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Samaritains

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EMV 142.4 · Tome 2, p. 460-461

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Nous voici aux confins de la Samarie. Croyez-vous que je ferais bien de parler chez eux ?

– Oh ! »

Ils sont tous plus ou moins scandalisés.

« En vérité, je vous dis que des samaritains, il y en a partout. Et si je devais ne pas parler là où se trouve un samaritain, je ne devrais plus parler nulle part. Venez donc. Je ne chercherai pas à parler. Mais je ne dédaignerai pas de parler de Dieu si on vient m’en prier. Une année se termine. La seconde commence. Elle est à cheval entre le début et la fin. Au début, c’était le Maître qui prédominait encore. Maintenant, voici que se révèle le Sauveur. La fin aura le visage du Rédempteur. Allons. Le fleuve s’élargit en approchant de son embouchure. Moi aussi, j’étends le travail de la miséricorde car l’embouchure s’approche.

– Nous allons vers quelque grand fleuve, après la Galilée ? Vers le Nil, peut-être ? Ou vers l’Euphrate ? chuchotent certains.

– Peut-être allons-nous chez les païens..., répondent d’autres.

– Ne parlez pas entre vous. Nous allons vers “ mon ” embouchure, c’est-à-dire vers l’accomplissement de ma mission. Soyez très attentifs parce que, ensuite, je vous quitterai et vous devrez continuer en mon nom. »

Annotation

Nous voici aux confins de la Samarie : selon maria-valtorta.org, en venant d'Arimathie et en passant par la vallée qui conduit à Sychar, on longe la Samarie par le sud.

Notes de l'éditeur (deuxième édition) :

Samaritains : les habitants de la Samarie étaient considérés comme des bâtards et des païens par les juifs qui leur reprochaient leur descendance impure et leur schisme. Cela apparaît fréquemment dans l'oeuvre de Maria Valtorta, mais surtout dans les cinq chapitres qui suivent. Le qualitatif de "Samaritain" est parfois étendu aux Romains (en tant que païens), comme en 110.4. Par mépris, Jésus a été traité de "Samaritain" (voir : 501.4, 507.10, 560.6, 645.2).

On lira l'histoire de leur schisme en 1 R 12-13 ; 2 R, 17 24-41 ; 2 Cr 10. L'origine de ce schisme remonte, comme on le voit en 245.3, au péché d'idolâtrie de Salomon. On trouvera en 483.1 les impressions de l'écrivain sur la situation à l'époque de Jésus, situation exprimée par un notable saùaritain en 484.2. La considération de Jésus pour les Samaritains transparaît avant tout dans la parabole de 281.10, dans le mandat donné aux apôtres en 552.2 et dans son dialogue avec les notables juifs en 560.4/5.

EMV 143.1 · Tome 2, p. 461

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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143.1 « Je m’arrête ici. Allez en ville et achetez tout ce qu’il faut pour le repas. Nous mangerons ici.

– Nous y allons tous ?

– Oui, Jean. Il est bon que vous restiez en groupe.

– Et toi ? Tu restes seul ... Ce sont des samaritains ...

– Ce ne sont pas les pires ennemis du Christ. Allez, allez. Je prie, en vous attendant, pour vous et pour eux. »

Les disciples partent à regret, et à trois ou quatre reprises ils se retournent pour regarder Jésus qui s’est assis sur un petit muret ensoleillé qui se trouve près du bord bas et large d’un puits.

Annotation

Nous mangerons ici : il est précisé, sur maria-valtorta.org, que "c'est donc peu avant midi, le lendemain du départ d'Arimathie. Il y a 40 à 45 km de marche pour atteindre Sichar".

EMV 143.2.3.4.5 · Tome 2, p. 462-467

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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143.2 « Que la paix soit avec toi, femme. Me donnes-tu à boire ? J’ai beaucoup marché et j’ai soif.

– Mais n’es-tu pas juif ? Et tu me demandes à boire à moi, une Samaritaine ? Qu’est-il donc arrivé ? Sommes-nous réhabilités ou est-ce vous qui êtes humiliés ? Quelque grand événement a sûrement eu lieu, si un juif parle poliment à une samaritaine. Je devrais cependant te dire : “ Je ne te donne rien pour punir en toi toutes les insultes que depuis des siècles les juifs nous adressent. ”

– Tu as raison. Un grand événement a eu lieu, cela a changé bien des choses et un plus grand nombre encore changeront. Dieu a fait un grand don au monde et cela change beaucoup de choses. Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “ Donne-moi à boire ”, c’est peut-être toi-même qui lui aurais demandé à boire, et lui t’aurait donné de l’eau vive.

– L’eau vive est dans les veines de la terre, et ce puits en possède. Mais il est à nous. »

La femme est railleuse et présomptueuse.

« L’eau appartient à Dieu. Comme la bonté appartient à Dieu, ou encore la vie. Tout appartient à un Dieu unique, femme. Et tous les hommes viennent de Dieu : les samaritains comme les juifs. Ce puits n’est-il pas celui de Jacob ? Or Jacob n’est-il pas le chef de notre race ? Si, par la suite, une erreur nous a séparés, cela ne change rien à notre origine.

– Notre erreur, n’est-ce pas ? demande la femme sur un ton cinglant.

– Ni la nôtre, ni la vôtre. C’est l’erreur de quelqu’un qui avait perdu de vue la charité et la justice. Moi, je ne t’attaque pas et je n’attaque pas ta race. Pourquoi veux-tu être agressive ?

– Tu es le premier juif que j’entends parler ainsi. Les autres… Mais, pour revenir au puits, oui, c’est bien celui de Jacob et il a une eau si abondante et si claire que nous, qui sommes de Sychar, nous la préférons aux autres fontaines. Mais il est très profond. Tu n’as ni amphore ni outre. Comment pourrais-tu donc atteindre l’eau vive pour moi ? Es-tu plus grand que Jacob, notre saint patriarche, qui a trouvé cette veine abondante, pour lui, ses enfants et ses troupeaux et nous l’a laissée en souvenir de lui et comme cadeau ?

