Aller au contenu

Notes du thème

Près du lac de Génésareth (lac de Tibériade ou mer de Galilée)

Page 9 sur 12

Confort de lecture

Aa

EMV 178 · Tome 3, p. 161-164

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Trois hommes qui veulent suivre Jésus.

Date de la vision : Dimanche 3 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Capharnaüm

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus se dirige avec difficultés vers le rivage du lac de Tibériade, car la foule le retient. Mais le Christ appartient à tout le monde et beaucoup doivent le posséder. Il promet donc qu'il reviendra. Le temps qu'il atteigne la barque de Pierre, trois hommes l'accostent. Le premier parce qu'il a été conquis par les paroles du Seigneur et il promet qu'il le suivra. Il demande donc quelle route il compte prendre et ne se satisfait pas de la première réponse de Jésus - qui lui indique qu'il prend la voie du Ciel. Quand il demande dans quelles maisons il s'arrêtera, Jésus lui répond que le Fils de l'Homme n'a pas d'endroit où poser sa tête, et l'homme comprend que sa maison est partout. Le Maître rappelle ensuite qu'il faut sacrifice, obéissance, charité pour tous, et soigner les plaies de nos frères, sans s'éloigner d'eux parce qu'ils sont dans la boue. Son interlocuteur lui demande d'essayer de suivre sa voie et Jésus l'encourage effectivement d'essayer.

Le deuxième homme, c'est le Sauveur qui l'interpelle. Le Christ l'enjoint à le suivre mais Elie a perdu son père, et Jésus lui dit de "laisser les morts enterrer leurs morts". Il enseigne que la mutilation des affections peut servir pour donner des ailes au serviteur de Dieu. Comme l'homme réfléchit, il fait prier à voix haute un petit enfant, et le jeune se décide. Jésus le soutient dans son effort.

Enfin, un troisième lui demande de le suivre après avoir dit adieux à ses parents. Mais chez lui, il y a trop d'humanité, encore. Il doit déraciner les racines qui plongent encore trop dans l'humain, et s'il n'y arrive pas, il doit les arracher. Car pour être disciple, il faut être totalement libre en esprit, et Dieu est exigeant. Il faut donc savoir porter sa croix et savoir mettre la main à la charrue sans regarder en arrière. Celui-là, Jésus l'invite à se travailler lui-même avant de le suivre. Puis le Maître monte sur la barque de Pierre.

Contenu du chapitre : 178.1 : Jésus marche vers la rive avec difficulté à travers la foule. 178.2 : Réponse à un scribe qui hésite à suivre Jésus : Les renards ont leurs tanières mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. 178.3 : Un jeune homme s'y décide carrément, laissant les morts enterrer les morts. 178.4 : Un troisième homme viendra plus tard : Personne, après avoir mis la main à la charrue ne peut plus se retourner pour regarder ce qu'il a quitté.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 38

EMV 179 · Tome 3, p. 164-173

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : La parabole du semeur. À Chorazeïn avec Élie, le nouveau disciple.

Date de la vision : Lundi 4 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Bethsaïde puis Chorazeïn. Jésus retourne ensuite à Bethsaïde, dans la maison de Pierre.

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus donne une légère dictée pour expliquer pourquoi la ville ne paraît plus être sur les rives du lac mais à l'intérieur des terres. Cela s'explique par les vingt siècles d'alluvions apportées par le fleuve et les éboulis descendus des collines de Bethsaïde. Puis, la vision commence et Maria voit Jésus et les Douze accoster à Bethsaïde. Ils vont à sa maison, à Bethsaïde, qui n'est pas celle de sa belle-mère à Capharnaüm. Porphyrée s'y trouve aussi.

