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Gloria

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EMV 30.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Oh, nous ne voulons rien ! Même si vous le pouviez, nous n’accepterions pas ! Le Seigneur nous en a déjà récompensés. Il a promis la paix à tout le monde. Les anges disaient : “ Paix aux hommes de bonne volonté. ” Mais à nous, il nous l’a déjà donnée, parce que l’ange a annoncé que cet enfant est le Sauveur, que c’est le Christ, le Seigneur. Nous avons beau être pauvres et ignorants, nous savons que les prophètes annoncent que le Sauveur sera le Prince de la Paix. Il nous a dit aussi d’aller l’adorer : donc il nous a donné sa paix. Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et gloire à son Christ que voici ! Et bénie sois-tu, femme, de l’avoir engendré ! Tu es sainte, car tu as mérité de le porter ! Com­mande-nous comme une reine, nous serons heureux de te servir. Que pouvons-nous faire pour toi ?

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Les bergers de la Nativité disent :

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EMV 41.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Gamaliel : « Dis-moi, Jésus. La paix dont parlent les prophètes, comment peut-on l’espérer si la guerre vient détruire ce peuple ? Parle et éclaire-moi, moi aussi. »

Jésus : « Ne te souviens-tu pas, Maître, de ce qu’ont dit ceux qui étaient présents la nuit de la naissance du Christ ? Que les troupes angéliques ont chanté : “ Paix aux hommes de bonne volonté. ” Mais ce peuple ne fait preuve d’aucune bonne volonté et il n’obtiendra pas la paix. Il méconnaîtra son Roi, le Juste, le Sauveur, parce qu’il attend un roi revêtu de la puissance humaine alors qu’il est le Roi de l’esprit. Ce peuple ne l’aimera pas, car le Christ prêchera ce qui ne plaît pas à ce peuple. Le Christ ne combattra pas des ennemis pourvus de chars et de cavalerie, mais les ennemis de l’âme qui inclinent vers des jouissances infernales le coeur de l’homme créé pour le Seigneur. Or ce n’est pas la victoire qu’Israël attend de lui. Il viendra, Jérusalem, ton Roi monté sur l’“ ânesse et l’ânon ”, c’est-à-dire les justes d’Israël et les païens. Mais l’ânon, je vous le dis, lui sera plus fidèle et le suivra en précédant l’ânesse et il grandira sur la voie de la vérité et de la vie. Israël, à cause de sa volonté mauvaise, perdra la paix et souffrira en lui-même, pendant des siècles, ce qu’il a fait souffrir à son Roi qu’il aura réduit à être l’Homme des douleurs dont parle Isaïe. »

EMV 43.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dis avec moi : “ Gloire au Père et au Fils et à l’Esprit Saint. ” Que ce soit toujours ton cri, jusqu’au moment où tu le diras au Ciel. Que la grâce du Seigneur soit toujours avec toi. »

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EMV 75.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) J’aurais pu rendre le mal pour le mal ou faire le mal en volant, pour ne pas souffrir à cause de mon maître. Mais je n’ai voulu que pardonner, souffrir, être honnête car les anges ont dit : “ Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. ”

– C’est ce qu’ils ont dit ?

– Oui, Seigneur, tu peux le croire, toi au moins qui es bon. Sais-tu, au moins, et le crois-tu, que le Messie est né ? Personne ne veut plus le croire. Mais les anges ne mentent pas... et nous, nous n’étions pas ivres, comme ils l’ont prétendu. Celui-ci, tu vois, n’était alors qu’un enfant, et il fut le premier à voir l’ange. Il ne buvait que du lait, lui. Est-ce que le lait peut enivrer ? Les anges ont dit : “ Aujourd’hui, dans la cité de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Vous le reconnaîtrez à ceci : vous trouverez un bébé couché dans une mangeoire, enveloppé de langes. ”

– C’est exactement ce qu’ils ont dit ? N’avez-vous pas mal entendu ? Ne vous trompez-vous pas, depuis si longtemps ?