– Tu l’as dit. Mais qui boit de cette eau aura encore soif. Moi, en revanche, j’ai une eau telle que celui qui en aura bu n’aura plus jamais soif. Mais elle n’appartient qu’à moi et je la donnerai à qui me la demande. Et, en vérité, je te dis que celui qui aura de l’eau que je lui donnerai aura toujours en lui la fraîcheur et n’aura plus jamais soif, car mon eau deviendra en lui une source intarissable, éternelle. (...) Penses-y. Il y a quelque chose de plus grand que le corps : c’est l’âme. Jacob n’a pas seulement donné de l’eau du sol, pour lui et pour les siens. Mais il s’est préoccupé de se procurer pour lui la sainteté, l’eau de Dieu, et de la donner.

– Vous, vous nous traitez de païens… Si ce que vous dites est vrai, nous ne pouvons pas être saints… »

La femme a perdu son ton impertinent et ironique et elle est soumise, légèrement confuse.

« Même un païen peut être vertueux. Et Dieu, qui est juste, le récompensera pour le bien qu’il aura fait. Ce ne sera pas une récompense parfaite, mais, je te le dis, entre un fidèle souillé par une faute grave et un païen sans faute, Dieu regarde avec moins de rigueur le païen. D’ailleurs pourquoi, si vous reconnaissez être païens, ne venez-vous pas au vrai Dieu ? (...) Ne souffres-tu pas de ne pouvoir aspirer à la sainteté parce que tu es païenne, comme tu dis, parce que tu es dans les brumes d’une vieille erreur, comme je le dis, moi ?

– Bien sûr, j’en souffre.

– Et alors, pourquoi ne vis-tu pas au moins en païenne ver­tueuse ? (...)

[La conversation entre Jésus et la Samaritaine continue.]

– Seigneur, nos pères ont adoré sur cette montagne. Vous, vous dites que c’est seulement à Jérusalem que l’on doit adorer. Mais, tu le dis : il n’y a qu’un seul Dieu. Aide-moi à voir où et comment je dois adorer…

– Femme, crois-moi. Bientôt viendra l’heure où ce ne sera ni sur la montagne de Samarie ni à Jérusalem que sera adoré le Père. Vous adorez celui que vous ne connaissez pas. Nous adorons celui que nous connaissons, car le salut vient des juifs. Je te rappelle les prophètes. Mais l’heure vient – et elle est même déjà commencée – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, non plus suivant les rites antiques, mais selon le rite nouveau où il n’y aura plus ni sacrifices ni hosties d’animaux consumés par le feu, mais le sacrifice éternel de l’Hostie immaculée brûlée par le feu de la charité. Ce sera un culte spirituel dans un Royaume spirituel. Et il sera compris de ceux qui savent adorer en esprit et en vérité. Dieu est Esprit. Ceux qui l’adorent doivent l’adorer spirituellement.

– Tu as de saintes paroles. Moi, je sais – car nous aussi nous savons quelque chose – que le Messie est sur le point de venir, celui qu’on appelle aussi “ le Christ ”. Quand il sera venu, il nous enseignera toutes choses. Tout près d’ici se trouve aussi celui qu’on dit être son Précurseur. Beaucoup vont l’écouter. Mais il est si sévère… ! Toi, tu es bon… et les pauvres âmes n’ont pas peur de toi. Je pense que le Christ sera bon. On l’appelle le Roi de la paix. Tardera-t-il beaucoup à venir ?

– Je t’ai dit que son temps est déjà présent.

– Comment le sais-tu ? Tu es peut-être son disciple ? Le Précurseur a beaucoup de disciples. Le Christ aussi en aura.

– C’est moi, qui te parle, qui suis le Christ Jésus.

– Toi !… Oh !… »

La femme, qui s’était assise près de Jésus, se lève et va s’enfuir.

« Pourquoi t’enfuis-tu, femme ?

– C’est que je suis horrifiée de m’asseoir près de toi. Tu es saint…

– Je suis le Sauveur. Je suis venu ici – je n’y étais pas obligé – parce que je savais que ton âme était lasse d’être errante. Ta nourriture te donne la nausée… Je suis venu te donner une nourriture nouvelle qui t’enlèvera nausée et fatigue…

143.5 Voici mes disciples qui reviennent avec mon pain. Mais déjà je suis nourri de t’avoir donné les premières miettes de ta rédemption. »

Les disciples lorgnent plus ou moins discrètement la femme, mais personne ne dit mot. Elle s’en va sans plus penser à l’eau ni à son amphore.

« Voici, Maître, dit Pierre. Ils nous ont bien traités. Il y a du fromage, du pain frais, des olives et des pommes. Prends ce que tu veux. Cette femme a bien fait de laisser son amphore. Nous aurons plus vite fait qu’avec nos petites gourdes. Nous boirons et nous les remplirons sans avoir à demander autre chose aux samaritains, et sans les côtoyer à leurs fontaines. Tu ne manges pas ? Je voulais trouver du poisson pour toi, mais il n’y en a pas. Peut-être cela t’aurait-il plu davantage. Tu es fatigué et pâle.

– J’ai une nourriture que vous ne connaissez pas. Ce sera mon repas. Je serai bien restauré. (...) Voici qu’arrivent les samaritains avec Photinaï. Faites preuve de charité à leur égard. Ce sont des âmes qui viennent à Dieu. »

Détail

Cette note se concentre autant que possible sur les samaritains en général.

Annotation

Je devrais cependant te dire : “ Je ne te donne rien pour punir en toi toutes les insultes que depuis des siècles les juifs nous adressent. ” Comme le souligne maria-valtorta.org, "l'inimitié religieuse entre Juifs et Samaritains datait du retour des Juifs (judéens) de leur captivité à Babylone, quand les Samaritains essayèrent d'empêcher la reconstruction de Jérusalem."

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EMV 144 · Tome 2, p. 467-470

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Les samaritains invitent Jésus à Sychar.

Date de la vision : Lundi 23 avril 1945

Calendrier : Mardi 4 janvier 28

Lieux (carte) : Sychar

Cycle : La Samaritaine

Résumé : Guidés par Photinaï, les Samaritains vont voir Jésus. Leur chef lui parle et le Seigneur leur confirme qu'il est le Christ : il leur cite d'ailleurs Ezéchiel, et leur dit que sa nourriture est de faire la Volonté de son Père. Il confirme qu'il né d'une Vierge, à Bethléem. Ensuite, le chef l'interroge sur leur schisme, car il pense qu'ils seront toujours séparés de Dieu. Jésus déclare que tout s'apaiserait s'ils venaient à la Vérité, mais il leur dit également que seul le péché tue l'âme et l'union à Dieu.

