EMV 135.4 · Tome 2, p. 411
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
– C’est mon devoir, mon droit, mon désir : chercher à racheter une âme qui est tombée.
Détail
Jésus dit :
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 135.4 · Tome 2, p. 411
– C’est mon devoir, mon droit, mon désir : chercher à racheter une âme qui est tombée.
Jésus dit :
EMV 137.1 · Tome 2, p. 430
Une prière faite dans cette intention [l'intention de sauver une âme] n’est jamais perdue, Dieu s’en sert et elle [l'âme] sera sauvée.
EMV 137.2 · Tome 2, p. 430-431
« Ne voudrais-tu pas savoir ce qu’elle [cette âme pour laquelle tu pries] va devenir ? Est-ce qu’il ne t’importe même pas de ne pas être celui qui me l’amènera ? Ne te demandes-tu pas comment elle va faire ? »
Jésus sourit doucement, avec un éclair de lumière dans ses yeux bleus posés sur l’apôtre qui marche à ses côtés. Il a un de ces sourires et de ces regards qui sont un des secrets de Jésus pour conquérir les coeurs.
André le regarde de ses doux yeux bruns et répond :
« Il me suffit de savoir qu’elle vient à toi. D’ailleurs, moi ou un autre, qu’est-ce que cela peut bien faire ? Et comment elle le fera ? Tu le sais et il n’est pas nécessaire que je le sache. Ce que tu m’assures me suffit pleinement et j’en suis heureux. »
Jésus lui passe le bras derrière les épaules et l’attire à lui en une étreinte affectueuse qui met en extase le bon André. Et il lui parle en le tenant ainsi :
« C’est le privilège du véritable apôtre. Tu vois, mon ami, ta vie et celle des futurs apôtres ressemblera toujours à cela. Parfois vous saurez que vous êtes des “ sauveurs ”. Mais, le plus souvent, vous sauverez sans le savoir les personnes que vous voudriez le plus sauver. Ce n’est qu’au Ciel que vous verrez venir à votre rencontre, ou monter au Royaume éternel, ceux que vous aurez sauvés. Et votre joie de bienheureux augmentera pour chaque personne sauvée. Parfois, vous le saurez dès cette terre. Ce sont les joies que je vous donne pour vous infuser une vigueur encore plus grande pour de nouvelles conquêtes. Mais bienheureux le prêtre qui n’aura pas besoin d’être ainsi aiguillonné pour accomplir son devoir ! Bienheureux celui qui ne se désole pas parce qu’il ne voit pas de triomphes, et qui ne dit pas : “ Je ne fais plus rien parce que je n’ai aucune satisfaction. ” La satisfaction de l’apôtre, considérée comme l’unique encouragement au travail, dénote une absence de formation apostolique, abaisse l’apostolat, qui est une chose spirituelle, au niveau d’un travail humain ordinaire. Il ne faut jamais tomber dans l’idolâtrie du ministère. Ce n’est pas vous qui devez être adorés, mais le Seigneur votre Dieu. A lui seul la gloire de ceux qui sont sauvés. A vous la tâche de sauver, en attendant, au temps du Ciel, la gloire d’avoir été des “ sauveurs. ”
Jésus assure à André que l'âme de la femme voilée sera sauvée et il lui pose quelques questions. C'est une belle leçon pour les co-rédempteurs et pour notre apostolat.
EMV 137.6 · Tome 2, p. 435-436
Ecoutez (...). Pour votre bien, par pitié pour votre âme je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !
Jésus parle à des pharisiens, mais ce discours peut s'adresse à tout un chacun.
EMV 141.1 · Tome 2, p. 455
Une âme (...) peut être perdue ou sauvée selon la manière dont est soignée sa grande blessure.
EMV 142.4 · Tome 2, p. 460-461
« Nous voici aux confins de la Samarie. Croyez-vous que je ferais bien de parler chez eux ?
– Oh ! »
Ils sont tous plus ou moins scandalisés.
« En vérité, je vous dis que des samaritains, il y en a partout. Et si je devais ne pas parler là où se trouve un samaritain, je ne devrais plus parler nulle part. Venez donc. Je ne chercherai pas à parler. Mais je ne dédaignerai pas de parler de Dieu si on vient m’en prier. Une année se termine. La seconde commence. Elle est à cheval entre le début et la fin. Au début, c’était le Maître qui prédominait encore. Maintenant, voici que se révèle le Sauveur. La fin aura le visage du Rédempteur. Allons. Le fleuve s’élargit en approchant de son embouchure. Moi aussi, j’étends le travail de la miséricorde car l’embouchure s’approche.
– Nous allons vers quelque grand fleuve, après la Galilée ? Vers le Nil, peut-être ? Ou vers l’Euphrate ? chuchotent certains.
– Peut-être allons-nous chez les païens..., répondent d’autres.
