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Notes du thème

Vie chrétienne

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EMV 56.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Quant à toi, Jude, mon cousin, viens avec moi et avec ceux-ci. Mais toi, tu resteras à Nazareth.

– Pourquoi, Jésus ?

– Parce que tu dois me préparer le chemin dans notre patrie. Tu crois que c’est une petite mission ? En vérité, il n’y en a pas de plus importante... »

Jésus soupire.

« Et est-ce que je réussirai ?

– Oui et non, mais tout sera suffisant pour que nous soyons justifiés.

– De quoi ? Et aux yeux de qui ?

– Aux yeux de Dieu. Aux yeux de la patrie. Aux yeux de la famille. Ils ne pourront nous faire de reproche, parce que nous leur aurons offert le bien. Et si la patrie et la famille le dédaignent, nous n’aurons pas la responsabilité de leur perte.

EMV 57.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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57.2 Ils arrivent ainsi à la maison. Avertie par un petit garçon prévenant, Marie se tient déjà sur le seuil.

« Mon Fils !

– Maman ! »

Ils tombent dans les bras l’un de l’autre. Beaucoup moins grande que Jésus, Marie, la tête appuyée en haut de la poitrine de son Fils, se blottit dans ses bras. Quant à lui, il embrasse ses cheveux blonds. Ils entrent dans la maison.

Les disciples, y compris Jude, restent au-dehors pour leur laisser la liberté de leurs premiers épanchements.

« Jésus, mon Fils ! »

La voix de Marie tremble, comme si elle avait la gorge nouée.

« Pourquoi, Maman, cette émotion ?

– Oh, mon Fils ! On m’a dit... Au Temple, il y avait des gens de Galilée, de Nazareth, ce jour-là... Ils sont revenus... et ils ont raconté... Oh, mon Fils !...

– Mais, tu le vois, Maman, je vais bien. Aucun mal ne m’est arrivé, et Dieu a été glorifié dans sa Maison.

– Oui, je le sais, Fils de mon coeur. Je sais que cela a été comme la cloche qui éveille les dormeurs. Et, pour la gloire de Dieu, j’en suis heureuse... heureuse que mon peuple s’éveille à Dieu... Je ne te ferai pas de reproche... je ne t’empêcherai pas... je te comprends... et... et je suis heureuse... mais je t’ai donné la vie, moi, mon Fils !... »

Marie est encore entourée par les bras de Jésus. Elle a parlé en tenant ses petites mains ouvertes et appuyées sur la poitrine de son Fils, la tête levée vers lui, l’oeil plus brillant à cause d’une larme sur le point de couler. Puis elle se tait et appuie de nouveau sa tête sur la poitrine de Jésus. On dirait une tourterelle grise, ainsi vêtue de toile bise, à l’abri de deux grandes ailes blanches car Jésus porte encore son habit et son manteau blancs.

« Maman, pauvre Maman, Maman chérie !... »

Jésus l’embrasse encore.

Détail

Jésus et ses disciples arrivent à Nazareth et vont vers la demeure de la Sainte Famille.

EMV 58 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est à Capharnaüm : il va pêcher avec Pierre et André. Jean et Jacques sont présents dans l'autre barque.

Pierre explique son travail au Christ et celui-ci fait une analogie avec les âmes. Il explique qu'une faute n'est pas irréparable en soi, mais que l'accumulation de celles-ci peuvent se changer en habitude et même en vice capital. Il faut toujours avoir de la vigilance pour ne pas tomber dans le péché.

Simon de Jonas demande alors si le Père ne sera pas trop sévère envers lui, et Jésus lui assure qu'il ne le sera pas pour Pierre, l'homme nouveau. Il assure aussi son amour à André, et parle de tous les disciples qui viendront après eux, en évoquant le Royaume des Cieux et la pêche abondante que fera le Sauveur. Il encourage également son apôtre à ne pas être jaloux, car tout le monde a une place dans son coeur. Pierreest ému par ses propos ; quant à André, Jésus lui parle de sa mort bienheureuse.

Jean arrive sur ses entrefaites et révèle qu'un aveugle est venu pour être guéri par le Christ. Jésus veut le guérir tout de suite, et face aux pensées de Pierre, qui s'attriste à l'idée de ne pas avoir une bonne pêche, il assure d u secours de Dieu chaque fois qu'on sera charitable.

Enfin, le Seigneur va guérir l'aveugle. Et c'est une guérison très belle.

EMV 58.3-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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58.3 Jésus interpelle son apôtre :

« La pêche sera-t-elle bonne ?

– Le temps est favorable. L’eau est calme et il y aura un clair de lune. Les poissons remonteront du fond et mon filet les entraînera.

– Nous y allons seuls ?

– Oh ! Maître, mais comment veux-tu que nous manipulions seuls tout ce dispositif de filets ?

– Je n’ai encore jamais pêché et j’attends que tu me l’apprennes. »

Jésus descend tout doucement vers le lac et s’arrête sur la rive de gros sable caillouteux, près de la barque.

« Regarde, Maître, comment on fait : je sors à côté de la barque de Jacques, fils de Zébédée, et on va ainsi ensemble vers l’endroit favorable. Puis, on descend le filet. Nous en tenons un bout, nous. Tu m’as dit que tu veux le tenir ?

– Oui, si tu me dis ce que je dois faire.

