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Notes du thème

Paroles du Maître pour notre époque contemporaine

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EMV 121.8 · Tome 2, p. 309

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je lis dans plus d’un coeur cette pensée : “ (...) En dehors des petits enfants, personne ne pourra invoquer Dieu, puisqu’il n’y a dans l’homme qu’impureté et péché. ” Non. Ne dites pas cela. C’est par les pécheurs que ce nom doit être invoqué et par tous ceux qui se sentent étranglés par Satan et qui veulent se libérer du péché et du Séducteur. Ceux qui le veulent ! Voilà ce qui change le sacrilège en supplication. Vouloir guérir. Appeler le Puissant pour être pardonné et pour être guéri. L’invoquer pour mettre en fuite le Séducteur.

Il est dit dans la Genèse que le Serpent tenta Eve à l’heure où le Seigneur ne se promenait pas dans l’Eden. Si Dieu avait été dans l’Eden, Satan n’aurait pu y être. Si Eve avait appelé Dieu, Satan aurait été mis en fuite. Ayez toujours dans le coeur cette pensée. Et, avec sincérité, appelez le Seigneur. Ce nom est salut.

EMV 123.1 · Tome 2, p. 323

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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123.1 Jésus me dit :

« Prends patience, mon âme, pour la double fatigue que je te demande. C’est le temps de la souffrance. Tu sais comme j’étais las les derniers jours ? Tu le vois. Pour marcher, je m’appuie sur Jean, sur Pierre, sur Simon, même sur Judas... Oui. Et moi, de qui le miracle émanait par simple effleurement de mes habits, je ne pouvais changer ce coeur ! Laisse-moi m’appuyer sur toi, petit Jean, pour répéter ce que j’ai déjà dit ces derniers jours à ces âmes opiniâtrement fermées sur lesquelles l’annonce de mon supplice glissait sans pénétrer. Permets aussi au Maître de parler de ses heures de prédication dans la triste plaine de la Belle Eau. Je te bénirai deux fois : pour ta fatigue et pour ta pitié. Je compte tes efforts, je recueille tes larmes. A tes efforts pour l’amour de tes frères, on donnera la récompense de ceux qui se consument à faire connaître Dieu aux hommes. Pour les larmes que tu verses sur les souffrances de ma dernière semaine, il te sera donné en récompense le baiser de Jésus. Ecris et sois bénie. »

EMV 132.5 · Tome 2, p. 389-390

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je vous dis : l’année de grâce est arrivée. Ne pleurez pas du fait de la tristesse qu’éprouve le pécheur. Ne pleurez pas, vous qui êtes exilés du Royaume de Dieu. Je substitue l’or aux cendres et l’huile aux larmes. Je vous revêts d’habits de fête pour vous présenter au Seigneur et dire : “ Voici les brebis que tu m’as envoyé chercher. Je les ai visitées et rassemblées, je les ai comptées, j’ai cherché celles qui étaient dispersées et je te les ai amenées en les arrachant aux nuages et aux brouillards. Je les ai prises au milieu de tous les peuples, je les ai réunies de toutes les régions pour les conduire à la Terre qui n’est plus terre et que tu as préparée pour elles, Père saint, pour les porter sur les cimes paradisiaques de tes montagnes fertiles où tout est lumière et beauté, le long des rivières des célestes béatitudes où se rassasient de toi les âmes que tu aimes. Je suis aussi allé à la recherche de celles qui étaient blessées, j’ai guéri leurs fractures, j’ai refait les forces des faibles, je n’ai pas laissé une seule brebis de côté. Celle que les loups aux sens avides avaient le plus mise à mal, je me la suis passée comme un joug d’amour sur les épaules et je la dépose à tes pieds, Père bienveillant et saint, parce qu’elle ne peut plus marcher, qu’elle ne connaît pas tes paroles et que c’est une pauvre âme que poursuivent les remords et les hommes, une âme qui regrette et tremble, une eau poussée et repoussée par le flot sur le rivage. Elle vient pleine de désirs, mais la connaissance de son état la retient... Ouvre-lui ton sein, Père qui es tout amour, pour qu’en toi cette créature perdue trouve la paix. Dis-lui : ‘ Viens ! ’ Dis-lui : ‘ Tu es à moi. ’ Elle a appartenu à tout un monde qui la dégoûte et lui fait peur. Elle dit : ‘ Chaque homme est une bête ignoble. ’ Fais qu’elle puisse dire : ‘ Mon Roi m’a donné la joie d’être prise ! ’ Elle ne sait pas ce qu’est l’amour. Mais, si tu l’accueilles, elle saura ce qu’est cet amour céleste, l’amour nuptial entre Dieu et l’esprit humain. Et comme un oiseau délivré des cages des hommes cruels, elle s’élèvera toujours plus haut, jusqu’à toi, au Ciel, dans la joie, dans la gloire, en chantant : ‘ J’ai trouvé celui que je cherchais. Mon coeur n’a pas d’autre désir. En toi, je me repose, je jubile, Seigneur éternel, et je suis bienheureuse, pour les siècles des siècles ! ’ ”