Contenu du chapitre : 144.1 : Les samaritains accueillent Jésus qui ne les méprise pas. 144.2 : Est-il vrai que tu es le Christ ? 144.3 : De qui es-tu né et où ? 144.4 : Le cas des schismatiques.

EMV 144.1-4 · Tome 2, p. 467-470

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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144.1 Un groupe des notables samaritains conduits par Photinaï arrive à la rencontre de Jésus.

« Que Dieu soit avec toi, Rabbi. La femme nous a dit que tu es un prophète et que tu ne dédaignes pas de parler avec nous. Nous te prions de rester avec nous et de ne pas nous refuser ta parole car, s’il est vrai que nous sommes séparés de Juda, il n’est pas dit que Juda soit seul à être saint et que tout le péché soit en Samarie. Il y a des justes chez nous aussi.

– J’ai moi aussi exprimé cette idée à la femme. Je ne m’impose pas, mais je ne me refuse pas si quelqu’un me cherche.

144.2 – Tu es juste. La femme nous a dit que tu es le Christ. Est-ce vrai ? Réponds-nous, au nom de Dieu.

– Je le suis. Le temps messianique est venu. Israël est réuni par son Roi, et pas seulement Israël.

– Mais tu seras pour ceux qui... qui ne sont pas dans l’erreur comme nous, fait remarquer un vieillard imposant.

– Homme, je vois en toi le chef de tous ceux-ci et je reconnais aussi chez toi une recherche honnête de la Vérité. Maintenant, écoute, toi qui es instruit dans les lectures saintes. Il m’a été dit ce que l’Esprit a dit à Ezéchiel quand il lui annonça une mission prophétique : “ Fils de l’homme, je t’envoie aux enfants d’Israël, aux peuples rebelles qui se sont éloignés de moi... Ce sont des enfants à la tête dure et au coeur indomptable... Il peut se faire qu’ils t’écoutent, puis ne tiennent pas compte de tes paroles — qui sont mes paroles —, car c’est une maison rebelle mais, au moins, ils sauront qu’au milieu d’eux il y a un prophète. Toi, n’aie donc pas peur d’eux, que leurs discours ne t’épouvantent pas parce qu’ils sont incrédules et révoltés... Rapporte-leur mes paroles, qu’ils te prêtent l’oreille ou non. En ce qui te concerne, fais ce que je te dis. Ecoute ce que je te dis pour n’être pas rebelle comme eux. Par conséquent, mange toute nourriture que je te présenterai. ” Et moi, je suis venu. Je ne me fais aucune illusion et je ne prétends pas être reçu en triomphateur. Mais, puisque la volonté de Dieu est mon miel, je l’accomplis et, si vous voulez, je vous répète les paroles que l’Esprit a mises en moi.

– Comment l’Eternel peut-il avoir pensé à nous ?

– Parce qu’il est Amour, mon fils.

– Ce n’est pas ce que disent les rabbis de Juda.

– Mais c’est ce que vous dit le Messie du Seigneur.

144.3 – Il est dit que le Messie naîtrait d’une vierge de Juda. Toi, de qui et comment es-tu né ?

– A Bethléem Ephrata, de Marie de la race de David, par une conception spirituelle. Veuillez le croire. »

La belle voix de Jésus éclate d’un triomphe joyeux lorsqu’il proclame la virginité de sa Mère.

« Ton visage resplendit d’une grande lumière. Non, tu ne peux mentir. Les fils des ténèbres ont un visage ténébreux et l’oeil trouble. Toi, tu es lumineux, ton regard est limpide comme un matin d’avril, et ta parole est bonne. Entre dans Sychar, je t’en prie, et instruis les fils de ce peuple. Puis tu t’en iras... et nous nous souviendrons de l’Etoile qui a traversé notre ciel...

– Et pourquoi ne la suivriez-vous pas ?

– Comment veux-tu que nous le puissions ? »

Tout en parlant, ils se dirigent vers la ville.

« Nous, nous sommes les séparés. C’est du moins ce qu’on nous dit. Mais désormais nous sommes nés dans cette croyance et nous ne savons pas s’il est juste de l’abandonner. En outre... Oui, avec toi, nous pouvons parler, je le sens. Et puis, nous aussi, nous avons des yeux pour voir et un cerveau pour penser. Quand, en voyage ou pour commercer, nous passons par vos terres, tout ce que nous voyons n’est pas saint au point de nous faire croire que Dieu est avec vous, que vous soyez judéens ou galiléens.

– En vérité je te le dis : parce que les offenses et les malédictions ne vous ont pas persuadés ni ramenés à Dieu, alors que l’exemple et la charité pouvaient l’obtenir, il en sera fait un chef d’accusation contre le reste d’Israël.

– Quelle sagesse en toi ! Vous entendez ? »

Tous marquent leur assentiment par un murmure d’admiration.

144.4 Entre-temps, ils sont arrivés en ville et beaucoup d’autres personnes s’approchent tandis qu’ils se dirigent vers une maison.

« Ecoute, Rabbi. Toi qui es sage et bon, éclaire notre doute. Notre avenir peut largement en dépendre. Toi qui es le Messie, par conséquent le restaurateur du royaume de David, tu dois te réjouir de réunir ce membre séparé au corps de l’Etat. N’est-ce pas ?

– je me soucie moins de réunir les membres séparés de cet Etat caduc que de ramener à Dieu toutes les âmes, et je me réjouis de rétablir la vérité dans un coeur. Mais expose ton doute.

– Nos pères ont péché. Depuis lors, les âmes de Samarie sont mal vues de Dieu. Quel bien en obtiendrons-nous donc si nous suivons le bien ? C’est pour toujours que nous sommes lépreux aux yeux de Dieu.

– C’est votre regret, l’éternel regret, le mécontentement perpétuel de tous les schismatiques. Mais je te réponds encore avec Ezéchiel : “ Toutes les âmes sont à moi, dit le Seigneur, aussi bien la vie du père que celle du fils. Mais seule mourra l’âme qui a péché. Quiconque est juste, s’il n’est pas idolâtre, ne commet pas l’impureté, ne vole pas et n’est pas usurier, s’il fait preuve de miséricorde envers le corps et l’âme d’autrui, il sera juste à mes yeux et vivra de la vraie vie. ” Et encore : “ Si un juste a un fils rebelle, ce fils aura-t-il la vie parce que son père était juste ? Non, il ne l’aura pas. ” Et encore : “ Si le fils d’un pécheur est juste, mourra-t-il comme son père parce qu’il est son fils ? Non, il possédera la vie éternelle parce qu’il s’est montré juste. Il ne serait pas juste que l’un porte le péché de l’autre. L’âme qui a péché mourra. Celle qui n’a pas péché ne mourra pas. Et si le pécheur se repent et vient à la justice, lui aussi possédera la vraie vie. ” Le Seigneur Dieu, unique

et seul Seigneur, dit : “ Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et ait la vie. ” C’est pour cela qu’il m’a envoyé, ô fils errants : pour que vous ayez la vraie vie. Je suis la Vie. Celui qui croit en moi et en celui qui m’a envoyé aura la vie éternelle, même s’il a été pécheur jusqu’à ce jour.

