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Etat d'âme-victime de Maria Valtorta

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EMV 15.1-4 · Tome 1, p. 106-107

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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15.1 Jésus dit :

« Ce cycle est terminé. Par sa douceur, ton Jésus t’a fait sortir sans secousse du tumulte de ces jours-ci. Telle une enfant enveloppée dans un doux lainage et posée sur des coussins moelleux, tu as été entourée de ces heureuses visions pour ne pas ressentir avec terreur la férocité des hommes qui se haïssent au lieu de s’aimer. Il y a certaines choses que tu ne pourrais plus supporter, et je ne veux pas que tu en meures, car je prends soin de mon “ porte-parole ”.

15.2 La cause pour laquelle les victimes ont été torturées par toutes sortes de désespoirs va bientôt disparaître dans le monde. Il s’ensuit que, pour toi aussi, Maria, voici venir la fin de ces temps où tu as atrocement souffert pour des raisons trop nombreuses, si contraires à tes sentiments. Tu ne cesseras certes pas de souffrir, car tu es victime, mais ce motif-là de souffrance disparaît. Puis viendra le jour où je te dirai, comme à Marie de Magdala mourante : “ Repose-toi. Le temps est venu de te reposer. Donne-moi tes épines. Voici venu le temps des roses. Repose-toi et attends. Je te bénis, ma bénie. ”

Je te le disais, c’était une promesse et tu ne l’as pas compris au moment où le temps venait où tu allais être plongée dans les épines, retournée, enchaînée, recouverte par elles jusque dans les recoins les plus profonds... Je te le répète aujourd’hui avec une joie que seul l’Amour que je suis peut éprouver lorsqu’il peut faire cesser une souffrance de son bien-aimé. Je te le dis maintenant que le temps du sacrifice s’achève. Et moi, qui sais, je te dis, pour le monde qui ne sait pas, pour l’Italie, pour Viareggio, pour ce petit village où tu m’as amené – médite sur le sens de ces mots – le merci qui revient aux personnes offertes en holocauste pour leur sacrifice.

15.3 Lorsque je t’ai montré Cécile, la vierge épouse, je t’ai dit qu’elle était imprégnée de mes parfums et qu’elle a entraîné dans leur sillage son mari, son beau-frère, ses serviteurs, ses parents et amis. Tu as joué – sans le savoir, mais je te l’affirme, moi qui sais – le rôle de Cécile dans ce monde devenu fou. Tu t’es remplie de moi, de ma Parole ; tu as porté mes désirs chez les gens, et les meilleurs ont compris, beaucoup se sont levés à la suite de cette victime que tu es. Si donc la ruine complète de ta patrie et des lieux qui te sont les plus chers ne s’est pas produite, c’est que des hosties nombreuses ont été consumées à ton exemple et par ton ministère.

Merci, ma bénie. Mais continue. J’ai un grand besoin de sauver la terre, de racheter la terre. Or c’est vous, les âmes victimes, qui constituez la rançon nécessaire.

15.4 Que la Sagesse, qui a instruit les saints et t’instruit, toi, par un enseignement direct, t’élève toujours davantage à la compréhension de la science de vie et à sa pratique. Toi aussi, dresse ta petite tente près de la maison du Seigneur. Enfonce les pieux de ta demeure dans la demeure de la Sagesse et restes-y sans jamais en sortir. Tu te reposeras sous la protection du Seigneur qui t’aime, comme un oiseau au milieu des branches en fleurs ; il te mettra à l’abri de toute intempérie spirituelle et tu seras dans la lumière de la gloire de Dieu, d’où proviennent pour toi des paroles de paix et de vérité.

Va en paix. Je te bénis, ma bénie. »

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Jésus a montré à Maria le Protévangile et il lui donne la dictée suivante.

La vision de Marie de Magdala mourante se trouve dans les Cahiers de 1944 (30 mars 1944). Cécile, la vierge épouse, est vue dans les visions et dictées du 22 et 23 juillet 1944.

EMV 20.5 · Tome 1, p. 132

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il n’est guère facile de décrire et de faire comprendre ce que j’éprouve et ce qui s’est passé depuis le 11 février, depuis ce soir où j’ai vu Jésus souffrir sa Passion. C’est un spectacle qui m’a changée du tout au tout. Que je meure maintenant ou dans cent ans, cette vision gardera toujours la même intensité et les mêmes effets sur moi. Avant, je pensais aux douleurs du Christ. Maintenant, je les vis, car il me suffit d’un mot, d’un coup d’oeil sur une image pour souffrir de nouveau tout ce que j’ai enduré ce soir-là, être remplie d’horreur à la vue de ses supplices et être prise par l’angoisse devant sa souffrance désolée ; même si rien ne le rappelle, ce souvenir m’étreint le coeur.

