Le Seigneur sâadressa Ă JosuĂ© en ces termes : â Parle aux fils dâIsraĂ«l et dis-leur : Ă©tablissez les villes de refuge dont je vous ai parlĂ© par lâintermĂ©diaire de MoĂŻse, afin que celui qui aura tuĂ© involontairement puisse y trouver un asile et Ă©chapper ainsi Ă la colĂšre du plus proche parent, du vengeur du sang. â Cf. JosuĂ© 20, 1-9 et Exode 21, 12-13. Voir les extraits bibliques ci-dessous.
Il est encore dit : â Et les anciens de la ville ne livreront pas lâinnocent aux mains de celui qui le cherche pour le tuer, mais ils lâaccueilleront et lui permettront dây habiter et il y restera jusquâau jugement et jusquâĂ la mort du grand prĂȘtre alors en fonction ; aprĂšs quoi, il pourra rentrer dans sa ville et dans sa maison. â Cf. JosuĂ© 20, 1-9 et Nb 35, 25-28. Voir ci-dessous.
Dans cette loi est observé et organisé l'amour miséricordieux à l'égard du prochain. Il s'agit de la loi des villes de refuge ainsi que de la loi des villes lévitiques.
Villes de refuge : Cette loi, Ă laquelle se rĂ©fĂšre la citation qui prĂ©cĂšde (JosuĂ© 20,1-6), concerne les villes de refuge, qui servaient dâasiles aux personnes homicides involontaires. Ils Ă©taient ainsi soustraits Ă la loi de la vengeance (que Jude mentionnera dans les derniĂšres lignes en EMV 566.8, en se rĂ©fĂ©rant peut-ĂȘtre Ă Â GenĂšse 9,6 et Ă certains passages que nous rappelons plus loin). Ces villes de refuge Ă©taient au nombre de six, parmi lesquelles HĂ©bron (comme ici) et QĂ©desh (CĂ©dĂšs) (comme en EMV 342.1.2.7.9).       Â
Villes lĂ©vitiques : Elles faisaient partie des 48 villes lĂ©vitiques, oĂč rĂ©sidaient les lĂ©vites. Voir l'extrait biblique ci-dessous, dans le Livre de JosuĂ©, au chapitre 21.
Les prescriptions ayant trait aux unes et aux autres se trouvent en Exode 21,12-13 | Nombres 35 | DeutĂ©ronome 4,41-43 | DeutĂ©ronome 19,1-13 | JosuĂ© 20-21.  Voir les extraits bibliques ci-dessous.    Â
Dans la lettre de Jérémie aux exilés, il est dit, entre autres, ce qui suit. Lettre de Jérémie 1,1-72 (parfois insérée en Baruch 6). L'extrait biblique a été remis ci-dessous.
Il est dit: â Lâeunuque nâentrera pas dans lâassemblĂ©e du Seigneur. â En DeutĂ©ronome 23.2.
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Livre de Josué 20, 1-9 (villes de refuge)
Jos 20, 1-9 : Yahweh parla Ă JosuĂ©, en disant : « Parle aux enfants dâIsraĂ«l et dis-leur : DĂ©signez-vous, comme je vous lâai ordonnĂ© par MoĂŻse, des villes de refuge oĂč pourra sâenfuir le meurtrier qui aura tuĂ© quelquâun par erreur, sans le savoir, et elles vous serviront de refuge contre le vengeur du sang. Le meurtrier sâenfuira vers une de ces villesâŻ; il sâarrĂȘtera Ă lâentrĂ©e de la porte de la ville, et exposera son cas aux anciens de cette villeâŻ; ceux-ci le recueilleront auprĂšs dâeux dans la ville, et lui donneront une demeure pour quâil habite avec eux. Si le vengeur du sang le poursuit, ils ne livreront point le meurtrier entre ses mains, car câest sans le savoir quâil a tuĂ© son prochain, quâil ne haĂŻssait pas auparavant. Le meurtrier restera dans cette ville jusquâĂ ce quâil comparaisse devant lâassemblĂ©e pour ĂȘtre jugĂ©, jusquâĂ la mort du grand prĂȘtre qui sera en fonctions en ces jours-lĂ . Alors le meurtrier sâen retournera et rentrera dans sa ville et dans sa maison, dans la ville dâoĂč il sâĂ©tait enfui. »
Ils consacrĂšrent CĂ©dĂšs en GallilĂ©e, dans la montagne de NephthaliâŻ; Sichem, dans la montagne dâĂphraĂŻm, et Cariath-ArbĂ©, qui est HĂ©bron, dans la montagne de Juda. De lâautre cĂŽtĂ© du Jourdain, vis-Ă -vis de JĂ©richo, Ă lâorient, ils dĂ©signĂšrent Bosor, dans le dĂ©sert, dans la plaine, ville de la tribu de RubenâŻ; Ramoth en Galaad, de la tribu de Gad, et Gaulon en Basan, de la tribu de ManassĂ©. Telles furent les villes assignĂ©es Ă tous les enfants dâIsraĂ«l et Ă lâĂ©tranger qui sĂ©journe au milieu dâeux, afin que quiconque aurait tuĂ© quelquâun par erreur pĂ»t sây rĂ©fugier, et quâil ne mourĂ»t pas de la main du vengeur du sang, avant dâavoir comparu devant lâassemblĂ©e.
