, des terres et un château qui lui appartiennent personnellement, qui font partie de sa dot. Probablement le château de Béther.

La mort du vieux pharisien a frappé les gens de stupeur, sais-tu ? Cf. la mort dramatique de Doras en EMV 126.10.

Tout comme l’excellente santé de Jeanne. Cf. la guérison de Jeanne de Kouza en EMV 102.7.

Judas confie que le chef de la synagogue voulait venir avec lui, mais qu’il n’a pas osé prendre cette décision de son propre chef : « Tu te souviens, Jean, comme il nous a chassés l’an dernier ? » Cf. EMV 77.8.

EMV 211.2 · Tome 3, p. 413-414

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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211.2 Judas confie que le chef de la synagogue voulait venir avec lui, mais qu’il n’a pas osé prendre cette décision de son propre chef :

« Tu te souviens, Jean, comme il nous a chassés l’an dernier ?

– Je m’en souviens… Mais disons-le au Maître. »

Jésus, interrogé, répond qu’ils vont entrer à Hébron. Si les habitants veulent les voir, ils les appelleront, et eux s’arrêteront. Sinon ils passeront sans s’arrêter.

« Ainsi, nous verrons aussi la maison de Jean-Baptiste. A qui appartient-elle, maintenant ?

– A qui la veut, je crois. Shammaï est parti et n’est plus revenu. Il a enlevé ses serviteurs et ses meubles. Les habitants, pour se venger de ses injustices, ont abattu le mur de clôture et la maison est à tout le monde. Le jardin, du moins. Ils s’y réunissent pour vénérer leur Jean-Baptiste. On dit que Shammaï a été assassiné. Je ne sais pourquoi… une affaire de femmes, semble-t-il…

– Quelque intrigue louche de la cour, certainement !… » marmonne Nathanaël dans sa barbe.

Annotation

Concernant le chef de synagogue, cf. l'EMV 77.8.

EMV 211.3-4 · Tome 3, p. 416-417

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211.3 Ils se lèvent et se dirigent vers Hébron, vers la maison de Jean-Baptiste. Au moment où ils vont y arriver, voilà un groupe serré d’habitants. Ils s’avancent, un peu indécis, curieux et gênés. Mais Jésus les salue d’un sourire. Ils s’enhardissent, s’ouvrent, et le chef de la synagogue — si impoli, l’an passé —, sort du groupe.

« Paix à toi ! Salue immédiatement Jésus. Nous permets-tu de séjourner dans ta ville ? Je suis accompagné de tous mes disciples préférés et des mères de certains d’entre eux.

– Maître, mais tu ne gardes pas de rancune contre nous, contre moi ?

– De la rancune ? Je ne sais pas ce que c’est et je ne vois pas pourquoi je devrais en avoir.

– L’an passé, je t’ai offensé…

– Tu as offensé l’Inconnu, te croyant en droit de le faire. Puis tu as compris et tu as regretté de l’avoir fait. Mais c’est du passé et, comme le regret efface la faute, le présent efface le passé. Maintenant, pour toi, je ne suis plus l’Inconnu. Quels sentiments éprouves-tu donc pour moi ?

– Du respect, Seigneur. Du… désir…

– Du désir ? Qu’attends-tu de moi ?

– Te connaître mieux que je ne te connais.

– Comment ? De quelle façon ?

– Par ta parole et tes œuvres. La connaissance de ta personne, de ta doctrine, de ta puissance est parvenue jusqu’ici, et on nous a dit que tu n’es pas étranger à la libération de Jean-Baptiste. Tu ne le haïssais donc pas, tu n’as pas cherché à supplanter notre Jean ! Lui-même n’a pas nié que c’est grâce à toi qu’il a revu la vallée du saint Jourdain. Nous sommes allés auprès de lui, lui parler de toi, et il nous a dit : “ Vous ne savez pas qui vous avez repoussé. Je devrais vous maudire, mais je vous pardonne parce qu’il m’a enseigné à pardonner et à être doux. Mais, si vous ne voulez pas être anathème au Seigneur et à moi son serviteur, aimez le Messie. Et n’ayez pas de doute. Voici à quoi vous le reconnaîtrez : esprit de paix, amour parfait, sagesse supérieure à toute autre, doctrine céleste, douceur suprême, puissance sur toute chose, humilité absolue, chasteté angélique. Vous ne pouvez pas vous tromper. Quand vous respirerez la paix auprès d’un homme qui se dit le Messie, quand vous boirez son amour, l’amour qui émane de lui, quand vous passerez de vos ténèbres à la lumière, quand vous verrez les pécheurs se racheter et les corps guérir, alors dites : ‘Celui-ci est vraiment l’Agneau de Dieu !’ ” Nous savons que tes œuvres sont celles dont parle notre Jean. Par conséquent, pardonne-nous, aime-nous, donne-nous ce que le monde attend de toi.

