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EMV 211 · Tome 3, p. 412-422

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Titre du chapitre : Retour à Hébron. Discours et miracles dans le jardin de la maison de Jean-Baptiste.

Date de la vision : Samedi 7 juillet 1945.

Calendrier : Dimanche 9 avril 28 (27 Nissan 3788)

Lieux (carte) : A Hébron

Cycle : Apostolat en Judée

RĂ©sumĂ© : HĂ©bron a changĂ© depuis l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, car le village a entendu parler des miracles de JĂ©sus et ses habitants ont commencĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir. AprĂšs une brĂšve Ă©vocation de Doras, de Jeanne de Kouza, et de Sciammai, l'ancien maĂźtre d'AglaĂ©, le groupe apostolique apprend que le chef de synagogue veut recevoir le MaĂźtre. JĂ©sus y consent et ils se dirigent vers la maison de Jean-Baptiste. Le Christ assure au prĂȘtre qu'il ne lui tient pas rancune de l'avoir chassĂ© l'annĂ©e passĂ©e, car il Ă©tait alors un Inconnu, et il pensait en outre bien agir. Depuis, Jean, le PrĂ©curseur, les avait encouragĂ© Ă  aller vers le Seigneur, et dĂ©sormais, voilĂ  qu'ils le dĂ©sirent, d'autant qu'ils ont des malades parmi eux. JĂ©sus leur dit donc de les regrouper, et quand c'est chose faite, il les guĂ©rit. Ensuite, il se met Ă  parler.

Le sujet principal de son discours porte sur les serviteurs de Dieu. Beaucoup ont dĂ©sormais des idoles dans leurs vies, et c'est pour cela que le Mal peut prospĂ©rer, comme avec HĂ©rode qui emprisonne Jean-Baptiste et qui le mettra bientĂŽt Ă  mort. Ces serviteurs idolĂątres ne savent plus parler le langage de Dieu, ce compris les prĂȘtres dans le Temple. Ils veulent au contraire rester dans leurs tĂ©nĂšbres et se laissent acheter par la puissance et l'argent maudit. Mais comme l'enseigne le Christ, il n'y a pas d'argent pour acheter les consciences. Au contraire, il est toujours temps de se mettre au service de Dieu, et JĂ©sus invite les habitants d'HĂ©bron Ă  ne pas dĂ©cevoir leur Jean mais Ă  se prĂ©parer Ă  la RĂ©demption. De plus, le Sauveur promet qu'il ne garde pas rancune pour le mauvais accueil qu'on lui a fait il y a quelques mois. Tout l monde peut le suivre, il ne demande que la bonne volontĂ©.

Survient alors un dernier miracle, suite à l'arrivée d'un homme estropié qui ressemble à un S. Il le guérit, puis Jésus va dans la maison du chef de la synagogue et la vision se termine.

Contenu du chapitre : 211.1 : En un an, l’opinion des gens d'HĂ©bron a changĂ©e. Ils ont Ă©tĂ© Ă©vangĂ©lisĂ©s. 211.2 : La maison du Baptiste est dans un Ă©tat lamentable. 211.3 : Le chef de la synagogue s'excuse pour le passĂ©. Le Baptiste a plaidĂ© en faveur de JĂ©sus. Les signes du Messie. 211.4 : GuĂ©risons multiples. 211.5 : Les persĂ©cutions contre le Baptiste et le Messie. 211.6 : Ce que la lettre de JĂ©rĂ©mie (Baruch 6) dit des idoles. 211.7 : Les idoles humaines du Temple. Les eunuques spirituels. 211.8 : Ne dĂ©cevez pas votre Jean. Je ne vous garde pas rancune. 211.9 : GuĂ©rison de Masala, l'homme en S.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 73.

EMV 211.1 · Tome 3, p. 413

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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– Vengeur des opprimĂ©s ! Je le suis en effet, mais surnaturellement. Ceux qui m’imaginent avec le sceptre et la hache Ă  la main, en roi et justicier selon l’esprit de la terre font erreur. Il est certain, nĂ©anmoins, que je suis venu libĂ©rer des oppressions : du pĂ©chĂ© – c’est la plus grave –, des maladies, des afflictions, de l’ignorance et de l’égoĂŻsme. Beaucoup apprendront qu’il n’est pas juste d’opprimer sous prĂ©texte que le sort les a placĂ©s dans une situation Ă©levĂ©e, mais qu’on doit utiliser cette situation pour soulager ceux qui ont un rang infĂ©rieur.

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Judas déclare qu'on voit Jésus comme un vengeur des opprimés, à Hébron, et le Christ répond.

EMV 211.1 · Tome 3, p. 413

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Beaucoup apprendront qu’il n’est pas juste d’opprimer sous prĂ©texte que le sort les a placĂ©s dans une situation Ă©levĂ©e, mais qu’on doit utiliser cette situation pour soulager ceux qui ont un rang infĂ©rieur.

EMV 211.3 · Tome 3, p. 415

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Si vous ne voulez pas ĂȘtre anathĂšme au Seigneur et Ă  moi son serviteur, aimez le Messie. Et n’ayez pas de doute. Voici Ă  quoi vous le reconnaĂźtrez : esprit de paix, amour parfait, sagesse supĂ©rieure Ă  toute autre, doctrine cĂ©leste, douceur suprĂȘme, puissance sur toute chose, humilitĂ© absolue, chastetĂ© angĂ©lique. Vous ne pouvez pas vous tromper. Quand vous respirerez la paix auprĂšs d’un homme qui se dit le Messie, quand vous boirez son amour, l’amour qui Ă©mane de lui, quand vous passerez de vos tĂ©nĂšbres Ă  la lumiĂšre, quand vous verrez les pĂ©cheurs se racheter et les corps guĂ©rir, alors dites : ‘Celui-ci est vraiment l’Agneau de Dieu !’

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Jean-Baptiste parle aux habitants d'Hébron et leur dit d'aimer le Messie.

EMV 211.4 · Tome 3, p. 415-416

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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– Amenez-moi vos malades, puis rĂ©unissez-vous dans ce jardin abandonnĂ© et profanĂ© par le pĂ©chĂ© aprĂšs avoir servi de temple pour la grĂące qui y a habitĂ©. »

Tels des hirondelles, les habitants d’HĂ©bron s’envolent dans toutes les directions et il ne reste que le chef de la synagogue qui entre avec JĂ©sus et ses disciples dans l’enceinte du jardin ; ils se mettent Ă  l’ombre d’une tonnelle oĂč se mĂȘlent les rosiers et les vignes qui ont poussĂ© librement. Les habitants d’HĂ©bron ont vite fait de revenir ; ils amĂšnent un paralytique sur un brancard, une jeune aveugle, un petit muet et deux personnes qui souffrent de je ne sais quelle maladie, qu’on accompagne en les soutenant.