EMV 20.8 · Tome 1, p. 134

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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20.8 Quant à toi, ma fille, souffre, car ta souffrance unie à la mienne et à celle de mon Jésus est une offrande parfaite, agréable à Dieu et méritoire. Ton amour compatissant m’est si cher ! Mais veux-tu me donner un baiser ? Embrasse les plaies de mon Fils. Mets-y le baume de ton amour. J’ai ressenti en mon coeur la souffrance des fouets et des épines comme la torture des clous et de la croix. Mais je sens tout autant chaque caresse faite à mon Enfant : ce sont autant de baisers qui me sont donnés. Ensuite, viens. Je suis la Reine du ciel, mais je suis toujours la Maman... »

Me voilà tout heureuse !

EMV 29.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Je t’avais promis qu’il allait venir t’apporter sa paix. Te rappelles-tu la paix qui était en toi au temps de Noël, quand tu m’as vue avec mon Bébé ? C’était alors pour toi un temps de paix, mais voici venir un temps de souffrance. Mais tu le sais, désormais : c’est par la souffrance que l’on gagne la paix, tout comme chaque grâce pour nous-mêmes et pour les autres. Jésus-Homme redevint Jésus-Dieu après ses terribles souffrances de la Passion. Il redevint la Paix. Paix dans le Ciel d’où il était venu et d’où il la répand maintenant sur ceux qui, dans le monde, l’aiment. Mais aux heures de la Passion, lui, il fut privé de la paix du monde. S’il l’avait ressentie, il n’aurait pas souffert. Or il fallait qu’il souffre, et qu’il souffre complètement.

EMV 58 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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11 octobre.

Avant-hier et hier, silence et nuit. Mais pas de découragement. En effet, si la bonté de Dieu a épargné mon corps épuisé et brisé par la souffrance que lui donne la fatigue de l'écriture, Il m'a réconforté l'esprit avec son invisible présence, toute pour moi, blanche et souriante. Et toute la sérénité de ces yeux saints s'est déversée dans mon coeur.

Oh ! mon trésor inconnu du monde ! Même du monde qui m'est le plus proche : même de ceux qui vivent avec moi et qui me voient simplement occupée à lire mes prières, ou à faire de la dentelle, à manger un fruit ou à parler de choses ordinaires, et ils ne savent pas que la "meilleure partie" de mon être ne fait qu'adorer le Dieu que je vois et parler avec Lui et l'écouter. Parfois, je me prends à sourire en pensant que ceux qui sont avec moi ne savent pas Qui est avec moi. Et alors aussi, il se trouve que je souffre quand en présence du Saint, de l'Invisible, du Pur, de l'Adorable on tient des conversations qui ne sont ni saintes, ni pures, ni charitables. Les gens ne peuvent pas savoir et je ne puis pas parler... Mais quel choc j'en reçois, et quelle vigilance j'exerce pour réparer avec des actes d'amour, de foi, d'espérance, de pureté le choc que ressent mon Jésus de ces conversations ! Ce choc doit être bien fort, puisqu'en moi, pauvre ver, il cause déjà tant de peine, du fait que mon Jésus m'a communiqué un petit quelque chose de sa façon de sentir et de penser.

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Le texte suivant apparaît dans l’ancienne édition de 1985, mais a été retiré de la nouvelle édition de 2017 car il n’est pas en rapport avec la scène décrite. Il en est de même dans l’édition italienne de référence.

EMV 123.1 · Tome 2, p. 323

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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123.1 Jésus me dit :

« Prends patience, mon âme, pour la double fatigue que je te demande. C’est le temps de la souffrance. Tu sais comme j’étais las les derniers jours ? Tu le vois. Pour marcher, je m’appuie sur Jean, sur Pierre, sur Simon, même sur Judas... Oui. Et moi, de qui le miracle émanait par simple effleurement de mes habits, je ne pouvais changer ce coeur ! Laisse-moi m’appuyer sur toi, petit Jean, pour répéter ce que j’ai déjà dit ces derniers jours à ces âmes opiniâtrement fermées sur lesquelles l’annonce de mon supplice glissait sans pénétrer. Permets aussi au Maître de parler de ses heures de prédication dans la triste plaine de la Belle Eau. Je te bénirai deux fois : pour ta fatigue et pour ta pitié. Je compte tes efforts, je recueille tes larmes. A tes efforts pour l’amour de tes frères, on donnera la récompense de ceux qui se consument à faire connaître Dieu aux hommes. Pour les larmes que tu verses sur les souffrances de ma dernière semaine, il te sera donné en récompense le baiser de Jésus. Ecris et sois bénie. »

EMV 128.6 · Tome 2, p. 364

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Tout prend fin. Et c’est bien ainsi car, pour ce qui est de mon moral, je vais très mal. Vous en connaissez la cause. Quant à ma santé physique, soit parce que nous sommes au temps de la Passion, soit que j’aie trop écrit, je ne sais pas exactement pourquoi, je passe par une période terrible de fièvre, de douleurs à la poitrine, à la colonne verté­brale, à l’abdomen. Je crois que Còmpito continue à me travailler. Je paie toute l’humidité et l’absence de soleil de ce cher village.