– Ne parlez pas entre vous. Nous allons vers “ mon ” embouchure, c’est-à-dire vers l’accomplissement de ma mission. Soyez très attentifs parce que, ensuite, je vous quitterai et vous devrez continuer en mon nom. »
Nous voici aux confins de la Samarie : selon maria-valtorta.org, en venant d'Arimathie et en passant par la vallée qui conduit à Sychar, on longe la Samarie par le sud.
Notes de l'éditeur (deuxième édition) :
Samaritains : les habitants de la Samarie étaient considérés comme des bâtards et des païens par les juifs qui leur reprochaient leur descendance impure et leur schisme. Cela apparaît fréquemment dans l'oeuvre de Maria Valtorta, mais surtout dans les cinq chapitres qui suivent. Le qualitatif de "Samaritain" est parfois étendu aux Romains (en tant que païens), comme en 110.4. Par mépris, Jésus a été traité de "Samaritain" (voir : 501.4, 507.10, 560.6, 645.2).
On lira l'histoire de leur schisme en 1 R 12-13 ; 2 R, 17 24-41 ; 2 Cr 10. L'origine de ce schisme remonte, comme on le voit en 245.3, au péché d'idolâtrie de Salomon. On trouvera en 483.1 les impressions de l'écrivain sur la situation à l'époque de Jésus, situation exprimée par un notable saùaritain en 484.2. La considération de Jésus pour les Samaritains transparaît avant tout dans la parabole de 281.10, dans le mandat donné aux apôtres en 552.2 et dans son dialogue avec les notables juifs en 560.4/5.
EMV 143.3 · Tome 2, p. 464
Même un païen peut être vertueux. Et Dieu, qui est juste, le récompensera pour le bien qu’il aura fait. Ce ne sera pas une récompense parfaite, mais, je te le dis, entre un fidèle souillé par une faute grave et un païen sans faute, Dieu regarde avec moins de rigueur le païen.
EMV 143.3 · Tome 2, p. 464
« (...) Pourquoi, si vous reconnaissez être païens, ne venez-vous pas au vrai Dieu ? (...) Ne souffres-tu pas de ne pouvoir aspirer à la sainteté parce que tu es païenne, comme tu dis, parce que tu es dans les brumes d’une vieille erreur, comme je le dis, moi ?
– Bien sûr, j’en souffre.
– Et alors, pourquoi ne vis-tu pas au moins en païenne vertueuse ? »
EMV 144.3 · Tome 2, p. 469
« Entre dans Sychar, je t’en prie, et instruis les fils de ce peuple. Puis tu t’en iras… et nous nous souviendrons de l’Etoile qui a traversé notre ciel…
– Et pourquoi ne la suivriez-vous pas ?
– Comment veux-tu que nous le puissions ? »
Tout en parlant, ils se dirigent vers la ville.
« Nous, nous sommes les séparés. C’est du moins ce qu’on nous dit. Mais désormais nous sommes nés dans cette croyance et nous ne savons pas s’il est juste de l’abandonner. En outre… Oui, avec toi, nous pouvons parler, je le sens. Et puis, nous aussi, nous avons des yeux pour voir et un cerveau pour penser. Quand, en voyage ou pour commercer, nous passons par vos terres, tout ce que nous voyons n’est pas saint au point de nous faire croire que Dieu est avec vous, que vous soyez judéens ou galiléens.
– En vérité je te le dis : parce que les offenses et les malédictions ne vous ont pas persuadés ni ramenés à Dieu, alors que l’exemple et la charité pouvaient l’obtenir, il en sera fait un chef d’accusation contre le reste d’Israël.
– Quelle sagesse en toi ! Vous entendez ? »
Tous marquent leur assentiment par un murmure d’admiration.
Jésus est allé à la rencontre des samaritains, qui sont séparés du reste d'Israël. Ce passage peut être actualisé pour les schismatiques ou les païens de notre temps.
EMV 144.4 · Tome 2, p. 469-470
« Ecoute, Rabbi. Toi qui es sage et bon, éclaire notre doute. Notre avenir peut largement en dépendre. Toi qui es le Messie, par conséquent le restaurateur du royaume de David, tu dois te réjouir de réunir ce membre séparé au corps de l’Etat. N’est-ce pas ?
– Je me soucie moins de réunir les membres séparés de cet Etat caduc que de ramener à Dieu toutes les âmes, et je me réjouis de rétablir la vérité dans un coeur. Mais expose ton doute.
– Nos pères ont péché. Depuis lors, les âmes de Samarie sont mal vues de Dieu. Quel bien en obtiendrons-nous donc si nous suivons le bien ? C’est pour toujours que nous sommes lépreux aux yeux de Dieu.