« Paix à toi », dit Jésus à chaque malade qui arrive.

Puis il les interroge avec une grande douceur :

« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »

Il s’élĂšve alors tout un chƓur de lamentations de ces infortunĂ©s, chacun voulant raconter sa propre histoire.

JĂ©sus, qui Ă©tait assis, se lĂšve et s’avance vers le petit muet : il lui mouille les lĂšvres de sa salive et dit la grande parole :

« Ouvre-toi ! »

De mĂȘme, il mouille les paupiĂšres fermĂ©es de l’aveugle, avec son doigt humide de salive. Puis il donne la main au paralytique et lui dit :

« LÚve-toi ! »

Enfin, il impose les mains aux deux malades en leur disant :

« Soyez guéris, au nom du Seigneur ! »

Le petit muet, qui auparavant gĂ©missait, dit nettement : « Maman ! », tandis que la jeune fille remue ses paupiĂšres dessillĂ©es sous la lumiĂšre et, de ses doigts, abrite ses yeux du soleil qui Ă©tait pour elle un inconnu ; elle pleure, elle rit, elle regarde de nouveau, en fermant Ă  moitiĂ© les yeux car elle n’est pas habituĂ©e Ă  la lumiĂšre, elle regarde les feuillages, la terre, les personnes et particuliĂšrement JĂ©sus. Le paralytique descend avec assurance de son brancard ; puisque ce dernier est vide, ses charitables porteurs le haussent pour bien montrer Ă  ceux qui sont loin que la grĂące est accordĂ©e, pendant que les deux malades pleurent de joie et s’agenouillent pour vĂ©nĂ©rer leur Sauveur. La foule pousse un cri frĂ©nĂ©tique de louange.

Thomas, qui se tient à cÎté de Judas, le regarde si intensément et avec une expression si claire que celui-ci lui répond :

« J’étais un imbĂ©cile, pardonne-moi. »

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Thomas, qui se tient Ă  cĂŽtĂ© de Judas, le regarde si intensĂ©ment et avec une expression si claire que celui-ci lui rĂ©pond : « J’étais un imbĂ©cile, pardonne-moi. » Cela fait suite Ă  une discussion entre Thomas et Judas, oĂč l'Iscariote accusait JĂ©sus de ne plus faire de miracles. Cf. l'EMV 210.

EMV 211.5-8 · Tome 3, p. 416-421

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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211.5 Lorsque les cris ont cessĂ©, JĂ©sus commence Ă  prĂȘcher.

« Le Seigneur s’adressa Ă  JosuĂ© en ces termes : “ Parle aux fils d’IsraĂ«l et dis-leur : Ă©tablissez les villes de refuge dont je vous ai parlĂ© par l’intermĂ©diaire de MoĂŻse, afin que celui qui aura tuĂ© involontairement puisse y trouver un asile et Ă©chapper ainsi Ă  la colĂšre du plus proche parent, du vengeur du sang. ” Or HĂ©bron est l’une de ces villes.

Il est encore dit : “ Et les anciens de la ville ne livreront pas l’innocent aux mains de celui qui le cherche pour le tuer, mais ils l’accueilleront et lui permettront d’y habiter et il y restera jusqu’au jugement et jusqu’à la mort du grand prĂȘtre alors en fonction ; aprĂšs quoi, il pourra rentrer dans sa ville et dans sa maison. ”

Cette loi observe et organise l’amour misĂ©ricordieux Ă  l’égard du prochain. C’est Dieu qui l’a imposĂ©e, car il n’est pas permis de tuer dans un accĂšs de colĂšre ni de condamner l’accusĂ© sans l’entendre. On peut en dire autant des crimes et des accusations d’ordre moral. Il n’est pas permis d’accuser sans connaĂźtre, ni de juger sans entendre l’accusĂ©. Mais aujourd’hui, une nouvelle sĂ©rie s’ajoute aux accusations et aux condamnations pour les fautes habituelles ou prĂ©tendues : elle montre de quelle maniĂšre sont traitĂ©s ceux qui viennent au nom de Dieu. Au cours des siĂšcles, cela s’est produit contre les prophĂštes et, de nos jours, cela se reproduit contre le PrĂ©curseur du Christ et contre le Christ.

Vous le voyez : attirĂ© par tromperie hors du territoire de Sichem, Jean-Baptiste attend la mort dans les prisons d’HĂ©rode, car jamais il ne consentira aux mensonges ou aux compromis. On pourra bien lui ĂŽter la vie et lui couper la tĂȘte, mais on ne pourra briser son honnĂȘtetĂ©, ni sĂ©parer son Ăąme de la vĂ©ritĂ© qu’il a servie fidĂšlement sous toutes ses formes, divines, surnaturelles ou mo­rales. De la mĂȘme façon, on persĂ©cute le Christ avec une furie redoublĂ©e – mĂȘme dĂ©cuplĂ©e – parce qu’il ne se borne pas Ă  dire Ă  HĂ©rode : “ Cela ne t’est pas permis ”, mais qu’il proclame d’une voix de tonnerre ce : “ Cela ne t’est pas permis ” partout oĂč, en entrant, il trouve le pĂ©chĂ© ou sait que le pĂ©chĂ© existe, sans exclure aucune catĂ©gorie, et cela au nom de Dieu et pour l’honneur de Dieu.

211.6 Comment cela se fait-il donc ? N’y a-t-il plus de serviteurs de Dieu en IsraĂ«l ? Si, il y en a. Mais ce sont des “ idoles ”.

Dans la lettre de JĂ©rĂ©mie aux exilĂ©s, il est dit, entre autres, ce qui suit. Et j’attire votre attention lĂ -dessus, car toute parole du Livre est un enseignement qui, au moment oĂč l’Esprit Saint l’a fait Ă©crire pour un Ă©vĂ©nement de l'Ă©poque, se rap­porte aussi Ă  un fait Ă  venir. Il est donc dit : “ 
Une fois arrivĂ©s Ă  Babylone, vous verrez des dieux d’or, d’argent, de pierre, de bois
 Gardez-vous d’imiter la façon de faire des Ă©trangers, d’avoir peur, de les craindre
 Dites en votre cƓur : ‘ Il ne faut adorer que toi, Seigneur. ’ ”

Cette lettre donne Ă©galement des indications particuliĂšres sur ces idoles qui ont une langue faite par un artisan et ne s’en servent pas pour rĂ©primander leurs faux prĂȘtres, qui les dĂ©pouillent pour revĂȘtir les courtisanes de l’or de l’idole, quitte ensuite Ă  enlever l’or profanĂ© par la sueur de la prostitution pour en revĂȘtir l’idole ; de ces idoles que la rouille et les vers rongent et qui ne sont dĂ©crassĂ©es et bien vĂȘtues que si l’homme leur lave la figure et les habille car, d’elles-mĂȘmes, elles ne peuvent rien faire, mĂȘme si elles ont en main le sceptre ou la hache.

