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Notes du thème

Ancien Testament

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EMV 132.3 · Tome 2, p. 386

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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N’essayez pas de tromper le Seigneur. Que vos actions ne soient pas fausses. Ne mélangez pas Dieu et Mammon. Vous auriez un autel vide : celui de Dieu. Car il est inutile d’élever un nouvel autel s’il subsiste encore des restes de l’autre. C’est soit Dieu, soit l’idole. Choisissez.

EMV 132.4 · Tome 2, p. 387-389

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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132.4 Coupable d’homicide et d’adultère, réprouvé de Dieu, David obtint pourtant son pardon après avoir crié au Seigneur : “ Aie pitié, non par respect pour moi, mais pour l’honneur de ta miséricorde, qui est infinie. A cause d’elle, efface mon péché. Il n’est pas d’eau qui puisse laver mon coeur si elle n’est pas puisée dans les tréfonds de ta sainte bonté. Lave-moi par elle de mon iniquité et purifie-moi de ma souillure. Je ne nie pas mon péché, je reconnais même ma faute et elle est toujours devant moi comme un témoin qui m’accuse. J’ai offensé l’homme dans mon prochain et en moi-même, mais je regrette surtout d’avoir péché contre toi. Que cela te montre que je reconnais que tu es juste en toutes tes paroles et que je crains ton jugement qui triomphe de toute puissance humaine. Mais considère, ô Eternel, que je suis né dans le péché et que pécheresse était celle qui m’a conçu, et aussi que tu m’as aimé au point d’en arriver à me dévoiler ta sagesse et à me la donner comme maîtresse pour comprendre les mystères de tes sublimes vérités. Or si tu as tant fait pour moi, dois-je te craindre ? Non, je ne crains pas. Asperge-moi avec l’amertume de la douleur et je serai purifié. Lave-moi par les larmes et je serai pur comme neige. Fais-moi entendre ta voix, et ton serviteur humilié exultera, parce que ta voix est joie et gaieté, même si elle réprimande. Tourne ton visage vers mes péchés. Ton regard effacera mon iniquité. Le coeur que tu m’as donné a été profané par Satan et par la faiblesse de mon humanité. Crée en moi un coeur nouveau qui soit pur, et détruis ce qui est corruption au plus profond de ton serviteur, pour que règne uniquement en lui un esprit droit. Mais ne me chasse pas de ta présence et ne m’enlève pas ton amitié car seul le salut qui vient de toi est joie pour mon âme, et ton esprit souverain fait le réconfort de l’homme humilié. Fais que je devienne celui qui va parmi les hommes pour annoncer : ‘ Voyez comme le Seigneur est bon. Marchez sur ses chemins et vous serez bénis comme je le suis, moi, cet avorton qui redevient fils de Dieu par la grâce qui renaît en moi. ’ Et les impies se convertiront à toi. Mon sang et ma chair se révoltent et crient en moi. Libère-moi, Seigneur, toi le salut de mon âme, et je chanterai tes louanges. Je ne savais pas, mais maintenant j’ai compris. Ce n’est pas un sacrifice de béliers que tu veux, mais l’holocauste d’un coeur contrit. Un coeur contrit et humilié t’est plus agréable que les béliers et les moutons, parce que tu nous as créés pour toi, et tu veux que nous nous en souvenions et te rendions ce qui est à toi. Dans ta grande bonté, montre-toi bienveillant à mon égard et reconstruis ma Jérusalem qui est aussi la tienne : celle d’un esprit purifié et pardonné sur lequel on puisse offrir le sacrifice, l’oblation et l’holocauste pour les péchés en action de grâce et de louange. Et que chacun de mes nouveaux jours soit une hostie de sainteté qui se consume sur ton autel pour s’élever avec le parfum de mon amour jusqu’à toi. ”

Annotation

Psaume 51

Ps 51 : Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère. Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse. Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige. Fais que j'entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés. Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé. Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

EMV 133.2 · Tome 2, p. 395

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Sois-en bien sûr, il y aura toujours parmi les prêtres des saints qui sauront encore mourir pour l’amour de Dieu et de leur prochain ; mieux, ils sauront le faire si discrètement, après avoir pratiqué la perfection pendant toute leur vie avec une pareille discrétion, que le monde ne les remarquera même pas. Mais si le monde ne devient pas tout entier impureté et idolâtrie, ce sera grâce à eux : les héros du silence et de l’activité fidèle.