– C’est pour cela que je suis ici. Je viens de très loin pour donner aussi à la ville de Jean ce que je donne à tout lieu qui m’accueille. Dites ce que vous désirez de moi.

– Nous avons, nous aussi, des malades, et nous sommes ignorants, surtout en ce qui est amour et bonté. Jean, dans son amour absolu pour Dieu, a une main de fer et une parole de feu, et il veut nous plier tous comme un géant froisse un brin d’herbe. Beaucoup tombent dans le découragement parce que l’homme est plus pécheur que saint. Il est difficile d’être saint… Toi… on dit que tu ne courbes pas, mais que tu relèves, que tu ne cautérises pas, mais que tu appliques du baume, que tu n’écrases pas, mais que tu caresses. On sait que tu es paternel à l’égard des pécheurs et puissant contre les maladies quelles qu’elles soient, et surtout les maladies du cœur. Les rabbins ne savent plus le faire.

211.4 – Amenez-moi vos malades, puis réunissez-vous dans ce jardin abandonné et profané par le péché après avoir servi de temple pour la grâce qui y a habité. »

Tels des hirondelles, les habitants d’Hébron s’envolent dans toutes les directions et il ne reste que le chef de la synagogue qui entre avec Jésus et ses disciples dans l’enceinte du jardin ; ils se mettent à l’ombre d’une tonnelle où se mêlent les rosiers et les vignes qui ont poussé librement. Les habitants d’Hébron ont vite fait de revenir ; ils amènent un paralytique sur un brancard, une jeune aveugle, un petit muet et deux personnes qui souffrent de je ne sais quelle maladie, qu’on accompagne en les soutenant.

EMV 211.5 · Tome 3, p. 417

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il n’est pas permis d’accuser sans connaître, ni de juger sans entendre l’accusé. Mais aujourd’hui, une nouvelle série s’ajoute aux accusations et aux condamnations pour les fautes habituelles ou prétendues : elle montre de quelle manière sont traités ceux qui viennent au nom de Dieu. Au cours des siècles, cela s’est produit contre les prophètes et, de nos jours, cela se reproduit contre le Précurseur du Christ et contre le Christ.

Vous le voyez : attiré par tromperie hors du territoire de Sichem, Jean-Baptiste attend la mort dans les prisons d’Hérode, car jamais il ne consentira aux mensonges ou aux compromis. On pourra bien lui ôter la vie et lui couper la tête, mais on ne pourra briser son honnêteté, ni séparer son âme de la vérité qu’il a servie fidèlement sous toutes ses formes, divines, surnaturelles ou mo­rales. De la même façon, on persécute le Christ avec une furie redoublée – même décuplée – parce qu’il ne se borne pas à dire à Hérode : “ Cela ne t’est pas permis ”, mais qu’il proclame d’une voix de tonnerre ce : “ Cela ne t’est pas permis ” partout où, en entrant, il trouve le péché ou sait que le péché existe, sans exclure aucune catégorie, et cela au nom de Dieu et pour l’honneur de Dieu.

EMV 212 · Tome 3, p. 422-430

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Titre du chapitre : Une onde d’amour pour Jésus, qui parle à Yutta dans la petite maison d’Isaac.

Date de la vision : Dimanche 8 juillet 1945. En 212.8, commentaire du 9 juillet 1945.

Calendrier : Lundi 10 avril 28 (27 Nissan 3788) selon maria-valtorta.org | Jeudi 13 avril 28 selon Valtorta.fr.

Lieux (carte) : Yutta

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Jésus est entouré de toute la ville de Yutta qui l'entoure avec affection. Jésus en est heureux, et Maria se laisse aller à ses réflexions. Elle déclare ainsi que Jésus se réfugie dans le coeur des âmes fidèles, et ceux-ci sont pris par un amour ardent, qui est joie et souffrance en même temps. C'est la fièvre de l'Amour qui les consume, qui les fait à la fois vivre et mourir, avant de les ramener à leur état normal, ce qui les plonge dans l'humilité. Maria s'étonne enfin de sa parenthèse qui est plus longue qu'elle ne s'y attendait et elle se reconcentre sur la vision. Jésus est donc accueilli par Sarah, qui ne laisse à personne la joie d'avoir le Maître à dîner dans sa maison.