Et le prophĂšte de conclure : “ Ne les craignez donc pas. ” Et il poursuit : “ Ces dieux sont aussi inutiles que des vases brisĂ©s. Leurs yeux sont remplis de la poussiĂšre soulevĂ©e par les pieds de ceux qui entrent dans le temple. On les tient bien enfermĂ©s comme dans un tombeau ou comme un homme qui a offensĂ© le roi, car n’importe qui peut leur enlever leurs vĂȘtements prĂ©cieux. Ils ne voient pas la lumiĂšre des lampes, car ils sont dans les temples comme des poutres et les lampes ne servent qu’à les enfumer pendant que les chouettes, les hirondelles, et autres oiseaux volent au-dessus de leurs tĂȘtes et les souillent d’excrĂ©ments, et que les chats se font un nid dans leurs vĂȘtements et les dĂ©chirent. Il ne faut donc pas les craindre, ce sont des choses mortes. MĂȘme l’or ne leur sert Ă  rien, c’est seulement pour l’apparence. D’ailleurs, si on ne le polit pas, ils ne brillent pas, de mĂȘme qu’ils n’ont rien senti quand on les a fabriquĂ©s. Le feu ne les a pas rĂ©veillĂ©s. On les a achetĂ©s Ă  des prix fabuleux. L’homme les porte lĂ  oĂč il veut car ils sont honteusement impuissants
 Pourquoi donc leur donne-t-on le nom de dieux ? Car on les adore en leur faisant des offrandes et par toute une pantomime de fausses cĂ©rĂ©monies que ne comprennent pas ceux qui les font et que ne croient pas ceux qui les voient. Qu’on leur fasse du mal ou du bien, ils y sont indiffĂ©rents, ils sont incapables d’élire ou de dĂ©trĂŽner un roi, ils ne peuvent rendre les richesses ni le mal, ils ne peuvent sauver un homme de la mort, ni sauver le faible de celui qui le domine. Ils n’ont pas pitiĂ© des veuves et des orphelins. Ils sont semblables aux pierres de la montagne ”


C’est plus ou moins ce que dit cette lettre.

211.7 Voici. Nous aussi, nous avons des idoles, et non plus des saints, dans les rangs du Seigneur. C’est pour cela que le mal peut se dresser contre le bien. Or le mal souille de fumier l’intelligence et le cƓur de ceux qui ne sont plus saints, et qui font leurs nids sous de fausses apparences de bontĂ©.

Ils ne savent plus tenir le langage de Dieu. C’est bien naturel ! Ils ont une langue faite par l’homme et ils tiennent un langage humain, quand ce n’est pas celui de Satan. Ils savent juste faire des reproches dĂ©placĂ©s aux innocents et aux pauvres, mais ils se taisent devant le spectacle de la corruption des puissants. Car ils sont tous corrompus et ne peuvent s’accuser l’un l’autre, Ă©tant coupables des mĂȘmes fautes. Cupides, non au profit du Seigneur, mais au profit de Mammon, ils travaillent en acceptant l’or de la luxure et du crime, en le troquant, en le volant, pris par une frĂ©nĂ©sie qui dĂ©passe toute limite et tout ce qu’on peut imaginer. La poussiĂšre se dĂ©pose sur eux, fermente sur eux et, s’ils font voir une figure bien lavĂ©e, le regard de Dieu y voit un cƓur souillĂ©. La rouille de la haine et le ver du pĂ©chĂ© les rongent, et ils ne savent pas s’y opposer pour se sauver. Ils brandissent les malĂ©dictions comme des sceptres et des haches, mais ils ne savent pas qu’ils sont maudits. EnfermĂ©s dans leurs pensĂ©es et dans leur haine comme des cadavres dans un tombeau, ou des prisonniers dans un cachot, ils y restent, s’agrippant aux barreaux par crainte qu’une main ne les en sorte, parce que, lĂ , ces morts sont encore quelque chose : des momies, non plus des momies Ă  l’aspect humain, mais des corps dessĂ©chĂ©s comme du bois sec alors qu’au dehors ils seraient des objets dĂ©modĂ©s, nĂ©gligĂ©s par le monde qui cherche la Vie, qui a besoin de la Vie comme l’enfant du sein maternel, et qui recherche celui qui lui donne la Vie et non les puanteurs de la mort.

Ils rĂ©sident au Temple, oui, et la fumĂ©e des lampes – c’est-Ă -dire des honneurs – les enfume, mais la lumiĂšre ne descend pas en eux. Toutes les passions font en eux leurs nids comme des oiseaux et des chats, alors que le feu de la mission ne leur donne pas le tourment mystique d’ĂȘtre brĂ»lĂ©s par le feu de Dieu. Ils sont rĂ©fractaires Ă  l’amour. Le feu de la charitĂ© ne les enflamme pas, comme la charitĂ© ne les revĂȘt pas de ses splendeurs d’or, cette charitĂ© qui est double par sa manifestation et par sa source : charitĂ© envers Dieu et le prochain pour ce qui est de sa manifestation ; charitĂ© qui provient de Dieu et de l’homme pour ce qui est de sa source. Car Dieu s’éloigne de l’homme qui n’aime pas ; ainsi cette premiĂšre source est tarie, et l’homme s’éloigne du mĂ©chant et ainsi se tarit la seconde source. Tout est enlevĂ© par la CharitĂ© aux hommes sans amour. Ils se laissent acheter par de l’argent maudit et se laissent entraĂźner lĂ  oĂč l’intĂ©rĂȘt et la puissance l’exigent.

Non : cela n’est pas permis ! Il n’y a pas d’argent pour acheter les consciences, en particulier celles des prĂȘtres et des maĂźtres. Il n’est pas permis d’acquiescer aux puissances de la terre quand elles veulent porter Ă  des actes contraires Ă  ce que Dieu commande. C’est de l’impuissance spirituelle ; or il est dit : “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblĂ©e du Seigneur. ” Si donc l’homme physiquement impuissant ne peut appartenir au peuple de Dieu, l’impuissant spirituel peut-il ĂȘtre son ministre ? C’est pourquoi je vous dis que, en vĂ©ritĂ©, bon nombre de prĂȘtres et de maĂźtres sont actuellement affligĂ©s d’un “ eunuchisme ” spirituel coupable, car ils sont mutilĂ©s dans leur virilitĂ© spirituelle. Il y en a beaucoup trop !

