Aller au contenu

Notes du thème

Près du lac de Génésareth (lac de Tibériade ou mer de Galilée)

Page 2 sur 12

Confort de lecture

Aa

EMV 59.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

59.1 Je vois la synagogue de Capharnaüm. Elle est déjà remplie d’une foule qui attend. Des gens, sur le seuil, surveillent la place encore ensoleillée, bien que l’on aille vers le soir.

Finalement, un cri s’élève :

« Le Rabbi arrive ! »

Tous se retournent vers la sortie. Les moins grands montent sur la pointe des pieds ou cherchent à se pousser en avant. Il y a même quelques disputes et quelques bousculades malgré les reproches des employés de la synagogue et des notables de la cité.

« La paix soit avec tous ceux qui cherchent la vérité ! »

Jésus est sur le seuil et salue en bénissant, les bras tendus en avant. La lumière très vive qui vient de la place ensoleillée met en valeur sa grande taille et le nimbe de lumière. Il a quitté son habit blanc et porte ses vêtements ordinaires, bleu foncé. Il s’avance à travers la foule qui lui fait un passage, puis se resserre autour de lui, comme l’eau autour d’un navire.

EMV 60 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Pierre demande à Jésus de venir dans sa maison, à Capharnaüm (qui est la maison de sa femme et de sa belle-mère en vérité). Sa belle-mère est malade et Simon demande à son Maître de la guérir. Jésus va donc sur place et on rencontre les belles-soeurs de Pierre. L'une d'elle leur apprend que sa belle-maman a une forte fièvre et qu'elle ne mange plus. Le médecin a même dit qu'elle allait mourir. Jésus entre cependant dans la chambre et fait un miracle. Toute surprise, la belle-mère de Simon ne pense même pas à remercier le Maître, ou alors de manière un peu tard. Pierre en est estomaqué et Jésus lui dit de laisser faire. Il raconte qu'il y en aura d'autres, comme ça, et qu'il y en a m^me eu à Nazareth, alors qu'il a sauvé la maman de l'enfant Sarah. Pierre ne supporte pas qu'on n'aime pas le Christ, mais celui-ci lui affirme qu'il y aura bien d'autres animosités, dont les "saints" qui méprisent les publicains, les prostituées, les païens et les pécheurs, alors que ceux-ci les surpasseront.

La belle-mère de Pierre revient et leur offre un repas. Elle fait alors des reproches à son gendre et Jésus l'encourage à revenir habiter dans la maison de Capharnaüm. Jean, Jacques y viendront aussi, comme ils sont associés.

Enfin surgit l'enfant Jacques qui vient remettre une bourse d'un inconnu. Pierre veut savoir de qui il s'agit mais l'enfant se tait... Et Jésus aussi.

EMV 60.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

60.1 Pierre parle à Jésus. Il dit :

« Maître, je voudrais te prier de venir dans ma maison. Je n’ai pas osé te le dire au dernier sabbat, mais... je voudrais que tu viennes.

– A Bethsaïde ?

– Non, ici... dans la maison de ma femme, sa maison natale, je veux dire.

– Pourquoi ce désir, Pierre ?

– Euh... pour plusieurs raisons... et puis, aujourd’hui, on m’a appris que ma belle-mère est malade. Si tu voulais la guérir, peut-être que...

– Achève, Simon.

– Je voulais dire... Si tu venais auprès d’elle, elle finirait... oui, en somme, tu sais, une chose est d’entendre parler de quelqu’un mais autre chose est de le voir et de l’entendre; et si ce quelqu’un, ensuite, la guérit, alors...

– Alors l’animosité tombe, tu veux dire.

– Non, pas l’animosité. Mais, tu sais... le village est divisé entre plusieurs opinions, et elle... ne sait à qui donner raison. Viens, Jésus.

