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Notes du thème

Eléments dans la vie chrétienne

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EMV 136.11 · Tome 2, p. 429

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus entonne un psaume d’une voix forte et tous, debout, lui font écho :

« “ Levez-vous et bénissez le Seigneur votre Dieu, d’éternité en éternité. Que soit béni son nom sublime et glorieux par toute louange et toute bénédiction. Toi seul, tu es le Seigneur. Tu as fait le ciel et le ciel des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qu’elle contient ”, etc. » (C’est l’hymne chantée par les lévites à la fête de la Consécration du peuple, chap. 9 du 2 livre d’Esdras) puis tout se termine sur ce long cantique. Je ne sais s’il appartient au rite antique ou si Jésus le dit de lui-même.

Annotation

Livre de Néhémie 9, 5-36

Ne 9, 5-36

Et les lévites Josué, Cedmiel, Bani, Hasebnias, Sérébias, Odaïas, Sébnias et Phathahias dirent : " Levez-vous, bénissez Yahweh, votre Dieu, d'éternité en éternité ! Que l'on bénisse votre nom glorieux, qui est élevé au-dessus de toute bénédiction et de toute louange ! C'est vous seul, Yahweh, vous, qui avez fait le ciel, le ciel des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qu'elle porte, la mer et tout ce qu'elle renferme ; c'est vous qui donnez la vie à toutes ces choses, et l'armée du ciel vous adore. C'est vous, Yahweh, Dieu, qui avez choisi Abram, qui l'avez fait sortir d'Ur de Chaldée, et qui lui avez donné le nom d'Abraham. Vous avez trouvé son cœur fidèle devant vous et vous avez conclu avec lui l'alliance pour donner à sa postérité le pays des Chananéens, des Héthéens, des Amorhéens, des Phérézéens, des Jébuséens et des Gergeséens ; et vous avez tenu votre parole, car vous êtes juste. "

" Vous avez vu l'affliction de nos pères en Egypte, et vous avez entendu leurs cris prés de la Mer rouge. Vous avez opéré des signes et des prodiges contre Pharaon, contre tous ses serviteurs et contre tout le peuple de son pays, parce que vous saviez qu'ils avaient agi avec arrogance à l'égard de nos pères et vous vous êtes fait un nom, comme on le voit encore aujourd'hui. Vous avez fendu la mer devant eux, et ils ont passé à sec au milieu de la mer ; mais vous avez précipité dans les abîmes, comme une pierre dans les grandes eaux, ceux qui les poursuivaient. Vous les avez guidés le jour par une colonne de nuée, et la nuit par une colonne de feu, pour éclairer devant eux la voie qu'ils devaient suivre. Vous êtes descendu sur la montagne du Sinaï, vous avez parlé avec eux du haut du ciel, et vous leur avez donné des ordonnances justes, des lois de vérité, des préceptes et des commandements excellents. Vous leur avez fait connaître votre saint sabbat, et vous leur avez prescrit par l'organe de Moïse, votre serviteur, des commandements, des préceptes et une loi. Vous leur avez donné du ciel le pain pour leur faim, et vous avez fait sortir du rocher l'eau pour leur soif. Et vous leur avez dit d'entrer en possession du pays que vous aviez juré de leur donner. "

"Mais nos pères, eux, se livrèrent à l'orgueil, raidirent leur cou, et n'écoutèrent pas vos commandements. Ils refusèrent d'écouter, et ils ne se souvinrent pas de vos merveilles, que vous aviez faites en leur faveur. Ils raidirent leur cou et, dans leur opiniâtreté, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur servitude. Mais vous êtes un Dieu prêt au pardon, clément et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et vous ne les avez pas abandonnés. Même lorsqu'ils se firent un veau en fonte et dirent : Voici ton Dieu qui t'a fait sortir d'Egypte, et qu'ils se livrèrent contre vous à de grands blasphèmes, selon votre grande miséricorde, vous ne les avez pas abandonnés dans le désert ; et la colonne de nuée ne s'écarta point d'auprès d'eux, les guidant le jour dans leur chemin, ni la colonne de feu, les éclairant la nuit dans la route qu'ils devaient suivre. Vous leur avez donné votre bon esprit pour les rendre prudents ; vous n'avez point refusé votre manne à leur bouche, et vous leur avez fourni de l'eau pour leur soif. Pendant quarante ans vous avez pourvu à leur entretien dans le désert, et ils ne manquèrent de rien ; leurs vêtements ne s'usèrent point et leurs pieds ne s'enflèrent point. "