EMV 134 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

(...) Il y en a qui par l'effet de l'idolâtrie si profondément ancrée au coeur de l'homme, même quand il est bon, adorent le porte-parole, oubliant qu'il n'est qu'un instrument et que Dieu seul est adorable. Il en est d'autres qui me méprisent.

Les uns et les autres attendent également bien qu'avec des buts différents qu'il se produise en moi des faits merveilleux, surtout en ce temps de la Passion. Peut-être vous-même les attendez comme une chose qui serait naturelle dans mon cas. Pour vous, c'est une attente qui se justifie. Pour les autres, c’est mépris ou idolâtrie.

Je vous assure que je préfère encore le mépris pour Maria Valtorta, à l'idolâtrie pour ma personne. Cette dernière me donne un ennui indescriptible. Il me semble qu'on me dépouille sur une place publique, que l'on m'extorque mon précieux secret... que sais-je ? J'en souffre, voilà. Le mépris me fait moins mal s'il s'adresse à Maria Valtorta, pourvu qu'il ne lèse pas les "dictées" et ne les fasse pas prendre pour une plaisanterie et une folie...

Mais, par-dessus les désirs plus ou moins saints et honnêtes de tant de gens, il y a la volonté de Dieu, sa bonté, plutôt, qui écoute sa pauvre Maria. Sa prière de toujours, sa prière de maintenant c'est celle-ci : "Voilà ta "victime". Tout ce que Tu veux, mais pas de signes extérieurs." Je n'aurais pas voulu non plus cette manifestation de Dieu en moi, en ce qui me concerne... Mais Lui a voulu que je sois son phonographe... patience ! Mais, autre chose non, non, et non.

Toutes les maladies diagnostiquables ou celles qui ne le sont pas, parce qu'elles n'offrent pas des symptômes connus. Toutes les souffrances pour souffrir en moi ce que Lui a souffert. Une agonie complète qui me courbe sous le poids de son agonie. Mais que cela soit connu de Lui seul, de vous qui me dirigez, et de moi. Cela suffit.

Si cependant en ce temps de Passion je déçois ceux qui m'idolâtrent ou me méprisent ; parce que matériellement je n'éprouve pas la Passion, je vous assure que je vis ma passion. La souffrance physique accrue. Mon corps brisé et réduit par les coups et l'épuisement du Golgotha, ma tête prise dans le cercle qui la torture, des tiraillements et des crampes dans les muscles, cette torture qui me coupe le souffle et me congestionne, et puis la soif, la fièvre; la langueur et les spasmes du supplice, Mais ce n'est pas cela "ma passion", c'est toujours pour moi ce que j'appelle "mon Gethsémani" : la nuit qui monte avec ses fantômes et ses peurs, la crainte et la terreur de l'avenir et de Dieu... et le voisinage de la Haine alors que l'Amour est absent. Voilà ce qui assoiffe, ce qui enfièvre, fait pleurer des larmes de sang, m'épuise, me met à bout. Je vous assure que c'est quelque chose d'aussi puissant que l'heure vécue l'an passé quand Dieu me laissa seule. Et même je puis dire : c'est plus fort, car je souffre en dépit de la présence de Dieu en moi.

J'espère de m'être bien expliquée. Mais certaines tortures s'expliquent très mal. Et sont encore plus mal comprises de ce qu'elles ne soient en réalité, et soit du père spirituel que des idolâtrés, ou encore des curieux, à ceux à qui intéresse le... phénomène, ou qui le méprisent, Il faudrait bien que ces trois dernières catégories éprouvent pendant une heure ce que nous éprouvons... Et les idolâtres aussi qui, peut-être, nous envient, Mais non ! Il vaut mieux qu'ils ne l'éprouvent pas, Les idolâtres essaieraient de s'échapper, qui sait où, par la peur d'une telle heure; Les curieux, les studieux, les moqueurs, ceux qui méprisent en arriveraient à maudire Dieu... Donc... tendons les épaules au joug, buvons l'amertume... et en avant.