– Je viens, allons-y. Avertis ceux qui attendent que je parlerai ce soir chez toi. »

60.2 Ils se dirigent vers une maison basse, plus basse encore que celle de Pierre à Bethsaïde, et encore plus proche du lac. Elle en est séparée par une bande de grève, et je crois que pendant les tempêtes les vagues viennent mourir contre le mur de la maison qui, si elle est basse, est en revanche très large comme pour loger beaucoup de monde.

Dans le jardin qui s’étend devant la maison, du côté du lac, il n’y a qu’une vieille vigne noueuse qui couvre une tonnelle rus­tique et un vieux figuier que les vents venant du lac ont complètement incliné vers la maison. Le feuillage ébouriffé de l’arbuste frôle les murs et bat contre le châssis des fenêtres, fermées pour s’abriter du soleil ardent qui frappe la petite maison. Il n’y a que ce figuier, cette vigne et un puits au muret bas et verdâtre.

« Entre, Maître. »

Des femmes sont occupées dans la cuisine, qui à réparer les filets, qui à préparer le repas... Elles saluent Pierre, puis s’inclinent, toutes confuses, devant Jésus. En même temps, elles le dévisagent avec curiosité.

Détail

Pierre a deux maisons : une à Bethsaïde, qui est la sienne, l'autre à Capharnaüm, qui est en fait la maison de sa belle-mère et la maison natale de Porphyrée.

EMV 61 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus donne une parabole sur le cheval aimé du roi. Cela parle de la volonté de l'homme, de l'envoi du Fils par le Père pour sauver sa créature bien-aimée. Le peuple dit à Jésus que, face à une telle attitude, le cheval doit revenir à Dieu, puisque son roi lui veut du bien, et Jésus les encourage à suivre la réponse qu'ils ont donnée.

Ensuite, Jésus veut donner l'obole. Il y a un bossu qui se présente (et qui n'osait pas demander le miracle) ainsi qu'un vieillard qui vient supplier la guérison de sa fille; alitée dans son lit. Jésus les guérit.

Ensuite, il y a une femme de 27 ans, avec ses sept enfants qui n'a plus rien. Il lui donne une grande somme d'argent et promet que l'aide de Dieu ne lui fera pas défaut.

Enfin, il y a un vieillard déguenillé à qui Jésus ne donne rien. L'homme prétend que le Christ est injuste et fait une esclandre. Mais Jésus le reprend vivement car il ment et est usurier, il est avare et voleur. Il lui ordonne de s'en aller et, comme la foule se moque, Jésus les reprend eux aussi, en invitant à ne jamais manquer de charité en insultant un pécheur, car chacun à son péché. Jésus a dû lui faire honte, car il n'est jamais permis d'être voleur, mais il a souffert de le faire, et il invite les hommes à ne pas être cupide, à ne pas mentir, à être pur et honnête.

Pour finir, Jésus libère deux possédés. Mais il est accablé, car il y a des possessions qui fermentent dans les coeurs et qui les ferment à l'honnêteté et à l'amour. Jésus est triste. La vision s'arrête là.

EMV 61.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

61.1 Jésus est monté sur un tas de paniers et de filins à l’entrée du jardin de la maison de la belle-mère de Pierre. Les gens s’entassent dans le jardin et il y en a sur la grève du lac, les uns assis sur le rivage, les autres sur les barques tirées au sec.

EMV 62 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus sort pour prier. Sa prière est très ardente. Mais Pierre le cherche et ils commencent à discuter : Jésus nous donne dès lors une belle leçon sur la prière. Il promet qu'il leur apprendra à prier le Notre Père, quand ils seront formés.

Simon de Jonas explique ensuite que des gens sont venus le trouver mais qu'il les a renvoyé. Or, Jésus dit qu'il vient pour tous. Pierre s'inquiète que sa bonté ne le rende malade, mais le Christ serait heureux si toute l'humanité venait à lui, et il lui prédit que le Fils de l'Homme n'aura pas un endroit où mettre la tête.

Enfin, le Maître demande d'où sont venus ceux qui le cherchaient et il dit à ses disciples de rester à Capharnaüm pour lui envoyer les foules et qu'ensuite, il reviendra.

