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EMV 209.5-7 · Tome 3, p. 403-406

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

« Que la paix soit avec vous.

Hier, j’ai Ă©coutĂ© parler deux grands malheureux, l’un Ă  l’aurore de la vie, l’autre Ă  son crĂ©puscule : ce sont deux Ăąmes que faisait pleurer le poids de leur malheur. Et mon coeur a pleurĂ© avec eux en voyant combien de souffrances il y a sur la terre et comment Dieu seul peut les soulager. Dieu ! La connaissance exacte de Dieu, de sa grande, de son infinie bontĂ©, de sa prĂ©sence conti­nuelle, de ses promesses. J’ai vu combien l’homme peut ĂȘtre torturĂ© par l’homme et comment il peut ĂȘtre entraĂźnĂ© par la mort en des dĂ©solations sur lesquelles Satan travaille pour augmenter la douleur et pour crĂ©er des ruines. Je me suis dit alors : “ Les enfants de Dieu ne doivent pas souffrir de cette torture dans leurs tortures. Apportons la connaissance de Dieu Ă  ceux qui l’ignorent, rendons-la Ă  ceux qui l’ont oubliĂ©e sous les bourrasques de la douleur. ” Mais j’ai vu aussi que je ne suffis plus moi seul aux besoins infinis de mes frĂšres. Et j’ai dĂ©cidĂ© d’en appeler beaucoup, en toujours plus grand nombre, pour que tous ceux qui ont besoin du rĂ©confort de la connaissance de Dieu puissent l’obtenir.

Ces douze sont les premiers. En m’aidant, ils sont capables d’amener Ă  moi, et par consĂ©quent au rĂ©confort, tous ceux qui plient sous le poids trop lourd de la souffrance. En vĂ©ritĂ©, je vous le dis : venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes affligĂ©s, dĂ©goĂ»tĂ©s, vous qui avez le coeur blessĂ©, qui ĂȘtes fatiguĂ©s ; je partagerai votre douleur et vous apporterai la paix. Venez, par l’intermĂ©diaire de mes apĂŽtres, de mes disciples, hommes et femmes, dont le nombre s’accroĂźt chaque jour de nouveaux volontaires. Vous trouverez un rĂ©confort dans vos souffrances, une compagnie dans votre solitude, l’amour des frĂšres, pour vous faire oublier la haine du monde. Vous trouverez, Ă©levĂ© au-dessus de tous, l’amour de Dieu comme suprĂȘme consolateur et compagnon parfait. Vous ne douterez plus de rien. Vous ne direz plus jamais : “ Tout est fini pour moi ! ”, mais : “ Tout commence pour moi dans un monde spirituel qui abolit toute distance et efface toute sĂ©paration ”, un monde oĂč les orphelins seront rĂ©unis Ă  leurs parents montĂ©s dans le sein d’Abraham, oĂč les pĂšres et les mĂšres retrouveront les enfants qu’ils ont perdus, oĂč les Ă©pouses et les veufs retrouveront leur conjoint.

209.6 C’est sur cette terre de JudĂ©e, proche encore de la BethlĂ©em de NoĂ©mi, que je vous rappelle comment l’amour soulage la douleur et rend la joie. Regardez, vous qui pleurez, la dĂ©solation de NoĂ©mi, une fois sa maison restĂ©e sans hommes. Ecoutez ses paroles d’adieu dĂ©couragĂ© Ă  Orpha et Ruth : “ Retournez Ă  la maison de votre mĂšre ; que le Seigneur fasse preuve de misĂ©ricorde envers vous comme vous avez fait preuve de misĂ©ricorde envers ceux qui sont morts et avec moi... ” Ecoutez ses paroles lasses et insistantes. Elle n’espĂ©rait plus rien de la vie, elle qui autrefois Ă©tait la belle NoĂ©mi et qui Ă©tait devenue la tragique NoĂ©mi, brisĂ©e par la douleur. Elle ne pensait plus qu’à retourner, pour y mourir, sur les lieux oĂč elle avait Ă©tĂ© heureuse au temps de sa jeunesse, entre l’amour de son mari et les baisers de ses enfants. Elle disait : “ Allez, partez. Inutile de venir avec moi... Je suis comme une morte... Ma vie n’est plus ici, mais lĂ -bas, dans la vie de l’au-delĂ  oĂč eux, ils se trouvent. Ne sacrifiez plus votre jeunesse Ă  cĂŽtĂ© d’une chose qui se meurt, car, rĂ©ellement, je ne suis plus qu’une ‘ chose ’. Tout m’est indiffĂ©rent. Dieu m’a tout pris... Je suis une angoisse. Je ferais votre angoisse... et elle me pĂšserait sur le coeur. En outre, le Seigneur m’en demanderait raison, lui qui m’a dĂ©jĂ  tant frappĂ©e, car vous retenir, vous qui ĂȘtes vivantes, auprĂšs de moi qui suis morte, serait de l’égoĂŻsme. Retournez chez votre mĂšre... ”

Mais Ruth resta pour soulager cette douloureuse vieillesse. Ruth avait compris qu’il existe des douleurs plus grandes que celles qu’on a soi-mĂȘme Ă  supporter, et que sa douleur de jeune veuve Ă©tait moins lourde que la souffrance de celle qui, en plus de son mari, avait perdu ses deux enfants. Tout comme la douleur de l’orphelin, rĂ©duit Ă  vivre de mendicitĂ© sans jamais plus de caresses, sans jamais plus de bons conseils, est bien plus grande que celle d’une mĂšre qui a perdu ses enfants. Quant Ă  celui qui, pour tout un ensemble de raisons, en vient Ă  haĂŻr le genre humain et voit en tout homme un ennemi dont il a Ă  se dĂ©fendre et qu’il doit craindre, sa douleur est encore plus grande que les autres, parce qu’elle affecte non seulement la chair, le sang, la mentalitĂ©, mais aussi l’ñme avec ses devoirs et ses droits surnaturels, et cela le conduit Ă  sa perdition.