211.8 RĂ©flĂ©chissez. Observez. Comparez. Vous verrez que nous avons beaucoup d’idoles et peu de ministres du bien, qui est Dieu. VoilĂ  pourquoi il peut se faire que les villes de refuge ne soient plus des refuges. On ne respecte plus rien en IsraĂ«l, et les saints meurent parce que ceux qui ne le sont pas les haĂŻssent.

Mais, moi, je vous invite : “ Venez ! ” Je vous appelle au nom de votre Jean qui souffre parce qu’il est saint, qu’on a frappĂ© parce qu’il m’a prĂ©cĂ©dĂ© et qu’il a tentĂ© d’enlever les ordures des chemins de l’Agneau. Venez servir Dieu. Le temps est proche. Ne restez pas non prĂ©parĂ©s Ă  la RĂ©demption. Faites que la pluie puisse tomber sur un terrain ensemencĂ©. Sinon, c’est pour rien qu’elle se dĂ©verserait. Vous, vous les habitants d’HĂ©bron, vous devez ĂȘtre en tĂȘte ! Ici, vous avez vĂ©cu avec Zacharie et Elisabeth, ces saints qui ont mĂ©ritĂ© que le Ciel leur donne Jean. Ici, Jean a rĂ©pandu le parfum de la grĂące avec sa vĂ©ritable innocence de petit enfant et, de son dĂ©sert, il vous a envoyĂ© les encens anticorrupteurs de sa grĂące, devenue un prodige de pĂ©nitence. Ne dĂ©cevez pas votre Jean. Il a portĂ© l’amour du prochain Ă  un degrĂ© pour ainsi dire divin qui lui fait aimer le dernier habitant du dĂ©sert autant qu’il vous aime, vous, ses concitoyens. Mais il vous obtiendra sĂ»rement le salut. Or le salut, c’est de suivre la voix du Seigneur et de croire en sa Parole. De cette citĂ© sacerdotale, venez en masse vous mettre au service de Dieu. Je passe et je vous appelle. Ne vous montrez pas infĂ©rieurs aux prostituĂ©es auxquelles une parole de misĂ©ricorde suffit pour qu’elles abandonnent le chemin qu’elles suivaient et prennent la voie du bien.

On m’a demandĂ© Ă  mon arrivĂ©e : “ Mais tu ne nous gardes pas rancune ? ” De la rancune ? Oh non ! C’est de l’amour que je vous garde ! Et je garde l’espoir de vous voir dans les rangs de mon peuple, du peuple que je conduis Ă  Dieu dans le nouvel exode vers la vĂ©ritable Terre Promise : le Royaume de Dieu, au-delĂ  de la Mer Rouge de la sensualitĂ© et des dĂ©serts du pĂ©chĂ©, libres des esclavages de tous genres, vers la Terre Ă©ternelle, riche de dĂ©lices, comblĂ©e de paix


Venez ! C’est l’Amour qui passe. Quiconque le veut peut le suivre, car pour ĂȘtre accueilli par lui, il ne faut que de la bonne volontĂ©. »

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Le Seigneur s’adressa Ă  JosuĂ© en ces termes : “ Parle aux fils d’IsraĂ«l et dis-leur : Ă©tablissez les villes de refuge dont je vous ai parlĂ© par l’intermĂ©diaire de MoĂŻse, afin que celui qui aura tuĂ© involontairement puisse y trouver un asile et Ă©chapper ainsi Ă  la colĂšre du plus proche parent, du vengeur du sang. ” Cf. JosuĂ© 20, 1-9 et Exode 21, 12-13. Voir les extraits bibliques ci-dessous.

Il est encore dit : “ Et les anciens de la ville ne livreront pas l’innocent aux mains de celui qui le cherche pour le tuer, mais ils l’accueilleront et lui permettront d’y habiter et il y restera jusqu’au jugement et jusqu’à la mort du grand prĂȘtre alors en fonction ; aprĂšs quoi, il pourra rentrer dans sa ville et dans sa maison. ” Cf. JosuĂ© 20, 1-9 et Nb 35, 25-28. Voir ci-dessous.

Dans cette loi est observé et organisé l'amour miséricordieux à l'égard du prochain. Il s'agit de la loi des villes de refuge ainsi que de la loi des villes lévitiques.

Villes de refuge : Cette loi, Ă  laquelle se rĂ©fĂšre la citation qui prĂ©cĂšde (JosuĂ© 20,1-6), concerne les villes de refuge, qui servaient d’asiles aux personnes homicides involontaires. Ils Ă©taient ainsi soustraits Ă  la loi de la vengeance (que Jude mentionnera dans les derniĂšres lignes en EMV 566.8, en se rĂ©fĂ©rant peut-ĂȘtre à GenĂšse 9,6 et Ă  certains passages que nous rappelons plus loin). Ces villes de refuge Ă©taient au nombre de six, parmi lesquelles HĂ©bron (comme ici) et QĂ©desh (CĂ©dĂšs) (comme en EMV 342.1.2.7.9).        

Villes lĂ©vitiques : Elles faisaient partie des 48 villes lĂ©vitiques, oĂč rĂ©sidaient les lĂ©vites. Voir l'extrait biblique ci-dessous, dans le Livre de JosuĂ©, au chapitre 21.

Les prescriptions ayant trait aux unes et aux autres se trouvent en Exode 21,12-13 | Nombres 35 | Deutéronome 4,41-43 | Deutéronome 19,1-13 | Josué 20-21.  Voir les extraits bibliques ci-dessous.     

Dans la lettre de Jérémie aux exilés, il est dit, entre autres, ce qui suit. Lettre de Jérémie 1,1-72 (parfois insérée en Baruch 6). L'extrait biblique a été remis ci-dessous.

Il est dit: “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblĂ©e du Seigneur. ” En DeutĂ©ronome 23.2.

