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Ignorance

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EMV 48.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Nous sommes pauvres et ignorants ? Il affirme justement qu’il est venu annoncer la bonne nouvelle du Royaume de Dieu, du Royaume de la paix, aux pauvres, aux humbles, aux petits avant d’en parler aux grands. Il a dit : “ Les grands ont déjà leurs jouissances. Elles ne sont pas enviables comparées à celles que je viens apporter. Les grands ont déjà la possibilité d’arriver à comprendre par les ressources de la culture. Mais moi, je viens vers les ‘ petits ’ d’Israël et du monde, vers ceux qui pleurent et espèrent, vers ceux qui cherchent la lumière et ont faim de la vraie manne. Il ne leur vient des savants ni lumière ni nourriture, mais seulement fardeaux, obscurité, chaînes et mépris. J’appelle ‘ ces petits ’. Je suis venu mettre le monde sens dessus dessous. Car j’abaisserai ce qui maintenant est élevé et j’élèverai ce qui maintenant est méprisé. Que celui qui veut vérité et paix, qui veut la vie éternelle vienne à moi. Que celui qui aime la lumière vienne. Je suis la lumière du monde. ”

Détail

Luc 14, 11 : "Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé."

Matthieu 23, 12 : "Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé."2

Psaume 75, 7 : "Mais Dieu est celui qui juge: Il abaisse l’un, et il élève l’autre."3

EMV 91.2-3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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91.2 Je commence par vous dire qu’il est absolument nécessaire que vous vous aimiez et que vous ne fassiez qu’un. Qui êtes-vous ? Des hommes de toutes classes sociales, de tout âge, et de toute région. J’ai préféré prendre des esprits encore vierges en matière de doctrine et de connaissances, car je les pénétrerai plus facilement de mon enseignement. Par ailleurs, vous êtes destinés à évangéliser des gens qui seront dans l’ignorance absolue du vrai Dieu : je veux donc qu’en vous souvenant de votre primitive ignorance de Dieu, vous ne les dédaigniez pas, mais que vous les instruisiez avec pitié, vous rappelant avec quelle pitié j’ai fait de même à votre égard.

Je sens s’élever en vous une objection : “ Nous ne sommes pas païens, même si nous n’avons pas de culture intellectuelle. ” Non, vous ne l’êtes pas. Cependant non seulement vous, mais même ceux qui parmi vous représentent les savants et les riches, vous vous êtes tous laissés prendre par une religion qui, dénaturée par trop de raisons, n’a de religion que le nom. En vérité, je vous déclare que nombreux sont ceux qui se glorifient d’être des fils de la Loi. Mais 80% d’entre eux ne sont que des idolâtres qui ont embrouillé dans les nuées de mille petites religions humaines la Loi vraie, sainte, éternelle du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Aussi, quand vous vous regardez les uns les autres, aussi bien vous, les pêcheurs humbles et sans culture, que vous qui êtes marchands ou fils de marchands, officiers ou fils d’officiers, riches ou fils de riches, dites : “ Nous sommes tous pareils. Tous, nous avons les mêmes lacunes et tous nous avons besoin du même enseignement. Frères par nos défauts personnels ou nationaux, nous devons désormais devenir frères dans la connaissance de la vérité et l’effort pour la mettre en pratique. ”

Oui, des frères : je veux que ce soit le nom que vous vous donniez l’un à l’autre et que vous vous considériez comme tels. Vous êtes comme une seule famille. Quand est-ce qu’une famille est prospère et que le monde l’admire ? Quand on y trouve l’union et la concorde. Si un fils devient l’ennemi de l’autre, si un frère nuit à l’autre, la prospérité de cette famille sera-t-elle durable ? Non. C’est en vain que le père de famille s’efforce de travailler, d’aplanir les difficultés et de s’imposer au monde. Ses efforts restent sans résultat, car les ressources s’effritent, les difficultés augmentent, le monde se moque de cet état de procès perpétuels qui émiettent les affections et les biens – alors que, unis, ils étaient puissants contre le monde – en un tas de petits, de mesquins intérêts contraires dont profitent les ennemis de la famille pour en accélérer la ruine. Qu’il n’en soit jamais ainsi parmi vous ! Soyez unis. Aimez-vous. Aimez-vous pour vous apporter une aide mutuelle. Aimez-vous pour enseigner à aimer.