EMV 135.7 · Tome 2, p. 414-415

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Que dire de ces malheureux ? Dieu leur a donné le temps de faire pénitence et ils en abusent pour pécher. Mais le Seigneur ne les perd pas de vue, même quand il semble le faire. Un moment vient où, comme la foudre qui brise même le roc, l’amour de Dieu brise leur coeur dur, ou bien encore l’accumulation de leurs fautes fait monter jusqu’à leur gueule et leurs narines la marée de leur fange. Ils ressentent alors – oh oui, ils ressentent enfin ! – le dégoût de cette saveur et de cette puanteur qui répugne aux autres et qui remplit leur coeur. Alors vient un moment où ils en ont la nausée et il s’élève en eux un commencement de désir de faire le bien.

L’âme s’écrie alors : “ Et qui m’aidera à revenir au temps de ma jeunesse, quand mon âme était dans l’amitié de Dieu ? Quand sa lumière brillait dans mon coeur et que je marchais dans son rayonnement ? Quand, devant ma justice, le monde se taisait, plein d’admiration, et que quiconque me voyait proclamait mon bonheur ? Le monde buvait mon sourire, on accueillait mes paroles comme celles d’un ange et le coeur de mes proches tressaillait de fierté dans leur poitrine. Et maintenant que suis-je devenue ? Objet de railleries pour les jeunes, d’horreur pour les vieux. Je suis l’objet de leurs moqueries et ils me crachent leur mépris au visage. ” Oui, c’est ainsi que parle à certaines heures l’âme des pécheurs, des vrais Job, car il n’y a pas de misère plus grande que celle-là, la misère de celui qui a perdu pour toujours l’amitié de Dieu et son Royaume. Et elle doit faire pitié, seulement pitié.

Ce sont des âmes qui, par désoeuvrement ou par étourderie, ont perdu l’éternel Epoux. “ La nuit, dans mon lit, je cherchais l’amour de mon âme et ne le trouvais pas. ” En effet, dans les ténèbres, on ne peut distinguer l’époux, et l’âme, aiguillonnée par l’amour, inconsciente parce qu’elle est environnée par la nuit spirituelle, cherche et veut trouver un rafraîchissement à son tourment. Elle croit le trouver dans un amour quelconque. Non. Il n’y a qu’un amour pour l’âme : Dieu. Elles errent, ces âmes que l’amour de Dieu aiguillonne, à la recherche de l’amour. Il suffirait qu’elles veuillent en elles la lumière et elles auraient l’Amour pour époux. Elles errent, comme des malades, cherchant à tâtons l’amour, et elles rencontrent tous les amours, toutes les choses dégoûtantes auxquelles l’homme a donné ce nom, mais elles ne trouvent pas l’Amour ; car l’Amour, c’est Dieu et non pas l’or, la jouissance, le pouvoir.

Pauvres, pauvres âmes ! Si elles étaient moins paresseuses, elles se seraient levées au premier appel de l’Epoux éternel pour aller vers Dieu qui appelle : “ Suis-moi ”, vers Dieu qui dit : “ Ouvre-moi ”, de sorte qu’elles ne seraient pas allées ouvrir la porte avec l’élan de leur amour réveillé quand l’Epoux déçu est déjà loin. Disparu... Et elles n’auraient pas profané cet élan saint d’un besoin d’aimer dans une boue qui dégoûte l’animal immonde tant elle est saumâtre et couverte de ronces, et celles-ci n’étaient pas des fleurs mais seulement des aiguilles qui la déchirent au lieu de la couronner. Elles n’auraient pas connu le mépris des gardes de service, de tous les gens qui, comme Dieu mais pour des motifs opposés, ne perdent pas de vue le pécheur et le montrent du doigt pour le tourner en dérision et le critiquer.