– Nous voici chez moi, Maître. N’as-tu pas horreur d’y entrer ?

– Je n’ai horreur que du péché.

– Dans ce cas, viens t’y reposer. Nous partagerons ensemble le pain et puis, si cela ne te coûte pas, tu nous partageras la parole de Dieu. Venant de toi, elle a une tout autre saveur... or nous avons ici un tourment : celui de ne pas nous sentir sûrs d’être dans le vrai...

– Tout s’apaiserait si vous osiez venir ouvertement à la Vérité. Que Dieu parle en vous, habitants de cette ville. La nuit va bientôt tomber, mais demain, à la troisième heure, je vous parlerai longuement, si vous le voulez. Partez, la miséricorde vous accompagne. »

Annotation

Le vieillard qui mène les gens de Sychar et parle au Christ n'est pas nommé. Pour l'heure, nous le classons dans les personnages anonymes.

EMV 145 · Tome 2, p. 471-474

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Le premier jour à Sychar.

Date de la vision : Mardi 24 avril 1945

Calendrier : Mercredi 5 janvier 28

Lieux (carte) : Sychar

Cycle : La Samaritaine

Résumé : Les apôtres ne sont pas heureux d'être près des Samaritains. Jésus, lui, n'en a cure et donne des conseils à une femme qui souhaite se remarier, à un homme qui a peur de se contaminer près d'un païen, et un père dont la fille a fugué. Puis, il fait un discours aux Samaritains, en citant Ezéchiel. Il parle de deux filles pécheresses : l'une représente la Samarie et l'autre représente Israël. Il les invite enfin à revenir à Dieu, à regarder le Ciel.

Contenu du chapitre : 145.1 : L'embarras des apôtres sur la place publique. 145.2 : Conseil à un père dont la fille a fugué. 145.3 : À une mère qui voudrait épouser son beau-frère. 145.4 : À un homme qui voudrait s'établir à Antioche. 145.5 : Samaritains et juifs, les deux filles d’une même mère, selon Ézéchiel. 145.6 : Venez à Moi. Je ne vous repousse pas.

EMV 145.1 · Tome 2, p. 471

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

145.1 Au milieu d’une place, Jésus s’adresse à une foule nombreuse. Il est monté sur le petit banc de pierre à côté de la fontaine. Les gens l’entourent. Les Douze également se tiennent autour lui, mais ils ont l’air... consternés ou ennuyés, quand ils ne manifestent pas clairement leur dégoût de certains contacts. Barthélemy et Judas, en particulier, montrent ouvertement leur embarras, et pour éviter le plus possible le voisinage des Samaritains, Judas s’est assis à cheval sur la branche d’un arbre, comme s’il voulait dominer la scène tandis que Barthélemy s’est adossé à une porte cochère dans un coin de la place. Les préjugés sont bien vivants chez tous.

Jésus, en revanche, n’a rien qui diffère de l’ordinaire. Je dirais, au contraire, qu’il s’efforce de ne pas effrayer par sa majesté en même temps qu’il cherche à la manifester pour lever tout doute. Il caresse deux ou trois enfants dont il demande le nom et il s’intéresse à un vieil aveugle auquel il donne personnellement l’obole, répond à deux ou trois questions qu’on lui pose sur des sujets qui ne sont pas d’ordre général, mais privé.

Détail

Humanité des apôtres face à des samaritains.

EMV 145.5-6 · Tome 2, p. 472-474

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« J’ai entendu parler beaucoup d’entre vous, et en tous j’ai découvert une secrète douleur, une peine dont vous-mêmes ne vous rendez peut-être pas compte, mais qui saigne dans vos coeurs. Voici des siècles qu’elle grandit et ni les raisons que vous exprimez ni les injures qu’on vous lance ne peuvent la faire disparaître. Au contraire, elle durcit de plus en plus et pèse comme la neige quand elle se transforme en glace.

Je ne suis pas à votre place et je ne suis pas non plus de ceux qui vous accusent. Je suis justice et sagesse. Et pour résoudre votre cas, je vous cite encore Ezéchiel. En qualité de prophète, il parle de Samarie et de Jérusalem en disant qu’elles sont les filles d’un même sein et en les appelant Ohola et Oholiba.

La première à tomber dans l’idolâtrie, ce fut Ohola, car elle était déjà privée de ce secours spirituel qu’est l’union à notre Père des Cieux. L’union à Dieu est salut, toujours. Elle a échangé la véritable richesse, la véritable puissance, la véritable sagesse contre une pauvre richesse, avec la puissance et la sagesse de quelqu’un qui était, plus encore qu’elle-même, inférieur à Dieu, et elle fut séduite par lui au point de devenir l’esclave de la manière de vivre de celui qui l’avait séduite. Pour être forte, elle devint faible. Pour être plus, elle devint moins. Pour avoir été imprudente, elle devint folle. Quand quelqu’un s’est imprudemment contaminé par une infection, il lui est bien difficile de s’en guérir.

Vous direz : “ Avons-nous été amoindris ? Non. Nous avons été grands. ” Grands, oui, mais comment ? A quel prix ? Vous le savez. Combien, même parmi les femmes, acquièrent la richesse au prix effroyable de leur honneur ! Elles acquièrent une chose qui peut ne pas durer. Elles perdent définitivement une autre chose : leur bonne renommée.

