EMV 184.4 · Tome 3, p. 206
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
La vie du pécheur qui devient saint est le plus long, le plus héroïque, le plus glorieux des combats. Je vous l’affirme.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 184.4 · Tome 3, p. 206
La vie du pécheur qui devient saint est le plus long, le plus héroïque, le plus glorieux des combats. Je vous l’affirme.
EMV 185.5-6 · Tome 3, p. 213-214
185.5 Jésus dit ensuite :
« Je ne te commente pas l’évangile dans le sens où tous le commentent. Je vais t’éclairer ce qui précède le passage de l’évangile.
Pourquoi est-ce que je dormais ? Est-ce que par hasard je ne savais pas que la bourrasque allait arriver ? Si, je le savais. J’étais seul à le savoir. Dans ce cas, pourquoi est-ce que je dormais ?
Les apôtres étaient des hommes, Maria. Animés de bonne volonté, mais encore tellement “ hommes ” ! L’homme se croit toujours capable de tout. Quand, ensuite, il est réellement capable de quoi que ce soit, il est plein de suffisance et d’attachement à son “ savoir-faire ”.
Pierre, André, Jacques et Jean étaient de bons pêcheurs, par conséquent ils se croyaient insurpassables dans la manœuvre des bateaux. Quant à moi, j’étais pour eux un grand “ rabbi ”, mais une nullité comme marin. C’est pourquoi ils me jugeaient incapable de les aider et, quand ils montaient dans la barque pour traverser la mer de Galilée, ils me priaient de rester assis parce que je ne pouvais rien faire d’autre. Leur affection y était aussi pour quelque chose, car ils ne voulaient pas m’imposer des fatigues matérielles. Mais l’attachement à leur “ savoir-faire ” dépassait encore leur affection.
Je ne m’impose que dans des cas exceptionnels, Maria. Généralement, je vous laisse libres et j’attends. Ce jour-là, j’étais fatigué et on me priait de me reposer, c’est-à-dire de les laisser faire, eux qui étaient si capables. Je me suis donc endormi. Dans mon sommeil, se mêlait aussi cette constatation que l’homme est “ homme ” et qu’il veut agir par lui-même sans se rendre compte que Dieu ne demande qu’à l’aider. En ces “ sourds spirituels ”, en ces “ aveugles spirituels ”, je voyais tous les sourds et aveugles spirituels qui, des siècles durant, iraient à leur ruine pour avoir voulu “ agir par eux-mêmes ”, alors que je suis penché sur leurs besoins en attendant qu’ils m’appellent à l’aide.
Quand Pierre a crié : “ Sauve-nous ! ”, mon amertume est tombée comme un caillou qu’on lâche. Je ne suis pas “ homme ”, je suis l’Homme-Dieu. Je n’agis pas comme vous agissez. Vous, quand quelqu’un a repoussé votre conseil ou votre aide, et que vous le voyez dans l’embarras, même si vous n’êtes pas méchants au point de vous en réjouir, vous l’êtes assez pour rester, dédaigneux, indifférents, à le regarder sans vous émouvoir de son appel à l’aide. Par votre attitude, vous lui faites comprendre : “ Lorsque j’ai voulu t’aider, tu n’as pas voulu ? Maintenant, débrouille-toi. ” Mais moi, je suis Jésus. Je suis le Sauveur. Et je sauve, Maria. Je sauve toujours, dès qu’on m’appelle.
185.6 Les pauvres hommes pourraient objecter : “ Alors pourquoi permets-tu aux tempêtes isolées ou généralisées de se former ? ”
Si, par ma puissance, je détruisais le mal, quel qu’il soit, vous arriveriez à vous prendre pour les auteurs du bien qui, en réalité, est un don de ma part, et vous ne vous souviendriez plus jamais de moi. Plus jamais.
Vous avez besoin, mes pauvres enfants, de la souffrance pour vous rappeler que vous avez un Père, comme le fils prodigue qui se rappela qu’il avait un père quand il eut faim. Les malheurs servent à vous persuader de votre néant, de votre déraison, cause de tant d’erreurs, de votre méchanceté, cause de tant de deuils et de douleurs, et de vos fautes, cause de punitions que vous vous infligez à vous-mêmes, tout comme de mon existence, de ma puissance, de ma bonté.