Pierre est très content, mais très râleur, car on demande le Maître, et l'apôtre voudrait l'avoir tout à lui. Il finit alors par avouer qu'il a l'impression de ne rien retenir des enseignements de Jésus. Quand il l'entend, il comprend tout, mais après, il ne se souvient de rien et il pense avec terreur au moment où le Christ les quittera. Les autres apôtres appuient ses dires. Jésus atteste alors qu'un jour, chaque parole a déposé une semence. Un peu plus loin, il évoquera même la future Pentecôte et l'Esprit éternel. En attendant, il demande au groupe apostolique de profiter de leur moment d'intimité pour l'interroger afin qu'il leur explique sa Parole. Suite à quoi, il prend congé et salue Porphyrée pour aller parler à ceux qui l'attendent.

Jésus revient alors brièvement sur les trois hommes qui l'ont abordés, dans l'EMV 178, en disant que celui qui avait le coeur vraiment préparé était celui qui a perdu son père. L'héroïsme explique une forte préparation spirituelle : les plus préparés, quelle que soit leur caste ou leur culture, viennent à au Sauveur avec une promptitude et une foi absolues ; les moins préparés observent le Christ comme un comme qui sortent de l'ordinaire ; d'autres encore le dénigrent par diverses accusations. Dans le peuple élu, on devrait accueillir le Messie, puisque ce peuple a été préparé par les prophètes et puisqu'il voit les miracles du Rédempteur. Mais on lutte malheureusement contre Lui et c'est finalement les païens qui l'accueillent. Parce que les Israélites sont saturés de leur sagesse et ne savent pas accueillir celle du Christ, en accueillant le nécessaire. Les autres n'ont eux aucune ancre, mais des fardeaux d'erreurs et de péchés, qu'ils délaissent volontiers. Pour expliquer les différents fruits d'un même travail, Jésus donne la parabole du semeur telle que racontée dans l'Evangile.

Ensuite, Jésus s'éloigne avec Pierre. Il discute alors avec Elie de Capharnaüm, celui qui n'a pas été enterré son père. Ce dernier raconte que sa mère pleure son mari, et Jésus décide d'aller à Chorazeïn, là où se trouve la famille de son nouveau disciple. En passant, ils vont voir Isaac l'Adulte, qui a prêché Jésus à Elie, et le Seigneur le remercie pour son apostolat. Puis, il enjoint les frères d'Elie à faire la paix avec leur cadet, et leur mère aide le Seigneur en ce sens. Puis, ils repartent tous et le jeune homme suit son Sauveur.

Contenu du chapitre : 179.1 : Commentaire de Jésus : Situation de Bethsaïde à l’époque. 179.2 : Arrivée dans la maison de Pierre qui regrette de n'avoir pas Jésus à lui seul. 179.3 : Il se plaint d’écouter avec bonheur ce que dit Jésus, mais sans rien retenir. 179.4 : Juché sur une barque, Jésus commente à la foule l’accueil divers fait à ceux qui ont voulu le suivre. 179.5 : La parabole du semeur : les grains tombés dans la bonne terre. 179.6 : Les grains tombés dans d’autres sortes de terrains. 179.7 : Jésus marche vers la famille endeuillée du nouveau disciple, à Chorazeïn. 179.8 : Jésus remercie Isaac de Chorazeïn qui informe Élie que sa mère a compris son départ. 179.9 : Jésus prie sur le tombeau du père d'Élie. Il justifie la conduite d'Élie qui revient avec lui à Bethsaïde.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 39

EMV 179.1 · Tome 3, p. 164

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

179.1 Jésus me montre le cours du Jourdain, ou plutôt l’endroit où il se jette dans le lac de Tibériade, là où s’étend la cité de Bethsaïde sur la rive droite du fleuve quand on regarde vers le nord, et il me dit :