EMV 62.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

62.1 Je vois Jésus sortir de la maison de Pierre à Capharnaüm, en faisant le moins de bruit possible. On comprend qu’il y a passé la nuit pour faire plaisir à son Pierre.

C’est encore la nuit profonde. Le ciel est parsemé d’é­toiles. Le lac reflète à peine leur éclat, et c’est au léger clapotis de l’eau sur la grève qu’on devine plus qu’on ne distingue cette mer paisible qui dort sous la lueur des étoiles.

Jésus repousse la porte, regarde le ciel, le lac, la route. Il réfléchit, puis s’achemine, non le long du lac, mais vers le village ; il suit quelque temps cette direction, puis va vers la campagne. Il y entre, marche, s’enfonce, prend un sentier qui se dirige vers les premières ondulations d’un terrain planté d’oliviers, entre dans cette paix verte et silencieuse et, là, se prosterne en prière.

Quelle ardente prière ! Il prie à genoux, puis, comme fortifié, se lève et prie encore, le visage levé vers le haut, un visage qui paraît encore plus spiritualisé sous l’effet de la lumière nais­sante qui provient d’une sereine aube estivale. Il prie maintenant en souriant, alors qu’auparavant il poussait de profonds soupirs comme sous l’influence d’une peine morale. Il prie les bras ouverts. On dirait une croix vivante, haute, angélique, tellement la suavité en émane. Il paraît bénir toute la campagne, le jour qui naît, les étoiles qui disparaissent, le lac qui se découvre.

62.2 « Maître ! Nous t’avons tellement cherché ! Nous avons vu la porte poussée du dehors quand nous sommes revenus avec le poisson, et nous avons pensé que tu étais sorti. Mais nous ne te trouvions pas. Finalement nous avons été informés par un paysan qui chargeait ses paniers pour les porter à la ville. Nous t’appelions : “ Jésus, Jésus ! ” et il nous a dit : “ Vous cherchez le Rabbi qui parle aux foules ? Il est parti par ce sentier, là-haut vers la colline. Il doit être dans l’oliveraie de Michée car il y va souvent. Je l’ai vu d’autres fois. ” Il avait raison. Pourquoi es-tu sorti si tôt, Maître ? Pourquoi ne t’es-tu pas reposé ? Le lit n’était peut-être pas confortable...

– Non, Pierre. Le lit était très bon et la chambre belle, mais j’ai l’habitude de sortir souvent de bonne heure pour élever mon esprit et m’unir au Père.

Détail

Dans Capharnaüm, il y avait une oliveraie qui appartenait à un certain Michée.

EMV 62.2 · Tome 3, p. 23

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« J’ai bien fait de ne pas rester sur l’autre rive, comme le désiraient les habitants de Qédesh, où j’étais arrivé en allant de Guerguesa à Mérom, pour revenir ensuite par l’autre rive.

– Tu viens de là bas ?

– Oui, je me suis montré dans les endroits où j’étais déjà allé, et encore plus loin. Je suis allé jusqu’à Giscala.

– Quelle longue route !

– Mais quelle récolte ! Sais-tu, Isaac ? Nous avons été les hôtes du rabbi Gamaliel. Il s’est montré bien bon. Ensuite, j’ai rencontré le chef de la synagogue de la Belle Eau. Il vient, lui aussi. Je te le confie. Et puis… et puis… j’ai trois nouveaux disciples… »

Jésus sourit, manifestement heureux.

« De qui s’agit-il ?