"Vous leur avez livré des royaumes et des peuples, dont vous partageâtes entre eux les territoires ; et ils possédèrent le pays de Séhon, le pays du roi d'Hésébon, et le pays d'Og, roi de Basan. Vous avez multiplié leurs fils comme les étoiles du ciel, et vous les avez amenés dans le pays dont vous aviez dit à leurs pères qu'ils y entreraient pour en prendre possession. Et leurs fils vinrent prendre possession du pays, et vous avez humilié devant eux les habitants du pays, les Chananéens, et vous les avez livrés entre leurs mains, ainsi que les rois et les peuples du pays, pour qu'ils les traitassent à leur gré. Ils s'emparèrent de villes fortifiées et de terres fertiles ; ils possédèrent des maisons remplies de toutes sortes de biens, des citernes creusées, des vignes, des oliviers et des arbres fruitiers en abondance. Ils mangèrent, ils se rassasièrent, ils s'engraissèrent et vécurent dans les délices par votre grande bonté. "

"Néanmoins ils furent rebelles et se révoltèrent contre vous. Ils jetèrent votre loi derrière leur dos, ils tuèrent vos prophètes qui rendaient témoignage contre eux, pour les ramener vers vous, et ils se livrèrent envers vous à de grands blasphèmes. Alors vous les abandonnâtes entre les mains de leurs oppresseurs, qui les opprimèrent. Mais, au temps de leur oppression, ils crièrent vers vous, et vous, vous les entendîtes du haut du ciel et, dans votre grande miséricorde, vous leur donnâtes des sauveurs qui les sauvèrent de la main de leurs oppresseurs. Quand ils eurent du repos, ils firent de nouveau le mal devant vous, et vous les abandonnâtes entre les mains de leurs ennemis, qui dominèrent sur eux. Mais ils crièrent encore vers vous, et vous, vous les entendîtes du haut du ciel et, dans votre grande miséricorde, vous les délivrâtes plusieurs fois. Vous rendîtes témoignage contre eux, pour les ramener à votre loi, et eux, persévérant dans l'orgueil, n'écoutèrent point vos commandements ; ils transgressèrent vos ordonnances, bien que celui qui les met en pratique trouve en elles la vie ; ils présentèrent une épaule rebelle, ils raidirent leur cou et ils n'écoutèrent point. Vous usâtes de patience envers eux pendant de nombreuses années ; vous rendîtes témoignage contre eux par votre esprit, par l'organe de vos prophètes, et ils n'écoutèrent point. Alors vous les livrâtes entre les mains des peuples des pays. Mais, dans votre grande miséricorde, vous ne les avez pas anéantis et vous ne les avez pas délaissés, car vous êtes un Dieu clément et miséricordieux. "

"Et maintenant, ô notre Dieu, Dieu grand, puissant et redoutable, vous qui maintenez l'alliance et la miséricorde, ne regardez pas comme peu de chose toutes les souffrances qui nous ont atteints, nous, nos rois, nos chefs, nos prêtres, nos prophètes, nos pères et tout votre peuple, depuis le temps des rois d'Assyrie jusqu'à ce jour. Vous avez été juste dans tout ce qui nous est arrivé, car vous avez agi avec fidélité ; mais nous, nous avons fait le mal. Nos rois, nos chefs, nos prêtres et nos pères n'ont pas mis en pratique votre loi, et ils n'ont été attentifs ni à vos commandements ni aux témoignages que vous rendiez contre eux. Dans leur royaume, au milieu des nombreux bienfaits que vous leur accordiez, dans le pays vaste et fertile que vous leur aviez livré, ils ne vous ont pas servi, et ils ne se sont pas détournés de leurs œuvres mauvaises. Et voici qu'aujourd'hui nous sommes esclaves ! Voici que nous sommes esclaves sur la terre que vous avez donnée à nos pères pour en manger les fruits et jouir de ses biens !

EMV 137.2 · Tome 2, p. 430-431

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Ne voudrais-tu pas savoir ce qu’elle [cette âme pour laquelle tu pries] va devenir ? Est-ce qu’il ne t’importe même pas de ne pas être celui qui me l’amènera ? Ne te demandes-tu pas comment elle va faire ? »

Jésus sourit doucement, avec un éclair de lumière dans ses yeux bleus posés sur l’apôtre qui marche à ses côtés. Il a un de ces sourires et de ces regards qui sont un des secrets de Jésus pour conquérir les coeurs.

