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Notes du thème

Famille et parenté des douze apôtres

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EMV 162.6 · Tome 3, p. 26

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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162.6 Simon, le cousin de Jésus, qui est resté pensif, dit :

« Jésus, je voudrais… je voudrais te suivre. Pas comme tes apôtres, mais au moins comme les femmes. Permets-moi de m’unir à ma mère et à la tienne. Tous viennent… moi, moi qui suis ton parent… Je ne prétends pas avoir une place parmi eux. Mais au moins comme cela, comme un bon ami…

– Que Dieu te bénisse, mon fils ! Comme j’attendais ces mots de ta part ! S’écrie Marie, femme d’Alphée.

– Viens. Je ne repousse personne et ne force personne. Je n’exige pas non plus tout de tous. Je prends ce que vous pouvez me donner. Il est bon que les femmes ne restent pas tout le temps seules, quand nous irons dans des régions qui leur sont inconnues. Merci, mon frère.

– Je vais l’annoncer à Marie, dit la mère de Simon avant d’achever : Elle est déjà, en bas, dans sa petite chambre, et elle prie. Elle en sera bien contente. »…

Détail

Elie le pharisien a apporté des cadeaux à Jésus. Il vient de partir et Simon d'Alphée, le cousin du Christ, prend la parole.

EMV 164.1-2 · Tome 3, p. 32-33

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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164.1 Les barques de Pierre et de Jean voguent sur le lac paisible, suivies, dirait-on, de toutes les embarcations des rives de Tibériade, vu le nombre des bateaux et des barques qui vont et viennent, cherchant à rejoindre la barque de Jésus, à la dépasser, puis à repasser derrière. Prières, supplications, clameurs, demandes se croisent sur les flots bleus.

Jésus a pris dans sa barque Marie ainsi que la mère de Jacques et de Jude. Dans l’autre barque se trouvent Marie Salomé, son fils Jean et Suzanne. Jésus promet, répond et bénit inlassablement.

« Je reviendrai, oui, je vous le promets. Soyez bons. Souvenez-vous de mes paroles pour les unir à celles que je vous dirai plus tard. La séparation sera brève. Ne soyez pas égoïstes. Je suis venu pour les autres aussi. Du calme ! Vous allez vous faire du mal. Oui, je prierai pour vous. Je serai toujours proche de vous. Que le Seigneur soit avec vous. Bien sûr, je me souviendrai de tes larmes et tu seras consolé. Espère, aie foi. »

Et c’est ainsi, accompagnée de bénédictions et de promesses, que la barque aborde à l’autre rive. Ce n’est pas Tibériade, mais un petit hameau, à peine un groupe de maisons, pauvres, presque abandonnées. Jésus et ses disciples descendent, et leurs barques rebroussent chemin, conduites par les employés et par Zébédée. Les autres embarcations font de même, mais certains passagers qui s’y trouvent descendent à leur tour et veulent à tout prix suivre Jésus. Je vois parmi eux Isaac et ses deux protégés : Joseph et Timon. Je n’en reconnais pas d’autres parmi la foule nombreuse de tout âge, des adolescents aux vieillards.

164.2 Jésus quitte le village dont les rares habitants, en haillons, restent indifférents. Jésus leur fait distribuer des aumônes et rejoint la grand-route. Il s’arrête.

« Maintenant, séparons-nous, dit-il. Mère, Marie, Salomé et toi allez à Nazareth. Suzanne peut rentrer à cana. Je serai bientôt de retour. Vous savez ce qu’il faut faire. Que Dieu soit avec vous ! »

Mais il salue sa Mère plus particulièrement, avec un grand sourire, et lorsque Marie, donnant l’exemple aux autres, s’agenouille pour être bénie, Jésus sourit avec une extrême douceur.

Les femmes, avec lesquelles se trouvent Alphée, fils de Sarah, et Simon, regagnent leur ville.

EMV 164.1 · Tome 3, p. 32-33

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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164.1 Les barques de Pierre et de Jean voguent sur le lac paisible, suivies, dirait-on, de toutes les embarcations des rives de Tibériade, vu le nombre des bateaux et des barques qui vont et viennent, cherchant à rejoindre la barque de Jésus, à la dépasser, puis à repasser derrière. Prières, supplications, clameurs, demandes se croisent sur les flots bleus.