Seigneur, pas ma volonté, mais la tienne. Voici ta servante et ta victime Oui, fais de moi ce que Tu veux. Mais seulement, à cause de ta bonté, donne-moi la force de pouvoir souffrir. Et ne me laisse pas seule. "Reste avec nous, car il se fait tard et déjà baisse la clarté du jour ..."

Détail

Maria Valtorta parle à son confesseur et dit :

EMV 134.4 · Tome 2, p. 405

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

La vieille, à genoux, ne trouvant rien d’autre à dire, dans sa joie, entonne le cantique d’Azarias dans la fournaise. Elle le récite tout entier, de sa voix tremblante de vieille femme émue.

« Ah ! Seigneur ! Mais que puis-je faire pour toi ? Je n’ai rien pour te faire honneur ! » dit-elle finalement.

Jésus la relève et lui dit :

« Permets-moi seulement de me reposer de ma fatigue. Et surtout, tais-toi. Le monde ne m’aime pas. Je dois m’éloigner pour quelque temps. Je te demande fidélité à Dieu et silence : à toi, à l’épouse, aux petits.

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Livre de Daniel 3, 25-45

Dn 3, 25-45 : Et Azarias, se levant, fit cette prière ; ouvrant la bouche au milieu du feu, il dit : Soyez béni, Seigneur, Dieu de nos pères ; votre nom est digne de louange et de gloire à jamais. Car vous êtes juste dans tout ce que vous nous avez fait, et toutes vos œuvres sont vraies ; vos voies sont droites, et vos jugements sont équitables.

Car vous avez rendu des jugements équitables ; dans tous les maux que vous avez fait venir sur nous ; et sur la ville sainte de nos pères, Jérusalem ; c'est par un juste jugement que vous avez fait tout cela, à cause de nos péchés. Car nous avons péché et commis l'iniquité en nous retirant de vous, et nous avons manqué en toutes choses. Nous n'avons pas écouté vos commandements et nous ne les avons pas observés, et nous n'avons pas agi selon que vous nous l'aviez commandé, afin que nous fussions heureux.

Tout ce que vous avez fait venir sur nous, tout ce que vous nous avez fait, c'est par un juste jugement que vous l'avez fait. Vous nous avez livrés aux mains d'ennemis injustes, d'apostats acharnés contre nous, et d'un roi injuste, le plus méchant de toute la terre. Et maintenant nous n'osons ouvrir la bouche ; la honte et l'opprobre sont à vos serviteurs, et à tous ceux qui vous adorent.

Ne nous livrez pas pour toujours, à cause de votre nom, et ne détruisez pas votre alliance. Ne retirez pas de nous votre miséricorde, à cause d'Abraham votre ami, d'Isaac votre serviteur, et d'Israël votre saint, auxquels vous avez promis de multiplier leur postérité ; comme les étoiles du ciel, et comme le sable qui est sur le rivage de la mer.

Car, Seigneur, nous sommes réduits devant toutes les nations, et nous sommes aujourd'hui humiliés par toute ta terre, à cause de nos péchés. Il n'y a plus en ce temps pour nous ni prince, ni chef, ni prophète, ni holocauste, ni sacrifice, ni oblation, ni encens ; ni endroit pour apporter devant vous les prémices et trouver grâce.

Mais, Seigneur, puissions-nous être reçus, le cœur contrit et l'esprit humilié, comme vous recevez un holocauste de béliers et de taureaux, ou de mille agneaux gras ; qu'il en soit ainsi de notre sacrifice devant vous aujourd'hui, et de notre soumission envers vous, car il n'y a pas de confusion pour ceux qui se fient en vous. Maintenant, nous vous suivons de tout notre cœur, nous vous craignons et nous cherchons votre visage.

Ne nous confondez pas, mais traitez-nous selon votre douceur, et selon l'abondance de votre miséricorde. 4élivrez-nous par vos prodiges, et donnez, Seigneur, gloire à votre nom. Qu'ils soient confondus tous ceux qui maltraitent vos serviteurs, couverts de honte par la perte de toute leur puissance, et que leur force soit brisée, qu'ils sachent que vous êtes le Seigneur, le seul Dieu, et le glorieux souverain de toute la terre ! "