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Livre de Josué 20, 1-9 (villes de refuge)

Jos 20, 1-9 : Yahweh parla Ă  JosuĂ©, en disant : « Parle aux enfants d’IsraĂ«l et dis-leur : DĂ©signez-vous, comme je vous l’ai ordonnĂ© par MoĂŻse, des villes de refuge oĂč pourra s’enfuir le meurtrier qui aura tuĂ© quelqu’un par erreur, sans le savoir, et elles vous serviront de refuge contre le vengeur du sang. Le meurtrier s’enfuira vers une de ces villes ; il s’arrĂȘtera Ă  l’entrĂ©e de la porte de la ville, et exposera son cas aux anciens de cette ville ; ceux-ci le recueilleront auprĂšs d’eux dans la ville, et lui donneront une demeure pour qu’il habite avec eux. Si le vengeur du sang le poursuit, ils ne livreront point le meurtrier entre ses mains, car c’est sans le savoir qu’il a tuĂ© son prochain, qu’il ne haĂŻssait pas auparavant. Le meurtrier restera dans cette ville jusqu’à ce qu’il comparaisse devant l’assemblĂ©e pour ĂȘtre jugĂ©, jusqu’à la mort du grand prĂȘtre qui sera en fonctions en ces jours-lĂ . Alors le meurtrier s’en retournera et rentrera dans sa ville et dans sa maison, dans la ville d’oĂč il s’était enfui. »

Ils consacrĂšrent CĂ©dĂšs en GallilĂ©e, dans la montagne de Nephthali ; Sichem, dans la montagne d’ÉphraĂŻm, et Cariath-ArbĂ©, qui est HĂ©bron, dans la montagne de Juda. De l’autre cĂŽtĂ© du Jourdain, vis-Ă -vis de JĂ©richo, Ă  l’orient, ils dĂ©signĂšrent Bosor, dans le dĂ©sert, dans la plaine, ville de la tribu de Ruben ; Ramoth en Galaad, de la tribu de Gad, et Gaulon en Basan, de la tribu de ManassĂ©. Telles furent les villes assignĂ©es Ă  tous les enfants d’IsraĂ«l et Ă  l’étranger qui sĂ©journe au milieu d’eux, afin que quiconque aurait tuĂ© quelqu’un par erreur pĂ»t s’y rĂ©fugier, et qu’il ne mourĂ»t pas de la main du vengeur du sang, avant d’avoir comparu devant l’assemblĂ©e.

Livre des Nombres 35, 25-28

Nb 35, 25-28 : Et l’assemblĂ©e dĂ©livrera le meurtrier du vengeur du sang et le fera retourner dans la ville de refuge oĂč il s’était enfui ; et il y demeurera jusqu’à la mort du grand prĂȘtre qui a Ă©tĂ© oint de l’huile sainte. Si le meurtrier sort avant ce temps du territoire de la ville de refuge oĂč il s’est enfui, et si le vengeur du sang le rencontre hors du territoire de sa ville de refuge, et si le vengeur du sang tue le meurtrier, il ne sera pas coupable de meurtre ; car le meurtrier doit demeurer dans sa ville de refuge jusqu’à la mort du grand prĂȘtre ; et, aprĂšs la mort du grand prĂȘtre, le meurtrier pourra retourner au pays oĂč se trouve sa possession.

Livre de l'Exode 21, 12-13

Ex 21, 12-13 : Celui qui frappe un homme Ă  mort doit ĂȘtre mis Ă  mort. Mais s’il ne lui a pas tendu d’embĂ»ches et que Dieu l’ait prĂ©sentĂ© Ă  sa main, je te fixerai un lieu oĂč il pourra se rĂ©fugier.

Livre du Deutéronome 4, 41-43

Dt 4, 41-43 : Alors MoĂŻse mit Ă  part trois villes de l’autre cĂŽtĂ© du Jourdain, Ă  l’orient, afin qu’elles servissent de refuge au meurtrier qui aurait tuĂ© son prochain par mĂ©garde, sans avoir Ă©tĂ© auparavant son ennemi, et que, en se rĂ©fugiant dans l’une de ces villes, il sauvĂąt sa vie. Ce furent : Bosor, dans le dĂ©sert, dans la plaine, pour les RubĂ©nites ; Ramoth, en Galaad, pour les Gadites, et Golan, en Basan pour les Manassites.

Livre du Deutéronome 19, 1-13

Dt 19, 1-13 : Lorsque Yahweh, ton Dieu, aura exterminĂ© les nations dont Yahweh, ton Dieu, te donne le pays ; lorsque tu les auras chassĂ©es et que tu habiteras dans leurs villes et dans leurs maisons, tu sĂ©pareras trois villes au milieu du pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour le possĂ©der. Tu tiendras en Ă©tat les routes qui y conduisent, et tu diviseras en trois parties le territoire du pays que Yahweh, ton Dieu, va te donner en hĂ©ritage, afin que tout meurtrier puisse s’enfuir dans ces villes. Voici dans quel cas le meurtrier qui s’y rĂ©fugiera aura la vie sauve : s’il a tuĂ© son prochain par mĂ©garde, sans avoir Ă©tĂ© auparavant son ennemi. Ainsi un homme va couper du bois dans la forĂȘt avec un autre homme ; sa main brandit la hache pour abattre un arbre ; le fer s’échappe du manche, atteint son compagnon et le tue : cet homme s’enfuira dans l’une de ces villes et il aura la vie sauve. Autrement le vengeur du sang, poursuivant le meurtrier dans l’ardeur de sa colĂšre, l’atteindrait, si le chemin Ă©tait trop long, et lui porterait un coup mortel ; et pourtant cet homme n’aurait pas mĂ©ritĂ© la mort, puisqu’il n’avait pas auparavant de haine contre la victime. C’est pourquoi je te donne cet ordre : Mets Ă  part trois villes. Et si Yahweh, ton Dieu, Ă©largit tes frontiĂšres, comme il l’a jurĂ© Ă  tes pĂšres, et qu’il te donne tout le pays qu’il a promis Ă  tes pĂšres de te donner, — pourvu que tu observes et mettes en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui, aimant Yahweh, ton Dieu, et marchant toujours dans ses voies, — tu ajouteras encore trois villes Ă  ces trois-lĂ , afin que le sang innocent ne soit pas versĂ© au milieu du pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour hĂ©ritage, et qu’il n’y ait pas de sang sur toi. Mais si un homme ayant de la haine contre son prochain, lui dresse des embĂ»ches, se jette sur lui et lui porte un coup mortel, et qu’ensuite il s’enfuie dans l’une de ces villes, les anciens de sa ville l’enverront saisir et le livreront entre les mains du vengeur du sang, afin qu’il meure. Ton Ɠil n’aura pas de pitiĂ© pour lui, et tu ĂŽteras d’IsraĂ«l le sang innocent, et tu prospĂ©reras.

Livre de Josué 21, 1-43 (villes lévitiques)

Jos 21, 1-43 : Les chefs de famille des LĂ©vites s’approchĂšrent du prĂȘtre ÉlĂ©azar, de JosuĂ©, fils de Nun, et des chefs de famille des tribus des enfants d’IsraĂ«l ; ils leur parlĂšrent Ă  Silo, dans le pays de Chanaan, en disant : « Yahweh a ordonnĂ© par MoĂŻse qu’on nous donnĂąt des villes pour notre habitation, et leurs banlieues pour notre bĂ©tail. » Les enfants d’IsraĂ«l donnĂšrent aux LĂ©vites, sur leur hĂ©ritage, selon l’ordre de Yahweh, les villes suivantes et leurs banlieues.