– Oh ! Non, hein, Lévi ? Pour ne pas oublier – d’ailleurs, nous ne l’aurions pas pu, car c’étaient des paroles du Ciel qui s’étaient gravées en lettres de feu dans nos coeurs –, tous les matins, tous les soirs, au lever du soleil et quand brille la première étoile, nous le disons comme une prière, pour en recevoir bénédiction, force et réconfort, avec son nom à lui et le nom de sa Mère.

– Ah ! Vous disiez : “ Christ ” ?

– Non, Seigneur, nous disions : “ Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, par Jésus, le Christ, qui est né de Marie dans une étable de Bethléem et qui était dans une mangeoire, enveloppé dans des langes. C’est lui le Sauveur du monde. ”

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Elie, un berger de la Nativité, raconte les mauvais traitements qu'il a reçus. Il déclare :

EMV 109.15 · Tome 2, p. 226-227

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« D’ici peu, tu pourras te reposer, Jonas » dit Jésus pour le réconforter.

Jonas sourit. Il est de plus en plus calme à mesure que la soirée avance et qu’il est sûr d’être loin de Doras.

Jean et son frère courent en avant prévenir Marie. Quand le petit cortège arrive à Nazareth, presque déserte à la nuit tombante, Marie est déjà sur le seuil, en train d’attendre son Fils.

« Mère, voici Jonas. Il va se réfugier dans ta douceur pour commencer à goûter son paradis. Tu es heureux, Jonas ?

– Heureux ! Heureux ! » murmure comme en une extase l’homme épuisé.

On le porte dans la petite pièce où est mort Joseph.

« Tu es sur le lit de mon père. Ma Mère est ici, et là, c’est moi. Tu vois ? Nazareth devient Bethléem. A ton tour d’être le petit Jésus entre deux personnes qui t’aiment et vénèrent en toi le serviteur fidèle. Les anges, tu ne les vois pas, mais ils volent au-dessus de toi avec leurs ailes de lumière et ils chantent les paroles du psaume de la Nativité... »

Jésus fait couler sa douceur sur le pauvre Jonas qui s’affaiblit d’instant en instant. Il semble avoir résisté jusqu’à ce moment pour mourir ici... mais il est heureux. Il sourit, cherche à baiser la main de Jésus, celle de Marie, à parler, à parler... mais il est si épuisé que ses mots se brisent. Marie le réconforte comme une mère. Et il répète : « Oui... oui », un sourire bienheureux sur son visage décharné.

A la porte du jardin, les disciples observent en silence, profondément émus.

« Dieu a exaucé ton long désir. L’étoile de ta longue nuit est devenue l’étoile de ton matin éternel. Tu connais son nom, dit Jésus.

– C’est le tien, Jésus ! Oh, Jésus ! Les anges... Qui est-ce qui me chante l’hymne angélique ? Mon âme l’entend... mais mon oreille aussi voudrait l’écouter... Qui, pour me faire m’endormir dans la joie... J’ai tellement sommeil ! J’ai supporté tant de choses ! J'ai tant pleuré ! J'ai reçu tant d’insultes... Doras... Je lui pardonne... mais je ne veux pas entendre sa voix et je l’entends... C’est comme la voix de Satan près de moi qui vais mourir. Qui me couvrira cette voix par les paroles venues du Paradis ? »

Marie, sur le même air que sa berceuse, chante doucement :

« Gloire à Dieu, au plus haut des Cieux et paix aux hommes ici-bas. »

Elle le répète deux ou trois fois parce qu’elle voit que Jonas se calme en l’entendant.

« Doras ne parle plus, dit-il après quelque temps. Les anges seulement... Il y avait un bébé... dans une mangeoire... entre un boeuf et un âne... et c’était le Messie... Je l’ai adoré... et avec lui il y avait Joseph et Marie... »

La voix s’éteint en un bref gargouillis et le silence lui succède.