(...) La barque aborde à l’autre rive. Ce n’est pas Tibériade, mais un petit hameau, à peine un groupe de maisons, pauvres, presque abandonnées. Jésus et ses disciples descendent, et leurs barques rebroussent chemin, conduites par les employés et par Zébédée. Les autres embarcations font de même, mais certains passagers qui s’y trouvent descendent à leur tour et veulent à tout prix suivre Jésus.

Détail

Zébée est souvent accompagné. Or, comme le note François-Michel Debroise, "ces deux aides de Zébédée interviennent souvent dans l'œuvre. Maria Valtorta mentionne à de nombreuses occasions les services discrets qu'ils rendent. (EMV 48.5 ; EMV 64.1 ; EMV 186.2/8, etc.). Leur existence est attestée par Marc 1,20."

EMV 174.16 · Tome 3, p. 141-142

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pensif, Judas Iscariote est resté dans un coin. Jésus l’appelle par trois fois parce qu’il n’entend pas. Finalement, il se retourne :

« Tu veux quelque chose, Maître ? demande-t-il.

– Oui, va toi aussi prendre ton repas et aider tes compagnons.

– Je n’ai pas faim. Et toi non plus.

– Moi non plus, mais pour des motifs opposés. Tu es troublé, Judas ?

– Non, Maître. Fatigué…

– Nous allons nous rendre sur le lac, puis en Judée, Judas. Et chez ta mère. Je te l’ai promis… »

Judas se sent mieux.

« Tu viens bien avec moi, seul ?

– Mais certainement. Aime-moi, Judas. Je voudrais que tu m’aimes au point que cela te préserve de tout mal.

– Maître… je suis un homme. Je ne suis pas un ange. J’ai des moments de fatigue. Est-ce un péché d’avoir besoin de dormir ?

– Non, si tu dors sur ma poitrine. Regarde ces gens, et vois comme ils sont heureux et comme le paysage d’ici est riant. Cependant, la Judée aussi doit être très belle au printemps.

– Très belle, Maître. Seulement, là-bas, sur les montagnes qui sont plus élevées qu’ici, le printemps est plus tardif. Mais les fleurs sont très belles. Les pommeraies sont une splendeur. La mienne est l’une des plus belles, grâce aux soins de Maman. Et quand elle s’y promène avec des colombes qui courent après elle pour avoir du grain, tu peux être sûr que c’est une vue apaisante pour le cœur.

– Je le crois. Si ma Mère n’est pas trop fatiguée, j’aurais plaisir à l’amener chez la tienne. Elles s’aimeraient, car elles sont bonnes toutes les deux. »

Judas, séduit par cette idée, s’apaise. Il oublie son manque d’appétit et sa fatigue, et court vers ses compagnons en riant joyeusement. Grand comme il est, il défait sans fatigue les nœuds les plus élevés et mange son pain et ses olives, avec la joie d’un enfant.

Jésus le regarde avec compassion, puis il se dirige vers ses apôtres.

Détail

Marie-Madeleine a fait irruption sur le mont des Béatitudes. Elle est alors grande pécheresse. Suite à un discours de Jésus, elle est partie en étant furieuse. Après son intervention, Jésus va voir Judas.

Annotation

Je te l'ai promis : Rappel de la promesse faite à Judas en EMV 139.1.

Seulement, là-bas sur les montagnes qui sont plus élevées qu'ici, le printemps est plus tardif. Exact : le décalage y est de 3 ou 4 semaines.

Si ma Mère n'est pas trop fatiguée, j'aurais plaisir à l'amener chez la tienne. Elles s'aimeraient, car elles sont bonnes toutes les deux. Jésus veut associer les deux mères qui auront tant à souffrir. 

EMV 179.2 · Tome 3, p. 164-165

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Les barques des apôtres, après avoir traversé la brève partie du lac qui sépare Capharnaüm de Bethsaïde, s’amarrent dans cette ville. Mais d’autres les ont suivies et beaucoup de gens en descendent et s’unissent aux habitants venus de Bethsaïde saluer le Maître qui entre dans la maison de Pierre où… se trouve de nouveau son épouse qui, je suppose, a préféré vivre seule plutôt que d’entendre les plaintes continuelles de sa mère envers son mari.