Pauvres âmes frappées, dépouillées, blessées par tout le monde ! Seul Dieu ne s’unit pas à cette lapidation de mépris sans pitié.

Mais il fait tomber ses larmes pour guérir ses blessures et revêtir sa créature d’un vêtement qui brille comme le diamant. C’est toujours sa créature... Dieu seul... et avec le Père, les enfants de Dieu. Bénissons le Seigneur. Il a voulu que, pour les pécheurs, je doive revenir ici pour vous dire : “ Pardonnez, pardonnez toujours. Faites sortir de tout mal un bien, de toute offense une grâce. ” Je ne vous dis pas seulement “ faites-le ”, je vous dis : répétez mon geste. J’aime, et je bénis mes ennemis puisque, grâce à eux, j’ai pu revenir vers vous, mes amis.

La paix soit sur vous tous. »

Détail

Jésus parle des hommes riches et méchants, des pécheurs qui ont mené une vie de luxe et de péché.

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Livre de Job, 29

Jb 29

Job reprit encore son discours et dit :

Oh ! Qui me rendra les mois d'autrefois, les jours où Dieu veillait à ma garde ; quand sa lampe brillait sur ma tête, et que sa lumière me guidait dans les ténèbres ! Tel que j'étais aux jours de mon âge mûr, quand Dieu me visitait familièrement dans ma tente, 5quand le Tout-Puissant était encore avec moi, et que mes fils m'entouraient ; quand je lavais mes pieds dans le lait, et que le rocher me versait des flots d'huile !

Lorsque je sortais pour me rendre à la porte de la ville, et que j'établissais mon siège sur la place publique, en me voyant, les jeunes gens se cachaient, les vieillards se levaient et se tenaient debout. Les princes retenaient leurs paroles, et mettaient leur main sur la bouche. La voix des chefs restait muette, leur langue s'attachait à leur palais. L'oreille qui m'entendait me proclamait heureux, l'œil qui me voyait me rendait témoignage.

Car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, et l'orphelin dénué de tout appui. La bénédiction de celui qui allait périr venait sur moi, je remplissais de joie le cœur de la veuve. Je me revêtais de la justice comme d'un vêtement, mon équité était mon manteau et mon turban. J'étais l'œil de l'aveugle, et le pied du boiteux. J'étais le père des pauvres, j'examinais avec soin la cause de l'inconnu. Je brisais la mâchoire de l'injuste, et j'arrachais sa proie d'entre les dents. Je disais : « Je mourrai dans mon nid, j'aurai des jours nombreux comme le sable. Mes racines s'étendent vers les eaux, la rosée passe la nuit dans mon feuillage. Ma gloire reverdira sans cesse, et mon arc reprendra sa vigueur dans ma main. »

On m'écoutait et l'on attendait, on recueillait en silence mon avis. Après que j'avais parlé, personne n'ajoutait rien ; ma parole coulait sur eux comme la rosée. Ils m'attendaient comme on attend la pluie ; ils ouvraient la bouche comme aux ondées du printemps. Si je leur souriais, ils ne pouvaient le croire ; ils recueillaient avidement ce signe de faveur. Quand j'allais vers eux, j'avais la première place, je siégeais comme un roi entouré de sa troupe, comme un consolateur au milieu des affligés.

Job 30, 1-10

Jb 30, 1-10

Et maintenant, je suis la risée d'hommes plus jeunes que moi, dont je n'aurais pas daigné mettre les pères parmi les chiens de mon troupeau. Qu'aurais-je fait de la force de leurs bras ? Ils sont privés de toute vigueur. Desséchés par la misère et la faim, ils broutent le désert, un sol depuis longtemps aride et désolé. Ils cueillent sur les buissons des bourgeons amers, ils n'ont pour pain que la racine des genêts. On les écarte de la société des hommes, on crie après eux comme après le voleur. Ils habitent dans d'affreuses vallées, dans les cavernes de la terre et les rochers. On entend leurs cris sauvages parmi les broussailles, ils se couchent ensemble sous les ronces : gens insensés, race sans nom, bannis avec mépris de la terre habitée ! Et maintenant je suis l'objet de leurs chansons, je suis en butte à leurs propos. Ils ont horreur de moi, ils me fuient, ils ne détournent pas leur crachat de mon visage.

Cantique des Cantiques 3, 1-3

Ct 3, 1-3 :

Sur ma couche, pendant la nuit, j'ai cherché celui que mon cœur aime ; je l'ai cherché et je ne l'ai point trouvé. " Levons-nous, me suis-je dit, parcourons la ville, les rues et les places, cherchons celui que mon cœur aime. " Je l'ai cherché et je ne l'ai point trouvé. Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville : " Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?