« Actuellement, la ville ne paraît plus être sur les rives du lac mais un peu à l’intérieur dans les terres et cela déconcerte les spécialistes. On doit en chercher l’explication dans le fait que, de ce côté, le lac a été comblé par vingt siècles d’alluvions apportées par le fleuve et par les éboulis descendus des collines de Bethsaïde. A l’époque, la ville se situait exactement à l’embouchure du fleuve dans le lac. Mieux, aux saisons où les eaux du fleuve étaient plus hautes, les barques les plus petites remontaient le fleuve lui-même sur un assez long parcours, presque jusqu’à la hauteur de Chorazeïn. Et, les jours de tempête sur le lac, le fleuve servait toujours de port et d’abri aux barques de Bethsaïde. Je ne dis pas cela pour toi, à qui ce fait importe peu, mais pour les docteurs pointilleux. Et maintenant, va de l’avant. »

Annotation

L'emplacement exact de Bethsaïde était encore ignoré en 1945, quand Maria Valtorta écrivit ces lignes.

Ce n'est qu’en 1987, quarante ans après cette dictée, que des fouilles ont permis de situer cet ancien village de pêcheurs sur une colline à 1,5 km du lac. Voir, à l’appui, la photo des alluvions déversées par le Jourdain dans le lac de Tibériade.

EMV 179.2 · Tome 3, p. 164-165

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Les barques des apôtres, après avoir traversé la brève partie du lac qui sépare Capharnaüm de Bethsaïde, s’amarrent dans cette ville. Mais d’autres les ont suivies et beaucoup de gens en descendent et s’unissent aux habitants venus de Bethsaïde saluer le Maître qui entre dans la maison de Pierre où… se trouve de nouveau son épouse qui, je suppose, a préféré vivre seule plutôt que d’entendre les plaintes continuelles de sa mère envers son mari.

Les gens, au dehors, réclament à grands cris le Maître. Cela agace Pierre, qui monte sur la terrasse et harangue ses concitoyens ou, du moins, il leur dit qu’il leur faudrait faire preuve d’un peu de respect et de politesse. Maintenant qu’il a le Maître chez lui, il voudrait bien profiter un peu paisiblement de sa présence. Au contraire, il n’a pas le temps et le plaisir de lui offrir seulement un peu d’hydromel parmi les nombreuses choses qu’il a dit à sa femme d’apporter, et il grommelle.

Annotation

Les barques des apôtres, après avoir traversé la brève partie du lac qui sépare Capharnaüm de Bethsaïde, s’amarrent dans cette ville. Soit un parcours en barque d'environ 5 à 6 km, au temps de Jésus.

Le Maître (...) entre dans la maison de Pierre où… se trouve de nouveau son épouse qui, je suppose, a préféré vivre seule plutôt que d’entendre les plaintes continuelles de sa mère envers son mari. Le couple s’était installé à Capharnaüm, dans la maison maternelle de Porphyrée. À l’issue d’une cohabitation difficile, ils sont retournés à Bethsaïde, dans la maison de Pierre.

Plus loin, Jésus dira : "De Capharnaüm jusqu'ici, j'ai réfléchi à ce que j'allais vous dire. Et j'ai trouvé des indications dans les événements de la matinée". Cette précision permet de confirmer que cette scène se passe le même jour que la précédente (EMV 178).

EMV 179.7-8.9 · Tome 3, p. 170-171

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Puis, se tournant vers Pierre, il lui dit :

« Remonte aussi haut que tu peux et amarre la barque de l’autre côté. » (...)

Le frottement de la barque sur le gravier interrompt la conversation pour permettre de débarquer. On ne voit plus ici ces collines basses de Bethsaïde qui plongent pour ainsi dire leur nez dans le lac, mais une plaine avec de riches moissons s’étend sur cette rive en face de Bethsaïde en direction du nord.

« Nous allons à Mérom ? demande Pierre.

– Non. Nous prenons ce sentier à travers champs. »

Les champs, beaux et bien entretenus, montrent des épis encore tendres mais déjà formés. Ils sont tous au même niveau et avec le léger ondoiement que leur imprime un vent frais venu du nord, ils semblent former un autre petit lac où font office de voiles les arbres qui se dressent çà et là, pleins de pépiements d’oiseaux.

