EMV 109.9 · Tome 2, p. 220
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Les âmes viennent de Dieu, et il les crée égales.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 109.9 · Tome 2, p. 220
Les âmes viennent de Dieu, et il les crée égales.
EMV 109.14 · Tome 2, p. 225-226
– Mais à ma mort, qu'en sera-t-il du bien que j'ai fait ?
– Celui qui vient au Dieu vrai retrouve ce bien dans l’autre vie.
– Je nais une seconde fois ? Je deviens tribun, ou même empereur ?
– Non, tu deviens semblable à Dieu en t’unissant à son éternelle béatitude dans le Ciel.
– Comment ? Moi, dans l’Olympe, parmi les dieux ?
– Il n’y a pas plusieurs dieux. Il n’y a que le Dieu vrai, celui que je prêche, celui qui t’entend et remarque ta bonté et ton désir de connaître le bien.
– Cela me plaît ! Je ne savais pas que Dieu pouvait s’occuper d’un pauvre soldat païen.
– C’est lui qui t’a créé, Publius, c’est pourquoi il t’aime et te voudrait avec lui.
EMV 109.14 · Tome 2, p. 225
– Dis-moi : pour nous, hommes d’armes, quelle doctrine prêches-tu ?
– Il n’y a qu’une doctrine, la même pour tous. Justice, honnêteté, continence, pitié. Exercer son métier sans abuser. Même dans la dure nécessité du métier des armes, respecter l’humanité. Et chercher à connaître la Vérité, c’est-à-dire Dieu, unique et éternel car, sans cette connaissance, tout acte est privé de grâce et donc de récompense éternelle.
EMV 109.15 · Tome 2, p. 226-227
« D’ici peu, tu pourras te reposer, Jonas » dit Jésus pour le réconforter.
Jonas sourit. Il est de plus en plus calme à mesure que la soirée avance et qu’il est sûr d’être loin de Doras.
Jean et son frère courent en avant prévenir Marie. Quand le petit cortège arrive à Nazareth, presque déserte à la nuit tombante, Marie est déjà sur le seuil, en train d’attendre son Fils.
« Mère, voici Jonas. Il va se réfugier dans ta douceur pour commencer à goûter son paradis. Tu es heureux, Jonas ?
– Heureux ! Heureux ! » murmure comme en une extase l’homme épuisé.
On le porte dans la petite pièce où est mort Joseph.
« Tu es sur le lit de mon père. Ma Mère est ici, et là, c’est moi. Tu vois ? Nazareth devient Bethléem. A ton tour d’être le petit Jésus entre deux personnes qui t’aiment et vénèrent en toi le serviteur fidèle. Les anges, tu ne les vois pas, mais ils volent au-dessus de toi avec leurs ailes de lumière et ils chantent les paroles du psaume de la Nativité... »
Jésus fait couler sa douceur sur le pauvre Jonas qui s’affaiblit d’instant en instant. Il semble avoir résisté jusqu’à ce moment pour mourir ici... mais il est heureux. Il sourit, cherche à baiser la main de Jésus, celle de Marie, à parler, à parler... mais il est si épuisé que ses mots se brisent. Marie le réconforte comme une mère. Et il répète : « Oui... oui », un sourire bienheureux sur son visage décharné.
A la porte du jardin, les disciples observent en silence, profondément émus.
« Dieu a exaucé ton long désir. L’étoile de ta longue nuit est devenue l’étoile de ton matin éternel. Tu connais son nom, dit Jésus.
– C’est le tien, Jésus ! Oh, Jésus ! Les anges... Qui est-ce qui me chante l’hymne angélique ? Mon âme l’entend... mais mon oreille aussi voudrait l’écouter... Qui, pour me faire m’endormir dans la joie... J’ai tellement sommeil ! J’ai supporté tant de choses ! J'ai tant pleuré ! J'ai reçu tant d’insultes... Doras... Je lui pardonne... mais je ne veux pas entendre sa voix et je l’entends... C’est comme la voix de Satan près de moi qui vais mourir. Qui me couvrira cette voix par les paroles venues du Paradis ? »
Marie, sur le même air que sa berceuse, chante doucement :
« Gloire à Dieu, au plus haut des Cieux et paix aux hommes ici-bas. »
Elle le répète deux ou trois fois parce qu’elle voit que Jonas se calme en l’entendant.
« Doras ne parle plus, dit-il après quelque temps. Les anges seulement... Il y avait un bébé... dans une mangeoire... entre un boeuf et un âne... et c’était le Messie... Je l’ai adoré... et avec lui il y avait Joseph et Marie... »
La voix s’éteint en un bref gargouillis et le silence lui succède.
« Paix au Ciel à l’homme de bonne volonté ! Il est mort. Nous le mettrons dans notre pauvre tombeau. Il mérite d’attendre la résurrection des morts auprès de ce juste qu’était mon père » dit Jésus.