EMV 136 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Me trouvant au repos depuis trois jours, j'ouvre la Bible. Je l'ouvre au hasard, pour lire seulement quelque chose qui soit encore une parole venant de Dieu. Je tombe sur les versets 25-31 du psaume 17 au livre premier. Et le Seigneur parle.

"N'est-ce pas, peut-être ce que tu peux dire de toi ? Il fut un temps où je t'aimais avec, de ma part, toute la perfection possible, mais toi, tu ne m'aimais pas le plus parfaitement que tu pouvais. En effet, au fond de ton coeur tu pensais aussi à Moi mais il s'y trouvait des affections plus fortes encore que celle que tu me donnais. Alors tu ne méritais pas que je te récompense. Te rappelles-tu ce temps ? Pour Moi je me le rappelle. Tu étais sortie du pensionnat toute parfumée de Dieu comme une vierge du Temple parfumée par l'encens rituel. Et Moi, je t'avais déjà choisie. Quand t'ai-je choisie ? Veux-tu le savoir ? C'était réellement quand ton âme fut créée, car aucune destinée humaine n'est inconnue pour la pensée éternelle. Mais la petite Marie gardée en vie par ma volonté, malgré les circonstances malheureuses de ta naissance et celles qui t'accompagnèrent pendant les mois où tu étais un petit ange qu'on allaite, cette petite fut mienne quand elle répandit ses premières larmes en me voyant descendu de la Croix. Tu m'as recherché. Et Moi, je me suis donné avec un sourire de complaisance. Ce sourire a répété pour toi au Ciel et Il a dit au Père et au Paraclet son ‘’Laissez venir à Moi les petits’’.

Il n'y a que les lèvres des tout petits qui enlèvent la souffrance de ses blessures, de ceux qui sont tout petits par leur âge ou qui consentent à l'être, de ceux qui, par leur amour et leur obéissance au Maître ‘’deviennent semblable à des tout petits pour posséder le Royaume des Cieux’’ ... Les délices de Dieu, Marie, la Vierge Mère, c'est la parfaite Toute Petite qui jubile dans le Royaume des Cieux. Les âmes des adultes qui sont ‘’toutes petites’’, sont rares comme les perles parfaitement rondes et d'une mirifique grandeur.

Mais les tous petits par l'âge possèdent tous cette âme, comme si elle n'avait été pas encore profanée, qui fait les délices de Dieu et le soulagement du Christ. Et le Fils t'a voulue dès ce moment. Chaque larme innocente t'a valu un baiser à Lui, chaque baiser une grâce, chaque grâce t'a fiancée au Divin Amour. Ce n'est pas une erreur de regarder en arrière pour pouvoir entonner le Magnificat et le Miserere. Le Magnificat, tu pouvais le chanter jusqu'à ta sortie du pensionnat. Tu étais toute à Dieu. Un seul autel en toi, et un seul amour. Le lis au calice à peine entr'ouvert n'était comblé que par la rosée céleste et les rayons divins. Puis, le monde est venu et avec lui beaucoup d'autres autels et beaucoup d'autres amours. Ceux qui ont usurpé "ma’’ place. Et ils restèrent tant que je le voulus.

J'aurais pu aussi ne pas vouloir. Il y aura quelqu'un pour dire : "Ç'a été une expérience dangereuse". Non, c'était nécessaire. Les apôtres furent humiliés par leur défection au Christ. À ce moment, toutes les branches de l'humanité corrompue prirent le dessus en eux et de nouveau tout ce qui trouble l'homme les saisit, les secoua et les excita. Ils comprirent alors que dans la mesure où ils étaient devenus différents, cela ne venait pas de leur unique mérite, mais du fait qu'ils étaient avec Jésus. En eux, l'orgueil, corrupteur de l'homme fut broyé. Il est nécessaire que cela soit fait pour tous ceux qui sont choisis en vue d'une destinée spéciale pour qu'ils ne perdent pas leur vocation en perdant mon amour. L'un après l'autre sont tombés ceux qui avaient usurpé ma place en toi. Et ton Dieu seul est redevenu ton Roi auquel tu as chanté le Miserere de ton sage repentir.