– D’un vieillard de Chorazeïn. Je lui ai rendu service autrefois, et, pour me montrer son amour, ce pauvre homme, un vrai juif sans préventions, a travaillé la région pour moi comme un parfait laboureur le fait pour son sol. Le second est un enfant de cinq ans, guère plus, intelligent, hardi. Je lui avais déjà parlé la première fois que je suis allé à Bethsaïde, et il s’en est souvenu mieux que les adultes. Le troisième est un ancien lépreux. Je l’ai guéri un soir près de Chorazeïn, il y a déjà longtemps, puis je l’ai quitté. Je le retrouve maintenant parlant de moi sur les monts de Nephtali. Et pour confirmer ses dires, il lève ce qui lui reste de ses mains, guéries mais partiellement diminuées, et il montre ses pieds, guéris mais déformés, avec lesquels il fait pourtant beaucoup de route. A ce qui lui reste, les gens comprennent à quel point il a été malade et ils croient à ses paroles accompagnées de larmes de reconnaissance. Il m’a été facile de parler là-bas, parce que quelqu’un m’avait déjà fait connaître et avait amené les autres à croire en moi. J’ai ainsi pu faire de nombreux miracles. Celui qui croit réellement peut tant ! »

EMV 62.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

62.4 D’où provenaient ces gens qui venaient à moi ?

– De Chorazeïn, de Bethsaïde, de Capharnaüm et jusque de Tibériade et de Guerguesa, comme de centaines de petits villages disséminés entre l’une ou l’autre ville.

– Allez leur dire que je serai à Chorazeïn, à Bethsaïde et dans les bourgades situées entre les unes et les autres.

– Pourquoi pas à Capharnaüm ?

– Parce que je suis venu pour tous et que tous doivent avoir l’occasion de me voir, et puis... il y a le vieil Isaac qui m’attend... Il ne faut pas que son espoir soit déçu.

– Tu nous attends ici, alors ?

– Non. Je pars et vous, vous restez à Capharnaüm pour m’envoyer les foules, puis je reviendrai.

– Nous restons seuls... »

Pierre est tout triste.

« Il ne faut pas t’attrister. Que l’obéissance fasse ta joie et qu’avec elle, tu sois persuadé d’être un disciple utile. Et les autres avec toi et comme toi. »

Pierre, André, Jacques et Jean se rassérènent. Jésus les bénit et ils se séparent.

Ainsi se termine la vision.

Détail

Pierre informe Jésus que des gens sont venus pour le voir et il lui demande :

EMV 64 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Pierre, André, Jean et Jacques de Zébédée ont pêché avec Zébédée. Cependant, ils n'ont pris aucun poisson et cela désole Simon de Jonas. En effet, il y a des malades à nourrir et à soigner. Il regrette que le Maître ne soit pas là, mais voici que ce dernier revient justement sur ces entrefaites. Les disciples accourent près de Lui et lui rendent compte de ce qu'ils ont fait. Le chef des apôtres explique notamment qu'il a gardé une bourse qu'on lui a donnée, pour que le Christ la distribue, et il l'informe également qu'il a entreposé des malades en attendant son retour. Jésus lui répond qu'il a bien fait.

Les enfants répandent dans toute la ville de Capharnaüm que leur grand Ami est là et les petits l'entourent : il promet une prédication rien que pour eux. Le Sauveur va ainsi dans une maison de Pierre et prêche à partir de là : il commente deux versets du Cantique des Cantiques sur les lys, et l'applique aux enfants. Il enjoint les hommes, grands ou pauvres, à être comme l'un de ceux-là, en expliquant que le Fils de l'Homme trouve sa joie dans ces êtres innocents et simples.

La prédication finie, Pierre l'informe que des malades sont présents, mais que l'un d'eux ne peut se déplacer : le Maître lui répond de le faire passer par le toit, et c'est ce qu'ils font. Le paralytique de l'Evangile lui est présenté et tout se passe comme dans le récit du Nouveau Testament. Jésus lui dit que ses péchés lui sont remis, et il répond aux pharisiens présents, en affirmant que le Fils de l'Homme a tous les pouvoirs. Il guérit ainsi l'infirme, les docteurs tatillons s'en vont, et la foule suit le miraculé en jubilant. Cela permet à une mère de présenter son tout-petit agonisant et Jésus le sauve. Enfin, quand il sort, il guérit un homme qui a une forte fièvre.

Une fois dehors, on supplie le Christ de donner ses enseignements, car certains ne l'ont pas entendu. Jésus va alors sur la barque de Pierre pour prêcher à la foule. La vision se finit là.