– Il n’y a qu’à surveiller la descente. Il faut que le filet descende lentement et sans faire de noeuds. Lentement parce que nous serons sur le lieu de pêche et un mouvement trop brusque peut éloigner les poissons, et sans noeuds pour ne pas fermer le filet qui doit s’ouvrir comme une bourse ou, si tu préfères, une voile gonflée par le vent. Puis, une fois la descente terminée, nous ramerons doucement ou bien nous avancerons à la voile selon ce qu’il faudra, en faisant un demi-cercle sur le lac. Quand la vibration de la cheville de sécurité nous indiquera que la pêche est bonne, nous nous dirigerons vers la terre et là, presque à la rive – mais pas trop tôt pour ne pas risquer que la proie nous échappe, pas trop tard pour ne pas abîmer les poissons et le filet sur les cailloux –, nous hisserons le filet. C’est alors qu’il faut avoir l’oeil car les barques doivent se rapprocher au point qu’on puisse prendre l’extrémité du filet que passe l’autre barque sans pourtant nous heurter pour ne pas écraser le filet plein de poissons.

58.4 Fais attention, Maître, c’est notre gagne-pain. Garde toujours un oeil sur le filet pour qu’il ne s’ouvre pas sous les secousses des poissons. Ils défendent leur liberté par de forts coups de queue et s’ils sont nombreux... Tu comprends... Ce sont de petites bêtes, mais à dix, cent, mille, ils deviennent forts comme le Léviathan.

– C’est la même chose avec les fautes, Pierre. Au fond, une seule, ce n’est pas irréparable. Mais si, au lieu de s’arrêter à cette “ première ”, on ne cesse de les accumuler, il arrive un moment où la petite faute – peut-être une simple omission, une simple faiblesse – devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. D’autres fois, c’est un manque de charité verbal à l’égard d’un parent qui finit en violence contre le prochain. Soyez vigilants dès le début pour que les fautes n’augmentent pas leur poids sous leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes, comme le Serpent infernal lui-même, et elles vous entraînent à l’abîme de la géhenne.

– Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !

– Il y faut vigilance et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Et aussi une grande confiance dans la justice pleine d’amour du Père.

EMV 58.4 · Tome 1

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58.4 Fais attention, Maître, c’est notre gagne-pain. Garde toujours un oeil sur le filet pour qu’il ne s’ouvre pas sous les secousses des poissons. Ils défendent leur liberté par de forts coups de queue et s’ils sont nombreux... Tu comprends... Ce sont de petites bêtes, mais à dix, cent, mille, ils deviennent forts comme le Léviathan.

– C’est la même chose avec les fautes, Pierre. Au fond, une seule, ce n’est pas irréparable. Mais si, au lieu de s’arrêter à cette “ première ”, on ne cesse de les accumuler, il arrive un moment où la petite faute – peut-être une simple omission, une simple faiblesse – devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. D’autres fois, c’est un manque de charité verbal à l’égard d’un parent qui finit en violence contre le prochain. Soyez vigilants dès le début pour que les fautes n’augmentent pas leur poids sous leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes, comme le Serpent infernal lui-même, et elles vous entraînent à l’abîme de la géhenne.

– Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !

– Il y faut vigilance et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Et aussi une grande confiance dans la justice pleine d’amour du Père.

Détail

Pierre explique à Jésus comme pêcher et celui-ci en profite pour lui donner une leçon sur la faute et le poids du péché.

EMV 58.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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58.5 – Il en viendra d’autres ? Il y a ton cousin, et en Judée...

– Ah oui, beaucoup ! Mon Royaume est ouvert à tout le genre humain et, en vérité, je te dis que, au cours de la nuit des siècles, ma pêche sera plus abondante que la plus abondante des tiennes... que chaque siècle est une nuit où le guide et la lumière ne sont pas la pure lumière d’Orion ni celle de la lune qui parcourt le ciel, mais la parole du Christ et la grâce qui viendra de lui. Cette nuit connaîtra l’aurore d’un jour sans crépuscule, d’une lumière dans laquelle tous les fidèles vivront, d’un soleil qui revêtira les élus et les rendra beaux, éternels, heureux comme des dieux. Des dieux inférieurs au Père dont ils sont les fils et semblables à moi... Vous ne pouvez pas encore comprendre, mais en vérité, je vous dis que votre vie chrétienne vous obtiendra de ressembler à votre Maître et ce seront les mêmes signes qui vous feront resplendir dans le Ciel. Eh bien ! J’aurai, malgré la haine de Satan et la faible volonté de l’homme, une pêche plus abondante que la tienne.

– Mais serons-nous tes seuls apôtres ?

– Jaloux, Pierre ? Non, ne le sois pas. D’autres viendront et dans mon coeur, il y aura de l’amour pour tous. Ne sois pas avare, Pierre. Tu ne sais pas encore qui est celui qui t’aime. As-tu jamais compté les étoiles ? Et les pierres qui tapissent le fond du lac ? Non, tu ne le pourrais pas, mais encore moins pourrais-tu compter les battements d’amour dont mon coeur est capable. As-tu jamais pu compter le nombre de fois où la mer dépose sur le rivage le baiser de ses eaux au cours de douze lunes ? Non, tu ne le pourrais pas, mais tu pourrais encore moins compter les vagues d’amour qui se déversent de ce coeur pour donner ses baisers aux hommes. Sois sûr, Pierre, de mon amour. »

Pierre prend la main de Jésus et l’embrasse. Il est fortement ému.

Détail

Pierre demande s'il viendra beaucoup de disciples.

EMV 58.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Chaque siècle est une nuit où le guide et la lumière ne sont pas la pure lumière d’Orion ni celle de la lune qui parcourt le ciel, mais la parole du Christ et la grâce qui viendra de lui.