« Ces champs ne sont pas comme ceux de la parabole, observe Jacques, le cousin de Jésus.

– Non, assurément ! Les oiseaux ne les ont pas dévastés, il n’y a ni épines ni cailloux. Du beau blé ! D’ici un mois, il sera déjà blond… et d’ici deux mois, il sera prêt à être fauché et engrangé, observe Judas.

– Maître… je te rappelle ce que tu as dit chez moi. Tu as si bien parlé ! Mais je commence à avoir dans la tête des nuages aussi embrouillés que là-haut, déclare Pierre.

– Ce soir, je te l’expliquerai. Nous voici arrivés en vue de Chorazeïn. » Jésus regarde longuement le nouveau disciple et lui dit :

« On donne à celui qui donne et la possession n’enlève pas le mérite du cadeau. Conduis-moi à votre tombeau et chez ta mère. »

En larmes, le jeune homme s’agenouille en baisant la main de Jésus.

« Lève-toi ! Allons ! Mon âme a ressenti ton chagrin. Je veux par mon amour te fortifier dans l’héroïsme.

– Isaac l’Adulte m’avait raconté à quel point tu étais bon. Isaac, tu sais ? Celui dont tu as guéri la fille. Il a été mon apôtre. Mais je vois que ta bonté est encore plus grande que ce qu’il m’avait dit.

– Nous allons aussi saluer l’Adulte pour le remercier de m’avoir donné un disciple. »

A leur arrivée à Chorazeïn, la maison d’Isaac est justement la première qu’ils aperçoivent.

(...) 179.9 Ils font une halte auprès du tombeau fermé et ils prient. Puis, à travers un vignoble à demi dépouillé, ils se dirigent vers la maison d’Elie.

(...) Ils reviennent sur le chemin qu’ils reprennent pour aller au fleuve, et de là à Bethsaïde.

Détail

Jésus vient de terminer sa prédication à Bethsaide. Il est sur le lac, avec le jeune disciple qui n'est pas allé à l'enterrement de son père, et s'adresse à Simon de Jonas.

Annotation

« Remonte aussi haut que tu peux et amarre la barque de l’autre côté. » Le premier pont romain connu sur cette portion du Jourdain est en effet situé à 11/12 km plus au nord (Pont des filles de Jacob). Ce pont a été détruit en 1918.

On ne voit plus ici ces collines basses de Bethsaïde qui plongent pour ainsi dire leur nez dans le lac, mais une plaine avec de riches moissons s’étend sur cette rive en face de Bethsaïde en direction du nord. Exact : La plaine au nord-ouest de Bethsaïde a quelque 500m de large sur 1 ou 2 km de long, puis s'élève en pente régulière à l'ouest.

« Nous allons à Mérom ? » « Non. Nous prenons ce sentier à travers champs. » Mérom est à quelques 17km de là, au nord-ouest, soit à 4 heures de marche… Chorazeïn est à peine à 4 km, en direction plein ouest en ligne droite depuis Bethsaïde. Jésus emprunte naturellement, chaque fois que possible, le chemin le plus court.

Les champs, beaux et bien entretenus, montrent leurs épis, encore tendres mais déjà formés. Cohérent : 15 jours plus tard, Maria Valtorta remarque qu'ils sont "bien formés" (EMV 190.1).

Du beau blé ! D’ici un mois, il sera déjà blond… et d’ici deux mois, il sera prêt à être fauché et engrangé. Exact : Les moissons ont lieu fin avril, début mai (selon la chronologie de Jean-François Lavère, nous sommes à la fin du mois février et au début du mois mars). Dans 2 mois, c'est l'épisode des épis volés le jour du sabbat (EMV 217.3).

Nous voici arrivés en vue de Chorazeïn. Exact : Venant du nord de Bethsaïde, ce n'est qu'au dernier moment, après avoir contourné la colline qu'on peut apercevoir Chorazeïn, située sur le versant sud.