Maintenant, ma fille, regarde le passé et le présent. Regarde le temps de tes multiples amours, pour l'homme, pour la science, pour toi-même, et regarde le moment actuel où, de nouveau, il n'y a plus pour toi qu'un seul amour. Pour Moi. Et dis-moi. Dis-le Moi avec ton âme, en n'écoutant qu'elle seule, car il n'y a qu'elle dont la voix est véridique et précieuse. Est-ce que tu n'as pas tout maintenant ? Depuis que tu es mienne, est-ce que tu n'as pas tout ? Beaucoup, les sots, diront : "Elle n'a rien ! Pas de santé, pas de joie, pas de bien-être" Mais ton âme, qui voit avec ses propres yeux, dit : "Je possède tout, même ce qui est un saint superflu". Si on peut appeler superflu ce qui sort de ce qui n'est pas strictement nécessaire pour monter vers Dieu. Tu as la mission particulière de porte-parole. Mais cela est un don et il n'est pas nécessaire de le posséder pour être préféré, tu possèdes l'assentiment de Dieu à tous tes désirs. Pourquoi ? Parce que, comme dit le psaume (XVII, 21-25) : "Le Seigneur m'a traité selon ma justice, selon la pureté de mes mains, qui n'échappe pas à ton regard"

Je suis infiniment, divinement libéral avec les justes et ceux qui ont le coeur pur. Je suis bon avec les faibles, je suis parfaitement bon avec ceux qui savent être forts pour mon amour. Et, puisque je suis l'Amour, je dois me faire violence à Moi-même pour ne pas être faible même à l'égard de ceux qui ont des manquements. À ceux-ci, j'accorde la miséricorde de mon Fils. À mes fils, j'accorde la multitude de mes dons. Je les sauve, les illumine, les libère et les fortifie toujours plus. Je les conduis, en les tenants par la main, sur ma route immaculée, en les instruisant par ma Parole, trempée au feu de l'Amour Divin. Il en est ainsi pour toi, mon âme, qui as mis en Moi ton amour et toute ta confiance, N'aie pas peur, fleur de Dieu. Il n'en est pas une seule, des fleurs microscopiques des régions glacées aux fleurs géantes de la zone torride, que j'abandonne sans la rosée, la lumière et la chaleur nécessaire à leur vie gracieuse. Et ce ne sont que des tiges végétales ! Mais les fleurs de mes âmes, quels soins aura d'elles leur Créateur ? N'aie pas peur, fleur de Dieu, emperlée du Sang et des larmes du Fils et de la Vierge. Ornée de ces gemmes et de ta fidélité, tu m'es tellement chère ! Chante, et pour toujours le Magnificat. Le Père, le Fils, le Paraclet sont avec toi."

Oh ! Seigneur, Seigneur ! Tu le dis et c'est certainement la vérité. Tout aura été nécessaire. Mais qu'est-ce qui n'a pas été pour moi ton abandon de l'an dernier ! Tu le vois. Tu n'ignores pas les impressions des coeurs. Il y a des blessures qui font mal, même après leur cicatrisation dès qu'on les effleure avec la plus grande légèreté. Des blessures qui font souffrir par réaction nerveuse dès qu'on va les toucher ou qu'on va toucher le membre correspondant. Les nerfs coupés font souffrir, même après que la blessure est fermée. Ton abandon, même maintenant que Tu m'as reprise sur ton Coeur est une blessure qui me fait toujours souffrir car elle a coupé le nerf qui m'unissait à Toi. Je ne te demande pas : pourquoi l'as-Tu fait ? Mais je te dis seulement : Tu sais ce qu'a été pour moi ton abandon ! Aujourd'hui j'ai tremblé en écrivant 10 avril, car cela fait un an aujourd'hui que Tu as laissé ta fleur misérable sans rosée, sans lumière, sans chaleur. Peu s'en est fallu que je n'en sois morte. Car je t'ai tout donné et si je possédais encore quelque chose, je te le donnerais. Mais ne me donne plus jamais une semblable épreuve.

Tu vois que ma misère ne peut la supporter. Je chante, oui. Je chante mon Magnificat ! Je te dis aussi : je n'ai certainement pas mérité que Tu fasses en moi "de grandes choses." Mais mon chant est pour toujours mêlé de larmes. Comme un enfant, qui est passé par une période d'enfance abandonnée, n'a plus le sourire serein des enfants heureux, pareillement il m'est toujours présent ton abandon de l'an passé. Jésus a raison ! Marie a raison. Ce qu'on ne peut supporter dans "nos passions" c'est ton abandon, Père.