Livre des Nombres 35, 25-28
Nb 35, 25-28 : Et lâassemblĂ©e dĂ©livrera le meurtrier du vengeur du sang et le fera retourner dans la ville de refuge oĂč il sâĂ©tait enfuiâŻ; et il y demeurera jusquâĂ la mort du grand prĂȘtre qui a Ă©tĂ© oint de lâhuile sainte. Si le meurtrier sort avant ce temps du territoire de la ville de refuge oĂč il sâest enfui, et si le vengeur du sang le rencontre hors du territoire de sa ville de refuge, et si le vengeur du sang tue le meurtrier, il ne sera pas coupable de meurtreâŻ; car le meurtrier doit demeurer dans sa ville de refuge jusquâĂ la mort du grand prĂȘtreâŻ; et, aprĂšs la mort du grand prĂȘtre, le meurtrier pourra retourner au pays oĂč se trouve sa possession.
Livre de l'Exode 21, 12-13
Ex 21, 12-13 : Celui qui frappe un homme Ă mort doit ĂȘtre mis Ă mort. Mais sâil ne lui a pas tendu dâembĂ»ches et que Dieu lâait prĂ©sentĂ© Ă sa main, je te fixerai un lieu oĂč il pourra se rĂ©fugier.
Livre du Deutéronome 4, 41-43
Dt 4, 41-43 : Alors MoĂŻse mit Ă part trois villes de lâautre cĂŽtĂ© du Jourdain, Ă lâorient, afin quâelles servissent de refuge au meurtrier qui aurait tuĂ© son prochain par mĂ©garde, sans avoir Ă©tĂ© auparavant son ennemi, et que, en se rĂ©fugiant dans lâune de ces villes, il sauvĂąt sa vie. Ce furent : Bosor, dans le dĂ©sert, dans la plaine, pour les RubĂ©nitesâŻ; Ramoth, en Galaad, pour les Gadites, et Golan, en Basan pour les Manassites.