EMV 135.6 · Tome 2, p. 413-414

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Croyez-vous qu’ils soient heureux, ceux qui le paraissent parce qu’ils possèdent – licitement ou plutôt illicitement – des monceaux de blé, des cuves toutes pleines, et des outres remplies d’huile ? Non. Ils sentent le goût du sang et des larmes d’autrui dans toute leur nourriture, et leur lit leur paraît hérissé de ronces tellement ils y sont dévorés par leurs remords. Ils volent les pauvres et dépouillent les orphelins, pillent le prochain pour toujours amasser, ils oppriment ceux qui sont moins puissants et moins pervers qu’eux. Peu importe. Laissez-les faire. Leur royaume est de ce monde. Et à leur mort, que leur restera-t-il ? Rien. A moins qu’on ne veuille appeler trésor le fardeau des fautes qu’ils portent avec eux et avec lequel ils se présenteront à Dieu. Laissez-les faire. Ce sont les fils des ténèbres, révoltés contre la Lumière, et ils ne peuvent suivre ses sentiers lumineux. Quand Dieu fait briller l’Etoile du matin, ils l’appellent ombre mortelle et la croient contaminée. Ils préfèrent cheminer à la lueur ténébreuse de leur or et de leur haine qui ne luisent que parce que les réalités infernales ont la brillante phosphorescence des lacs de perdition. »

Détail

Jésus parle des hommes riches et puissants, qui restent dans les ténèbres volontairement.

EMV 135.6 · Tome 2, p. 413

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Le monde appartient aux méchants. Le Paradis appartient aux bons. C’est la vérité et la promesse. C’est sur elles que s’appuient notre force et notre assurance. Le monde passe. Le Paradis ne passe pas. Celui qui le conquiert par sa bonté en jouit éternellement. Alors pourquoi se troubler devant les actes des méchants ? Vous rappelez-vous les lamentations de Job ? Ce sont les éternelles lamentations des bons que l’on opprime. Car la chair gémit, mais elle ne devrait pas gémir, et plus on la foule aux pieds, plus les ailes de l’âme devraient s’élever dans la joie du Seigneur. »

Mots-clés

EMV 135.7 · Tome 2, p. 414-415

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Que dire de ces malheureux ? Dieu leur a donné le temps de faire pénitence et ils en abusent pour pécher. Mais le Seigneur ne les perd pas de vue, même quand il semble le faire. Un moment vient où, comme la foudre qui brise même le roc, l’amour de Dieu brise leur coeur dur, ou bien encore l’accumulation de leurs fautes fait monter jusqu’à leur gueule et leurs narines la marée de leur fange. Ils ressentent alors – oh oui, ils ressentent enfin ! – le dégoût de cette saveur et de cette puanteur qui répugne aux autres et qui remplit leur coeur. Alors vient un moment où ils en ont la nausée et il s’élève en eux un commencement de désir de faire le bien.

L’âme s’écrie alors : “ Et qui m’aidera à revenir au temps de ma jeunesse, quand mon âme était dans l’amitié de Dieu ? Quand sa lumière brillait dans mon coeur et que je marchais dans son rayonnement ? Quand, devant ma justice, le monde se taisait, plein d’admiration, et que quiconque me voyait proclamait mon bonheur ? Le monde buvait mon sourire, on accueillait mes paroles comme celles d’un ange et le coeur de mes proches tressaillait de fierté dans leur poitrine. Et maintenant que suis-je devenue ? Objet de railleries pour les jeunes, d’horreur pour les vieux. Je suis l’objet de leurs moqueries et ils me crachent leur mépris au visage. ” Oui, c’est ainsi que parle à certaines heures l’âme des pécheurs, des vrais Job, car il n’y a pas de misère plus grande que celle-là, la misère de celui qui a perdu pour toujours l’amitié de Dieu et son Royaume. Et elle doit faire pitié, seulement pitié.

Ce sont des âmes qui, par désoeuvrement ou par étourderie, ont perdu l’éternel Epoux. “ La nuit, dans mon lit, je cherchais l’amour de mon âme et ne le trouvais pas. ” En effet, dans les ténèbres, on ne peut distinguer l’époux, et l’âme, aiguillonnée par l’amour, inconsciente parce qu’elle est environnée par la nuit spirituelle, cherche et veut trouver un rafraîchissement à son tourment. Elle croit le trouver dans un amour quelconque. Non. Il n’y a qu’un amour pour l’âme : Dieu. Elles errent, ces âmes que l’amour de Dieu aiguillonne, à la recherche de l’amour. Il suffirait qu’elles veuillent en elles la lumière et elles auraient l’Amour pour époux. Elles errent, comme des malades, cherchant à tâtons l’amour, et elles rencontrent tous les amours, toutes les choses dégoûtantes auxquelles l’homme a donné ce nom, mais elles ne trouvent pas l’Amour ; car l’Amour, c’est Dieu et non pas l’or, la jouissance, le pouvoir.