On rallume, pendant que j'écris cela, la petite lumière qui brûle toujours devant Jésus. La petite étoile qui brille avec mon coeur et devant mon Jésus Crucifié. Cela faisait une année qu'elle était éteinte..: Ma cellule, mon tabernacle, mon paradis n'avait plus de lumière. Et cela me peinait tant... J'ai tout eu de ton amour, mais tout aussi de ta rigueur. Ténèbres, solitude et aussi ce que ton Fils a appelé "enfer"... Je suis restée comme un oiseau qui par hasard a échappé à ses tortionnaires. J'ai peur... De tous côtés je vois filets et cages et torture. Seigneur, pitié...

Détail

Extrait : Le texte suivant, daté du 10 avril 1945, figurait dans l’édition de 1985, mais il a été supprimé de la nouvelle édition pour être intégré dans Les Cahiers de 1945 à 1950 à la date du jour (10/4/45).

Contexte : un an plus tôt, le 10 avril 1944, Maria Valtorta a connu l'abandon de Dieu, ce qui l'a fait terriblement souffrir.

Annotation

Psaume 17, 25-31 : Le Seigneur me donne selon ma justice, selon la pureté des mains que je lui tends.

Tu es fidèle envers l'homme fidèle, sans reproche avec l'homme sans reproche ; envers qui est loyal, tu es loyal, tu ruses avec le pervers.

Tu sauves le peuple des humbles ; les regards hautains, tu les rabaisses. Tu es la lumière de ma lampe, Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit.

Grâce à toi, je saute le fossé, grâce à mon Dieu, je franchis la muraille.

Ce Dieu a des chemins sans reproche, la parole du Seigneur est sans alliage, il est un bouclier pour qui s'abrite en lui.

EMV 137.6 · Tome 2, p. 435-436

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ecoutez (...). Pour votre bien, par pitié pour votre âme je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !

Détail

Jésus parle à des pharisiens, mais ce discours peut s'adresse à tout un chacun.

EMV 140.5 · Tome 2, p. 452

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Joseph, personne ne t’a pardonné ? »

Jésus parle avec une extrême douceur.

L’homme tressaille en entendant une voix inconnue et toute bonté, après tant de voix qui le condamnent. Etonné, il lève la tête et le regarde.

« Joseph, personne ne t’a pardonné ? » reprend Jésus, qui se penche pour prendre les mains de l’homme pour essayer de le relever.

– Qui es-tu ? demande le malheureux.

– Je suis la Miséricorde et la Paix.

– Pour moi, il n’y a plus de miséricorde ni de paix.

– Dans le sein de Dieu, il y en a toujours. Ce sein en déborde, en particulier pour ses enfants infidèles.

– Mais ma faute est telle que je suis séparé de Dieu. Laisse-moi, toi qui certainement es bon, pour ne pas te contaminer.

– Je ne te lâche pas. Je veux te conduire à la paix.

– Mais moi, je suis… D’ailleurs toi, qui es-tu ?

– Je te l’ai dit : Miséricorde et Paix. Je suis le Sauveur. Je suis Jésus. Lève-toi. Moi, je peux ce que je veux. Au nom de Dieu, je t’absous de ta contamination involontaire. L’autre mal n’existe pas. 140.6Je suis l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. C’est à moi que l’Eternel a remis tout jugement. Celui qui croit en ma parole aura la vie éternelle. Viens, pauvre fils d’Israël. Restaure ton corps épuisé et fortifie ton esprit abattu. Je pardonnerai bien d’autres fautes. Non, le désespoir dans les cœurs ne viendra pas de moi ! Je suis l’Agneau sans tache, mais je ne fuis pas les brebis blessées, par peur de me contaminer. Au contraire je les cherche et les conduis avec moi. Bien trop nombreux sont ceux qu’un jugement excessivement sévère, et d’ailleurs injuste, entraîne dans une ruine complète. Malheur à ceux qui, par une rigueur intransigeante, amènent une âme au désespoir ! Ce ne sont pas les intérêts de Dieu qu’ils servent, mais ceux de Satan. (...) Tiens : bois, mange. Tu es épuisé. Puis, demain, tu viendras avec moi. Ne crains pas. Quand ton âme sera redevenue tranquille et paisible, tu seras libre de choisir ton avenir. »

Détail

Jésus va à la rencontre de Joseph, un homme qui a été mis au ban d'Israël par les pharisiens et qui se croit donc condamné par Dieu et séparé du Seigneur.