André le regarde de ses doux yeux bruns et répond :

« Il me suffit de savoir qu’elle vient à toi. D’ailleurs, moi ou un autre, qu’est-ce que cela peut bien faire ? Et comment elle le fera ? Tu le sais et il n’est pas nécessaire que je le sache. Ce que tu m’assures me suffit pleinement et j’en suis heureux. »

Jésus lui passe le bras derrière les épaules et l’attire à lui en une étreinte affectueuse qui met en extase le bon André. Et il lui parle en le tenant ainsi :

« C’est le privilège du véritable apôtre. Tu vois, mon ami, ta vie et celle des futurs apôtres ressemblera toujours à cela. Parfois vous saurez que vous êtes des “ sauveurs ”. Mais, le plus souvent, vous sauverez sans le savoir les personnes que vous voudriez le plus sauver. Ce n’est qu’au Ciel que vous verrez venir à votre rencontre, ou monter au Royaume éternel, ceux que vous aurez sauvés. Et votre joie de bienheureux augmentera pour chaque personne sauvée. Parfois, vous le saurez dès cette terre. Ce sont les joies que je vous donne pour vous infuser une vigueur encore plus grande pour de nouvelles conquêtes. Mais bienheureux le prêtre qui n’aura pas besoin d’être ainsi aiguillonné pour accomplir son devoir ! Bienheureux celui qui ne se désole pas parce qu’il ne voit pas de triomphes, et qui ne dit pas : “ Je ne fais plus rien parce que je n’ai aucune satisfaction. ” La satisfaction de l’apôtre, considérée comme l’unique encouragement au travail, dénote une absence de formation apostolique, abaisse l’apostolat, qui est une chose spirituelle, au niveau d’un travail humain ordinaire. Il ne faut jamais tomber dans l’idolâtrie du ministère. Ce n’est pas vous qui devez être adorés, mais le Seigneur votre Dieu. A lui seul la gloire de ceux qui sont sauvés. A vous la tâche de sauver, en attendant, au temps du Ciel, la gloire d’avoir été des “ sauveurs. ”

Détail

Jésus assure à André que l'âme de la femme voilée sera sauvée et il lui pose quelques questions. C'est une belle leçon pour les co-rédempteurs et pour notre apostolat.

EMV 137.4 · Tome 2, p. 434

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En ce qui concerne les pharisiens, vous savez que Jésus Christ ne fuit pas. Pour vous, retirez-vous. Je vais les affronter. Je ne suis pas un lâche. Si, après leur avoir parlé, je n’arrive pas à les convaincre, je me retirerai. On ne doit pas pouvoir prétendre que je n’ai pas essayé de toutes les manières possibles de les attirer à moi. Ils sont eux aussi des fils d’Abraham. Je fais mon devoir jusqu’au bout. Leur condamnation doit venir uniquement de leur mauvaise volonté et pas de ma négligence à leur égard.

Détail

Jésus va confronter les pharisiens et il en donne la raison :

EMV 137.4 · Tome 2, p. 434

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Eux [les juifs], ce sont des malheureux plongés dans les ténèbres. (...) Si, après leur avoir parlé, je n’arrive pas à les convaincre, je me retirerai. On ne doit pas pouvoir prétendre que je n’ai pas essayé de toutes les manières possibles de les attirer à moi. Ils sont eux aussi des fils d’Abraham. Je fais mon devoir jusqu’au bout. Leur condamnation doit venir uniquement de leur mauvaise volonté et pas de ma négligence à leur égard.

Détail

Jésus parle des pharisiens qui lui sont hostiles et des juifs en général. Ce passage peut être appliqué à notre liberté de croire dans le Christ ou non. Jésus dit :

EMV 137.5-6 · Tome 2, p. 434-436

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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137.5 Les voilà dans la maison. Ils entrent en silence dans la cuisine et s’affairent autour du foyer. Jésus s’absorbe dans ses pensées.

Ils sont sur le point de prendre leur repas quand un groupe de personnes se présente à la porte.

« Les voilà » murmure Judas.

Jésus se lève immédiatement et va vers eux. Il est si imposant que le groupe recule un instant. Mais la salutation de Jésus les rassure :

« Que la paix soit avec vous. Que voulez-vous ? »

Alors ces lâches croient pouvoir tout oser et lui intiment avec arrogance cet ordre :

« Au nom de la Loi sainte, nous t’ordonnons de quitter ce lieu, car tu troubles les consciences, tu violes la Loi, tu corromps les villes paisibles de Judée. Ne crains-tu pas la punition du Ciel, toi qui singes le juste qui baptise au Jourdain, toi qui protèges les prostituées ? Sors de la terre sainte de Judée ! Que ton souffle n’arrive pas depuis ici jusqu’à l’intérieur de la cité sainte.