Le sort fut tirĂ© d’abord pour les familles des Caathites ; et les fils du prĂȘtre Aaron, d’entre les LĂ©vites, obtinrent par le sort treize villes de la tribu de Juda, de la tribu de SimĂ©on et de la tribu de Benjamin ; les autres fils de Caath obtinrent par le sort dix villes des familles de la tribu d’ÉphraĂŻm, de la tribu de Dan et de la demi-tribu de ManassĂ©. Les fils de Gerson obtinrent par le sort treize villes des familles de la tribu d’Issachar, de la tribu d’Aser, de la tribu de Nephthali et de la demi-tribu de ManassĂ© en Basan. Les fils de MĂ©rari, selon leurs familles, obtinrent douze villes de la tribu de Ruben, de la tribu de Gad et de la tribu de Zabulon. Les enfants d’IsraĂ«l donnĂšrent par le sort aux LĂ©vites, ces villes et leurs banlieues, comme Yahweh l’avait ordonnĂ© par MoĂŻse.

Ils donnĂšrent de la tribu des fils de Juda et de la tribu des fils de SimĂ©on les villes suivantes dĂ©signĂ©es par leurs noms ; ce fut pour les fils d’Aaron, d’entre les familles des Caathites, d’entre les fils de LĂ©vi, car le sort fut d’abord tirĂ© pour eux. Ils leurs donnĂšrent, dans la montagne de Juda, la ville d’ArbĂ©, pĂšre d’Enac, laquelle est HĂ©bron, et sa banlieue tout autour. Mais la campagne de cette ville et ses villages, ils les donnĂšrent en possession Ă  Caleb, fils de JĂ©phonĂ©. Ils donnĂšrent aux fils du prĂȘtre Aaron la ville de refuge pour le meurtrier, HĂ©bron et sa banlieue, ainsi que Lebna avec sa banlieue, JĂ©ther et sa banlieue, EstĂ©mo et sa banlieue, Holon et sa banlieue, Dabir et sa banlieue, AĂŻn et sa banlieue, JĂ©ta et sa banlieue, BethsamĂšs et sa banlieue : neuf villes de ces deux tribus. De la tribu de Benjamin : Gabaon et sa banlieue, Gabaa et sa banlieue, Anathoth et sa banlieue, Almon et sa banlieue : quatre villes. Total des villes des prĂȘtres, fils d’Aaron : treize villes et leurs banlieues.

Quant aux familles des fils de Caath, LĂ©vites, aux autres fils de Caath, les villes qui leur Ă©churent par le sort furent de la tribu d’EphraĂŻm. Les enfants d’IsraĂ«l leur donnĂšrent la ville de refuge pour le meurtrier, Sichem et sa banlieue, dans la montagne d’EphraĂŻm, ainsi que Gazer et sa banlieue, CibsaĂŻm et sa banlieue, Beth-Horon et sa banlieue : quatre villes. De la tribu de Dan : ElthĂ©co et sa banlieue, Gabathon et sa banlieue, Ajalon et sa banlieue, Geth-Remmon et sa banlieue : quatre villes. De la demi-tribu de ManassĂ© : Thanach et sa banlieue, et Geth-Remmon et sa banlieue : deux villes. Total : dix villes avec leurs banlieues, pour les familles des autres fils de Caath.

Aux fils de Gerson, d’entre les familles des LĂ©vites, ils donnĂšrent, de la demi-tribu de ManassĂ©, la ville de refuge pour le meurtrier, Gaulon, en Basan, et sa banlieue, ainsi que Bosra et sa banlieue : deux villes. De la tribu d’Issachar : CĂ©sion et sa banlieue, DabĂ©reth et sa banlieue, Jaramoth et sa banlieue, En-Gannim et sa banlieue : quatre villes. De la tribu d’Aser : Masal et sa banlieue, Abdon et sa banlieue, Helcath et sa banlieue, Rohob et sa banlieue : quatre villes. De la tribu de Nephthali : la ville de refuge pour le meurtrier, CĂ©dĂšs en GalilĂ©e et sa banlieue, ainsi que Hamoth-Dor et sa banlieue, Carthan et sa banlieue : trois villes. Total des villes des Gersonites, selon leurs familles : treize villes et leurs banlieues. Aux familles des fils de MĂ©rari, au reste des LĂ©vites, ils donnĂšrent, de la tribu de Zabulon : Jecnam et sa banlieue, Cartha et sa banlieue, Damna et sa banlieue, Naalol et sa banlieue : quatre villes Et de la tribu de Ruben, Bosor et sa banlieue, Jassa et sa banlieue, CĂ©dĂ©moth et sa banlieue, MĂ©phaath et sa banlieue : quatre villes. Et de la tribu de Gad : la ville de refuge pour le meurtrier, Ramoth en Galaad et sa banlieue, ainsi que ManaĂŻm et sa banlieue, HĂ©sebon et sa banlieue, Jaser et sa banlieue : en tout quatre villes. Total des villes assignĂ©es par le sort aux fils de MĂ©rari, selon leurs familles, formant le reste des familles des LĂ©vites : douze villes.

Total des villes des LĂ©vites au milieu des possessions des enfants d’IsraĂ«l : quarante-huit villes et leurs banlieues. Chacune de ces villes avait sa banlieue tout autour ; il en Ă©tait ainsi pour toutes ces villes. C’est ainsi que Yahweh donna Ă  IsraĂ«l tout le pays qu’il avait jurĂ© de donner Ă  leurs pĂšres ; ils en prirent possession et s’y Ă©tablirent. Yahweh leur accorda du repos tout autour d’eux, comme il l’avait jurĂ© Ă  leurs pĂšres ; aucun de leurs ennemis ne put leur rĂ©sister, et Yahweh les livra tous entre leurs mains. De toutes les bonnes paroles que Yahweh avait dites Ă  la maison d’IsraĂ«l, aucune ne resta sans effet ; toutes s’accomplirent.