Combien de mĂšres sans enfants et d’enfants sans mĂšre n’y a-t-il pas dans le monde ! Combien de veuves sans descendance pourraient assister les vieillesses solitaires ! Combien d’hommes, privĂ©s d’amour parce que ce sont tous des malheureux, pourraient employer leur besoin d’aimer et combattre la haine en donnant plein d’amour Ă  l’humanitĂ© malheureuse qui souffre toujours plus parce qu’elle hait toujours plus !

209.7 La souffrance est une croix, mais elle est aussi une aile. Le deuil nous dĂ©pouille, mais pour nous revĂȘtir. Debout, vous qui pleurez ! Ouvrez les yeux, sortez des cauchemars, des tĂ©nĂšbres, des Ă©goĂŻsmes ! Regardez... Le monde est une lande oĂč l’on pleure et oĂč l’on meurt. Et le monde crie : “ Au secours ! ” par la bouche des orphelins, des malades, des isolĂ©s, de ceux qui doutent, par la bouche de ceux qu’une trahison ou une cruautĂ© ont rendus prisonniers de la rancune. Allez vers ceux qui crient ! Oubliez-vous au milieu de ceux qui sont oubliĂ©s ! GuĂ©rissez-vous au milieu des malades ! EspĂ©rez au milieu des dĂ©sespĂ©rĂ©s ! Le monde est ouvert Ă  toutes les bonnes volontĂ©s qui dĂ©sirent servir Dieu dans leur prochain et conquĂ©rir le Ciel : s’unir Ă  Dieu et s’associer Ă  ceux qui pleurent. Ici, c’est le lieu de l’entraĂźnement, lĂ -haut c’est le triomphe.

Venez. Imitez Ruth auprĂšs de toutes les douleurs. Dites, vous aussi : “ Je resterai avec vous jusqu’à la mort. ” MĂȘme si ces malheureux qui se croient incurables vous rĂ©pondent : “ Ne m’appelez plus NoĂ©mi, mais Mara car Dieu m’a remplie d’amertume ”, persistez. Et moi, je vous dis qu’en vĂ©ritĂ© un jour, grĂące Ă  votre insistance, ces malheureux s’exclameront : “ BĂ©ni soit le Seigneur qui m’a sorti de l’amertume, de la dĂ©solation, de la solitude par les soins d’une personne qui a su faire fructifier sa douleur en bontĂ©. Que Dieu la bĂ©nisse Ă©ternellement car elle a Ă©tĂ© pour moi le salut. ”

RĂ©flĂ©chissez : la bontĂ© de Ruth Ă  l’égard de NoĂ©mi a donnĂ© au monde le Messie parce que le Messie descend de David qui descend de JessĂ©, lui-mĂȘme descendant de Jobed, et celui-ci de Booz et de Ruth. Booz de Salmon, Salmon de Naasson, Naasson d’Aminadab, Aminadab d’Aram, Aram d’Esron, Esron de PharĂšs. Ce furent eux qui vinrent peupler les campagnes de BethlĂ©em et prĂ©parer les ancĂȘtres du Seigneur. Tout acte de bontĂ© est Ă  l’origine de grandes choses auxquelles vous ne pensez pas. L’effort que l’on fait contre son propre Ă©goĂŻsme peut provoquer une telle marĂ©e d’amour qu’elle est capable d’élever, d’élever en gardant dans sa limpiditĂ© celui qui l’a provoquĂ©e, jusqu’à le porter au pied de l’autel, jusqu’au coeur de Dieu.

Que Dieu vous donne la paix. »

Détail

Le coeur de cette prédication est condensé dans la note suivante.

Annotation

Hier, j’ai Ă©coutĂ© parler deux grands malheureux, l’un Ă  l’aurore de la vie, l’autre Ă  son crĂ©puscule : ce sont deux Ăąmes que faisait pleurer le poids de leur malheur. Il s'agit de Marziam (EMV 208.1-4) et d'Elise (EMV 208.7-11). Ce discours est donnĂ© pour eux deux.

En vĂ©ritĂ©, je vous le dis : venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes affligĂ©s, dĂ©goĂ»tĂ©s, vous qui avez le coeur blessĂ©, qui ĂȘtes fatiguĂ©s ; je partagerai votre douleur et vous apporterai la paix. Cf. Matthieu 11, 28-29. ci-dessous.

C’est sur cette terre de JudĂ©e, proche encore de la BethlĂ©em de NoĂ©mi, que je vous rappelle comment l’amour soulage la douleur et rend la joie. Cf. le livre de Ruth, chapitre 1, 1-22.

Le Messie descend de David qui descend de JessĂ©, lui-mĂȘme descendant de Jobed, et celui-ci de Booz et de Ruth. Booz de Salmon, Salmon de Naasson, Naasson d’Aminadab, Aminadab d’Aram, Aram d’Esron, Esron de PharĂšs. Il s'agit lĂ  de la gĂ©nĂ©alogie de JĂ©sus. Cf. Matthieu 1, 1-16 et Luc 3, 23-38 ci-dessous.

Evangile de Matthieu 11, 28-29

Mt 11, 28-29 : Venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes fatiguĂ©s et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. Prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons, car je suis doux et humble de cƓur ; et vous trouverez le repos de vos Ăąmes. Car mon joug est doux et mon fardeau lĂ©ger.

Livre de Ruth 1, 1-22

Rt 1, 1-22 : Au temps oĂč les Juges gouvernaient, il y eut une famine dans le pays. Un homme de BethlĂ©em de Juda s’en alla, avec sa femme et ses deux fils, sĂ©journer dans les champs de Moab. Le nom de cet homme Ă©tait ÉlimĂ©lech, le nom de sa femme Ă©tait NoĂ©mi, et les noms de ses deux fils Ă©taient Mahalon et Cheljon ; ils Ă©taient ÉphratĂ©ens, de BethlĂ©em de Juda. Ils allĂšrent aux champs de Moab, et s’y Ă©tablirent.