« Paix au Ciel à l’homme de bonne volonté ! Il est mort. Nous le mettrons dans notre pauvre tombeau. Il mérite d’attendre la résurrection des morts auprès de ce juste qu’était mon père » dit Jésus.

Prévenue par je ne sais qui, Marie, femme d’Alphée, arrive. Sur ce, la vision s’arrête.

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Jésus est parti chercher Jonas. Celui-ci est trop faible pour marcher et est porté sur un lit de fortune. Ils vont à Nazareth et le Christ ne s'occupe que de son ami.

EMV 136.8 · Tome 2, p. 425-427

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Maintenant, à votre tour de parler.

– Moi, un soir [dit Elie], j’ai rencontré une jeune femme souriante montée sur un ânon. Un homme l’accompagnait. Il m’a demandé du lait et des renseignements. Je lui ai dit ce que je savais... Puis la nuit est tombée... et une grande lumière... nous sommes sortis... et Lévi a vu un ange près de l’enclos des animaux. Alors l’ange a dit : “ Le Sauveur est né. ” C’était la pleine nuit, et le ciel fourmillait d’étoiles. Mais leur lumière disparaissait devant celle de l’ange et de milliers d’anges... (Elie pleure encore à ce souvenir). Et l’ange nous a dit : “ Allez l’adorer. Il est dans une étable, dans une crèche, entre deux animaux... Vous trouverez un tout petit enfant enveloppé dans de pauvres langes... ” Ah ! Comme il étincelait, l’ange, en disant ces mots... ! Mais te souviens-tu, Lévi, comment ses ailes projetaient des flammes quand, après s’être incliné pour nommer le Sauveur, il a dit : “ C’est le Christ, le Seigneur ” ?

– Ah ! Si je me souviens ! Et les voix des milliers d’anges... Oh !... “ Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté ! ” Cette musique est ici, elle est ici, et elle me porte au Ciel chaque fois que je l’entends. »

Lévi lève un visage extasié sur lequel brille une larme.

« Et nous y sommes allés, dit Isaac. Chargés comme des bêtes de somme, joyeux comme pour des noces et puis... nous n’avons plus su que faire quand nous avons entendu ta petite voix, et celle de ta Mère. Nous avons alors poussé Lévi, qui était tout jeune, pour qu’il regarde. Nous nous sentions lépreux devant tant de pureté... Et Lévi écoutait, et il riait tout en pleurant, et il répétait, avec une telle voix d’agneau que la brebis d’Elie se mit à bêler. Joseph vint alors à l’entrée de l’étable et nous fit entrer... Oh ! Comme tu étais petit et beau ! Un bouton de rose carnée sur le foin qui piquait... et tu pleurais... Puis tu souriais dans la tiédeur de la peau de brebis que nous t’avons offerte et pour le lait que nous avons trait... Ton premier repas... Oh !... et puis... et puis nous t’avons embrassé... Tu sentais l’amande et le jasmin... et nous ne pouvions plus te quitter...

– Vous ne m’avez plus quitté, en effet.

– C’est vrai, dit Jonathas. Tes traits restèrent fixés en nous, tout comme ta voix et ton sourire... Tu grandissais... tu étais de plus en plus beau... Le monde des bons venait se réjouir de ta présence... et celui des méchants t’évitait... Anne... tes premiers pas... les trois Sages... l’étoile...

– Ah ! Cette nuit-là, quelle lumière ! Le monde paraissait enflammé par mille lumières. Le soir de ton arrivée, au contraire, la lumière était immobile et couleur perle... La première fois, les astres adoraient mais cette fois, ils dansaient. Et nous, d’une hauteur, nous avons vu passer la caravane et nous l’avons suivie pour voir si elle s’arrêtait... Le lendemain, Bethléem tout entière vit l’adoration des Sages.

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Jésus a raconté une part de l'Evangile de l'Enfance. Puis il dit aux bergers présents :