Oholiba, voyant que la folie d’Ohola lui avait procuré des richesses, voulut l’imiter et devint plus folle encore qu’Ohola, et ce au prix d’une double faute. En effet, elle avait avec elle le vrai Dieu et n’aurait jamais dû mépriser la force qui lui venait de cette union. Et une dure, terrible punition est survenue et encore davantage à Oholiba qui s’était montrée doublement folle et impure. Dieu lui tournera le dos. Déjà il est en train de le faire pour s’en aller vers ceux qui ne sont pas de Juda. Et on ne pourra accuser Dieu d’être injuste car lui, il ne s’impose pas. Il ouvre les bras à tous, il invite tout le monde, mais si on lui dit : “ Va-t’en ”, il s’en va. Il va chercher l’amour et en inviter d’autres jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un qui lui dise : “ Je viens. ” C’est pourquoi je vous assure que cette pensée peut procurer un grand soulagement à votre tourment.

Ohola, reviens à toi ! Dieu t’appelle. La sagesse de l’homme consiste à se repentir. La sagesse spirituelle réside dans l’amour du Dieu vrai et de sa vérité. Ne regardez ni Oholiba, ni la Phénicie, ni l’Egypte, ni la Grèce. Regardez Dieu. Le Ciel est la patrie de toute âme droite. Il n’y a pas beaucoup de lois, mais une seule : celle de Dieu. C’est par ce code que l’on obtient la vie. Ne dites pas : “ Nous avons péché ”, mais : “ Nous ne voulons plus pécher. ” Que Dieu vous aime encore, la preuve en est dans le fait qu’il vous a envoyé son Verbe vous dire : “ Venez. ” Venez, je vous en adjure. Vous êtes injuriés et proscrits ? Et par qui ? Par des êtres semblables à vous. Mais Dieu est plus grand qu’eux, et il vous dit : “ Venez. ” Un jour viendra où vous vous réjouirez de n’être pas allés au Temple... Votre intelligence s’en réjouira. Mais les âmes se réjouiront davantage car le pardon de Dieu sera déjà descendu sur ceux qui, dispersés en Samarie, ont le coeur droit. Préparez-en l’avènement. Venez au Sauveur universel, ô enfants de Dieu qui avez perdu la vraie Voie.

145.6 – Nous serions bien venus, du moins certains d’entre nous. Mais ce sont ceux de l’autre côté qui ne veulent pas de nous.

– Avec le prêtre et le prophète, j’ajoute encore : “ Voici que je vais prendre le bois de Joseph qui est aux mains d’Ephraïm et les tribus d’Israël qui sont avec lui, je vais le mettre contre le bois de Juda et j’en ferai un seul morceau de bois... ” Oui. Venez à moi, pas au Temple. Moi, je ne vous repousse pas. Je suis celui que l’on appelle le Roi qui domine sur tous. Je vous purifierai tous, ô peuples qui voulez être purifiés. Je vous rassemblerai, ô troupeaux qui êtes sans bergers ou avec des bergers idolâtres, car je suis le bon Berger. Je vous donnerai un tabernacle unique et le placerai au milieu de mes fidèles. Ce tabernacle sera source de vie, pain de vie, il sera lumière, salut, protection, sagesse. Il sera tout car il sera le Vivant donné en nourriture aux morts pour les rendre vivants, il sera le Dieu qui se donne avec sa sainteté pour sanctifier. Voilà ce que je suis et ce que je serai. Le temps de la haine, de l’incompréhension, de la crainte est passé. Venez ! Peuple d’Israël ! Peuple séparé ! Peuple affligé ! Peuple éloigné ! Peuple cher, tellement cher, infiniment cher parce que malade, affaibli, saigné à blanc par une flèche qui a ouvert les veines de l’âme et en a fait fuir l’union vitale avec ton Dieu, viens ! Viens vers le sein d’où tu es né, viens sur la poitrine d’où t’est venue la vie. Douceur et tiédeur s’y trouvent encore pour toi. Toujours. Viens ! Viens à la vie et au salut. »

Détail

Dans sa prédication, Jésus cite deux personnages : Ohola et Oholiba, du Livre d'Ezéchiel. Ohola représente la Samarie, Oholiba représente Israël.

Annotation

Livre d'Ezéchiel, chapitre 23

Ez 23 : La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, il était une fois deux femmes, filles de la même mère. Elles se prostituèrent en Égypte ; dès leur jeunesse, elles se prostituèrent. C’est là qu’on a pressé leurs seins, là qu’on a caressé leur poitrine virginale. Voici leurs noms : Ohola, l’aînée, Oholiba sa soeur. Alors elles furent à moi et enfantèrent des fils et des filles. Quant à leurs noms, Ohola, c’est Samarie, Oholiba, c’est Jérusalem.

Or Ohola se prostitua alors qu’elle m’appartenait. Elle brûla de désir pour ses amants, les fils d’Assour, des voisins vêtus de pourpre, gouverneurs et magistrats, tous jeunes, séduisants, cavaliers accomplis. Elle s’adonna à la prostitution avec toute l’élite des fils d’Assour. Chez tous ceux pour qui elle brûlait, elle se rendit impure au contact de toutes leurs idoles immondes. Elle ne renonça pas à ses prostitutions commencées en Égypte, quand elle était toute jeune et que l’on couchait avec elle, que l’on caressait sa poitrine virginale en l’entraînant dans la prostitution. C’est pourquoi je l’ai livrée aux mains de ses amants, aux mains des fils d’Assour pour qui elle brûlait : eux dévoilèrent sa nudité, prirent ses fils et ses filles ; elle-même, ils la firent périr par l’épée. Elle fut célèbre parmi les femmes, car on avait fait justice d’elle.

Sa soeur Oholiba vit tout cela, mais elle fut corrompue davantage, elle brûla plus encore, ses prostitutions furent pires que celles de sa soeur. Elle brûla pour les fils d’Assour, gouverneurs et magistrats, ses voisins superbement vêtus, cavaliers accomplis, tous jeunes et séduisants. Je vis qu’elle s’était rendue impure, et que toutes deux avaient pris le même chemin. Oholiba ajouta encore à ses prostitutions : elle vit des hommes gravés sur le mur, des images de Chaldéens colorées au vermillon ; leurs reins étaient serrés dans une ceinture, leur tête coiffée de foulards flottants ; tous avaient l’allure d’écuyers et ressemblaient aux fils de Babylone en Chaldée, leur pays d’origine ; elle brûla pour eux au premier regard et leur envoya des messagers en Chaldée.