– Je ne fais rien de mal. J’enseigne comme rabbi, je guéris comme thaumaturge, je chasse les démons comme exorciste. Toutes ces catégories existent aussi en Judée. Et Dieu, qui les veut, les fait respecter et vénérer par vous. Je ne demande pas la vénération. Je vous demande seulement de me laisser faire du bien à ceux qui ont quelque infirmité dans leur chair, dans leur tête ou dans leur esprit. Pourquoi me le défendez-vous ?

– Tu es un possédé. Va-t’en.

– L’insulte n’est pas une réponse. Je vous ai demandé pourquoi vous me l’interdisez alors que vous le permettez aux autres.

– Parce que tu es un possédé. Tu chasses les démons et tu fais des miracles avec l’aide des démons.

– Et vos exorcistes, alors, avec l’aide de qui est-ce qu’ils les font ?

– Par leur vie sainte. Tu es un pécheur et tu te sers des prostituées pour augmenter ta puissance, car l’union avec elles accroît le pouvoir de la force démoniaque. Notre sainteté a purifié la région de ta complice. Mais nous ne permettons pas que tu restes ici pour attirer d’autres femmes.

– Mais est-ce que cette maison est à vous ? demande Pierre qui est venu près du Maître avec un air peu rassurant.

– Ce n’est pas notre maison. Mais toute la Judée et tout Israël sont aux mains saintes des purs d’Israël.

– Que vous prétendez être, vous ! » termine Judas, venu sur le seuil et qui conclut par un éclat de rire moqueur. Puis il demande :

« Et votre autre ami, où est-il ? Il en tremble encore ? Misérables, allez-vous en ! Et tout de suite ! Sinon, je vous ferai regretter de...

– Silence, Judas. Et toi, Pierre retourne à ta place.

137.6 Ecoutez, scribes et pharisiens. Pour votre bien, par pitié pour votre âme, je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !

– Malédiction ! Voilà ce que nous disons !

– D’accord. C’est dit. Partez. Moi aussi je vais partir. »

Jésus fait demi-tour, retourne à sa place, incline la tête sur la table, et pleure.

Barthélemy ferme la porte pour qu’aucun de ces cruels qui l’ont insulté et qui s’en vont en lançant des menaces et des blasphèmes contre le Christ ne voie ses larmes.

Un long silence se passe, puis Jacques, fils d’Alphée, caresse la tête de son Jésus et dit :

« Ne pleure pas. Nous t’aimons. Même à leur place. »

Jésus relève la tête et dit :

« Ce n’est pas pour moi que je pleure, mais pour eux, qui se tuent, sourds à toute invitation.

– Qu’allons-nous donc faire, Seigneur ? demande l’autre Jacques.

– Nous irons en Galilée. Demain matin nous partirons.

– Pas aujourd’hui, Seigneur ?

– Non. Je dois saluer ceux qui sont bons ici. Et vous viendrez avec moi. »

Détail

Des pharisiens hostiles arrivent à la Belle-Eau alors que le groupe apostolique est dans la petite maison. Discours de Jésus aux Pharisiens, qui leur demande de ne pas mépriser le Verbe de Dieu.

EMV 137.6 · Tome 2, p. 435-436

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ecoutez (...). Pour votre bien, par pitié pour votre âme je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !

Détail

Jésus parle à des pharisiens, mais ce discours peut s'adresse à tout un chacun.

EMV 138 · Tome 2, p. 436-440

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Adieu aux âmes de la Belle-Eau. Le régisseur explique ce qu'il s'est passé avec Aglaé et le Maître bénit sa droiture d'esprit. Jésus parle ensuite sur le chemin avec les apôtres : il leur dit qu'il ne veut pas un Royaume humain, et qu'il ne le conquerra pas par la violence. Enfin, Jésus va consoler le chef de synagogue à la Belle-Eau. Il va être maudit par le Sanhédrin, donc il va être retiré de ses fonctions. L'homme, dans son humilité, croit qu'il ne pourra plus lever les yeux vers Dieu, et regrette, non pas la perte de sa fonction prestigieuse, mais la perte de l'amitié avec Dieu. Il est donc pris par les scrupules et Jésus le rassure : il n'a pas péché. La condamnation du Sanhédrin tombera, mais le Christ l'invite plutôt à marcher à sa suite et Timon est heureux.