– Maître… je te rappelle ce que tu as dit chez moi. Tu as si bien parlé ! Mais je commence à avoir dans la tête des nuages aussi embrouillés que là-haut. Jésus a recommandé aux apôtres de l'interroger sur sa Parole, pour qu'il la leur explique, en EMV 179.3.

A leur arrivée à Chorazeïn, la maison d’Isaac est justement la première qu’ils aperçoivent. Il s'agit d'Isaac l'Adulte, un vieil homme de Chorazeïn dont Jésus a guéri la fille.

Ils reviennent sur le chemin qu’ils reprennent pour aller au fleuve, et de là à Bethsaïde. Cohérent : au chapitre suivant on découvre qu'ils passent la soirée à Bethsaïde. Il leur suffit de 2h30 / 3h00 pour faire cet aller-retour dans l'après-midi.

EMV 180 · Tome 3, p. 173-184

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Discussion dans la cuisine de Pierre à Bethsaïde. Explication de la parabole du semeur. La nouvelle de la seconde capture de Jean-Baptiste.

Date de la vision : Jeudi 7 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Bethsaïde

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Le groupe apostolique vient de manger copieusement dans la maison de Pierre. Porphyrée, qui a dû préparer cela toute la journée, est fatiguée, mais heureuse. Les apôtres discutent entre eux de l'orgueil de certains individus et Pierre prédit qu'ils attaqueront traîtreusement la Vérité. Thomas se demande s'ils auront la force de résister, et Pierre dit qu'il ne l'aurait pas par lui-même, mais qu'il se fie au Seigneur. Matthieu et Jacques d'Alphée pensent que l'épreuve sera proportionnée à leurs forces et que Dieu augmentera les leurs en fonction du combat à mener. Simon le Zélote donne alors son témoignage, et déclare que c'est durant sa maladie qu'il a connu Dieu. Avant, sa foi n'était que formalismes. Quand il fut écrasé, il sut démolir son moi et rencontrer le "Dieu immanent au-dessus de notre êtres de terrestres".

Judas rebondit sur sa déclaration, car il lui semble que Simon dise une hérésie. L'Iscariote argue qu'on connait Dieu par la Loi et les prophètes, mais Israël est plus fils des lois plutôt qu'il n'est Fils de la Loi, selon Jude. Simon, de son côté, explique qu'on a besoin d'avoir une image de Dieu, avec les qualités essentielles qu'on attribue au Très-Haut. Et plus l'âme avance, plus elle arrive à atteindre une connaissance exacte de Dieu. Pierre le soutient, en affirmant qu'on connait alors certes sa terrible majesté, mais aussi sa très douce paternité. Il en vient à conclure qu'on doit imiter Dieu le plus possible et être saint comme le Père, ce qui offusque Judas, qui voit là de l'orgueil.

Jésus intervient alors et répète la phrase : "Soyez parfaits comme votre Père est parfait". Porphyrée est heureuse du compliment qu'il fait à Pierre, et ce dernier demande l'explication de la parabole du semeur. Le Christ explique alors en préambule qu'il est beaucoup donné aux apôtres, car ils doivent comprendre les mystères du Royaume des Cieux. Les Douze donnent tout à Dieu, donc Dieu leur donne tout à eux aussi. Les autres, le Seigneur leur parle en paraboles pour qu'ils entendent et comprennent la Parole selon leur volonté d'adhésion à Dieu. Car peu adhèrent à Dieu parmi ceux qui l'écoutent : le coeur d'Israël est fermé. Quant aux prophètes, ils sont eux aussi revenus dans l'obscurité après que Dieu leur ait donné ses lumières pour comprendre les prophéties. Jésus réitère cependant sa promesse que même si Pierre n'arrive pas à retenir sa parole, plus tard, l'Esprit éternel lui éclairera tout ainsi qu'à ses successeurs, "s'ils vivent de Dieu comme unique pain".