Livre de Jérémie 1, 1-72 (parfois transposée dans le Livre de Baruch 6, 1-72) - Sur les idoles

Jr 1, 1-72 | Ba 6, 1-72 : Copie de la lettre qu’envoya JĂ©rĂ©mie Ă  ceux qui allaient ĂȘtre emmenĂ©s captifs Ă  Babylone par le roi des Babyloniens, pour leur annoncer ce que Dieu avait commandĂ© de leur dire. À cause des pĂ©chĂ©s que vous avez commis devant Dieu, vous allez ĂȘtre emmenĂ©s captifs Ă  Babylone par Nabuchodonosor, roi des Babyloniens. Étant donc arrivĂ©s Ă  Babylone, vous y resterez de nombreuses annĂ©es et un long temps, jusqu’à sept gĂ©nĂ©rations ; et aprĂšs cela je vous en ferai sortir en paix. Or vous verrez Ă  Babylone des dieux d’argent, d’or et de bois, que l’on porte sur les Ă©paules et qui inspirent la crainte aux nations. Prenez donc garde de ne pas imiter, vous aussi, ces Ă©trangers, et de ne pas vous laisser saisir par la crainte de ces dieux. Quand vous verrez une foule se presser par devant et par derriĂšre eux, et leur rendre ses hommages, dites en votre cƓur : « C’est vous, MaĂźtre, qu’il faut adorer. » Car mon ange est avec vous, et il prend soin de votre vie.

Car la langue de ces dieux a Ă©tĂ© polie par un ouvrier ; on la recouvre d’or et d’argent, mais ils ne sont que mensonge, et ne peuvent parler. Comme pour une fille qui aime la parure, on a pris de l’or, et l’on a prĂ©parĂ© des couronnes pour les poser sur la tĂȘte de ces dieux. Les prĂȘtres vont jusqu’à dĂ©rober Ă  leurs dieux de l’or et de l’argent, qu’ils font servir Ă  leurs propres usages ; ils en donneront mĂȘme aux prostituĂ©es dans leur maison. Ils les parent de riches vĂȘtements, comme des hommes, ces dieux d’argent, d’or et de bois ; mais ceux-ci ne peuvent se dĂ©fendre ni de la rouille, ni des vers. Quand on les a revĂȘtus d’habits de pourpre, il faut encore essuyer leur visage, Ă  cause de la poussiĂšre de la maison qui les couvre d’une couche Ă©paisse. En voici un qui tient un sceptre, comme un gouverneur de province : il ne fera pas mourir celui qui l’aura offensĂ©. Cet autre porte Ă  la main une Ă©pĂ©e ou une hache, mais il ne peut se dĂ©fendre contre l’ennemi ou les voleurs. Par oĂč l’on voit bien que ce ne sont pas des dieux ; ne les craignez donc point.

Comme le vase qu’un homme possĂšde, lorsqu’il est brisĂ©, devient inutile : ainsi en est-il de leurs dieux. Si vous les placez dans une maison, leurs yeux se remplissent de la poussiĂšre des pieds de ceux qui entrent. De mĂȘme que les portes de la prison sont fermĂ©es avec soin sur un homme qui a offensĂ© le roi, ou sur un homme qu’on va conduire Ă  la mort, ainsi les prĂȘtres dĂ©fendent la demeure de leurs dieux par des portes solides, par des serrures et des verrous, de peur qu’ils ne soient dĂ©pouillĂ©s par les voleurs. Ils allument des lampes, et mĂȘme en plus grand nombre que pour eux-mĂȘmes, et ces dieux n’en peuvent voir aucune. Ils sont comme une des poutres de la maison, et l’on dit que leur cƓur est rongĂ© par la vermine qui sort de terre, et qui les dĂ©vore ainsi que leurs vĂȘtements, sans qu’ils le sentent. Leur visage devient noir par la fumĂ©e qui s’élĂšve de la maison. Sur leur corps et sur leur tĂȘte voltigent les hiboux, les hirondelles et les autres oiseaux ; et pareillement s’ébattent les chats eux-mĂȘmes. Par lĂ  vous reconnaĂźtrez que ce ne sont pas des dieux ; ne les craignez donc point.

L’or dont on les recouvre pour les embellir, si quelqu’un n’en ĂŽte pas la rouille, ils ne le feront pas briller ; car ils n’ont mĂȘme rien senti lorsqu’on les fondait. Ces idoles ont Ă©tĂ© achetĂ©es au plus haut prix, et il n’y a point en elle de souffle de vie. N’ayant pas de pieds, elles sont portĂ©es sur les Ă©paules, montrant ainsi aux hommes leur honteuse impuissance. Qu’ils soient confondus avec elles ceux qui les servent ! Si elles tombent Ă  terre, elles ne se relĂšveront pas d’elles-mĂȘmes ; et si quelqu’un les pose debout, elles ne se mettront pas d’elles-mĂȘmes en mouvement ; et si elles penchent, elles ne se redresseront pas. C’est comme devant des morts qu’on met devant elles des offrandes. Les prĂȘtres vendent les victimes qu’on leur offre et en font leur profit ; leurs femmes en font des salaisons, et ne donnent rien ni au pauvre, ni Ă  l’infirme. Les femmes en couches ou dans un Ă©tat impur touchent Ă  leurs sacrifices. Sachant donc par ces choses que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.

Et pourquoi les appeler des dieux ? Car ce sont des femmes qui viennent apporter leurs offrandes Ă  ces dieux d’argent, d’or et de bois. Et, dans leurs temples, les prĂȘtres sont assis, la tunique dĂ©chirĂ©e, la tĂȘte et le visage rasĂ©s, et la tĂȘte dĂ©couverte. Ils rugissent en criant devant leurs dieux, comme dans un festin mortuaire. Leurs prĂȘtres leur enlĂšvent leurs vĂȘtements, et ils en habillent leurs femmes et leurs enfants. Qu’on leur fasse du mal ou qu’on leur fasse du bien, ils ne pourront rendre ni l’un ni l’autre ; ils sont incapables d’établir un roi ou de le renverser. Ils ne peuvent pas davantage donner la richesse, ni mĂȘme une piĂšce de monnaie. Si quelqu’un, leur ayant fait un vƓu, ne s’en acquitte pas, ils ne rĂ©clament pas. Ils ne sauveront pas un homme de la mort, ils n’arracheront point le faible de la main d’un puissant. Ils ne rendront pas la vue Ă  un aveugle, et ne dĂ©livreront pas celui qui est dans la dĂ©tresse. Ils n’auront pas pitiĂ© de la veuve, et ne feront pas de bien Ă  l’orphelin. Elles ressemblent aux rochers dĂ©tachĂ©s de la montagne, ces idoles de bois, recouvertes d’or et d’argent, et ceux qui les servent seront confondus. Comment croire ou dire que ce sont des dieux ?