Ensuite, Jésus donne un discours sur l'idolâtrie en partant du livre de Jérémie. Il explique que les coeurs sont devenus des déserts, où ne se trouve pas Dieu, et qu'il y a désormais une forêt d'idoles. Beaucoup ont désormais des veaux d'or au fond d'eux et il est redoutable de ne pas connaître Dieu. L'homme doit connaître Dieu, par reconnaissance et par respect pour sa propre intelligence. Par reconnaissance, car Dieu a rendu la grâce à l'homme via le Rédempteur et sa créature reçoit par ailleurs tout ce qu'il lui faut pour vivre. Par respect pour sa propre raison, car l'homme qui manque à ses devoirs envers Dieu se déshonore lui-même, puisqu'il sait réfléchir et reconnaître qui est son bienfaiteur.

La distance vis-à-vis du Christ est à la fois un bien et un mal. Un mal car on ne peut pas l'entendre comme on le souhaite ; un bien, car cela tient éloigné les âmes d'une corruption qui essaie d'enserrer Jésus et de l'étouffer. Cependant, la solitude n'empêche pas Dieu de parler partout et le Seigneur promet d'envoyer beaucoup de disciples. Il invite aussi ceux qui le veulent à le suivre, et il invite surtout tout le monde à annoncer le Christ par une vie honnête.

Maria Valtorta relit pour sa part ce qu'elle a écrit et estime que c'est réellement au-dessous de ce qu'elle a éprouvé.

Contenu du chapitre : 212.1 : L'accueil enthousiaste de la foule et le bonheur de Jésus. 212.2 : Sous l'effet de cet enthousiasme, Maria Valtorta prophétise : le Christ agit dans et par son peuple fidèle. 212.3 : Sa joie spirituelle était irrépressible. 212.4 : La maisonnette d'Isaac a été transformée en "chapelle". 212.5 : Commentaire de Jérémie : Le péché des grands d'Israël. L'idolâtrie des hommes. 212.6 : La nécessité de connaître Dieu par reconnaissance. 212.7 : L'éloignement du Temple n'est pas un handicap pour annoncer le Christ. 212.8 : Maria Valtorta pense que sa description du débordement d’amour était en-deçà de la réalité.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 74

EMV 212.4 · Tome 3, p. 425-426

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus entre à Yutta, et il est conduit sur la place du marché, puis à la pauvre cabane où Isaac a souffert pendant trente ans. On lui explique :

« C’est ici que nous venons pour parler de toi et pour prier comme dans une synagogue, la plus vraie. Car c’est ici que nous avons commencé à te connaître et ici que les prières d’un saint t’ont rappelé à nous. Entre. Vois comment nous avons arrangé sa demeure. »

Jusqu’à l’an dernier, la maisonnette comprenait trois petites pièces : celle où mendiait Isaac infirme, un débarras et une petite cuisine qui donnait sur la cour. On les a réunies en une seule pièce et il y a des bancs qui servent pour les rassemblements. Dans la cour, dans une petite baraque, on a rangé les quelques meubles d’Isaac comme des reliques ; le respect des habitants de Yutta a rendu la cour moins désolée, on y a mis des plantes grimpantes qui couvrent maintenant de fleurs la palissade rustique et forment un commencement de tonnelle en suivant des cordes tendues à la manière de filets au-dessus de la cour, au niveau du toit peu élevé.

Jésus les félicite et ajoute :

« Nous pouvons séjourner ici. Je vous prie seulement de loger les femmes et l’enfant.

– Oh, notre Maître ! Jamais de la vie ! Nous viendrons ici avec toi et tu nous parleras, mais tes disciples et toi, vous êtes nos hôtes. Accorde-nous la bénédiction de te recevoir ainsi que les serviteurs de Dieu. La seule chose qui nous déplaise, c’est qu’il n’y en ait pas autant que de maisons… »

Jésus accepte et sort de la maisonnette pour aller dans la maison de Sarah, qui ne cède à personne son droit de recevoir à dîner Jésus et ses disciples…

EMV 213 · Tome 3, p. 430-434

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Titre du chapitre : À Kérioth, une prophétie de Jésus et le début de la prédication apostolique.