Vient l'explication de la parabole. Il y a les hommes honnêtes, de bonne volonté, préparées "par leur travail personnel et par celui d'un apôtre". Ceux-là n'ont ni pierre, ni ronces, ni ivraies, ni chiendent : leurs champs sont fertiles et la parole de Dieu prospère. Puis, il y a les champs épineux : l'incurie "a laissé pénétré les enchevêtrements des intérêts personnes qui étouffent la bonne semence. Ils se sont laissés aller et ne sont plus surveillés. Il y a encore les champs plein de cailloux. Ils sont "les fils des lois", c'est-à-dire qu'ils cultivent toutes les lois humaines. Ils créent une carapace à la Loi divine. La racine n'est plus nourrie et ne peut entrer profondément en terre. Ils sont enthousiastes en écoutant la Parole, mais ensuite, ils la remplacent par leurs doctrines humaines. Il faudrait de l'héroïsme pour retirer ces pierres. Enfin, il y a les champs vierges de toute semaines sont ceux des hommes du monde, qui sont égoïstes. "Leur confort est leur loi, la jouissance est leur but. Ne pas se fatiguer, sommeiller, rire, manger... L'esprit du monde est roi en eux."

Jésus demande s'ils ont compris et peu après cela, Jean arrive dans la maison de Pierre, en larmes. Jésus demande aussitôt où est sa Mère - car elle accompagnait le fils de Zébédée - et Jean assure qu'elle va bien, mais il lui apprend paradoxalement l'arrestation de Jean-Baptiste. Il a été trahi par l'un de ses disciples et a été attrapé par Hérode. C'est un coup de tonnerre pour la troupe apostolique, et Jean a peur qu'il n'arrive la même chose au Maître. Pour l'heure, Jésus le calme, et bien qu'il se maîtrise, il souffre. Aussi, il s'en va prier, pendant que les apôtres, eux, sont enflammés de colère et de tristesse. Ils craignent désormais toute sorte de choses pour le Seigneur et font le guet.

Contenu du chapitre : 180.1 : Les apôtres évoquent les persécutions à venir et le soutien de Dieu. 180.2 : Le Zélote évoque ce qu'a été sa conversion à Dieu. 180.3 : Discussion sur la notion de Dieu immanent entre le Zélote et Judas. 180.4 : Jésus félicite Pierre et Simon le Zélote. 180.5 : Pourquoi parles-tu en paraboles ? 180.6 : Explication de la parabole du semeur. 180.7 : Jean surgit atterré pour annoncer la capture du Baptiste livré par un de ses disciples. 180.8 : Jean craint que cela se passe de même pour Jésus. 180.9 : Les circonstances de l’arrestation. 180.10 : Jésus sort seul. Les apôtres craintifs font le guet.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 40

EMV 180.1 · Tome 3, p. 283

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Nous revoilà dans la cuisine de Pierre. Le repas doit avoir été copieux car les plats, avec les restes de poisson et de viande, de fromage, de fruits secs ou du moins flétris, de fouaces au miel, s’entassent sur une sorte de crédence qui rappelle un peu nos maies de Toscane. Sur la table, amphores et coupes sont encore en désordre.

L’épouse de Pierre doit avoir fait des miracles pour faire plaisir à son mari et elle y a sans doute travaillé toute la journée. Maintenant, fatiguée mais heureuse, elle reste dans son coin et écoute ce que dit son mari et ce dont parlent les autres. Elle le regarde, son Simon qui, pour elle, doit être un grand homme, même s’il est un peu exigeant. Quand elle l’entend converser d’une nouvelle façon, lui qui auparavant ne parlait que de barques, de filets, de poisson et d’argent, elle cligne des yeux comme si elle était éblouie par une lumière trop vive. Que Pierre soit heureux d’avoir Jésus à sa table ou satisfait du copieux repas qui a été servi, il est vraiment en veine ce soir et en lui se révèle le futur Pierre qui prêchera aux foules.