Alors les fils de Babylone vinrent à elle pour partager la couche des amours, et la rendirent impure par leurs prostitutions. Mais après qu’ils l’eurent rendue impure, son coeur se détacha d’eux. Elle a dévoilé ses prostitutions, elle a dévoilé sa nudité. Alors mon coeur s’est détaché d’elle comme il s’était détaché de sa soeur. Elle a multiplié ses prostitutions, se souvenant des jours de sa jeunesse quand elle se prostituait au pays d’Égypte ; elle y brûlait pour des partenaires dont la vigueur était celle des ânes, et le rut celui des étalons. Tu recherchais la débauche de ta jeunesse, quand les Égyptiens s’en prenaient à tes seins, à ta poitrine juvénile. C’est pourquoi, Oholiba, ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que je dresse contre toi tes amants ; ceux dont ton coeur s’est détaché, je les amène de partout contre toi, les fils de Babylone et tous les Chaldéens, Peqod, Shoa et Qoa, tous les fils d’Assour avec eux, tous jeunes et séduisants, gouverneurs et magistrats, écuyers renommés, tous montant des chevaux. Du nord viendront contre toi chars et chariots, avec une cohorte de peuples. De tous côtés, ils t’opposeront le grand et le petit bouclier ainsi que le casque. Je leur confierai le jugement, et ils te jugeront selon leur droit.

J’exercerai ma jalousie contre toi, et ils te traiteront avec fureur, ils te couperont le nez et les oreilles, et ceux des tiens qui resteront tomberont par l’épée ; ils prendront tes fils et tes filles, et ce qui restera de toi sera dévoré par le feu. Ils t’arracheront tes vêtements et te prendront tes bijoux. Je mettrai fin à ta débauche, à ta prostitution qui a commencé en Égypte. Tu ne lèveras plus les yeux vers eux et tu ne te souviendras plus de l’Égypte. Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que je te livre aux mains de ceux que tu as pris en haine, aux mains de ceux dont ton coeur s’est détaché. Ils te traiteront avec haine, ils s’empareront de tout le fruit de ton travail, ils te laisseront complètement nue. Ainsi sera dévoilée la nudité de tes fornications, de ta débauche et de ta prostitution. Ils te feront cela parce que tu t’es prostituée en suivant les nations et tu t’es rendue impure avec leurs idoles immondes. Tu as imité la conduite de ta soeur ; je mettrai sa coupe dans ta main.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : La coupe de ta soeur, tu la boiras, elle est profonde et large ; elle sera l’occasion de rire et de moquerie tant sa contenance est grande. Tu seras remplie d’ivresse et de douleur. C’est une coupe de désolation et de dévastation, la coupe de ta soeur Samarie ! Tu la boiras, tu la videras ; tu en rongeras les tessons et tu te déchireras les seins. Oui, moi, j’ai parlé, – oracle du Seigneur Dieu.

C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu : Parce que tu m’as oublié et que tu m’as rejeté derrière ton dos, à ton tour de porter le poids de ta débauche et de tes prostitutions. » Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ne dois-tu pas juger Ohola et Oholiba ? Expose-leur leurs abominations ! Elles ont commis l’adultère, elles ont du sang sur les mains ; avec leurs idoles immondes elles ont commis l’adultère. Les fils qu’elles m’avaient enfantés, elles les ont fait passer par le feu, pour en nourrir les idoles.

Elles m’ont fait encore ceci : elles ont rendu impur mon sanctuaire, ce jour-là ; elles ont profané mes sabbats. Quand elles immolaient leurs fils à leurs idoles immondes, ce jour-là, elles sont allées à mon sanctuaire et l’ont profané. Voilà ce qu’elles ont fait au milieu de ma maison. Bien plus, elles ont appelé des hommes venant de loin, et vers qui un messager avait été envoyé. Voici qu’ils sont venus : pour eux tu t’es baignée, tu t’es fardé les yeux, tu t’es parée, tu t’es mise sur un lit d’apparat, devant lequel une table était dressée où l’on avait mis mon encens et mon huile. On entendait le bruit d’une foule animée, insouciante ; il y avait là une multitude d’hommes, de buveurs venant du désert ; ils ont mis des bracelets aux poignets des femmes et sur leur tête un magnifique diadème. Et je me disais : Elle est usée par les adultères, et c’est avec celle-là qu’on se livre à la prostitution ?

On est venu chez elle comme chez une prostituée ! C’est ainsi qu’on vient chez Ohola et Oholiba, ces femmes débauchées. Mais des hommes justes les jugeront selon le droit concernant les femmes adultères et celles qui répandent le sang. Car elles ont commis l’adultère et elles ont du sang sur les mains. » Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Dresse contre elles une assemblée. Qu’on les livre à l’épouvante et au pillage ; que l’assemblée les lapide et les frappe de l’épée ; que l’on tue leurs fils et leurs filles, et qu’on mette le feu à leurs maisons. Je ferai cesser la débauche du pays. Ce sera un avertissement pour toutes les femmes, elles n’imiteront plus votre débauche. On fera retomber sur vous votre débauche : vous porterez le poids des fautes commises avec vos idoles immondes. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur Dieu. »

Livre d'Ezéchiel 37, 19

Ez 37, 19 : tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais prendre le morceau de bois qui représente Joseph, et les tribus d’Israël qui lui sont rattachées ; je vais le joindre au bois qui représente Juda. Je les réunirai ; ils n’en feront plus qu’un seul dans ma main.

EMV 146.1-3 · Tome 2, p. 475-477

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

146.1 Jésus dit aux samaritains de Sychar :

« Avant de vous quitter – car j’ai d’autres enfants à évangéliser –, je veux vous ouvrir clairement les chemins de l’espérance et vous y engager par cet encouragement : allez, et soyez sûrs que vous parviendrez au but. Aujourd’hui, je ne vais pas citer le grand Ezéchiel, mais le disciple préféré de Jérémie, le très grand prophète.

Baruch parle pour vous. Ah ! Il prend réellement vos âmes et parle pour elles toutes au Dieu sublime qui réside dans les Cieux. Je parle bien des vôtres. Pas seulement de celles des samaritains, mais de toutes vos âmes, ô descendants du peuple élu qui êtes tombés dans de nombreux péchés ; et il prend aussi les vôtres, ô peuples païens qui pressentez l’existence d’un Dieu inconnu parmi les nombreuses divinités que vous adorez, un Dieu que votre âme pressent être l’unique et le vrai, mais que votre pesanteur empêche de chercher pour le connaître comme votre esprit l’aurait désiré. Du moins, une loi morale vous avait été donnée, à vous les peuples païens et idolâtres, parce que vous êtes des hommes. Or l’homme possède une essence qui vient de Dieu et qui s’appelle l'esprit : elle vous parle et vous conseille toujours de vous élever et elle vous pousse à mener une vie sainte. Or vous l’avez abaissée au rôle d’esclave d’une chair vicieuse, brisant ainsi la loi morale humaine que vous aviez, et devenant pécheurs – même humainement parlant –, rabaissant enfin l’idée de vos croyances et vous-mêmes au niveau d’une animalité qui vous rend inférieurs aux bêtes.