Livre du Deutéronome 19, 1-13
Dt 19, 1-13 : Lorsque Yahweh, ton Dieu, aura exterminĂ© les nations dont Yahweh, ton Dieu, te donne le paysâŻ; lorsque tu les auras chassĂ©es et que tu habiteras dans leurs villes et dans leurs maisons, tu sĂ©pareras trois villes au milieu du pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour le possĂ©der. Tu tiendras en Ă©tat les routes qui y conduisent, et tu diviseras en trois parties le territoire du pays que Yahweh, ton Dieu, va te donner en hĂ©ritage, afin que tout meurtrier puisse sâenfuir dans ces villes. Voici dans quel cas le meurtrier qui sây rĂ©fugiera aura la vie sauve : sâil a tuĂ© son prochain par mĂ©garde, sans avoir Ă©tĂ© auparavant son ennemi. Ainsi un homme va couper du bois dans la forĂȘt avec un autre hommeâŻ; sa main brandit la hache pour abattre un arbreâŻ; le fer sâĂ©chappe du manche, atteint son compagnon et le tue : cet homme sâenfuira dans lâune de ces villes et il aura la vie sauve. Autrement le vengeur du sang, poursuivant le meurtrier dans lâardeur de sa colĂšre, lâatteindrait, si le chemin Ă©tait trop long, et lui porterait un coup mortelâŻ; et pourtant cet homme nâaurait pas mĂ©ritĂ© la mort, puisquâil nâavait pas auparavant de haine contre la victime. Câest pourquoi je te donne cet ordre : Mets Ă part trois villes. Et si Yahweh, ton Dieu, Ă©largit tes frontiĂšres, comme il lâa jurĂ© Ă tes pĂšres, et quâil te donne tout le pays quâil a promis Ă tes pĂšres de te donner, â pourvu que tu observes et mettes en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourdâhui, aimant Yahweh, ton Dieu, et marchant toujours dans ses voies, â tu ajouteras encore trois villes Ă ces trois-lĂ , afin que le sang innocent ne soit pas versĂ© au milieu du pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour hĂ©ritage, et quâil nây ait pas de sang sur toi. Mais si un homme ayant de la haine contre son prochain, lui dresse des embĂ»ches, se jette sur lui et lui porte un coup mortel, et quâensuite il sâenfuie dans lâune de ces villes, les anciens de sa ville lâenverront saisir et le livreront entre les mains du vengeur du sang, afin quâil meure. Ton Ćil nâaura pas de pitiĂ© pour lui, et tu ĂŽteras dâIsraĂ«l le sang innocent, et tu prospĂ©reras.
Livre de Josué 21, 1-43 (villes lévitiques)
Jos 21, 1-43 : Les chefs de famille des LĂ©vites sâapprochĂšrent du prĂȘtre ĂlĂ©azar, de JosuĂ©, fils de Nun, et des chefs de famille des tribus des enfants dâIsraĂ«lâŻ; ils leur parlĂšrent Ă Silo, dans le pays de Chanaan, en disant : « Yahweh a ordonnĂ© par MoĂŻse quâon nous donnĂąt des villes pour notre habitation, et leurs banlieues pour notre bĂ©tail. » Les enfants dâIsraĂ«l donnĂšrent aux LĂ©vites, sur leur hĂ©ritage, selon lâordre de Yahweh, les villes suivantes et leurs banlieues.
Le sort fut tirĂ© dâabord pour les familles des CaathitesâŻ; et les fils du prĂȘtre Aaron, dâentre les LĂ©vites, obtinrent par le sort treize villes de la tribu de Juda, de la tribu de SimĂ©on et de la tribu de BenjaminâŻ; les autres fils de Caath obtinrent par le sort dix villes des familles de la tribu dâĂphraĂŻm, de la tribu de Dan et de la demi-tribu de ManassĂ©. Les fils de Gerson obtinrent par le sort treize villes des familles de la tribu dâIssachar, de la tribu dâAser, de la tribu de Nephthali et de la demi-tribu de ManassĂ© en Basan. Les fils de MĂ©rari, selon leurs familles, obtinrent douze villes de la tribu de Ruben, de la tribu de Gad et de la tribu de Zabulon. Les enfants dâIsraĂ«l donnĂšrent par le sort aux LĂ©vites, ces villes et leurs banlieues, comme Yahweh lâavait ordonnĂ© par MoĂŻse.
Ils donnĂšrent de la tribu des fils de Juda et de la tribu des fils de SimĂ©on les villes suivantes dĂ©signĂ©es par leurs nomsâŻ; ce fut pour les fils dâAaron, dâentre les familles des Caathites, dâentre les fils de LĂ©vi, car le sort fut dâabord tirĂ© pour eux. Ils leurs donnĂšrent, dans la montagne de Juda, la ville dâArbĂ©, pĂšre dâEnac, laquelle est HĂ©bron, et sa banlieue tout autour. Mais la campagne de cette ville et ses villages, ils les donnĂšrent en possession Ă Caleb, fils de JĂ©phonĂ©. Ils donnĂšrent aux fils du prĂȘtre Aaron la ville de refuge pour le meurtrier, HĂ©bron et sa banlieue, ainsi que Lebna avec sa banlieue, JĂ©ther et sa banlieue, EstĂ©mo et sa banlieue, Holon et sa banlieue, Dabir et sa banlieue, AĂŻn et sa banlieue, JĂ©ta et sa banlieue, BethsamĂšs et sa banlieue : neuf villes de ces deux tribus. De la tribu de Benjamin : Gabaon et sa banlieue, Gabaa et sa banlieue, Anathoth et sa banlieue, Almon et sa banlieue : quatre villes. Total des villes des prĂȘtres, fils dâAaron : treize villes et leurs banlieues.