EMV 138.2 · Tome 2, p. 437-438

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Tu crois que je pourrais vaincre par la violence ? Mais c’est un pauvre procédé humain, et qui ne sert que pour un temps, pour des victoires humaines. Combien de temps dure l’oppression ? Le temps qu’elle suscite, chez les personnes soumises, des réactions qui, en s’unissant, produisent une plus grande violence qui met à terre l’oppression. Je ne veux pas un royaume temporaire. Je veux un royaume éternel : le Royaume des Cieux. Combien de fois vous l’ai-je dit ? Combien de fois devrai-je vous le répéter ? Ne le comprendrez-vous jamais ? Oui, il viendra un moment où vous le comprendrez.

– Quand, mon Seigneur ? J’ai hâte de comprendre pour être moins ignorant, dit Pierre.

– Quand ? Quand vous serez moulus comme le grain entre les pierres de la douleur et du repentir. Vous pourriez et même vous devriez comprendre auparavant. Mais pour cela vous devriez briser votre humanité et laisser libre votre âme. Or vous ne savez pas faire cet effort sur vous-même. Mais vous comprendrez... vous comprendrez. A ce moment-là, vous comprendrez que je ne pouvais utiliser la violence comme moyen humain pour établir le Royaume des Cieux, autrement dit le Royaume de l’esprit. »

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Jésus dit à Pierre :

EMV 139.4 · Tome 2, p. 444-445

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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139.4 – Mais qu’avez-vous donc à dire, vous qui ne cessez de parler ? demande Pierre de loin. Arrêtez-vous ! Attendez-nous. Ce n’est pas gentil d’avancer comme cela sans penser à moi qui ai les jambes courtes. »

Ils s’arrêtent jusqu’à ce que l’autre groupe les ait rejoints.

« Ouf ! Comme je t’aime, ma petite barque ! Ici, on peine comme des esclaves... De quoi parliez-vous ?

– Des qualités nécessaires pour être bon, répond Jésus.

– Et à moi, tu ne les dis pas, Maître ?

– Mais si : ordre, patience, constance, humilité, charité... Je te l’ai souvent dit !

– Pas l’ordre, non. Que vient-il faire ?

– Le désordre n’est jamais une bonne qualité. Je l’ai expliqué à tes compagnons. Ils te le diront. Je l’ai même mis en première place alors que j’ai mis en dernier la charité, car ce sont les deux extrémités d’une droite parfaite. Or tu sais qu’une droite tracée sur un plan n’a ni commencement ni fin. Les deux extrêmes peuvent s’interchanger. Alors que pour une spirale ou un dessin quelconque qui ne se ferme pas sur lui-même, il y a toujours un commencement et une fin. La sainteté est linéaire, simple, parfaite et n’a que deux extrémités, comme la droite.

– C’est facile de faire une droite...

– Tu crois cela ? Tu te trompes. Dans un dessin, même compliqué, un petit défaut peut passer inaperçu, mais dans une droite, on voit tout de suite chaque erreur, qu’elle soit de pente ou d’incertitude. Quand Joseph m’apprenait le métier, il insistait beaucoup pour que les tables soient bien planes et il me disait avec raison : “ Vois-tu, mon fils ? Une légère imperfection dans une décoration ou un travail fait au tour, ça peut encore passer, car un oeil qui n’est pas très habitué, s’il observe un point ne voit pas l’autre. Mais si une planche n’est pas aplanie comme il faut, même pour le travail le plus simple, comme une table de paysan, c’est un travail raté. Ou elle penche, ou elle est boiteuse. Elle n’est plus bonne que pour le feu. ” On peut dire la même chose des âmes. Pour ne plus servir à autre chose qu’au feu de l’enfer, c’est-à-dire pour conquérir le Ciel, il faut être parfait comme une planche rabotée et dressée comme il faut. Celui qui commence son travail spirituel dans le désordre, en commençant par des choses inutiles, en sautant, comme un oiseau inquiet, d’une chose à une autre, n’arrive plus à rien lorsqu’il veut assembler les différentes parties de son ouvrage. Pas d’assemblage possible. Par conséquent l’ordre, l’ordre est indispensable, tout comme la charité. Puis, en gardant fixées entre deux étaux ces deux extrêmes, afin qu’ils ne bougent plus du tout, travailler à tout le reste, ornements ou sculptures. As-tu compris ?

139.5 – J’ai compris. »

Détail

Leçon complète sur la nécessité de l'ordre dans la vie spirituelle. Saint Joseph est cité.