ÉlimĂ©lech mari de NoĂ©mi, mourut, et elle resta seule avec ses deux fils, Il prirent des femmes moabites, dont l’une se nommait Orpha et l’autre se nommait Ruth, et ils demeurĂšrent lĂ  environ dix ans. Mahalon et Cheljon moururent aussi tous deux, et la femme resta privĂ©e de ses deux fils et de son mari. Alors, s’étant levĂ©e, elle et ses belles-filles, elle quitta les champs de Moab, car elle avait appris dans la campagne de Moab que Yahweh avait visitĂ© son peuple et lui avait donnĂ© du pain. Elle sortit donc du lieu oĂč elle s’était Ă©tablie, avec ses deux belles-filles et elles se mirent en route pour retourner au pays de Juda. NoĂ©mi dit Ă  ses deux belles-filles : « Allez, retournez chacune dans la maison de votre mĂšre. Que Yahweh use de bontĂ© envers vous, comme vous l’avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi ! Que Yahweh vous fasse trouver Ă  chacune du repos dans la maison d’un Ă©poux ! » Et elle les baisa. Elles Ă©levĂšrent la voix et pleurĂšrent, et elles lui dirent : « Non ; nous retournerons avec toi vers ton peuple. » NoĂ©mi dit : « Retournez, mes filles ; pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ? Retournez, mes filles, allez. Je suis trop ĂągĂ©e pour me remarier. Et quand je dirais : J’ai de l’espĂ©rance ; quand je serais cette nuit mĂȘme Ă  un mari et que j’enfanterais des fils, attendriez-vous pour cela jusqu’à ce qu’ils fussent grands ? vous abstiendriez-vous pour cela de vous remarier ? Non, mes filles. Il m’est trĂšs amer Ă  cause de vous que la main de Yahweh se soit appesantie sur moi. » Et, Ă©levant la voix, elles pleurĂšrent encore. Puis Orpha baisa sa belle-mĂšre, mais Ruth s’attacha Ă  elle.

NoĂ©mi dit Ă  Ruth : « Voici que ta belle-sƓur s’en est retournĂ©e vers son peuple et vers son dieu ; retourne avec ta belle-sƓur. » Ruth rĂ©pondit : « Ne me presse pas de te laisser en m’en retournant loin de toi. OĂč tu iras, j’irai ; oĂč tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; oĂč tu mourras, je mourrai et j’y serai ensevelie. Que Yahweh me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort me sĂ©pare de toi ! » Voyant que Ruth Ă©tait dĂ©cidĂ©e Ă  l’accompagner, NoĂ©mi cessa ses instances.

Elles s’en allĂšrent toutes deux, jusqu’à ce qu’elles arrivassent Ă  BethlĂ©em. Lorsqu’elles entrĂšrent dans BethlĂ©em, toute la ville fut Ă©mue Ă  cause d’elles, et les femmes disaient : « Est-ce lĂ  NoĂ©mi ? » 20Elle leur dit : « Ne m’appelez pas NoĂ©mi ; appelez-moi Marah, car le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume Je m’en suis allĂ©e les mains pleines, et Yahweh me ramĂšne les mains vides. Pourquoi m’appelleriez-vous NoĂ©mi, aprĂšs que Yahweh a tĂ©moignĂ© contre moi et que le Tout-Puissant m’a affligĂ©e ? »

C’est ainsi que NoĂ©mi revint et, avec elle, sa belle-fille, Ruth la Moabite, qui Ă©tait arrivĂ©e des champs de Moab. Elles arrivĂšrent Ă  BethlĂ©em au commencement de la moisson des orges.

Evangile de Matthieu 1, 1-16

Mt 1, 1-16 : GĂ©nĂ©alogie de JĂ©sus-Christ, fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frĂšres ; Juda, de Thamar, engendra PharĂšs et Zara ; PharĂšs engendra Esron ; Esron engendra Aram ; Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ; Salmon, de Rahab, engendra Booz ; Booz, de Ruth, engendra Obed ; Obed engendra Jessé ; JessĂ© engendra le roi David.

David engendra Salomon, de celle qui fut la femme d’Urie ; Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abias ; Abias engendra Asa ; Asa engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; 9Ozias engendra Joathan ; Joathan engendra Achaz ; Achaz engendra EzĂ©chias ; EzĂ©chias engendra Manassé ; ManassĂ© engendra Amon ; Amon engendra Josias ; Josias engendra JĂ©chonias et ses frĂšres, au temps de la dĂ©portation Ă  Babylone.

Et aprĂšs la dĂ©portation Ă  Babylone, JĂ©chonias engendra Salathiel ; Salathiel engendra Zorobabel ; Zorobabel engendra Abiud ; Abiud engendra Éliacim ; Éliacim engendra Azor ; Azor engendra Sadoc ; Sadoc engendra Achim ; Achim engendra Éliud ; Éliud engendra ElĂ©azar ; ElĂ©azar engendra Mathan ; Mathan engendra Jacob ; Et Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est nĂ© JĂ©sus, qu’on appelle Christ.

Evangile de Luc 3, 23-38

Lc 3, 23-38 : JĂ©sus avait environ trente ans lorsqu’il commença son ministĂšre ; il Ă©tait, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d’HĂ©li, fils de Matthat, fils de LĂ©vi, fils de Melchi, fils de JannĂ©, fils de Joseph, fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nahum, fils d’Hesli, fils de NaggĂ©, fils de Maath, fils de Mattathias, fils de SĂ©méï, fils de Josech, fils de Juda, fils de Joanan, fils de RĂ©sa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de NĂ©ri, fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Cosam, fils d’Elmadam, fils de Her, fils de JĂ©sus, fils d’EliĂ©zer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de LĂ©vi, fils de SimĂ©on, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonan, fils d’Eliakim, fils de MĂ©lĂ©a, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David, fils de JessĂ©, fils d’Obed, fils de Booz, fils de Salmon, fils de Naasson, ils d’Aminadab, fils d’Aram, fils d’Esron, fils de PharĂšs, fils de Judas, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de TharĂ©, fils de Nachor, fils de Sarug, fils de RĂ©ĂŒ, fils de Phaleg, fils d’HĂ©ber, fils de SalĂ©, fils de CaĂŻnan, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de NoĂ©, fils de Lamech, fils de MathusalĂ©, fils d’Enoch, fils de Jared, fils de MalalĂ©el, fils de CaĂŻnan, fils d’Enos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