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Maria Valtorta voit une vision, pendant qu'elle est en exil, à Compito durant la Guerre. Elle écrit :

EMV 134 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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(...) Il y en a qui par l'effet de l'idolâtrie si profondément ancrée au coeur de l'homme, même quand il est bon, adorent le porte-parole, oubliant qu'il n'est qu'un instrument et que Dieu seul est adorable. Il en est d'autres qui me méprisent.

Les uns et les autres attendent également bien qu'avec des buts différents qu'il se produise en moi des faits merveilleux, surtout en ce temps de la Passion. Peut-être vous-même les attendez comme une chose qui serait naturelle dans mon cas. Pour vous, c'est une attente qui se justifie. Pour les autres, c’est mépris ou idolâtrie.

Je vous assure que je préfère encore le mépris pour Maria Valtorta, à l'idolâtrie pour ma personne. Cette dernière me donne un ennui indescriptible. Il me semble qu'on me dépouille sur une place publique, que l'on m'extorque mon précieux secret... que sais-je ? J'en souffre, voilà. Le mépris me fait moins mal s'il s'adresse à Maria Valtorta, pourvu qu'il ne lèse pas les "dictées" et ne les fasse pas prendre pour une plaisanterie et une folie...

Mais, par-dessus les désirs plus ou moins saints et honnêtes de tant de gens, il y a la volonté de Dieu, sa bonté, plutôt, qui écoute sa pauvre Maria. Sa prière de toujours, sa prière de maintenant c'est celle-ci : "Voilà ta "victime". Tout ce que Tu veux, mais pas de signes extérieurs." Je n'aurais pas voulu non plus cette manifestation de Dieu en moi, en ce qui me concerne... Mais Lui a voulu que je sois son phonographe... patience ! Mais, autre chose non, non, et non.

Toutes les maladies diagnostiquables ou celles qui ne le sont pas, parce qu'elles n'offrent pas des symptômes connus. Toutes les souffrances pour souffrir en moi ce que Lui a souffert. Une agonie complète qui me courbe sous le poids de son agonie. Mais que cela soit connu de Lui seul, de vous qui me dirigez, et de moi. Cela suffit.

Si cependant en ce temps de Passion je déçois ceux qui m'idolâtrent ou me méprisent ; parce que matériellement je n'éprouve pas la Passion, je vous assure que je vis ma passion. La souffrance physique accrue. Mon corps brisé et réduit par les coups et l'épuisement du Golgotha, ma tête prise dans le cercle qui la torture, des tiraillements et des crampes dans les muscles, cette torture qui me coupe le souffle et me congestionne, et puis la soif, la fièvre; la langueur et les spasmes du supplice, Mais ce n'est pas cela "ma passion", c'est toujours pour moi ce que j'appelle "mon Gethsémani" : la nuit qui monte avec ses fantômes et ses peurs, la crainte et la terreur de l'avenir et de Dieu... et le voisinage de la Haine alors que l'Amour est absent. Voilà ce qui assoiffe, ce qui enfièvre, fait pleurer des larmes de sang, m'épuise, me met à bout. Je vous assure que c'est quelque chose d'aussi puissant que l'heure vécue l'an passé quand Dieu me laissa seule. Et même je puis dire : c'est plus fort, car je souffre en dépit de la présence de Dieu en moi.

J'espère de m'être bien expliquée. Mais certaines tortures s'expliquent très mal. Et sont encore plus mal comprises de ce qu'elles ne soient en réalité, et soit du père spirituel que des idolâtrés, ou encore des curieux, à ceux à qui intéresse le... phénomène, ou qui le méprisent, Il faudrait bien que ces trois dernières catégories éprouvent pendant une heure ce que nous éprouvons... Et les idolâtres aussi qui, peut-être, nous envient, Mais non ! Il vaut mieux qu'ils ne l'éprouvent pas, Les idolâtres essaieraient de s'échapper, qui sait où, par la peur d'une telle heure; Les curieux, les studieux, les moqueurs, ceux qui méprisent en arriveraient à maudire Dieu... Donc... tendons les épaules au joug, buvons l'amertume... et en avant.

Seigneur, pas ma volonté, mais la tienne. Voici ta servante et ta victime Oui, fais de moi ce que Tu veux. Mais seulement, à cause de ta bonté, donne-moi la force de pouvoir souffrir. Et ne me laisse pas seule. "Reste avec nous, car il se fait tard et déjà baisse la clarté du jour ..."