Quant aux familles des fils de Caath, LĂ©vites, aux autres fils de Caath, les villes qui leur Ă©churent par le sort furent de la tribu dâEphraĂŻm. Les enfants dâIsraĂ«l leur donnĂšrent la ville de refuge pour le meurtrier, Sichem et sa banlieue, dans la montagne dâEphraĂŻm, ainsi que Gazer et sa banlieue, CibsaĂŻm et sa banlieue, Beth-Horon et sa banlieue : quatre villes. De la tribu de Dan : ElthĂ©co et sa banlieue, Gabathon et sa banlieue, Ajalon et sa banlieue, Geth-Remmon et sa banlieue : quatre villes. De la demi-tribu de ManassĂ© : Thanach et sa banlieue, et Geth-Remmon et sa banlieue : deux villes. Total : dix villes avec leurs banlieues, pour les familles des autres fils de Caath.
Aux fils de Gerson, dâentre les familles des LĂ©vites, ils donnĂšrent, de la demi-tribu de ManassĂ©, la ville de refuge pour le meurtrier, Gaulon, en Basan, et sa banlieue, ainsi que Bosra et sa banlieue : deux villes. De la tribu dâIssachar : CĂ©sion et sa banlieue, DabĂ©reth et sa banlieue, Jaramoth et sa banlieue, En-Gannim et sa banlieue : quatre villes. De la tribu dâAser : Masal et sa banlieue, Abdon et sa banlieue, Helcath et sa banlieue, Rohob et sa banlieue : quatre villes. De la tribu de Nephthali : la ville de refuge pour le meurtrier, CĂ©dĂšs en GalilĂ©e et sa banlieue, ainsi que Hamoth-Dor et sa banlieue, Carthan et sa banlieue : trois villes. Total des villes des Gersonites, selon leurs familles : treize villes et leurs banlieues. Aux familles des fils de MĂ©rari, au reste des LĂ©vites, ils donnĂšrent, de la tribu de Zabulon : Jecnam et sa banlieue, Cartha et sa banlieue, Damna et sa banlieue, Naalol et sa banlieue : quatre villes Et de la tribu de Ruben, Bosor et sa banlieue, Jassa et sa banlieue, CĂ©dĂ©moth et sa banlieue, MĂ©phaath et sa banlieue : quatre villes. Et de la tribu de Gad : la ville de refuge pour le meurtrier, Ramoth en Galaad et sa banlieue, ainsi que ManaĂŻm et sa banlieue, HĂ©sebon et sa banlieue, Jaser et sa banlieue : en tout quatre villes. Total des villes assignĂ©es par le sort aux fils de MĂ©rari, selon leurs familles, formant le reste des familles des LĂ©vites : douze villes.
Total des villes des LĂ©vites au milieu des possessions des enfants dâIsraĂ«l : quarante-huit villes et leurs banlieues. Chacune de ces villes avait sa banlieue tout autourâŻ; il en Ă©tait ainsi pour toutes ces villes. Câest ainsi que Yahweh donna Ă IsraĂ«l tout le pays quâil avait jurĂ© de donner Ă leurs pĂšresâŻ; ils en prirent possession et sây Ă©tablirent. Yahweh leur accorda du repos tout autour dâeux, comme il lâavait jurĂ© Ă leurs pĂšresâŻ; aucun de leurs ennemis ne put leur rĂ©sister, et Yahweh les livra tous entre leurs mains. De toutes les bonnes paroles que Yahweh avait dites Ă la maison dâIsraĂ«l, aucune ne resta sans effetâŻ; toutes sâaccomplirent.