Pauvres, pauvres âmes ! Si elles étaient moins paresseuses, elles se seraient levées au premier appel de l’Epoux éternel pour aller vers Dieu qui appelle : “ Suis-moi ”, vers Dieu qui dit : “ Ouvre-moi ”, de sorte qu’elles ne seraient pas allées ouvrir la porte avec l’élan de leur amour réveillé quand l’Epoux déçu est déjà loin. Disparu... Et elles n’auraient pas profané cet élan saint d’un besoin d’aimer dans une boue qui dégoûte l’animal immonde tant elle est saumâtre et couverte de ronces, et celles-ci n’étaient pas des fleurs mais seulement des aiguilles qui la déchirent au lieu de la couronner. Elles n’auraient pas connu le mépris des gardes de service, de tous les gens qui, comme Dieu mais pour des motifs opposés, ne perdent pas de vue le pécheur et le montrent du doigt pour le tourner en dérision et le critiquer.

Pauvres âmes frappées, dépouillées, blessées par tout le monde ! Seul Dieu ne s’unit pas à cette lapidation de mépris sans pitié.

Mais il fait tomber ses larmes pour guérir ses blessures et revêtir sa créature d’un vêtement qui brille comme le diamant. C’est toujours sa créature... Dieu seul... et avec le Père, les enfants de Dieu. Bénissons le Seigneur. Il a voulu que, pour les pécheurs, je doive revenir ici pour vous dire : “ Pardonnez, pardonnez toujours. Faites sortir de tout mal un bien, de toute offense une grâce. ” Je ne vous dis pas seulement “ faites-le ”, je vous dis : répétez mon geste. J’aime, et je bénis mes ennemis puisque, grâce à eux, j’ai pu revenir vers vous, mes amis.

La paix soit sur vous tous. »

Détail

Jésus parle des hommes riches et méchants, des pécheurs qui ont mené une vie de luxe et de péché.

Annotation

Livre de Job, 29

Jb 29

Job reprit encore son discours et dit :

Oh ! Qui me rendra les mois d'autrefois, les jours où Dieu veillait à ma garde ; quand sa lampe brillait sur ma tête, et que sa lumière me guidait dans les ténèbres ! Tel que j'étais aux jours de mon âge mûr, quand Dieu me visitait familièrement dans ma tente, 5quand le Tout-Puissant était encore avec moi, et que mes fils m'entouraient ; quand je lavais mes pieds dans le lait, et que le rocher me versait des flots d'huile !

Lorsque je sortais pour me rendre à la porte de la ville, et que j'établissais mon siège sur la place publique, en me voyant, les jeunes gens se cachaient, les vieillards se levaient et se tenaient debout. Les princes retenaient leurs paroles, et mettaient leur main sur la bouche. La voix des chefs restait muette, leur langue s'attachait à leur palais. L'oreille qui m'entendait me proclamait heureux, l'œil qui me voyait me rendait témoignage.

Car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, et l'orphelin dénué de tout appui. La bénédiction de celui qui allait périr venait sur moi, je remplissais de joie le cœur de la veuve. Je me revêtais de la justice comme d'un vêtement, mon équité était mon manteau et mon turban. J'étais l'œil de l'aveugle, et le pied du boiteux. J'étais le père des pauvres, j'examinais avec soin la cause de l'inconnu. Je brisais la mâchoire de l'injuste, et j'arrachais sa proie d'entre les dents. Je disais : « Je mourrai dans mon nid, j'aurai des jours nombreux comme le sable. Mes racines s'étendent vers les eaux, la rosée passe la nuit dans mon feuillage. Ma gloire reverdira sans cesse, et mon arc reprendra sa vigueur dans ma main. »

On m'écoutait et l'on attendait, on recueillait en silence mon avis. Après que j'avais parlé, personne n'ajoutait rien ; ma parole coulait sur eux comme la rosée. Ils m'attendaient comme on attend la pluie ; ils ouvraient la bouche comme aux ondées du printemps. Si je leur souriais, ils ne pouvaient le croire ; ils recueillaient avidement ce signe de faveur. Quand j'allais vers eux, j'avais la première place, je siégeais comme un roi entouré de sa troupe, comme un consolateur au milieu des affligés.