EMV 209.5 · Tome 3, p. 403

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

En vĂ©ritĂ©, je vous le dis : venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes affligĂ©s, dĂ©goĂ»tĂ©s, vous qui avez le cƓur blessĂ©, qui ĂȘtes fatiguĂ©s ; je partagerai votre douleur et vous apporterai la paix. Venez, par l’intermĂ©diaire de mes apĂŽtres, de mes disciples, hommes et femmes, dont le nombre s’accroĂźt chaque jour de nouveaux volontaires. Vous trouverez un rĂ©confort dans vos souffrances, une compagnie dans votre solitude, l’amour des frĂšres, pour vous faire oublier la haine du monde. Vous trouverez, Ă©levĂ© au-dessus de tous, l’amour de Dieu comme suprĂȘme consolateur et compagnon parfait. Vous ne douterez plus de rien. Vous ne direz plus jamais : “ Tout est fini pour moi ! ”, mais : “ Tout commence pour moi dans un monde spirituel qui abolit toute distance et efface toute sĂ©paration ”, un monde oĂč les orphelins seront rĂ©unis Ă  leurs parents montĂ©s dans le sein d’Abraham, oĂč les pĂšres et les mĂšres retrouveront les enfants qu’ils ont perdus, oĂč les Ă©pouses et les veufs retrouveront leur conjoint.

Annotation

Evangile de Matthieu 11, 28-29

Mt 11, 28-29 : Venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes fatiguĂ©s et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. Prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons, car je suis doux et humble de cƓur ; et vous trouverez le repos de vos Ăąmes. Car mon joug est doux et mon fardeau lĂ©ger.

EMV 209.5 · Tome 3, p. 403

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Que la paix soit avec vous.

Hier, j’ai Ă©coutĂ© parler deux grands malheureux, l’un Ă  l’aurore de la vie, l’autre Ă  son crĂ©puscule : ce sont deux Ăąmes que faisait pleurer le poids de leur malheur. Et mon cƓur a pleurĂ© avec eux en voyant combien de souffrances il y a sur la terre et comment Dieu seul peut les soulager. Dieu ! La connaissance exacte de Dieu, de sa grande, de son infinie bontĂ©, de sa prĂ©sence conti­nuelle, de ses promesses. J’ai vu combien l’homme peut ĂȘtre torturĂ© par l’homme et comment il peut ĂȘtre entraĂźnĂ© par la mort en des dĂ©solations sur lesquelles Satan travaille pour augmenter la douleur et pour crĂ©er des ruines. Je me suis dit alors : “ Les enfants de Dieu ne doivent pas souffrir de cette torture dans leurs tortures. Apportons la connaissance de Dieu Ă  ceux qui l’ignorent, rendons-la Ă  ceux qui l’ont oubliĂ©e sous les bourrasques de la douleur. ” Mais j’ai vu aussi que je ne suffis plus moi seul aux besoins infinis de mes frĂšres. Et j’ai dĂ©cidĂ© d’en appeler beaucoup, en toujours plus grand nombre, pour que tous ceux qui ont besoin du rĂ©confort de la connaissance de Dieu puissent l’obtenir.

Ces douze sont les premiers. En m’aidant, ils sont capables d’amener Ă  moi, et par consĂ©quent au rĂ©confort, tous ceux qui plient sous le poids trop lourd de la souffrance. En vĂ©ritĂ©, je vous le dis : venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes affligĂ©s, dĂ©goĂ»tĂ©s, vous qui avez le cƓur blessĂ©, qui ĂȘtes fatiguĂ©s ; je partagerai votre douleur et vous apporterai la paix. Venez, par l’intermĂ©diaire de mes apĂŽtres, de mes disciples, hommes et femmes, dont le nombre s’accroĂźt chaque jour de nouveaux volontaires. Vous trouverez un rĂ©confort dans vos souffrances, une compagnie dans votre solitude, l’amour des frĂšres, pour vous faire oublier la haine du monde. Vous trouverez, Ă©levĂ© au-dessus de tous, l’amour de Dieu comme suprĂȘme consolateur et compagnon parfait. Vous ne douterez plus de rien. Vous ne direz plus jamais : “ Tout est fini pour moi ! ”, mais : “ Tout commence pour moi dans un monde spirituel qui abolit toute distance et efface toute sĂ©paration ”, un monde oĂč les orphelins seront rĂ©unis Ă  leurs parents montĂ©s dans le sein d’Abraham, oĂč les pĂšres et les mĂšres retrouveront les enfants qu’ils ont perdus, oĂč les Ă©pouses et les veufs retrouveront leur conjoint. »

Annotation

Hier, j’ai Ă©coutĂ© parler deux grands malheureux, l’un Ă  l’aurore de la vie, l’autre Ă  son crĂ©puscule : ce sont deux Ăąmes que faisait pleurer le poids de leur malheur. Il s'agit de Marziam (EMV 208.1-4) et d'Elise (EMV 208.7-11). Ce discours est donnĂ© pour eux deux.

En vĂ©ritĂ©, je vous le dis : venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes affligĂ©s, dĂ©goĂ»tĂ©s, vous qui avez le coeur blessĂ©, qui ĂȘtes fatiguĂ©s ; je partagerai votre douleur et vous apporterai la paix. Cf. Matthieu 11, 28-29. ci-dessous.

Evangile de Matthieu 11, 28-29

Mt 11, 28-29 : Venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes fatiguĂ©s et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. Prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons, car je suis doux et humble de cƓur ; et vous trouverez le repos de vos Ăąmes. Car mon joug est doux et mon fardeau lĂ©ger.