Livre de Jérémie 1, 1-72 (parfois transposée dans le Livre de Baruch 6, 1-72) - Sur les idoles
Jr 1, 1-72 | Ba 6, 1-72 : Copie de la lettre quâenvoya JĂ©rĂ©mie Ă ceux qui allaient ĂȘtre emmenĂ©s captifs Ă Babylone par le roi des Babyloniens, pour leur annoncer ce que Dieu avait commandĂ© de leur dire. Ă cause des pĂ©chĂ©s que vous avez commis devant Dieu, vous allez ĂȘtre emmenĂ©s captifs Ă Babylone par Nabuchodonosor, roi des Babyloniens. Ătant donc arrivĂ©s Ă Babylone, vous y resterez de nombreuses annĂ©es et un long temps, jusquâĂ sept gĂ©nĂ©rations ; et aprĂšs cela je vous en ferai sortir en paix. Or vous verrez Ă Babylone des dieux dâargent, dâor et de bois, que lâon porte sur les Ă©paules et qui inspirent la crainte aux nations. Prenez donc garde de ne pas imiter, vous aussi, ces Ă©trangers, et de ne pas vous laisser saisir par la crainte de ces dieux. Quand vous verrez une foule se presser par devant et par derriĂšre eux, et leur rendre ses hommages, dites en votre cĆur : « Câest vous, MaĂźtre, quâil faut adorer. » Car mon ange est avec vous, et il prend soin de votre vie.
Car la langue de ces dieux a Ă©tĂ© polie par un ouvrierâŻ; on la recouvre dâor et dâargent, mais ils ne sont que mensonge, et ne peuvent parler. Comme pour une fille qui aime la parure, on a pris de lâor, et lâon a prĂ©parĂ© des couronnes pour les poser sur la tĂȘte de ces dieux. Les prĂȘtres vont jusquâĂ dĂ©rober Ă leurs dieux de lâor et de lâargent, quâils font servir Ă leurs propres usagesâŻ; ils en donneront mĂȘme aux prostituĂ©es dans leur maison. Ils les parent de riches vĂȘtements, comme des hommes, ces dieux dâargent, dâor et de boisâŻ; mais ceux-ci ne peuvent se dĂ©fendre ni de la rouille, ni des vers. Quand on les a revĂȘtus dâhabits de pourpre, il faut encore essuyer leur visage, Ă cause de la poussiĂšre de la maison qui les couvre dâune couche Ă©paisse. En voici un qui tient un sceptre, comme un gouverneur de province : il ne fera pas mourir celui qui lâaura offensĂ©. Cet autre porte Ă la main une Ă©pĂ©e ou une hache, mais il ne peut se dĂ©fendre contre lâennemi ou les voleurs. Par oĂč lâon voit bien que ce ne sont pas des dieuxâŻ; ne les craignez donc point.
Comme le vase quâun homme possĂšde, lorsquâil est brisĂ©, devient inutile : ainsi en est-il de leurs dieux. Si vous les placez dans une maison, leurs yeux se remplissent de la poussiĂšre des pieds de ceux qui entrent. De mĂȘme que les portes de la prison sont fermĂ©es avec soin sur un homme qui a offensĂ© le roi, ou sur un homme quâon va conduire Ă la mort, ainsi les prĂȘtres dĂ©fendent la demeure de leurs dieux par des portes solides, par des serrures et des verrous, de peur quâils ne soient dĂ©pouillĂ©s par les voleurs. Ils allument des lampes, et mĂȘme en plus grand nombre que pour eux-mĂȘmes, et ces dieux nâen peuvent voir aucune. Ils sont comme une des poutres de la maison, et lâon dit que leur cĆur est rongĂ© par la vermine qui sort de terre, et qui les dĂ©vore ainsi que leurs vĂȘtements, sans quâils le sentent. Leur visage devient noir par la fumĂ©e qui sâĂ©lĂšve de la maison. Sur leur corps et sur leur tĂȘte voltigent les hiboux, les hirondelles et les autres oiseauxâŻ; et pareillement sâĂ©battent les chats eux-mĂȘmes. Par lĂ vous reconnaĂźtrez que ce ne sont pas des dieuxâŻ; ne les craignez donc point.