Et pourtant écoutez. Ecoutez tous. Vous comprenez d’autant mieux et par conséquent vous agissez d’autant plus que vous connaissez davantage la Loi d’une morale surnaturelle qui vous a été donnée par le vrai Dieu.

146.2 La prière de Baruch doit être dans vos coeurs humiliés par une noble humilité qui n’est pas dégradation et lâcheté, mais connaissance exacte de la misère de sa condition et désir saint de trouver le moyen de les améliorer spirituellement. Voici donc sa prière : “ Seigneur, regarde-nous de ta demeure sainte et pense à nous, tends l’oreille et écoute-nous. Ouvre les yeux, Seigneur, et vois : ce ne sont pas les morts en enfer, ceux dont l’âme est séparée du corps, qui seront ceux qui rendent gloire et justice au Seigneur ; mais l’âme comblée d’affliction, celui qui chemine courbé et sans force, les yeux défaillants, et l’âme affamée de toi, voilà ce qui te rend gloire et justice, Seigneur ! ”

Baruch pleure humblement et tous les justes doivent pleurer avec lui en voyant et en désignant de leur vrai nom les malheurs qui, d’un peuple fort, ont fait un peuple triste, divisé et assujetti : “ Nous n’avons pas écouté ton invitation, alors tu as accompli tes paroles que tu avais prononcées par le ministère de tes serviteurs, les prophètes : que les os de nos rois et les os de nos pères seraient arrachés de leurs tombeaux et exposés à la chaleur du soleil, au froid de la nuit, et que les habitants des villes mourraient dans d’atroces souffrances par la faim, l’épée et la peste. Et le Temple, où l’on invoquait ton nom, tu l’as réduit à l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui à cause de l’iniquité d’Israël et de Juda. ”

Vous qui êtes des enfants du Père, ne dites pas : “ Aussi bien notre Temple que le vôtre sont construits et reconstruits, et ils sont beaux. ” Non. Un arbre déchiqueté par la foudre depuis la cime jusqu’aux racines ne survit pas. Certes, il pourra végéter misérablement en essayant de vivre grâce aux surgeons poussés des racines qui ne veulent pas mourir, mais ce ne seront que des broussailles sans fruits et plus jamais l’arbre opulent aux fruits abondants, sains et sucrés qu’il était. La désagrégation qui a commencé avec la séparation ne cesse de s’accentuer – bien que l’édifice matériel ne paraisse pas abîmé mais encore beau et neuf – et elle atteint les âmes qui l’habitent. Ensuite viendra l’heure où toute flamme surnaturelle sera éteinte ; alors, il manquera au Temple ce qui fait sa vie, car l’autel de métal précieux, pour subsister, doit être tenu en état de continuelle fusion par la chaleur de la foi et de la charité de ses ministres. Une fois devenu glacial, éteint, souillé, rempli de morts, ce ne sera plus qu’une pourriture sur laquelle les corbeaux étrangers et l’avalanche de la divine punition s’abattront pour en faire une ruine.

Fils d’Israël, priez, en pleurant avec moi, votre Sauveur. Que ma voix soutienne les vôtres et pénètre, elle qui le peut, jusqu’au trône de Dieu. Celui qui prie avec le Christ, Fils du Père, est écouté par Dieu, le Père du Fils.

Reprenons l’ancienne prière de Baruch, car elle est juste : “ Seigneur tout-puissant, Dieu d’Israël, c’est une âme angoissée, un esprit plein d'anxiété, qui te crie : ‘ Ecoute, Seigneur, et prends pitié. Tu es un Dieu miséricordieux, aie pitié de nous car nous avons péché devant toi. Toi, tu trônes éternellement, et nous, nous devrons périr pour toujours ? Seigneur tout-puissant, Dieu d’Israël, écoute donc la supplication des morts d’Israël et de leurs fils qui ont péché contre toi, qui n’ont pas écouté la voix du Seigneur leur Dieu, de sorte que tous leurs malheurs se sont attachés à nous. Ne te souviens plus des fautes de nos pères, mais en cette heure souviens-toi de ta puissance et de ton nom... Pour que nous invoquions ce nom et nous nous convertissions de l’iniquité de nos pères, aie pitié. ’ ”

Priez ainsi et convertissez-vous réellement en revenant à la vraie sagesse qui est celle de Dieu et qui se trouve dans le Livre des commandements de Dieu et dans la Loi qui demeure éternellement. Aujourd’hui, moi qui suis le Messie de Dieu, je suis venu apporter de nouveau cette loi sous une forme simple et inaltérable aux pauvres du monde, en leur annonçant la bonne nouvelle de l’ère de la Rédemption, du pardon, de l’amour, de la paix. Celui qui croira à cette Parole obtiendra la vie éternelle.

146.3 Je vous quitte, habitants de Sychar qui avez fait preuve de bonté à l’égard du Messie de Dieu. Je vous laisse avec ma paix.

– Reste encore !

– Reviens !

– Jamais plus personne ne nous parlera comme toi.

– Sois béni, bon Maître !

– Bénis mon enfant.

– Prie pour moi, toi qui es le Saint.

– Permets-moi de garder une de tes franges comme bénédiction !

– Souviens-toi d’Abel.

– Et de moi, Timothée.

– Et aussi de moi, Joraï.

– De tous, de tous. Que la paix vienne sur vous. »

Ils l’accompagnent jusqu’au-dehors de la ville pendant quelques centaines de mètres puis, lentement, font demi-tour...