91.3 Observez. Même ce qui nous entoure nous enseigne cette grande force. Regardez cette tribu de fourmis qui accourt tout entière vers un même endroit. Suivons-la et nous découvrirons la raison de leur affluence, qui n’est pas inutile, vers ce point déterminé... Voilà : l’une de leurs petites soeurs a découvert, grâce à ses organes minuscules qui nous sont invisibles, un grand trésor sous cette large feuille de radis sauvage. C’est un morceau de mie de pain, peut-être tombé des mains d’un paysan venu soigner ses oliviers, ou bien de celles d’un voyageur qui a fait une pause à l’ombre pour prendre son repas, ou encore de celles d’un joyeux gamin courant sur l’herbe fleurie. Comment, à elle seule, aurait-elle pu traîner dans sa fourmilière ce trésor mille fois plus gros qu’elle ? Alors elle a appelé l’une de ses soeurs et lui a dit : “ Regarde et cours vite dire à nos soeurs qu’il y a là de la nourriture pour toute la tribu et pour plusieurs jours. Hâte-toi avant qu’un oiseau ne découvre ce trésor, appelle ses compagnons et qu’ils le dévorent. ” Et la petite fourmi a couru, tout essoufflée par les accidents du terrain, à travers graviers et herbes, jusqu’à la fourmilière et elle a dit : “ Venez, l’une de nous vous appelle. Elle a fait une découverte pour toutes. Mais elle ne peut la charrier jusqu’ici toute seule. Venez. ” Alors toutes, même celles qui, exténuées par le travail accompli durant toute la journée, se reposaient dans les galeries de la fourmilière, sont accourues ; même celles qui étaient en train de ranger les provisions dans les réserves. Une, dix, cent, mille... Voyez-les qui le saisissent de leurs griffes, le soulèvent en faisant de leur corps un chariot, le traînent en s’arc-boutant sur le sol. L’une tombe... l’autre, là, a failli s’estropier parce que le pain, en rebondissant, la cloue entre son extrémité et un caillou. Celle-ci, encore, si petite, une jeune de la tribu, s’arrête, épuisée... mais, après avoir repris son souffle, elle repart. Oh ! Comme elles sont unies ! Regardez : maintenant le morceau de pain est bien agrippé et il avance, il avance lentement mais il avance. Suivons-le... Encore un peu, petites soeurs, encore un peu et votre fatigue sera récompensée. Elles n’en peuvent plus, mais elles ne cèdent pas. Elles se reposent et repartent... Voilà qu’elles arrivent à la fourmilière. Et maintenant ? Maintenant, au travail pour réduire en miettes ce gros morceau de mie. Voyez ce travail ! Les unes découpent, les autres transportent... Voilà, c’est fini. Maintenant tout est en sécurité et, heureuses, elles disparaissent par les fissures au fond des galeries. Ce sont des fourmis, rien d’autre que des fourmis. Pourtant elles sont fortes parce qu’elles sont unies. Méditez là-dessus.

EMV 136.5 · Tome 2, p. 422

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– J’étais fatigué et endormi. Pardonne-moi, Maître, mais c’est la vérité.

– Et ce sera vrai de tant de monde ! Le monde de ceux qui, bien qu’ayant été évangélisés, répondront souvent au Juge éternel, pour excuser leur ignorance malgré l’enseignement de mes apôtres, ce que tu viens de dire : “ Je croyais que c’était du délire... J’étais fatigué et endormi. ” Et souvent ils n’admettront pas la vérité car ils la prendront pour du délire ou ne s’en souviendront pas en raison d’une fatigue due à trop de choses inutiles, passagères, coupables même. Or, une seule chose est nécessaire : connaître Dieu.

Détail

L'ignorance des pécheurs au jour du Jugement. Quand on demande à Pierre s'il a écouté le récit de la Nativité sur les monts du Liban et à la mort de Jonas, Pierre dit à Jésus :

EMV 167.10 · Tome 3, p. 61

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Avez-vous des questions ? Posez-les. Je suis là pour vous éclairer. Il ne faut pas avoir honte de son ignorance. Ce dont il faut avoir honte, c’est d’y persister quand quelqu’un est disposé à éclaircir les doutes.

EMV 211.1 · Tome 3, p. 413

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Vengeur des opprimés ! Je le suis en effet, mais surnaturellement. Ceux qui m’imaginent avec le sceptre et la hache à la main, en roi et justicier selon l’esprit de la terre font erreur. Il est certain, néanmoins, que je suis venu libérer des oppressions : du péché – c’est la plus grave –, des maladies, des afflictions, de l’ignorance et de l’égoïsme. Beaucoup apprendront qu’il n’est pas juste d’opprimer sous prétexte que le sort les a placés dans une situation élevée, mais qu’on doit utiliser cette situation pour soulager ceux qui ont un rang inférieur.