EMV 209.6 · Tome 3, p. 404

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

La douleur de l’orphelin, rĂ©duit Ă  vivre de mendicitĂ© sans jamais plus de caresses, sans jamais plus de bons conseils, est bien plus grande que celle d’une mĂšre qui a perdu ses enfants. Quant Ă  celui qui, pour tout un ensemble de raisons, en vient Ă  haĂŻr le genre humain et voit en tout homme un ennemi dont il a Ă  se dĂ©fendre et qu’il doit craindre, sa douleur est encore plus grande que les autres, parce qu’elle affecte non seulement la chair, le sang, la mentalitĂ©, mais aussi l’ñme avec ses devoirs et ses droits surnaturels, et cela le conduit Ă  sa perdition.

EMV 209.7 · Tome 3, p. 405

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

La souffrance est une croix, mais elle est aussi une aile. Le deuil nous dĂ©pouille, mais pour nous revĂȘtir. Debout, vous qui pleurez ! Ouvrez les yeux, sortez des cauchemars, des tĂ©nĂšbres, des Ă©goĂŻsmes ! Regardez
 Le monde est une lande oĂč l’on pleure et oĂč l’on meurt. Et le monde crie : “ Au secours ! ” par la bouche des orphelins, des malades, des isolĂ©s, de ceux qui doutent, par la bouche de ceux qu’une trahison ou une cruautĂ© ont rendus prisonniers de la rancune. Allez vers ceux qui crient ! Oubliez-vous au milieu de ceux qui sont oubliĂ©s ! GuĂ©rissez-vous au milieu des malades ! EspĂ©rez au milieu des dĂ©sespĂ©rĂ©s ! Le monde est ouvert Ă  toutes les bonnes volontĂ©s qui dĂ©sirent servir Dieu dans leur prochain et conquĂ©rir le Ciel : s’unir Ă  Dieu et s’associer Ă  ceux qui pleurent. Ici, c’est le lieu de l’entraĂźnement, lĂ -haut c’est le triomphe.

Venez. Imitez Ruth auprĂšs de toutes les douleurs. Dites, vous aussi : “ Je resterai avec vous jusqu’à la mort. ” MĂȘme si ces malheureux qui se croient incurables vous rĂ©pondent : “ Ne m’appelez plus NoĂ©mi, mais Mara car Dieu m’a remplie d’amertume ”, persistez. Et moi, je vous dis qu’en vĂ©ritĂ© un jour, grĂące Ă  votre insistance, ces malheureux s’exclameront : “ BĂ©ni soit le Seigneur qui m’a sorti de l’amertume, de la dĂ©solation, de la solitude par les soins d’une personne qui a su faire fructifier sa douleur en bontĂ©. Que Dieu la bĂ©nisse Ă©ternellement car elle a Ă©tĂ© pour moi le salut. ”

Annotation

Si ces malheureux qui se croient incurables vous rĂ©pondent : “ Ne m’appelez plus NoĂ©mi, mais Mara car Dieu m’a remplie d’amertume ”, persistez. Cf. Ruth 1, 1-22.

Livre de Ruth 1, 1-22

Rt 1, 1-22 : Au temps oĂč les Juges gouvernaient, il y eut une famine dans le pays. Un homme de BethlĂ©em de Juda s’en alla, avec sa femme et ses deux fils, sĂ©journer dans les champs de Moab. Le nom de cet homme Ă©tait ÉlimĂ©lech, le nom de sa femme Ă©tait NoĂ©mi, et les noms de ses deux fils Ă©taient Mahalon et Cheljon ; ils Ă©taient ÉphratĂ©ens, de BethlĂ©em de Juda. Ils allĂšrent aux champs de Moab, et s’y Ă©tablirent.

ÉlimĂ©lech mari de NoĂ©mi, mourut, et elle resta seule avec ses deux fils, Il prirent des femmes moabites, dont l’une se nommait Orpha et l’autre se nommait Ruth, et ils demeurĂšrent lĂ  environ dix ans. Mahalon et Cheljon moururent aussi tous deux, et la femme resta privĂ©e de ses deux fils et de son mari. Alors, s’étant levĂ©e, elle et ses belles-filles, elle quitta les champs de Moab, car elle avait appris dans la campagne de Moab que Yahweh avait visitĂ© son peuple et lui avait donnĂ© du pain. Elle sortit donc du lieu oĂč elle s’était Ă©tablie, avec ses deux belles-filles et elles se mirent en route pour retourner au pays de Juda. NoĂ©mi dit Ă  ses deux belles-filles : « Allez, retournez chacune dans la maison de votre mĂšre. Que Yahweh use de bontĂ© envers vous, comme vous l’avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi ! Que Yahweh vous fasse trouver Ă  chacune du repos dans la maison d’un Ă©poux ! » Et elle les baisa. Elles Ă©levĂšrent la voix et pleurĂšrent, et elles lui dirent : « Non ; nous retournerons avec toi vers ton peuple. » NoĂ©mi dit : « Retournez, mes filles ; pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ? Retournez, mes filles, allez. Je suis trop ĂągĂ©e pour me remarier. Et quand je dirais : J’ai de l’espĂ©rance ; quand je serais cette nuit mĂȘme Ă  un mari et que j’enfanterais des fils, attendriez-vous pour cela jusqu’à ce qu’ils fussent grands ? vous abstiendriez-vous pour cela de vous remarier ? Non, mes filles. Il m’est trĂšs amer Ă  cause de vous que la main de Yahweh se soit appesantie sur moi. » Et, Ă©levant la voix, elles pleurĂšrent encore. Puis Orpha baisa sa belle-mĂšre, mais Ruth s’attacha Ă  elle.

NoĂ©mi dit Ă  Ruth : « Voici que ta belle-sƓur s’en est retournĂ©e vers son peuple et vers son dieu ; retourne avec ta belle-sƓur. » Ruth rĂ©pondit : « Ne me presse pas de te laisser en m’en retournant loin de toi. OĂč tu iras, j’irai ; oĂč tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; oĂč tu mourras, je mourrai et j’y serai ensevelie. Que Yahweh me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort me sĂ©pare de toi ! » Voyant que Ruth Ă©tait dĂ©cidĂ©e Ă  l’accompagner, NoĂ©mi cessa ses instances.