Lâor dont on les recouvre pour les embellir, si quelquâun nâen ĂŽte pas la rouille, ils ne le feront pas brillerâŻ; car ils nâont mĂȘme rien senti lorsquâon les fondait. Ces idoles ont Ă©tĂ© achetĂ©es au plus haut prix, et il nây a point en elle de souffle de vie. Nâayant pas de pieds, elles sont portĂ©es sur les Ă©paules, montrant ainsi aux hommes leur honteuse impuissance. Quâils soient confondus avec elles ceux qui les serventâŻ! Si elles tombent Ă terre, elles ne se relĂšveront pas dâelles-mĂȘmesâŻ; et si quelquâun les pose debout, elles ne se mettront pas dâelles-mĂȘmes en mouvementâŻ; et si elles penchent, elles ne se redresseront pas. Câest comme devant des morts quâon met devant elles des offrandes. Les prĂȘtres vendent les victimes quâon leur offre et en font leur profitâŻ; leurs femmes en font des salaisons, et ne donnent rien ni au pauvre, ni Ă lâinfirme. Les femmes en couches ou dans un Ă©tat impur touchent Ă leurs sacrifices. Sachant donc par ces choses que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.
Et pourquoi les appeler des dieuxâŻ? Car ce sont des femmes qui viennent apporter leurs offrandes Ă ces dieux dâargent, dâor et de bois. Et, dans leurs temples, les prĂȘtres sont assis, la tunique dĂ©chirĂ©e, la tĂȘte et le visage rasĂ©s, et la tĂȘte dĂ©couverte. Ils rugissent en criant devant leurs dieux, comme dans un festin mortuaire. Leurs prĂȘtres leur enlĂšvent leurs vĂȘtements, et ils en habillent leurs femmes et leurs enfants. Quâon leur fasse du mal ou quâon leur fasse du bien, ils ne pourront rendre ni lâun ni lâautreâŻ; ils sont incapables dâĂ©tablir un roi ou de le renverser. Ils ne peuvent pas davantage donner la richesse, ni mĂȘme une piĂšce de monnaie. Si quelquâun, leur ayant fait un vĆu, ne sâen acquitte pas, ils ne rĂ©clament pas. Ils ne sauveront pas un homme de la mort, ils nâarracheront point le faible de la main dâun puissant. Ils ne rendront pas la vue Ă un aveugle, et ne dĂ©livreront pas celui qui est dans la dĂ©tresse. Ils nâauront pas pitiĂ© de la veuve, et ne feront pas de bien Ă lâorphelin. Elles ressemblent aux rochers dĂ©tachĂ©s de la montagne, ces idoles de bois, recouvertes dâor et dâargent, et ceux qui les servent seront confondus. Comment croire ou dire que ce sont des dieuxâŻ?
Les ChaldĂ©ens eux-mĂȘmes les dĂ©shonorent, lorsque, voyant un homme qui ne peut parler, ils le prĂ©sentent Ă Bel demandant que le muet parle, comme si le dieu pouvait entendre quelque chose. Et quoiquâils sâen rendent compte, ils ne peuvent abandonner ces idolesâŻ; car elles nâont pas le sentiment. Les femmes, entourĂ©es dâune corde, vont sâasseoir sur les chemins, brĂ»lant de la farine grossiĂšreâŻ; et, quand lâune dâelles, entraĂźnĂ©e par quelque passant, a dormi avec lui, elle reproche Ă sa voisine de nâavoir pas Ă©tĂ© jugĂ©e digne du mĂȘme honneur, et de nâavoir pas vu rompre sa tresse de jonc. Tout ce qui se fait Ă lâĂ©gard des idoles est mensonge. Comment donc croire ou dire que ce sont des dieuxâŻ?
Ils ont Ă©tĂ© façonnĂ©s par des artisans et des orfĂšvresâŻ; ils ne sauraient ĂȘtre autrement que les ouvriers veulent quâils soient. Et les ouvriers qui les ont façonnĂ©s nâont pas longtemps Ă vivre : comment donc leurs ouvrages seraient-ils de longue durĂ©eâŻ? Ils nâont laissĂ© que mensonge et opprobre Ă la postĂ©ritĂ©. Que survienne une guerre, ou quelque autre calamitĂ©, les prĂȘtres dĂ©libĂšrent entre eux pour savoir oĂč ils se cacheront avec leurs dieux : comment donc ne comprend-on pas que ceux-lĂ ne sont pas des dieux, qui ne peuvent se sauver de la guerre ou dâune autre calamitĂ©âŻ?
Ces idoles de bois, recouvertes dâor et dâargent, seront reconnues plus tard comme nâĂ©tant que mensongeâŻ; pour toutes les nations et pour tous les rois il sera Ă©vident quâelles ne sont pas des dieux, mais des ouvrages de mains dâhommes, et quâil nây a en elles aucune Ćuvre divine. Pour qui donc ne serait-il pas Ă©vident que ce ne sont pas des dieuxâŻ?