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Maria Valtorta parle à son confesseur et dit :

EMV 154.9 · Tome 2, p. 506-507

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Personne ne répond [parmi les apôtres], et Jésus a un sourire triste, plein de compassion.

154.9 Ce matin, il en a eu un pour moi aussi...

Un tel découragement m’avait envahie que je me suis mise à pleurer pour beaucoup de raisons. La dernière n’était pas la fatigue d’écrire encore et encore avec la conviction que tant de bonté de la part de Dieu et tant de fatigue pour le petit Jean étaient bien inutiles. Dans mes larmes, j’ai invoqué mon Maître. Et puisque, par bonté, il est venu tout exprès pour moi, je lui ai fait part de mes pensées.

Il a eu un haussement d’épaules qui équivalait à : « Laisse tomber le monde et ses histoires », puis il m’a fait une caresse en me disant :

« Eh quoi ? Tu ne voudrais plus m’aider ? Le monde ne veut pas connaître mes paroles ? Eh bien, racontons-les-nous entre nous pour la joie que j’ai de les répéter à un coeur fidèle et pour celle que tu as de les entendre. Les lassitudes de l’apostolat !... Elles sont plus accablantes que celles de tout autre travail ! Elles assom­brissent le jour le plus serein et remplissent d’amertume la plus douce des nourritures. Tout devient cendre et boue, nausée et fiel. Mais, mon âme, ce sont les heures où nous prenons sur nous le fardeau de la lassitude, du doute, de la misère des gens du monde qui meurent de ne pas posséder ce que nous avons. Ce sont les heures où nous agissons le plus. Je te l’ai déjà dit l’an passé. “ A quoi bon ? ” se demande l’âme submergée par tout ce qui submerge le monde, c’est-à-dire les flots qu’envoie Satan et où le monde se noie. Mais l’âme clouée avec son Dieu sur la croix ne se noie pas. Elle perd pour un instant la lumière et est engloutie sous les eaux nauséeuses du découragement spirituel, puis se dégage, plus fraîche et plus belle. Ce que tu dis : “ Je ne suis plus bonne à rien ” est une conséquence de cette lassitude. Tu ne serais jamais bonne à rien. Mais moi, je suis toujours moi, par conséquent tu seras toujours bonne pour ta fonction de porte-parole. Certainement, si je voyais que, tel un joyau lourd et très précieux, mon don était enfoui avarement, utilisé imprudemment ou que, par paresse, on ne cherchait pas à le protéger par ces garanties que la méchanceté humaine impose de prendre dans certains cas pour protéger le don et la personne par l’entremise de laquelle il arrive, je dirais mon “ ça suffit ! ”. Et cette fois, sans retour. Ça suffit pour tous, excepté pour ma petite âme qui, aujourd’hui, ressemble tout à fait à une petite fleur sous une averse. Et ces caresses peuvent-elles te faire douter que, moi, je t’aime ? Allons ! Tu m’as aidé en temps de guerre. Aide-moi, maintenant, encore... Il y a tant à faire ! »

Je me suis alors calmée sous la caresse de la longue main et du sourire si doux de mon Jésus, vêtu de blanc, comme toujours quand il est tout à moi.

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Maria note la fin d'un épisode de l'EMV et révèle son découragement.

EMV 185 · Tome 3, p. 211

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Combien a été grande ma douceur d'aujourd'hui. Je travaillais à cette broderie que vous savez et j'écoutais de la musique en compagnie de personnes familières. J'étais donc distraite des choses habituelles. Voilà qu'à l'improviste la vision m'en abstrait en me donnant un autre visage que, heureusement, Paola fut seule à comprendre. Je suis restée avec cette joie tout l'après-midi jusqu'au moment du collapsus habituel. Il est arrivé plus tôt qu'à l'ordinaire parce que, quand j'ai ces visions, mes forces physiques et surtout cardiaques éprouvent une forte dispersion qui ne me fait pas souffrir car elle est compensée par une telle joie spirituelle.

(...) Dommage que vous ne soyez pas venu aujourd'hui. Vous auriez vu un visage de béatitude et j'aurais pu savoir en quoi je change car Paola dit qu'elle s'en aperçoit, bien que je continue à travailler et même plus rapidement que jamais, mais elle ne sait pas expliquer davantage... Au moins saurais-je me contrôler et, à l'occasion, faire comme Moïse. me mettre un voile sur le visage.

Détail

Le texte suivant ne figure que dans l’édition de 1985. Pour l’édition de 2017, il a été intégré dans Les Cahiers de 1944 à la date du jour.

Annotation

Voilà qu'à l'improviste la vision m'en abstrait en me donnant un autre visage que, heureusement, Paola fut seule à comprendre. Paola Belfanti, sa cousine en résidence à Viareggio. Elle est dans la confidence.