Elles s’en allĂšrent toutes deux, jusqu’à ce qu’elles arrivassent Ă  BethlĂ©em. Lorsqu’elles entrĂšrent dans BethlĂ©em, toute la ville fut Ă©mue Ă  cause d’elles, et les femmes disaient : « Est-ce lĂ  NoĂ©mi ? » 20Elle leur dit : « Ne m’appelez pas NoĂ©mi ; appelez-moi Marah, car le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume Je m’en suis allĂ©e les mains pleines, et Yahweh me ramĂšne les mains vides. Pourquoi m’appelleriez-vous NoĂ©mi, aprĂšs que Yahweh a tĂ©moignĂ© contre moi et que le Tout-Puissant m’a affligĂ©e ? »

C’est ainsi que NoĂ©mi revint et, avec elle, sa belle-fille, Ruth la Moabite, qui Ă©tait arrivĂ©e des champs de Moab. Elles arrivĂšrent Ă  BethlĂ©em au commencement de la moisson des orges.

EMV 209.7 · Tome 3, p. 405-406

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Tout acte de bontĂ© est Ă  l’origine de grandes choses auxquelles vous ne pensez pas. L’effort que l’on fait contre son propre Ă©goĂŻsme peut provoquer une telle marĂ©e d’amour qu’elle est capable d’élever, d’élever en gardant dans sa limpiditĂ© celui qui l’a provoquĂ©e, jusqu’à le porter au pied de l’autel, jusqu’au cƓur de Dieu.

EMV 209.7 · Tome 3, p. 405

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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La souffrance est une croix, mais elle est aussi une aile. Le deuil nous dĂ©pouille, mais pour nous revĂȘtir. Debout, vous qui pleurez ! Ouvrez les yeux, sortez des cauchemars, des tĂ©nĂšbres, des Ă©goĂŻsmes ! Regardez
 Le monde est une lande oĂč l’on pleure et oĂč l’on meurt. Et le monde crie : “ Au secours ! ” par la bouche des orphelins, des malades, des isolĂ©s, de ceux qui doutent, par la bouche de ceux qu’une trahison ou une cruautĂ© ont rendus prisonniers de la rancune. Allez vers ceux qui crient ! Oubliez-vous au milieu de ceux qui sont oubliĂ©s ! GuĂ©rissez-vous au milieu des malades ! EspĂ©rez au milieu des dĂ©sespĂ©rĂ©s ! Le monde est ouvert Ă  toutes les bonnes volontĂ©s qui dĂ©sirent servir Dieu dans leur prochain et conquĂ©rir le Ciel : s’unir Ă  Dieu et s’associer Ă  ceux qui pleurent. Ici, c’est le lieu de l’entraĂźnement, lĂ -haut c’est le triomphe.

EMV 210 · Tome 3, p. 406-412

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Détail

Titre du chapitre : En route vers Hébron, les inquiétudes de Judas Iscariote.

Date de la vision : Vendredi 6 juin 1945.

Calendrier : Dimanche 9 avril 28 (27 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Vers Hébron

Cycle : Apostolat en Judée

RĂ©sumĂ© : Judas est de mauvaise humeur et demande Ă  Marie d'AlphĂ©e et Marie SalomĂ© si elles comptent visiter tous les lieux d'IsraĂ«l. L'homme s'impatiente, car il souhaite aller Ă  KĂ©rioth avec le MaĂźtre et il s'agace dĂ©jĂ  Ă  l'idĂ©e que Marie, qui est pour l'heure Ă  Bet-Çur ne les accompagne pas. Il regrette que JĂ©sus ne fasse plus de miracles Ă©clatants, et estime qu'ils font piĂštre figure. Ses dĂ©clarations sont telles que les femmes-disciples sont abasourdies et mĂȘme AndrĂ© le reprend vertement, en soulignant que c'est lui qui s'est imposĂ© dans le groupe des apĂŽtres sans que JĂ©sus ne le choisisse. Thomas intervient ensuite et plaisante, mais quand Judas reproche au MaĂźtre de n'avoir rien fait, son confrĂšre lui rappelle la guĂ©rison des lĂ©preux - Ă©pisode durant lequel l'Iscariote n'Ă©tait pas prĂ©sent, par sa faute. Puis Thomas donne de sages conseils au jeune homme, l'encourageant Ă  changer, Ă  ne pas ĂȘtre déçu, Ă  ne pas se prendre pour le maĂźtre du MaĂźtre.

La conversation revient sur les lieux saints d'IsraĂ«l, et comme Judas bougonne que ce sont les lĂ©gendes habituelles, Thomas fait remarquer que son ami a voulu Ă  aller Ă  Endor, qui ne brille pas pour sa puretĂ©, alors que les femmes vont lĂ  oĂč il y au des saints. Le sujet de Jean d'Endor est amenĂ© sur le tapis, et leur conversation houleuse continue, Judas critiquant sur tout. JĂ©sus ne leur parle soit-disant plus, il s'occupe trop de Marziam, il choisit de mauvais disciples avec des personnes comme le vieux Jean... et tout est prĂ©texte pour rĂąler. BientĂŽt, Marie d'AlphĂ©e et Marie-SalomĂ© s'Ă©clipsent avec AndrĂ©. Thomas et Judas ne remarquent mĂȘme pas l'arrivĂ©e silencieuse de JĂ©sus, qui intervient Ă  point nommĂ© et calme les inquiĂ©tudes de Judas. Le MaĂźtre assure ainsi que sa MĂšre viendra bien Ă  KĂ©rioth et justifie tous ses choix, notamment celui d'avoir laissĂ© Simon le ZĂ©lote avec la Vierge, car il est ĂągĂ©, il sait se taire, et respecter la douleur d'Elise. Judas s'en faisait donc pour des chimĂšres, et celui-ci est frappĂ© par la bontĂ© du Christ et la maniĂšre dont il le rassure. Enfin, la conversation devient plus lĂ©gĂšre en Ă©voquant les lieux historiques d'IsraĂ«l et la maniĂšre dont Simon-Pierre se comportait en classe... Ce qui fait rire tout le monde.