Ils nâĂ©tabliront jamais un roi sur un pays, et ne donneront pas la pluie aux hommes. Ils ne sauront pas juger leurs propres affaires, et ils ne protĂ©geront pas contre lâinjustice, puisquâils ne peuvent rien, semblables Ă des corneilles qui se tiennent entre le ciel et ta terre. Et lorsque le feu tombera sur la maison de ces dieux de bois, recouverts dâor et dâargent, leurs prĂȘtres prendront la fuite et seront sauvĂ©sâŻ; mais eux seront consumĂ©s comme des poutres au milieu des flammes. Ils ne rĂ©sisteront ni Ă un roi, ni Ă une armĂ©e ennemie. Comment admettre ou penser que ce sont des dieuxâŻ?
Ils nâĂ©chapperont pas aux voleurs et aux brigands, ces dieux de bois, recouverts dâargent et dâor. Des hommes plus puissants quâeux enlĂšveront lâargent et lâor, et sâen iront avec les riches vĂȘtements dont on les a couverts, et ces dieux ne pourront se secourir eux-mĂȘmes. Aussi vaut-il mieux ĂȘtre un roi dĂ©ployant sa force, ou un vase utile dans la maison, dont le maĂźtre se sert, que dâĂȘtre ces faux dieuxâŻ; ou bien une porte Ă une maison, qui garde ce qui sây trouve, que dâĂȘtre ces faux dieuxâŻ; ou encore une colonne de bois dans la maison dâun roi, que dâĂȘtre ces faux dieux. Le soleil, la lumiĂšre et les astres, qui sont brillants et envoyĂ©s pour lâutilitĂ© des hommes, obĂ©issent Ă Dieu. De mĂȘme encore lâĂ©clair, lorsquâil paraĂźt, est beau Ă voirâŻ; le vent aussi souffle sur tous le paysâŻ; et les nuĂ©es, lorsque Dieu leur commande de parcourir toute la terre, exĂ©cutent ce qui leur est ordonnĂ©. Le feu Ă©galement, lorsquâil est envoyĂ© dâen haut pour consumer les montagnes et les forĂȘts, fait ce qui lui a Ă©tĂ© commandĂ©. Mais les idoles ne sont pas comparables, ni en beautĂ© ni en puissance, Ă toutes ces choses. Il ne faut donc ni penser ni dire que ce sont des dieux, puisquâelles ne peuvent ni discerner ce qui est juste, ni faire du bien aux hommes. Sachant donc que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.
Ils sont incapables de maudire ou de bĂ©nir les rois. Ils ne font pas voir aux nations des signes dans le cielâŻ; ils ne brillent pas comme le soleil, ils nâĂ©clairent pas comme la lune. Les bĂȘtes valent mieux quâeux, puisquâelles peuvent en fuyant trouver un abri et ĂȘtre utiles Ă elles-mĂȘmes. Ainsi dâaucune maniĂšre il nâest Ă©vident pour nous que ce sont des dieuxâŻ; ne les craignez donc pas.
De mĂȘme quâun Ă©pouvantail dans un champ de concombres ne prĂ©serve de rien, ainsi en est-il de leurs dieux de bois, recouverts dâor et dâargent. Tout semblables Ă un buisson dâĂ©pines dans un jardin, sur lequel tous les oiseaux se posent, ou Ă un mort jetĂ© dans un lieu obscur, tels sont leurs dieux de bois, recouverts dâor et dâargent. La pourpre elle-mĂȘme et lâĂ©carlate qui se gĂątent sur eux font voir que ce ne sont pas des dieux. Eux-mĂȘmes finiront par ĂȘtre dĂ©vorĂ©s et deviendront une honte dans le pays. Mieux vaut lâhomme juste qui nâa pas dâidolesâŻ; il nâaura pas Ă craindre la confusion.
Livre du Deutéronome 23, 2 (à propos des ennuques)
Dt 23, 2 : Celui dont les testicules ont Ă©tĂ© Ă©crasĂ©s ou dont lâurĂštre a Ă©tĂ© coupĂ© nâentrera pas dans lâassemblĂ©e de Yahweh.