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Judas déclare qu'on voit Jésus comme un vengeur des opprimés, à Hébron, et le Christ répond.

EMV 215.5 · Tome 3, p. 447

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ecoutez, vous tous. En est-il parmi vous qui souffrent et qui pleurent à cause de maladies dans leur famille, ou à cause de doutes, de remords, de tentations, d’ignorances ? Adressez-vous à Jésus, le Messie de la Bonne Nouvelle. Il est ici aujourd’hui. Demain, il sera ailleurs. Ne laissez pas s’envoler sans en profiter la grâce du Seigneur qui passe,

EMV 501.2 · Tome 8

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Alors, parle-nous encore. Il vient parfois ici des pharisiens zélés et des scribes orgueilleux. Mais ils n’ont rien à nous dire. C’est juste. Leur élévation les sépare de... tout, et ils sont les sages. Nous... Devrions-nous ne rien savoir, parce que le sort nous a fait naître ici ?

– Dans la Maison de mon Père, il n’y a pas de séparations ni de différences pour ceux qui parviennent à croire en lui et à mettre en pratique sa Loi, qui est le code de sa volonté, pourvu que l’homme vive en juste pour obtenir une récompense éternelle dans son Royaume.

501.2 Ecoutez : un père avait plusieurs fils. Certains avaient toujours vécu en contact étroit avec lui ; d’autres, pour diverses raisons, en avaient été relativement plus éloignés. Pourtant, connaissant malgré la distance les désirs de leur père, ils pouvaient agir comme s’il avait été proche. D’autres étaient encore plus loin, et, élevés depuis le premier jour de leur naissance au milieu de serviteurs qui parlaient d’autres langues et avaient des coutumes différentes, ils s’efforçaient de servir leur père d’après le peu que, par instinct plus que par connaissance, ils savaient devoir lui être agréable. Un jour, le chef de famille voulut rassembler toute sa descendance et la convia auprès de lui. Il n’ignorait pas comment, malgrés ses ordres, les serviteurs s’étaient abstenus de faire connaître ses pensées à ses enfants éloignés — car, dans leur orgueil, ils les considéraient comme inférieurs et non aimés, uniquement parce qu’ils n’habitaient pas avec leur père. Eh bien, croyez-vous que, arbitrant selon le droit humain, il a donné possession de ses biens à ceux-là seuls qui étaient toujours restés chez lui, ou qui étaient assez proches pour être au courant de ses ordres et de ses désirs ? Au contraire, il suivit une tout autre manière de juger. Observant les actes de ceux qui avaient été sages par amour de ce père qu’ils ne connaissaient que de nom et qu’ils avaient honoré par toutes leurs actions, il les appela auprès de lui pour leur dire : “ Vous avez le double mérite d’être justes, puisque vous l’avez été par votre seule volonté et sans être aidés. Venez m’entourer. Vous en avez bien le droit ! Les premiers m’ont toujours possédé et tous leurs actes étaient réglés par mes conseils et récompensés par mon sourire. Vous, vous avez dû agir uniquement par foi et par amour. Venez, car dans ma maison votre place est prête, et cela depuis longtemps ; à mes yeux, la différence ne tient pas au fait d’avoir toujours été à la maison ou au loin : ce qui fait la différence, ce sont les actions que mes fils ont accomplies, qu’ils soient proches ou non. ”

Telle est la parabole, et voici son explication : les scribes ou les pharisiens, qui vivent autour du Temple, peuvent au Jour éternel ne pas se trouver dans la Maison de Dieu, et beaucoup de personnes, que la distance oblige à ne connaître que succinctement ce qui concerne Dieu, pourront être alors dans son Sein. Car ce qui permet d’obtenir le Royaume, c’est la volonté de l’homme tendue vers l’obéissance à Dieu, et non un amas de pratiques et de science.

Faites donc ce que je vous ai expliqué hier. Qu’aucune crainte excessive ne vous paralyse. Faites-le sans escompter éviter ainsi le châtiment. Agissez seulement par amour pour Dieu, qui vous a créés pour vous aimer et être aimé de vous. Et vous obtiendrez une place dans la Maison paternelle.

Détail

La parabole des fils plus ou moins éloignés de leur père