Contenu du chapitre : 210.1 : Judas voudrait que JĂ©sus fasse des miracles plus Ă©clatants. 210.2 : Les femmes et AndrĂ© se choquent, Thomas s’interpose. 210.3 : Il sermonne Judas. 210.4 : Qui est jaloux de la place prise par Marziam et Jean d'En-Dor. 210.5 : JĂ©sus explique Ă  Judas sa dĂ©cision. 210.6 : Il en arrive presque Ă  le faire pleurer. 210.7 : Pierre est admiratif de la pĂ©dagogie de JĂ©sus.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 72.

EMV 210.1.3 · Tome 3, p. 406 et p. 408

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Mais je ne crois pas que vous ayez l’intention de faire un pĂšlerinage Ă  tous les lieux cĂ©lĂšbres d’IsraĂ«l, dit ironiquement Judas qui discute dans un groupe oĂč se trouvent Marie, femme d’AlphĂ©e, et SalomĂ©, ainsi qu’AndrĂ© et Thomas.

– Et pourquoi pas ? Qui est-ce qui l’interdit ? demande Marie, femme de ClĂ©ophas.

– Mais moi ! Ma mùre m’attend depuis longtemps


– Va donc chez ta mĂšre, nous te rejoindrons aprĂšs, dit SalomĂ© – elle semble ajouter mentalement : “ Personne ne souffrira de ton absence ” –.

– Ce n’est pas cela ! J’y vais avec le MaĂźtre. DĂ©jĂ , il n’y a plus la MĂšre, comme c’était entendu. Et cela n’aurait vraiment pas dĂ» se faire parce qu’il Ă©tait promis qu’elle y viendrait.

– Elle s’est arrĂȘtĂ©e Ă  Bet-çur pour une Ɠuvre charitable. Cette femme Ă©tait bien malheureuse.

– JĂ©sus pouvait la guĂ©rir sur-le-champ. Il n’avait pas besoin de la faire revenir graduellement Ă  son Ă©tat normal. Je ne sais pas pourquoi, dĂ©sormais, il n’aime plus faire des miracles Ă©clatants.

– S’il a agi ainsi, il aura eu de saintes raisons, rĂ©torque calmement AndrĂ©.

– Ah oui ! C’est ainsi qu’il perd des prosĂ©lytes.

(...) [Thomas intervient et dit d'un ton sévÚre :]

« Tu fais une crise de bile, mon ami, et elle te fait trouver tout amer et tout voir en noir. Ce doit ĂȘtre une maladie rĂ©currente chez toi. D’ailleurs, crois moi, il n’est guĂšre agrĂ©able de vivre avec quelqu’un comme toi. Il te faut changer. Moi, je n’irai rien dire Ă  personne et si ces braves femmes veulent bien m’écouter, elles resteront silencieuses comme moi. AndrĂ© en fera autant. Mais il te faut changer. Ne te crois pas déçu, car il n’y a pas de dĂ©ception. Ne te crois pas nĂ©cessaire, car le MaĂźtre sait ce qu’il fait. Ne prĂ©tends pas ĂȘtre le maĂźtre du MaĂźtre. Si, pour cette pauvre femme d’Elise, il a agi de cette maniĂšre, c’est qu’il Ă©tait bien de le faire. Laisse les serpents siffler et cracher comme il leur plaĂźt. Ne te soucie pas de te faire l’intermĂ©diaire entre eux et lui, et encore moins de penser que tu te dĂ©considĂšres en restant avec lui. MĂȘme s’il ne guĂ©rissait plus ne serait-ce qu’un simple rhume, cela ne l’empĂȘcherait pas d’ĂȘtre toujours puissant. Sa parole est un continuel miracle. Et trouve la paix. Nous n’avons pas les archers Ă  nos trousses ! Nous arriverons, bien sĂ»r, nous arriverons Ă  convaincre le monde que JĂ©sus est JĂ©sus. Et puis, sois tranquille : si Marie a promis d’aller chez ta mĂšre, elle ira. Nous, pendant ce temps, nous voyageons en pĂšlerins Ă  travers ces belles contrĂ©es, c’est notre travail !

Annotation

Marie de ClĂ©ophas : Marie, fille de ClĂ©ophas et femme d’AlphĂ©e. À Nazareth, il y avait plusieurs "Marie d’AlphĂ©e". Pour les prĂ©ciser, on recourrait Ă  un second lien de parentĂ© ou d’appartenance. On rencontre cette diversitĂ© dans les rĂ©cits Ă©vangĂ©liques : Jude, frĂšre de Jacques, Judas, l’homme (isch) de KĂ©rioth.

Cette femme Ă©tait bien malheureuse. Élise, la mĂšre Ă©prouvĂ©e. Voir le chapitre prĂ©cĂ©dent.

EMV 210.4-6 · Tome 3, p. 405-406

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Citation

– PĂšre Abraham, donne-moi de la patience ! Et en quoi te paraĂźt-il que le MaĂźtre te prĂ©fĂšre les autres ?

– Mais ne le vois-tu pas, mĂȘme maintenant ? Le moment venu de quitter Bet-çur, aprĂšs un sĂ©jour pour instruire trois bergers qui pouvaient trĂšs bien ĂȘtre pris en main par Isaac, qui laisse-t-il avec sa MĂšre ? Moi, toi ? Non. Il laisse Simon, un vieux qui ne parle pour ainsi dire pas !

– Mais le peu qu’il dit est toujours bien dit » rĂ©plique Thomas, seul dĂ©sormais, car les femmes et AndrĂ© se sont Ă©clipsĂ©s et vont rapidement de l’avant comme pour fuir un bout de chemin trop ensoleillĂ©.