Date de la vision : Lundi 9 juillet 1945.

Calendrier : Samedi 15 avril 28 (3 lyar 3788) selon maria-valtorta.org, samedi 22 avril 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Kérioth

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Jésus est à l'intérieur de la synagogue de Kérioth. C'est le vacarme, et Judas obtient le silence en donnant un coup sur les lampes au-dessus d'eux. Le Christ fait alors lire au chef de synagogue le quatrième chapitre du second livre des Macchabées. Quand c'est chose faite, Jésus prend la parole et explique qu'il va lancer la prédication apostolique dans la ville de son très cher disciple, car le Maître ne suffit plus aux besoins des foules et il est plus sage que les apôtres s'entrainent à parler pendant que le Seigneur est encore parmi eux.

Jésus ne donnera donc pas d'enseignement public, mais il va donner une prophétie au peuple de Kérioth, pour que celui-ci se rappelle, quand viendra l'heure du Crime, qu'il les aime et qu'il les défend d'une accusation injuste à leur égard. Leur ville n'est en effet pas une ennemie du Christ.

Viendra donc un temps où on dira du mal du véritable Grand-Prêtre, et qu'on s'en prendra à l'Innocent. Un être infâme ira trouver les puissants d'Israël, il livrera le Souverain Prêtre à ses ennemis. Le Christ énonce déjà sa mort et les actions de Judas le soir du Jeudi saint. Il prédit aussi le châtiment éternel du traître ainsi que le châtiment d'Israël. Aussi, il exhorte le peuple de Kérioth à se souvenir de ses paroles, afin que, quand on leur dira que le Maître est un malfaiteur, il puisse répondre que Jésus a prédit tout ces événements et que la Victime est morte pour expier les péchés du monde.

La synanogue se vide, pendant que Judas est ému jusqu'aux larmes pour l'estime que Jésus lui montre. Pierre, lui, est davantage épouvanté à l'idée de parler. Enfin, arrive le chef de synagogue, qui se réjouit de l'élection de Judas, mais qui s'attriste de l'homme indigne qui le trahira. Il espère que Judas compensera cette trahison, et ce dernier promet qu'il y apportera tout son effort...

Contenu du chapitre : 213.1 : Judas obtient le silence dans la synagogue et Jésus fait lire 2 Maccabées,4. 213.2 : Les apôtres parleront à ma place et je vous donne une prophétie concernant Kérioth. 213.3 : Viendra le temps d'une grande trahison. Mort du Souverain Prêtre et punition. 213.4 : Kérioth est admiratif de l'estime que Jésus a pour Judas qui en est ému aux larmes. À Kérioth, il y aura donc un préféré et un indigne.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 75

EMV 213.1 · Tome 3, p. 430-431

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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213.1 Je vois l’intérieur de la synagogue de Kérioth, à l’endroit même où Saül mort fut couché sur le sol après avoir vu la gloire future du Christ. Jésus et Judas émergent au dessus d’un groupe agglutiné ; ce sont les deux plus grands, et tous deux ont le visage rayonnant, l’un d’amour, l’autre de joie de voir que sa ville est toujours fidèle au Maître et qu’elle lui rend les honneurs solennels. Il y a là d’abord les notables de Kérioth puis, plus loin de Jésus, les habitants, serrés comme des sardines, de sorte que la synagogue est si comble qu’il y est difficile de respirer, bien que les portes soient ouvertes. Et, pour faire honneur au Maître, pour l’écouter, ils finissent par créer un désordre indescriptible et tant de chahut que l’on n’entend plus rien.

Jésus supporte tout en silence. Mais les autres se fâchent, font de grands gestes et crient :

« Silence ! »

Mais ces cris se perdent dans le vacarme comme un hurlement poussé sur une plage pendant une tempête.

Judas ne tergiverse pas : il monte sur un siège élevé et donne un grand coup sur les lampes suspendues en grappes au milieu d’eux. Le métal creux résonne, et les chaînettes retentissent en se frappant, comme des instruments de musique. Les gens se calment, et on peut enfin entendre parler Jésus.

Annotation

Je vois l’intérieur de la synagogue de Kérioth, à l’endroit même où Saül mort fut couché sur le sol après avoir vu la gloire future du Christ. Dans l'EMV 78.