Annotation

Livre de Baruch 2, 16-18.24-26

Ba 2, 16-18.24-26 : Regarde, Seigneur, du haut de ta demeure sainte, et pense à nous. Incline ton oreille, Seigneur, écoute. Ouvre les yeux, Seigneur, et vois. Car ce ne sont pas les défunts dans le séjour des morts, eux dont le souffle est enlevé des entrailles, qui rendront gloire et justice au Seigneur, mais l’âme comblée de tristesse, l’homme qui marche courbé et sans force, les yeux défaillants et l’âme affamée, ceux-là te rendront gloire et justice, Seigneur. (...) Or, nous n’avons pas écouté ton appel à servir le roi de Babylone, et tu as accompli les paroles que tu avais prononcées par tes serviteurs les prophètes, à savoir que les ossements de nos rois et de nos pères seraient arrachés à leur tombeau. Et voici qu’ils furent jetés dehors, à la brûlure du jour et au gel de la nuit. Nos rois et nos pères sont morts dans de cruelles souffrances, par la famine, l’épée et l’exil. Tu as établi la maison sur laquelle a été invoqué ton nom, comme elle est en ce jour, à cause de la méchanceté de la maison d’Israël et de la maison de Juda.

Livre de Baruch 3, 1-7

Ba 3, 1-7 : Seigneur, Souverain de l’univers, Dieu d’Israël, une âme angoissée, un esprit découragé crie vers toi. Écoute, Seigneur, et prends pitié, car nous avons péché contre toi.

Toi, en effet, tu demeures à jamais ; nous, nous sommes à jamais perdus. Seigneur, Souverain de l’univers, Dieu d’Israël, écoute donc la prière des morts d’Israël, des fils de ceux qui ont péché contre toi, qui n’ont pas écouté la voix du Seigneur leur Dieu, de sorte que les malheurs se sont attachés à nous. Ne te souviens pas des injustices de nos pères, mais souviens-toi, en cette heure, de ta main et de ton nom. Car tu es le Seigneur notre Dieu, et nous voulons te louer, Seigneur. Oui, c’est pour cela que tu as mis ta crainte en notre coeur, pour que nous invoquions ton nom. Nous voulons te louer en notre exil, puisque nous avons détourné de notre coeur toute l’injustice de nos pères qui ont péché contre toi.

EMV 147.1-2 · Tome 2, p. 478-479

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

147.1 Jésus marche devant, seul, en frôlant une haie de cactacées qui, se riant de toutes les autres plantes sans feuilles, brillent au soleil avec leurs grosses palettes épineuses sur lesquelles il reste quelques fruits que le temps a rendus rouge brique ou sur les­quelles déjà rit quelque fleur précoce jaune teintée de cinabre.

Derrière, les apôtres chuchotent entre eux et il me semble qu’ils ne font vraiment pas des compliments au Maître.

A un certain moment, Jésus se retourne brusquement et dit :

« “ Qui observe le vent ne sème pas, qui reste à regarder les nuages ne moissonne pas. ” C’est un vieux proverbe. Mais je m’y tiens. Et vous voyez que là où vous craigniez de mauvais vents et ne vouliez pas rester, j’ai trouvé un terrain et la possibilité de semer. Malgré “ vos ” nuages – soit dit en passant, ce n’est pas bien que vous les fassiez voir là où la Miséricorde veut montrer son soleil –, je suis certain d’avoir déjà moissonné.

– En attendant, personne ne t’a demandé de miracle. C’est une foi bien étrange qu’ils ont en toi !

– Et tu crois, Thomas, que seule la requête d’un miracle prouve qu’il y a foi ? Tu te trompes. C’est tout le contraire. Celui qui veut un miracle pour pouvoir croire témoigne que, sans le miracle – preuve palpable –, il ne croirait pas. Au contraire, celui qui dit : “ Je crois ” sur la simple parole d’autrui manifeste la foi la plus grande.

– De sorte que les samaritains sont meilleurs que nous, alors !

– Je ne dis pas cela. Mais dans leurs conditions d’affaiblissement spirituel, ils se sont montrés beaucoup plus capables d’entendre Dieu que les fidèles de Palestine. Vous le constaterez fréquemment au cours de votre vie et, je vous en prie, souvenez-vous de cet épisode pour savoir vous conduire sans préjugés à l’égard des âmes qui en viendront à croire au Christ.

– Pourtant, pardonne-moi, Jésus, si je te le dis, il me semble qu’avec toute la haine qui te poursuit, il est nuisible pour toi de susciter de nouvelles accusations. Si les membres du Sanhédrin savaient que tu as eu ...

– Mais dis-le simplement : “ de l’amour ”, car c’est cela que j’ai eu, Jacques, et que j’ai encore. Et toi, qui es mon cousin, tu peux comprendre que je ne puis ressentir autre chose que de l’amour. Je t’ai montré que je n’éprouve que de l’amour, même pour ceux qui m’étaient hostiles parmi ceux de mon sang et de mon pays. Devrais-je donc ne pas en éprouver pour ceux-ci, qui m’ont respecté sans me connaître ? Les membres du Sanhédrin peuvent bien faire tout le mal qu’ils veulent. Mais ce ne sera pas la perspective de ce mal à venir qui fermera les digues de mon amour omniprésent et agissant partout. Du reste... même si j’agissais autrement... je n’empêcherais pas le Sanhédrin de trouver, par haine, des motifs d’accusation.

– Mais toi, Maître, tu passes beaucoup de temps en pays idolâtre alors qu’on t’attend en tellement d’endroits en Israël. Tu dis que toute heure doit être consacrée au Seigneur. Est-ce que ce ne sont pas là des heures perdues ?

– Une journée employée à rassembler des brebis égarées n’est pas perdue. Elle n’est pas perdue, Philippe. Il est dit : “ Observer la Loi, c’est multiplier les offrandes... mais faire preuve de miséricorde, c’est offrir un sacrifice. ” Il est dit : “ Donne au Très-Haut comme il t’a donné, avec générosité, selon tes moyens. ” C’est ce que je fais, mon ami. Et offrir un sacrifice n’est pas du temps perdu. Je fais miséricorde et je me sers des moyens que j’ai reçus en offrant mon travail à Dieu. Restez donc dans la paix.

Détail

Jésus est en train de quitter la Samarie. Les apôtres désapprouvent ce détour dans les terres samaritaines.

Annotation

Livre de L'Ecclésiaste 11, 4

Qo 11, 4 : Qui attend le bon vent, jamais ne sèmera ; qui scrute les nuages, jamais ne moissonnera.

Livre de Ben Sira le Sage 35, 1-2.9

Sir 35, 1-2. 9 : C’est présenter de multiples offrandes que d’observer la Loi ; c’est offrir un sacrifice de paix que s’attacher aux commandements. Le sacrifice de l’homme juste est agréé par Dieu qui en gardera mémoire.