Voilà le message de l’évangile d’aujourd’hui. “ Votre ” évangile de l’heure présente, mes pauvres enfants. Appelez-moi. Jésus ne dort que parce qu’il est angoissé de vous voir sans amour pour lui. Appelez-moi et je viendrai. »
Maria vient de voir l'épisode de la tempête apaisée.
Evangile de Matthieu 8, 23-27
Mt 8, 23-27 : Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »
Evangile de Marc 4, 37-41
Mc 4, 37-41 : Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Evangile de Luc 8, 23-25
Lc 8, 23-25 : Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit. Une tempête s’abattit sur le lac. Ils étaient submergés et en grand péril. Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! » Et lui, se réveillant, menaça le vent et les flots agités. Ils s’apaisèrent et le calme se fit. Alors Jésus leur dit : « Où est votre foi ? » Remplis de crainte, ils furent saisis d’étonnement et se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour qu’il commande même aux vents et aux flots, et que ceux-ci lui obéissent ? »
EMV 197.2 · Tome 3, p. 290-291
« Je me sens étranger dans la maison du Père… Je l’ai abandonnée trop longtemps…
– Tu y reviens, pris par la main par moi qui suis le Fils du Père. Si je te conduis devant l’autel, c’est parce que je sais que tout est pardonné. »
Jean d’En-Dor sanglote douloureusement et dit :
« Merci, mon Dieu.
– Oui, remercie le Très-Haut. (...) Tu es à moi, tu es à Dieu comme disciple et donc comme futur prêtre de ton Seigneur, dans la nouvelle ère et la nouvelle religion qui tirera son nom de moi. »
EMV 200.3 · Tome 3, p. 317-318
Aglaé enlève le petit sac qu’elle avait sur les épaules, s’agenouille aux pieds de Jésus et fond en larmes. Elle glisse à terre et pleure, la tête appuyée sur ses bras croisés contre le sol.
« Ne pleure pas comme cela. Ce n’est plus le moment. Il te fallait pleurer lorsque tu éprouvais de la haine contre Dieu, pas maintenant que tu l’aimes et que tu en es aimée. »
Mais Aglaé continue de pleurer…
« Tu ne crois pas qu’il en est ainsi ? »
Sa voix se fraye un chemin à travers les sanglots :
« Je l’aime, c’est vrai, comme je sais le faire, comme je le peux… mais j’ai beau savoir et croire que Dieu est bonté, je ne puis oser espérer obtenir son amour. J’ai trop péché… Je l’obtiendrai, un jour peut-être… mais je dois encore beaucoup pleurer… Pour l’instant, je suis seule dans mon amour. Je suis seule… Ce n’est plus la solitude désespérée des années passées. C’est une solitude remplie du désir de Dieu et qui n’est donc plus désespérée… mais si triste, si triste…
– Aglaé, comme tu connais mal encore le Seigneur ! Ce désir que tu as de lui est pour toi une preuve que Dieu répond à ton amour, qu’il est pour toi un ami, qu’il t’appelle, qu’il t’invite, qu’il te veut. Dieu est incapable de rester inerte devant le désir de la créature, car ce désir, c’est lui qui l’a allumé dans ce cœur, lui, le Créateur et Seigneur de toute créature. C’est lui qui l’a allumé, car il a aimé d’un amour privilégié l’âme qui maintenant le désire. Le désir de Dieu précède toujours le désir de la créature, car il est le Très-Parfait et son amour est bien plus actif et brûlant que l’amour de la créature.
– Mais comment, comment Dieu peut-il aimer ma boue ?
– Ne cherche pas à comprendre avec ton intelligence. C’est un abîme de miséricorde incompréhensible pour l’esprit humain. Mais ce que l’intelligence de l’homme ne peut comprendre, l’intelligence de l’amour, l’amour de l’esprit le comprend au contraire. Cet amour comprend et entre avec assurance dans le mystère qui est Dieu et dans le mystère des rapports de l’âme avec Dieu. Entre, c’est moi qui te le dis. Entre, parce que Dieu le veut.