Job 30, 1-10

Jb 30, 1-10

Et maintenant, je suis la risée d'hommes plus jeunes que moi, dont je n'aurais pas daigné mettre les pères parmi les chiens de mon troupeau. Qu'aurais-je fait de la force de leurs bras ? Ils sont privés de toute vigueur. Desséchés par la misère et la faim, ils broutent le désert, un sol depuis longtemps aride et désolé. Ils cueillent sur les buissons des bourgeons amers, ils n'ont pour pain que la racine des genêts. On les écarte de la société des hommes, on crie après eux comme après le voleur. Ils habitent dans d'affreuses vallées, dans les cavernes de la terre et les rochers. On entend leurs cris sauvages parmi les broussailles, ils se couchent ensemble sous les ronces : gens insensés, race sans nom, bannis avec mépris de la terre habitée ! Et maintenant je suis l'objet de leurs chansons, je suis en butte à leurs propos. Ils ont horreur de moi, ils me fuient, ils ne détournent pas leur crachat de mon visage.

Cantique des Cantiques 3, 1-3

Ct 3, 1-3 :

Sur ma couche, pendant la nuit, j'ai cherché celui que mon cœur aime ; je l'ai cherché et je ne l'ai point trouvé. " Levons-nous, me suis-je dit, parcourons la ville, les rues et les places, cherchons celui que mon cœur aime. " Je l'ai cherché et je ne l'ai point trouvé. Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville : " Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?

EMV 135.7

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il n’y a qu’un amour pour l’âme : Dieu. Elles errent, ces âmes que l’amour de Dieu aiguillonne, à la recherche de l’amour. Il suffirait qu’elles veuillent en elles la lumière et elles auraient l’Amour pour époux. Elles errent, comme des malades, cherchant à tâtons l’amour, et elles rencontrent tous les amours, toutes les choses dégoûtantes auxquelles l’homme a donné ce nom, mais elles ne trouvent pas l’Amour ; car l’Amour, c’est Dieu et non pas l’or, la jouissance, le pouvoir.

EMV 136 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Me trouvant au repos depuis trois jours, j'ouvre la Bible. Je l'ouvre au hasard, pour lire seulement quelque chose qui soit encore une parole venant de Dieu. Je tombe sur les versets 25-31 du psaume 17 au livre premier. Et le Seigneur parle.

"N'est-ce pas, peut-être ce que tu peux dire de toi ? Il fut un temps où je t'aimais avec, de ma part, toute la perfection possible, mais toi, tu ne m'aimais pas le plus parfaitement que tu pouvais. En effet, au fond de ton coeur tu pensais aussi à Moi mais il s'y trouvait des affections plus fortes encore que celle que tu me donnais. Alors tu ne méritais pas que je te récompense. Te rappelles-tu ce temps ? Pour Moi je me le rappelle. Tu étais sortie du pensionnat toute parfumée de Dieu comme une vierge du Temple parfumée par l'encens rituel. Et Moi, je t'avais déjà choisie. Quand t'ai-je choisie ? Veux-tu le savoir ? C'était réellement quand ton âme fut créée, car aucune destinée humaine n'est inconnue pour la pensée éternelle. Mais la petite Marie gardée en vie par ma volonté, malgré les circonstances malheureuses de ta naissance et celles qui t'accompagnèrent pendant les mois où tu étais un petit ange qu'on allaite, cette petite fut mienne quand elle répandit ses premières larmes en me voyant descendu de la Croix. Tu m'as recherché. Et Moi, je me suis donné avec un sourire de complaisance. Ce sourire a répété pour toi au Ciel et Il a dit au Père et au Paraclet son ‘’Laissez venir à Moi les petits’’.