Les gens, au dehors, réclament à grands cris le Maître. Cela agace Pierre, qui monte sur la terrasse et harangue ses concitoyens ou, du moins, il leur dit qu’il leur faudrait faire preuve d’un peu de respect et de politesse. Maintenant qu’il a le Maître chez lui, il voudrait bien profiter un peu paisiblement de sa présence. Au contraire, il n’a pas le temps et le plaisir de lui offrir seulement un peu d’hydromel parmi les nombreuses choses qu’il a dit à sa femme d’apporter, et il grommelle.

Annotation

Les barques des apôtres, après avoir traversé la brève partie du lac qui sépare Capharnaüm de Bethsaïde, s’amarrent dans cette ville. Soit un parcours en barque d'environ 5 à 6 km, au temps de Jésus.

Le Maître (...) entre dans la maison de Pierre où… se trouve de nouveau son épouse qui, je suppose, a préféré vivre seule plutôt que d’entendre les plaintes continuelles de sa mère envers son mari. Le couple s’était installé à Capharnaüm, dans la maison maternelle de Porphyrée. À l’issue d’une cohabitation difficile, ils sont retournés à Bethsaïde, dans la maison de Pierre.

Plus loin, Jésus dira : "De Capharnaüm jusqu'ici, j'ai réfléchi à ce que j'allais vous dire. Et j'ai trouvé des indications dans les événements de la matinée". Cette précision permet de confirmer que cette scène se passe le même jour que la précédente (EMV 178).

EMV 179.4 · Tome 3, p. 165

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« Maintenant allons trouver ceux qui nous attendent. Venez. Paix à toi, femme. Je serai ton hôte ce soir. »

Ils sortent, et Jésus se dirige vers le lac pour n’être pas bousculé par la foule. Pierre a soin d’éloigner la barque à quelques mètres du rivage de façon que tous puissent entendre la voix de Jésus, mais en laissant un peu d’espace entre lui et les auditeurs.

Détail

Jésus est chez Pierre et il s'adresse à Porphyrée.

EMV 180.1 · Tome 3, p. 283

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Nous revoilà dans la cuisine de Pierre. Le repas doit avoir été copieux car les plats, avec les restes de poisson et de viande, de fromage, de fruits secs ou du moins flétris, de fouaces au miel, s’entassent sur une sorte de crédence qui rappelle un peu nos maies de Toscane. Sur la table, amphores et coupes sont encore en désordre.

L’épouse de Pierre doit avoir fait des miracles pour faire plaisir à son mari et elle y a sans doute travaillé toute la journée. Maintenant, fatiguée mais heureuse, elle reste dans son coin et écoute ce que dit son mari et ce dont parlent les autres. Elle le regarde, son Simon qui, pour elle, doit être un grand homme, même s’il est un peu exigeant. Quand elle l’entend converser d’une nouvelle façon, lui qui auparavant ne parlait que de barques, de filets, de poisson et d’argent, elle cligne des yeux comme si elle était éblouie par une lumière trop vive. Que Pierre soit heureux d’avoir Jésus à sa table ou satisfait du copieux repas qui a été servi, il est vraiment en veine ce soir et en lui se révèle le futur Pierre qui prêchera aux foules.

EMV 180.4 · Tome 3, p. 177

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« Pierre a très bien parlé, de même que Simon. Je vous prie de vous rappeler leurs paroles et de les appliquer à vos âmes. »

Il s’en faut de peu que l’épouse de Pierre ne s’évanouisse de joie en entendant un tel éloge de son mari. Calme, heureuse, elle pleure derrière son voile. Pierre semble avoir une attaque d’apoplexie tant il devient rouge.

Détail

Après une discussion entre Pierre, Judas et Simon le Zélote, Jésus dit :

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EMV 180.7 · Tome 3, p. 181

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– J’allais vers le sud avec ta Mère et les femmes. Isaac et Timon nous accompagnaient eux aussi : trois femmes et trois hommes. J’ai obéi à ton ordre de conduire Marie auprès de Jean… ah ! Tu savais bien que c’était le dernier adieu !… Que ce devait être le dernier adieu. Les orages des jours derniers nous ont obligés à nous arrêter quelques heures, mais cela a suffi pour que Jean ne puisse plus revoir Marie… Nous sommes arrivés à la sixième heure et il avait été capturé au chant du coq…

Détail

Jean explique son voyage vers Hennon à Jésus.