Les ChaldĂ©ens eux-mĂȘmes les dĂ©shonorent, lorsque, voyant un homme qui ne peut parler, ils le prĂ©sentent Ă  Bel demandant que le muet parle, comme si le dieu pouvait entendre quelque chose. Et quoiqu’ils s’en rendent compte, ils ne peuvent abandonner ces idoles ; car elles n’ont pas le sentiment. Les femmes, entourĂ©es d’une corde, vont s’asseoir sur les chemins, brĂ»lant de la farine grossiĂšre ; et, quand l’une d’elles, entraĂźnĂ©e par quelque passant, a dormi avec lui, elle reproche Ă  sa voisine de n’avoir pas Ă©tĂ© jugĂ©e digne du mĂȘme honneur, et de n’avoir pas vu rompre sa tresse de jonc. Tout ce qui se fait Ă  l’égard des idoles est mensonge. Comment donc croire ou dire que ce sont des dieux ?

Ils ont Ă©tĂ© façonnĂ©s par des artisans et des orfĂšvres ; ils ne sauraient ĂȘtre autrement que les ouvriers veulent qu’ils soient. Et les ouvriers qui les ont façonnĂ©s n’ont pas longtemps Ă  vivre : comment donc leurs ouvrages seraient-ils de longue durĂ©e ? Ils n’ont laissĂ© que mensonge et opprobre Ă  la postĂ©ritĂ©. Que survienne une guerre, ou quelque autre calamitĂ©, les prĂȘtres dĂ©libĂšrent entre eux pour savoir oĂč ils se cacheront avec leurs dieux : comment donc ne comprend-on pas que ceux-lĂ  ne sont pas des dieux, qui ne peuvent se sauver de la guerre ou d’une autre calamité ?

Ces idoles de bois, recouvertes d’or et d’argent, seront reconnues plus tard comme n’étant que mensonge ; pour toutes les nations et pour tous les rois il sera Ă©vident qu’elles ne sont pas des dieux, mais des ouvrages de mains d’hommes, et qu’il n’y a en elles aucune Ɠuvre divine. Pour qui donc ne serait-il pas Ă©vident que ce ne sont pas des dieux ?

Ils n’établiront jamais un roi sur un pays, et ne donneront pas la pluie aux hommes. Ils ne sauront pas juger leurs propres affaires, et ils ne protĂ©geront pas contre l’injustice, puisqu’ils ne peuvent rien, semblables Ă  des corneilles qui se tiennent entre le ciel et ta terre. Et lorsque le feu tombera sur la maison de ces dieux de bois, recouverts d’or et d’argent, leurs prĂȘtres prendront la fuite et seront sauvĂ©s ; mais eux seront consumĂ©s comme des poutres au milieu des flammes. Ils ne rĂ©sisteront ni Ă  un roi, ni Ă  une armĂ©e ennemie. Comment admettre ou penser que ce sont des dieux ?

Ils n’échapperont pas aux voleurs et aux brigands, ces dieux de bois, recouverts d’argent et d’or. Des hommes plus puissants qu’eux enlĂšveront l’argent et l’or, et s’en iront avec les riches vĂȘtements dont on les a couverts, et ces dieux ne pourront se secourir eux-mĂȘmes. Aussi vaut-il mieux ĂȘtre un roi dĂ©ployant sa force, ou un vase utile dans la maison, dont le maĂźtre se sert, que d’ĂȘtre ces faux dieux ; ou bien une porte Ă  une maison, qui garde ce qui s’y trouve, que d’ĂȘtre ces faux dieux ; ou encore une colonne de bois dans la maison d’un roi, que d’ĂȘtre ces faux dieux. Le soleil, la lumiĂšre et les astres, qui sont brillants et envoyĂ©s pour l’utilitĂ© des hommes, obĂ©issent Ă  Dieu. De mĂȘme encore l’éclair, lorsqu’il paraĂźt, est beau Ă  voir ; le vent aussi souffle sur tous le pays ; et les nuĂ©es, lorsque Dieu leur commande de parcourir toute la terre, exĂ©cutent ce qui leur est ordonnĂ©. Le feu Ă©galement, lorsqu’il est envoyĂ© d’en haut pour consumer les montagnes et les forĂȘts, fait ce qui lui a Ă©tĂ© commandĂ©. Mais les idoles ne sont pas comparables, ni en beautĂ© ni en puissance, Ă  toutes ces choses. Il ne faut donc ni penser ni dire que ce sont des dieux, puisqu’elles ne peuvent ni discerner ce qui est juste, ni faire du bien aux hommes. Sachant donc que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.

Ils sont incapables de maudire ou de bĂ©nir les rois. Ils ne font pas voir aux nations des signes dans le ciel ; ils ne brillent pas comme le soleil, ils n’éclairent pas comme la lune. Les bĂȘtes valent mieux qu’eux, puisqu’elles peuvent en fuyant trouver un abri et ĂȘtre utiles Ă  elles-mĂȘmes. Ainsi d’aucune maniĂšre il n’est Ă©vident pour nous que ce sont des dieux ; ne les craignez donc pas.

De mĂȘme qu’un Ă©pouvantail dans un champ de concombres ne prĂ©serve de rien, ainsi en est-il de leurs dieux de bois, recouverts d’or et d’argent. Tout semblables Ă  un buisson d’épines dans un jardin, sur lequel tous les oiseaux se posent, ou Ă  un mort jetĂ© dans un lieu obscur, tels sont leurs dieux de bois, recouverts d’or et d’argent. La pourpre elle-mĂȘme et l’écarlate qui se gĂątent sur eux font voir que ce ne sont pas des dieux. Eux-mĂȘmes finiront par ĂȘtre dĂ©vorĂ©s et deviendront une honte dans le pays. Mieux vaut l’homme juste qui n’a pas d’idoles ; il n’aura pas Ă  craindre la confusion.

Livre du Deutéronome 23, 2 (à propos des ennuques)

Dt 23, 2 : Celui dont les testicules ont Ă©tĂ© Ă©crasĂ©s ou dont l’urĂštre a Ă©tĂ© coupĂ© n’entrera pas dans l’assemblĂ©e de Yahweh.

EMV 211.5 · Tome 3, p. 417

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Il n’est pas permis de tuer dans un accĂšs de colĂšre ni de condamner l’accusĂ© sans l’entendre. On peut en dire autant des crimes et des accusations d’ordre moral. Il n’est pas permis d’accuser sans connaĂźtre, ni de juger sans entendre l’accusĂ©.

EMV 211.7 · Tome 3, p. 418-419

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Nous aussi, nous avons des idoles, et non plus des saints, dans les rangs du Seigneur. C’est pour cela que le mal peut se dresser contre le bien. Or le mal souille de fumier l’intelligence et le cƓur de ceux qui ne sont plus saints, et qui font leurs nids sous de fausses apparences de bontĂ©.