Prévenue par je ne sais qui, Marie, femme d’Alphée, arrive. Sur ce, la vision s’arrête.
Jésus est parti chercher Jonas. Celui-ci est trop faible pour marcher et est porté sur un lit de fortune. Ils vont à Nazareth et le Christ ne s'occupe que de son ami.
EMV 110.3 · Tome 2, p. 229
110.3 Les disciples parlent de Jonas en plaignant sa misérable existence et en enviant son heureuse mort. Simon le Zélote murmure :
« Je n’ai pas pu le rendre heureux et donner au Maître un vrai disciple mûri par un long martyre et une foi inébranlable... et j’en suis peiné. Le monde a tant besoin de personnes fidèles, pleines de foi en Jésus, pour compenser ceux, si nombreux, qui nient et nieront !
– Peu importe, Simon, répond Jésus. Il est plus heureux aujourd’hui, et plus actif. Et toi, tu as fait davantage pour lui et pour moi que nul autre à ta place. Pour lui aussi, je te remercie. Maintenant, il sait qui a été son libérateur et il te bénit.
– Alors, il maudit Doras, aussi » s’exclame Pierre.
Jésus le regarde et lui demande :
« Tu crois cela ? Tu es dans l’erreur. Jonas était un juste. Maintenant, c’est un saint. Il n’a haï et maudit personne de son vivant. Il ne hait et ne maudit pas maintenant. Dans le lieu où il séjourne, il regarde vers le Paradis et jubile, car il sait déjà que bientôt les limbes laisseront sortir ceux qui s’y trouvent. Il ne fait rien d’autre.
Quand une âme meurt, si elle est juste, elle ne maudit pas celui qui l'a maltraitée sur Terre. C'est la leçon que j'en tire en lisant les déclarations de Jésus sur la mort de Jonas.
EMV 110.3 · Tome 2, p. 229-230
Que sera donc la justice du Parfait ? disent les disciples.
– Pour les bons, ce sera l’extase, pour les satans, ce sera la foudre, mes amis. En vérité je vous le dis : être toute la vie esclave, lépreux, mendiant, est un bonheur royal en comparaison d’une heure, d’une seule heure de punition divine.
EMV 110.5 · Tome 2, p. 232
Il faut s’aimer entre hommes, en donnant chacun ce qu’il peut.
EMV 110.5 · Tome 2, p. 231
« Paix à cette maison. Je te demande un abri pour la nuit pour mes compagnons et moi » dit Jésus sur le seuil de la porte.
L’homme lève la tête.
« Entre » dit-il « et que Dieu te rende la paix que tu donnes. Mais... parler de paix ici ! Elle est l’ennemie de Jacob, depuis quelque temps. Entre, entre !... Entrez tous. Le feu est l’unique chose que je puisse vous offrir en abondance... parce que... Oh ! Mais... Mais toi, maintenant que tu as enlevé le capuchon (Jésus s’était couvert la tête avec un pan de son manteau, en le tenant serré sous la gorge avec la main) et que je te vois bien... Tu es, oui, tu es le Rabbi galiléen, celui qu’on nomme Messie et qui fait des miracles... Est-ce toi ? Dis-le, au nom de Dieu.
– Je suis Jésus de Nazareth, le Messie. Tu me connais ?
– A la dernière lune, je t’ai entendu parler chez Jude et Anne... j’étais au nombre des vendangeurs car... je suis pauvre...
EMV 111 · Tome 2
Jésus est au Gué du Jourdain : ils cherchent Jean-Baptiste, mais il n'est pas ici. À la place, ils font la rencontre de Salomon, qui est un disciple de Jean et a amené des âmes près de lui sans demander d'argent pour la traversée du Jourdain. C'est un juste. Le Christ le salue et ils continuent leur route vers Jéricho. Le Seigneur leur donne alors une parabole sur les champs qui sont cultivés par l'agriculteur : ainsi en va-t-il des âmes qui se laissent plus ou moins labourer par le Seigneur. Puis, ils parlent indirectement de la Passion. Jésus dit que même si des légions d'anges venaient le défendre, ils ne pourraient rien car la Justice doit se faire. Ils parlent également de la coupe actuelle, de la deuxième coupe, et de la troisième coupe qui sera bue à la fin du monde. Simon le Zélote comprend les paroles du Livre et devine que le Rédempteur devra énormément souffrir. Jésus confirme sa vision des choses et Pierre vient demander des explications à Simon. Il souhaite défendre son Maître, mais le Zélote, en homme sage, devine que le courage des apôtres fondra comme la neige au soleil. Ils continuent à converser jusqu'à ce que Pierre, qui voit comme Jésus est triste, s'en va près du Sauveur et l'enjoint à ne plus être si attristé. On a un bel exemple de la spontanéité de Pierre dans ce passage.
EMV 111.3 · Tome 2
Je ne supprime pas la Loi. Je vous donne lumière et force pour la suivre parfaitement.