Annotation

"Les femmes" comprennent peut-être Marie d'Alphée, mais nous n'en avons pas la confirmation.

EMV 189.1 · Tome 3, p. 241-242

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Naïm devait avoir une certaine importance au temps de Jésus. Sans être très grande, la ville est bien construite. Enfermée dans l’enceinte de ses murs, elle s’étend sur une colline basse et riante, un contrefort du petit mont Hermon, et elle domine une plaine très fertile qui oblique vers le nord-ouest.

On y arrive, en venant d’En-Dor, après avoir franchi un cours d’eau qui est certainement un affluent du Jourdain. Pourtant, de cet endroit, on ne voit plus le Jourdain, et pas davantage sa vallée, parce que des collines le cachent en formant vers l’est un arc en forme de point d’interrogation.

Jésus s’y rend par une grand-route qui unit la région du lac à l’Hermon et à ses villages. Derrière lui marchent de nombreux habitants d’En-Dor qui n’arrêtent pas de bavarder.

La distance qui sépare le groupe des apôtres des murs est maintenant très courte : deux cents mètres, tout au plus. La grand-route entre directement dans la ville par une porte qui est grande ouverte, car il fait plein jour. On peut donc apercevoir ce qui se trouve immédiatement au-delà des murs. C’est ainsi que Jésus, qui conversait avec ses apôtres et le nouveau converti, voit venir, dans un grand bruit de pleureuses et un semblable apparat oriental, un cortège funèbre.

« On va voir, Maître ? » disent certains apôtres. Plusieurs habitants d’En-Dor se sont déjà précipités pour regarder.

« Allons-y, condescend Jésus.

– Oh ! Ce doit être un enfant car tu vois combien de fleurs et de rubans il y a sur la litière ? dit Judas à Jean.

– Ou bien c’est une vierge, répond Jean.

– Non, c’est sûrement un jeune garçon à cause des couleurs qu’ils ont mises et puis, il n’y a pas de myrtes… » dit Barthélemy.

Le cortège funèbre sort des murs. Impossible d’entrevoir ce qu’il y a sur la litière que les porteurs tiennent bien haut sur leurs épaules. C’est seulement à la forme qu’il dessine que l’on devine le corps étendu dans ses bandelettes et couvert d’un drap, et on se rend compte que c’est un corps qui a déjà atteint son développement complet car il est aussi long que la litière.

A côté, une femme voilée, soutenue par des parents ou des amies, marche en pleurant. Ce sont les seules vraies larmes de cette comédie larmoyante. Quand un porteur rencontre une pierre, un trou, une bosse de la route, cela donne une secousse à la litière et la mère gémit : « Oh, non ! Faites doucement ! Il a tellement souffert, mon petit ! » et elle lève une main tremblante pour caresser le bord de la litière. Elle ne saurait faire plus et, dans cette impuissance, elle baise les voiles qui flottent et les rubans que le vent soulève parfois et qui viennent effleurer la forme immobile.

« C’est la mère » dit Pierre, tout ému ; une larme brille dans ses bons yeux vifs.

Mais il n’est pas le seul à avoir les larmes aux yeux devant ce déchirement : Simon le Zélote, André, Jean et jusqu’au toujours jovial Thomas ont dans les yeux la lueur d’une larme. Tous, tous sont profondément émus. Judas Iscariote murmure : « Si c’était moi ! Oh ! Ma pauvre mère… »

Détail

Les deux Jacques, Matthieu, Philippe et Jude ne sont pas cités dans ce passage, mais ils sont présents. Ils vont à Naïm.

Annotation

– Oh ! Ce doit être un enfant car tu vois combien de fleurs et de rubans il y a sur la litière ? dit Judas à Jean.

– Ou bien c’est une vierge, répond Jean.

– Non, c’est sûrement un jeune garçon à cause des couleurs qu’ils ont mises et puis, il n’y a pas de myrtes… » dit Barthélemy.

Autant d’indications sur les rites funéraires en usage à l’époque. Judas de Judée et Barthélemy de Galilée les identifient pareillement.