– Oh ! Mon Sauveur ! Mais alors, suis-je bien pardonnée ? Suis-je vraiment aimée ? Dois-je le croire ?
– T’ai-je jamais menti ?
– Oh non, Seigneur ! Tout ce que tu m’as dit à Hébron s’est vérifié. Tu m’as sauvée, comme tu l’as dit par ton nom. Tu m’as cherchée, moi, pauvre âme perdue. Tu as redonné la vie à cette âme que je portais en moi, morte. Tu m’as dit que si je te cherchais je te trouverais, et cela s’est vérifié. Tu m’as dit que tu es partout où l’homme a besoin de médecin et de remèdes. Et c’est vrai. Tout, tout ce que tu as dit à la pauvre Aglaé, depuis ces paroles du matin de juin jusqu’à celles de la Belle Eau…
– Par conséquent, tu dois croire à celles-ci aussi.
– Oui, je crois, je crois ! Mais dis-moi, toi : “ Je te pardonne ” !
– Je te pardonne au nom de Dieu et de Jésus.
– Je te remercie…»
Aglaé, une ancienne pécheresse, rencontre le Seigneur et pleure devant lui. Jésus prend alors la parole et l'invite à ne pas pleurer.
Tout ce que tu m’as dit à Hébron s’est vérifié. En EMV 77.
EMV 206.5 · Tome 3, p. 363-364
Ah ! La fraîcheur du cœur ! Les enfants la possèdent par un don de Dieu. Les justes la possèdent par un don de Dieu et par leur propre volonté. Les saints la possèdent par un don de Dieu et par une volonté allant jusqu’à l’héroïsme. Mais les pécheurs, dont l’âme est en loques, brûlée, empoisonnée, salie ne pourront-ils donc jamais plus avoir un vêtement frais ? Oh si ! Ils le peuvent. Ils commencent à recouvrer cette innocence à partir du moment où ils se regardent avec mépris, ils l’augmentent quand ils ont décidé de changer de vie, et ils la perfectionnent quand, par la pénitence, ils se lavent, se désintoxiquent, se soignent, refont leur pauvre âme. D’une part grâce à l’aide de Dieu, qui ne refuse pas ses secours à qui demande son aide sainte, d’autre part par leur propre volonté portée à un degré qui dépasse l’héroïsme — car en eux il n’y a pas lieu de protéger ce qu’ils possèdent, mais de reconstruire ce qu’ils ont abattu, ce qui nécessite le double d’effort, si ce n’est même trois fois, sept fois plus —, enfin par une pénitence inlassable, implacable à l’égard du moi qui était pécheur, ils ramènent leur âme à une nouvelle fraîcheur d’enfant, rendue précieuse par l’expérience qui fait d’eux des maîtres pour ceux qui autrefois étaient comme eux, c’est-à-dire pécheurs.
EMV 211.8 · Tome 3, p. 420-421
Moi, je vous invite : “ Venez ! ” (...) Venez servir Dieu. Le temps est proche. Ne restez pas non préparés à la Rédemption. Faites que la pluie puisse tomber sur un terrain ensemencé. Sinon, c’est pour rien qu’elle se déverserait. (...) Le salut, c’est de suivre la voix du Seigneur et de croire en sa Parole. (...) Venez en masse vous mettre au service de Dieu. Je passe et je vous appelle. Ne vous montrez pas inférieurs aux prostituées auxquelles une parole de miséricorde suffit pour qu’elles abandonnent le chemin qu’elles suivaient et prennent la voie du bien.
On m’a demandé à mon arrivée : “ Mais tu ne nous gardes pas rancune ? ” De la rancune ? Oh non ! C’est de l’amour que je vous garde ! Et je garde l’espoir de vous voir dans les rangs de mon peuple, du peuple que je conduis à Dieu dans le nouvel exode vers la véritable Terre Promise : le Royaume de Dieu, au-delà de la Mer Rouge de la sensualité et des déserts du péché, libres des esclavages de tous genres, vers la Terre éternelle, riche de délices, comblée de paix…
Venez ! C’est l’Amour qui passe. Quiconque le veut peut le suivre, car pour être accueilli par lui, il ne faut que de la bonne volonté.