Il n'y a que les lèvres des tout petits qui enlèvent la souffrance de ses blessures, de ceux qui sont tout petits par leur âge ou qui consentent à l'être, de ceux qui, par leur amour et leur obéissance au Maître ‘’deviennent semblable à des tout petits pour posséder le Royaume des Cieux’’ ... Les délices de Dieu, Marie, la Vierge Mère, c'est la parfaite Toute Petite qui jubile dans le Royaume des Cieux. Les âmes des adultes qui sont ‘’toutes petites’’, sont rares comme les perles parfaitement rondes et d'une mirifique grandeur.

Mais les tous petits par l'âge possèdent tous cette âme, comme si elle n'avait été pas encore profanée, qui fait les délices de Dieu et le soulagement du Christ. Et le Fils t'a voulue dès ce moment. Chaque larme innocente t'a valu un baiser à Lui, chaque baiser une grâce, chaque grâce t'a fiancée au Divin Amour. Ce n'est pas une erreur de regarder en arrière pour pouvoir entonner le Magnificat et le Miserere. Le Magnificat, tu pouvais le chanter jusqu'à ta sortie du pensionnat. Tu étais toute à Dieu. Un seul autel en toi, et un seul amour. Le lis au calice à peine entr'ouvert n'était comblé que par la rosée céleste et les rayons divins. Puis, le monde est venu et avec lui beaucoup d'autres autels et beaucoup d'autres amours. Ceux qui ont usurpé "ma’’ place. Et ils restèrent tant que je le voulus.

J'aurais pu aussi ne pas vouloir. Il y aura quelqu'un pour dire : "Ç'a été une expérience dangereuse". Non, c'était nécessaire. Les apôtres furent humiliés par leur défection au Christ. À ce moment, toutes les branches de l'humanité corrompue prirent le dessus en eux et de nouveau tout ce qui trouble l'homme les saisit, les secoua et les excita. Ils comprirent alors que dans la mesure où ils étaient devenus différents, cela ne venait pas de leur unique mérite, mais du fait qu'ils étaient avec Jésus. En eux, l'orgueil, corrupteur de l'homme fut broyé. Il est nécessaire que cela soit fait pour tous ceux qui sont choisis en vue d'une destinée spéciale pour qu'ils ne perdent pas leur vocation en perdant mon amour. L'un après l'autre sont tombés ceux qui avaient usurpé ma place en toi. Et ton Dieu seul est redevenu ton Roi auquel tu as chanté le Miserere de ton sage repentir.

Maintenant, ma fille, regarde le passé et le présent. Regarde le temps de tes multiples amours, pour l'homme, pour la science, pour toi-même, et regarde le moment actuel où, de nouveau, il n'y a plus pour toi qu'un seul amour. Pour Moi. Et dis-moi. Dis-le Moi avec ton âme, en n'écoutant qu'elle seule, car il n'y a qu'elle dont la voix est véridique et précieuse. Est-ce que tu n'as pas tout maintenant ? Depuis que tu es mienne, est-ce que tu n'as pas tout ? Beaucoup, les sots, diront : "Elle n'a rien ! Pas de santé, pas de joie, pas de bien-être" Mais ton âme, qui voit avec ses propres yeux, dit : "Je possède tout, même ce qui est un saint superflu". Si on peut appeler superflu ce qui sort de ce qui n'est pas strictement nécessaire pour monter vers Dieu. Tu as la mission particulière de porte-parole. Mais cela est un don et il n'est pas nécessaire de le posséder pour être préféré, tu possèdes l'assentiment de Dieu à tous tes désirs. Pourquoi ? Parce que, comme dit le psaume (XVII, 21-25) : "Le Seigneur m'a traité selon ma justice, selon la pureté de mes mains, qui n'échappe pas à ton regard"

Je suis infiniment, divinement libéral avec les justes et ceux qui ont le coeur pur. Je suis bon avec les faibles, je suis parfaitement bon avec ceux qui savent être forts pour mon amour. Et, puisque je suis l'Amour, je dois me faire violence à Moi-même pour ne pas être faible même à l'égard de ceux qui ont des manquements. À ceux-ci, j'accorde la miséricorde de mon Fils. À mes fils, j'accorde la multitude de mes dons. Je les sauve, les illumine, les libère et les fortifie toujours plus. Je les conduis, en les tenants par la main, sur ma route immaculée, en les instruisant par ma Parole, trempée au feu de l'Amour Divin. Il en est ainsi pour toi, mon âme, qui as mis en Moi ton amour et toute ta confiance, N'aie pas peur, fleur de Dieu. Il n'en est pas une seule, des fleurs microscopiques des régions glacées aux fleurs géantes de la zone torride, que j'abandonne sans la rosée, la lumière et la chaleur nécessaire à leur vie gracieuse. Et ce ne sont que des tiges végétales ! Mais les fleurs de mes âmes, quels soins aura d'elles leur Créateur ? N'aie pas peur, fleur de Dieu, emperlée du Sang et des larmes du Fils et de la Vierge. Ornée de ces gemmes et de ta fidélité, tu m'es tellement chère ! Chante, et pour toujours le Magnificat. Le Père, le Fils, le Paraclet sont avec toi."