210.5 Les deux apĂŽtres se sont tellement Ă©chauffĂ©s qu’ils ne re­marquent pas l’arrivĂ©e de JĂ©sus, car le bruit de ses pas se perd complĂštement dans le nuage de poussiĂšre de la route. Mais si, lui, il ne fait pas de bruit, eux crient comme dix et JĂ©sus les entend. Il est suivi de Pierre, de Matthieu, des deux cousins du Seigneur, de Philippe et BarthĂ©lemy et des deux fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e qui ont avec eux Marziam.

Jésus dit :

« Tu as bien raison, Thomas : Simon parle peu, mais le peu qu’il dit est toujours bien. C’est un esprit paisible et un cƓur honnĂȘte. Il a surtout beaucoup de bonne volontĂ©. C’est pour cela que je l’ai laissĂ© avec ma MĂšre. C’est un parfait honnĂȘte homme et, en mĂȘme temps, quelqu’un qui sait vivre, qui a souffert et qui est ĂągĂ©. Par consĂ©quent – je dis cela parce que, je suppose, ce choix paraĂźt injuste Ă  l’un de vous –, par consĂ©quent il Ă©tait plus indiquĂ© que ce soit lui qui reste. Je ne pouvais pas, Judas, permettre que ma MĂšre reste seule auprĂšs d’une pauvre femme encore malade. Et il Ă©tait juste que je la quitte. Ma MĂšre mĂšnera Ă  bonne fin l’Ɠuvre que j’ai commencĂ©e. Mais je ne pouvais pas non plus la laisser avec mes frĂšres, ni avec AndrĂ©, Jacques ou Jean, ni mĂȘme avec toi. Si tu n’en comprends pas les raisons, je ne sais que dire


– Parce que ta Mùre est jeune, belle et les gens


– Non ! Les gens auront toujours de la fange dans leur pensĂ©e, sur leurs lĂšvres, dans leurs mains et surtout dans leur cƓur, ces gens sans honnĂȘtetĂ© qui voient en tous les sentiments qu’ils Ă©prouvent eux-mĂȘmes ; mais je ne me soucie guĂšre de leur fange. Elle tombe d’elle-mĂȘme quand elle est sĂšche. Mais j’ai prĂ©fĂ©rĂ© Simon, parce qu’il est ĂągĂ© et ne rappellerait pas trop ses fils morts Ă  cette femme qui souffre. Vous, les jeunes, les lui auriez rappelĂ©s par votre jeunesse
 Simon sait veiller et il sait ne pas se faire entendre, il n’exige jamais rien, il sait compatir, il sait se surveiller. J’aurais pu choisir Pierre. Qui mieux que lui pourrait ĂȘtre auprĂšs de ma MĂšre ? Mais il est encore trop impulsif. Tu vois que je le lui dis en face sans qu’il s’en formalise : Pierre est sincĂšre et aime la sincĂ©ritĂ©, mĂȘme Ă  son dĂ©triment. Je pouvais prendre NathanaĂ«l. Mais il n’a jamais parcouru la JudĂ©e. Simon, au contraire, connaĂźt bien le pays et il sera prĂ©cieux pour conduire ma MĂšre Ă  KĂ©rioth. Il sait aussi oĂč se trouvent ta maison de campagne et celle de la ville et il ne fera


210.6 – Mais
 Maütre !
 Ta Mùre ira vraiment chez la mienne ?

– Mais c’était chose dite ! Et quand on a promis, on s’y tient. Nous marcherons lentement en nous arrĂȘtant dans ces villages pour Ă©vangĂ©liser. Ne veux-tu pas que j’évangĂ©lise ta JudĂ©e ?

– Oh si ! Maütre
 Mais je croyais
 je pensais


– Surtout, tu te faisais de la peine pour des chimĂšres que tu avais rĂȘvĂ©es. Au second quartier de la lune de Ziv[2], nous serons tous chez ta mĂšre. Nous, c’est-Ă -dire ma MĂšre aussi, avec Simon. Pour le moment, elle Ă©vangĂ©lise Bet-çur, ville de JudĂ©e, tout comme Jeanne Ă©vangĂ©lise JĂ©rusalem et avec elle une jeune fille et un prĂȘtre, jadis lĂ©preux, tout comme Lazare, Marthe et le vieil IsmaĂ«l Ă©vangĂ©lisent BĂ©thanie, tout comme Sara Ă©vangĂ©lise Ă  Yutta ; et, Ă  KĂ©rioth, ta mĂšre parle certainement du Messie. Tu ne peux vraiment pas dire que je laisse la JudĂ©e sans voix. Au contraire, je lui donne, Ă  elle qui est plus fermĂ©e et arrogante que toute autre rĂ©gion, les voix les plus douces, celles des femmes en plus de celles d’Isaac, qui est saint, et de mon ami Lazare. Les femmes joignent Ă  la parole cet art subtil bien fĂ©minin d’amener les Ăąmes au point oĂč elles le dĂ©sirent. Tu ne dis plus rien ? Pourquoi es-tu sur le point de pleurer, espĂšce de grand enfant capricieux ? A quoi te sert-il de t’empoisonner avec des ombres chimĂ©riques ? As-tu encore des motifs d’inquiĂ©tude ? Allons ! Parle


– Je suis mauvais
 et toi, tu es tellement bon ! Ta bontĂ© me frappe toujours plus car elle est toujours si fraĂźche, si nouvelle
 Moi
 je ne sais jamais que dire quand je la trouve sur mon chemin.

– Tu as dit vrai. Tu ne peux le savoir, mais c’est parce qu’elle n’est ni fraĂźche, ni nouvelle. Elle est Ă©ternelle, Judas. Elle est partout prĂ©sente, Judas


Détail

Judas et Thomas se disputent et l'Iscariote reproche Ă  JĂ©sus d'avoir laissĂ© la Vierge Marie Ă  Bet-Çur.

Annotation

Au second quartier de la lune de Ziv, nous serons tous chez ta mĂšre : Ziv correspond Ă  avril/mai.

Jeanne Ă©vangĂ©lise JĂ©rusalem et avec elle une jeune fille et un prĂȘtre : il s'agit de Jean le prĂȘtre et d'Annalia. Cf. l'EMV 199.4-5 et l'EMV 199.6.