– C’est votre regret, l’éternel regret, le mécontentement perpétuel de tous les schismatiques. Mais je te réponds encore avec Ezéchiel : “ Toutes les âmes sont à moi, dit le Seigneur, aussi bien la vie du père que celle du fils. Mais seule mourra l’âme qui a péché. Quiconque est juste, s’il n’est pas idolâtre, ne commet pas l’impureté, ne vole pas et n’est pas usurier, s’il fait preuve de miséricorde envers le corps et l’âme d’autrui, il sera juste à mes yeux et vivra de la vraie vie. ” Et encore : “ Si un juste a un fils rebelle, ce fils aura-t-il la vie parce que son père était juste ? Non, il ne l’aura pas. ” Et encore : “ Si le fils d’un pécheur est juste, mourra-t-il comme son père parce qu’il est son fils ? Non, il possédera la vie éternelle parce qu’il s’est montré juste. Il ne serait pas juste que l’un porte le péché de l’autre. L’âme qui a péché mourra. Celle qui n’a pas péché ne mourra pas. Et si le pécheur se repent et vient à la justice, lui aussi possédera la vraie vie. ” Le Seigneur Dieu, unique et seul Seigneur, dit : “ Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et ait la vie. ” C’est pour cela qu’il m’a envoyé, ô fils errants : pour que vous ayez la vraie vie. Je suis la Vie. Celui qui croit en moi et en celui qui m’a envoyé aura la vie éternelle, même s’il a été pécheur jusqu’à ce jour.
Livre d'Ezéchiel, chapitre 18
Ez 18 : La parole du Seigneur me fut adressée : « Qu’avez-vous donc, dans le pays d’Israël, à répéter ce proverbe : “Les pères mangent du raisin vert, et les dents des fils en sont irritées” ? Par ma vie ! – oracle du Seigneur Dieu – vous n’aurez plus à répéter ce proverbe en Israël.
En effet, toutes les vies m’appartiennent, la vie du père aussi bien que celle du fils, elles m’appartiennent. Celui qui a péché, c’est lui qui mourra. L’homme qui est juste, qui observe le droit et la justice, qui ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lève pas les yeux vers les idoles immondes de la maison d’Israël, ne rend pas impure la femme de son prochain, ne s’approche pas d’une femme en état de souillure ; l’homme qui n’exploite personne, qui restitue ce qu’on lui a laissé en gage, ne commet pas de fraude, donne son pain à celui qui a faim et couvre d’un vêtement celui qui est nu ; l’homme qui ne prête pas à intérêt, ne pratique pas l’usure, qui détourne sa main du mal, tranche équitablement entre deux adversaires, qui marche selon mes décrets et observe mes ordonnances pour agir avec vérité : un tel homme est juste, c’est certain, il vivra, – oracle du Seigneur Dieu.
Mais si cet homme a un fils violent et sanguinaire, coupable d’une de ces fautes, – alors que lui n’en a commis aucune – un fils qui, de plus, va aux festins sur les montagnes et rend impure la femme de son prochain, qui exploite le pauvre et le malheureux, qui commet des fraudes, ne restitue pas un gage, lève les yeux vers les idoles immondes et se livre à l’abomination, qui prête à intérêt et pratique l’usure, ce fils-là vivra-t-il ? Il ne vivra pas ; il s’est livré à toutes ces abominations : il sera mis à mort, et son sang, qu’il soit sur lui !
Mais voici : un homme a un fils qui voit tous les péchés qu’a commis son père, il les voit sans les imiter, il ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lève pas les yeux vers les idoles immondes de la maison d’Israël, ne rend pas impure la femme de son prochain, il n’exploite personne, ne prend pas de gages, ne commet pas de fraude, donne son pain à celui qui a faim et couvre d’un vêtement celui qui est nu, il détourne sa main du mal, ne prélève pas d’intérêt et ne pratique pas l’usure, il accomplit mes ordonnances et marche selon mes décrets. Ce fils ne mourra pas à cause des fautes de son père, c’est certain, il vivra. Mais son père, s’il a pratiqué la violence, commis des fraudes et n’a pas bien agi au milieu de son peuple : il mourra en raison de sa faute.
Or vous dites : “Pourquoi le fils ne porte-t-il pas la faute de son père ?” Le fils a pratiqué le droit et la justice, il a observé tous mes décrets et les a pratiqués : c’est certain, il vivra. Celui qui a péché, c’est lui qui mourra ! Le fils ne portera pas la faute de son père, ni le père, la faute de son fils : la justice sera la part du juste, la méchanceté, celle du méchant.
Mais le méchant, s’il se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ?
Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. Et pourtant la maison d’Israël répète : “La conduite du Seigneur est étrange”. Est-ce ma conduite qui est étrange, maison d’Israël ? N’est-ce pas votre conduite qui est étrange ?
C’est pourquoi – oracle du Seigneur Dieu – je vous jugerai chacun selon sa conduite, maison d’Israël. Retournez-vous ! Détournez-vous de vos crimes, et vous ne trébucherez plus dans la faute. Rejetez tous les crimes que vous avez commis, faites-vous un coeur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? Je ne prends plaisir à la mort de personne, – oracle du Seigneur Dieu – : convertissez-vous, et vous vivrez. »