Oh ! Seigneur, Seigneur ! Tu le dis et c'est certainement la vérité. Tout aura été nécessaire. Mais qu'est-ce qui n'a pas été pour moi ton abandon de l'an dernier ! Tu le vois. Tu n'ignores pas les impressions des coeurs. Il y a des blessures qui font mal, même après leur cicatrisation dès qu'on les effleure avec la plus grande légèreté. Des blessures qui font souffrir par réaction nerveuse dès qu'on va les toucher ou qu'on va toucher le membre correspondant. Les nerfs coupés font souffrir, même après que la blessure est fermée. Ton abandon, même maintenant que Tu m'as reprise sur ton Coeur est une blessure qui me fait toujours souffrir car elle a coupé le nerf qui m'unissait à Toi. Je ne te demande pas : pourquoi l'as-Tu fait ? Mais je te dis seulement : Tu sais ce qu'a été pour moi ton abandon ! Aujourd'hui j'ai tremblé en écrivant 10 avril, car cela fait un an aujourd'hui que Tu as laissé ta fleur misérable sans rosée, sans lumière, sans chaleur. Peu s'en est fallu que je n'en sois morte. Car je t'ai tout donné et si je possédais encore quelque chose, je te le donnerais. Mais ne me donne plus jamais une semblable épreuve.

Tu vois que ma misère ne peut la supporter. Je chante, oui. Je chante mon Magnificat ! Je te dis aussi : je n'ai certainement pas mérité que Tu fasses en moi "de grandes choses." Mais mon chant est pour toujours mêlé de larmes. Comme un enfant, qui est passé par une période d'enfance abandonnée, n'a plus le sourire serein des enfants heureux, pareillement il m'est toujours présent ton abandon de l'an passé. Jésus a raison ! Marie a raison. Ce qu'on ne peut supporter dans "nos passions" c'est ton abandon, Père.

On rallume, pendant que j'écris cela, la petite lumière qui brûle toujours devant Jésus. La petite étoile qui brille avec mon coeur et devant mon Jésus Crucifié. Cela faisait une année qu'elle était éteinte..: Ma cellule, mon tabernacle, mon paradis n'avait plus de lumière. Et cela me peinait tant... J'ai tout eu de ton amour, mais tout aussi de ta rigueur. Ténèbres, solitude et aussi ce que ton Fils a appelé "enfer"... Je suis restée comme un oiseau qui par hasard a échappé à ses tortionnaires. J'ai peur... De tous côtés je vois filets et cages et torture. Seigneur, pitié...

Détail

Extrait : Le texte suivant, daté du 10 avril 1945, figurait dans l’édition de 1985, mais il a été supprimé de la nouvelle édition pour être intégré dans Les Cahiers de 1945 à 1950 à la date du jour (10/4/45).

Contexte : un an plus tôt, le 10 avril 1944, Maria Valtorta a connu l'abandon de Dieu, ce qui l'a fait terriblement souffrir.

Annotation

Psaume 17, 25-31 : Le Seigneur me donne selon ma justice, selon la pureté des mains que je lui tends.

Tu es fidèle envers l'homme fidèle, sans reproche avec l'homme sans reproche ; envers qui est loyal, tu es loyal, tu ruses avec le pervers.

Tu sauves le peuple des humbles ; les regards hautains, tu les rabaisses. Tu es la lumière de ma lampe, Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit.

Grâce à toi, je saute le fossé, grâce à mon Dieu, je franchis la muraille.

Ce Dieu a des chemins sans reproche, la parole du Seigneur est sans alliage, il est un bouclier pour qui s'abrite en lui.