EMV 180.7 · Tome 3, p. 181

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

«Avez-vous compris ? Avez-vous autre chose à demander ? Non ? Alors nous pouvons aller nous reposer pour partir demain pour Capharnaüm. Je dois aller encore quelque part avant d’entre­prendre le voyage vers Jérusalem pour la Pâque.

– Passerons-nous encore par Arimathie ? demande Judas.

– Ce n’est pas sûr. Cela dépend des… »

On a frappé violemment à la porte.

Détail

Jésus vient d'expliquer la parabole du semeur aux disciples.

EMV 180.10 · Tome 3, p. 183

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Un silence de mort succède au récit de Jean. Jésus semble à bout : ses yeux d’un bleu très sombre sont comme embués. Il se tient la tête penchée, la main encore posée sur l’épaule de Jean et agitée par un léger tremblement. Personne n’ose parler.

Jésus rompt le silence :

« Nous irons en Judée par un autre chemin. Mais je dois aller à Capharnaüm demain, le plus tôt possible. Reposez-vous. Je monte dans les oliviers. J’ai besoin d’être seul. »

Il sort sans rien ajouter.

« Il va certainement pleurer, murmure Jacques, fils d’Alphée.

– Suivons-le, mon frère, dit Jude.

– Non, laissez-le pleurer. Seulement, sortons doucement et soyons à l’écoute. Je crains des pièges de tous côtés, répond Simon le Zélote.

Détail

Jean-Baptiste vient d'être arrêté et Jean apprend la nouvelle au groupe apostolique.

EMV 181 · Tome 3, p. 184-193

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : La parabole du bon grain et de l'ivraie.

Date de la vision : Vendredi 8 juin 1945.

Calendrier : Mardi 22 février 28 (9 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org - Jeudi 2 mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : De Bethsaïde à Chorazeïn

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Le groupe apostolique est sur le lac de Tibériade. Pierre se méfie de tout le monde, depuis que Jean-Baptiste a été arrêté, et en apercevant la barque de Simon le pharisien près de Capharnaüm, il décide de changer leur destination. Ils accostent donc ailleurs, malgré les remarques de Jésus. Pierre les quitte pour aller à Capharnaüm, après quoi, le reste du groupe va à Chorazeïn, dans la maison d'Elie, le nouveau disciple. Jésus y guérit une petite-fille qui a sans doute la jaunisse. Mais la foule sait que le Maître est là et ce dernier se résigne à parler malgré sa tristesse suite à l'arrestation de son cousin. Reste du résumé à venir. Alors le Sauveur donne la parabole du bon grain et de l'ivraie, puis il donne son sens universel, tel qu'il est connu dans l'Evangile. Mais aux apôtres, le Christ donne un sens particulier, car ils sont troublés par la trahison de Jean-Baptiste par un de ses disciples. Jésus explique que le Maître cultive les champs de chacun des siens, mais que certains sont ouverts au monde et à Satan. Il en vient ainsi à parler du traître, qui en vient à trahir son propre maître. Matthieu et Judas ont tendance alors à tout imputer sur le Démon, et que le crime du disciple est dès lors plus pardonnable, et Jésus leur répond en disant que le Bien et le Mal existe : l'être humain doit donc faire usage de son discernement, puisqu'il est libre d'agir comme il le souhaite. Enfin, ils se reposent chez Elie de Chorazaïn et tout s'arrête ici.

Contenu du chapitre : 181.1 : Pierre, méfiant, refuse d'aborder à Capharnaüm. 181.2 : Jésus ira chez les parents d'Élie le nouveau disciple. Guérison d'une fillette. 181.3 : La parabole du bon grain et de l'ivraie. 181.4 : Le sens général de la parabole. 181.5 : Application aux apôtres et aux disciples. 181.6 : Application au traitre et au saint. 181.7 : L'homme demeure libre.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 41