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Notes du thème

Faits liés à la vie publique de Jésus-Christ

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EMV 137.4 · Tome 2, p. 434

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Je ne fais rien de mal. J’enseigne comme rabbi, je guéris comme thaumaturge, je chasse les démons comme exorciste. Toutes ces catégories existent aussi en Judée. Et Dieu, qui les veut, les fait respecter et vénérer par vous. Je ne demande pas la vénération. Je vous demande seulement de me laisser faire du bien à ceux qui ont quelque infirmité dans leur chair, dans leur tête ou dans leur esprit. Pourquoi me le défendez-vous ?

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Jésus répond à des pharisiens qui lui font des reproches sur son évangélisation.

EMV 137.5-6 · Tome 2, p. 434-436

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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137.5 Les voilà dans la maison. Ils entrent en silence dans la cuisine et s’affairent autour du foyer. Jésus s’absorbe dans ses pensées.

Ils sont sur le point de prendre leur repas quand un groupe de personnes se présente à la porte.

« Les voilà » murmure Judas.

Jésus se lève immédiatement et va vers eux. Il est si imposant que le groupe recule un instant. Mais la salutation de Jésus les rassure :

« Que la paix soit avec vous. Que voulez-vous ? »

Alors ces lâches croient pouvoir tout oser et lui intiment avec arrogance cet ordre :

« Au nom de la Loi sainte, nous t’ordonnons de quitter ce lieu, car tu troubles les consciences, tu violes la Loi, tu corromps les villes paisibles de Judée. Ne crains-tu pas la punition du Ciel, toi qui singes le juste qui baptise au Jourdain, toi qui protèges les prostituées ? Sors de la terre sainte de Judée ! Que ton souffle n’arrive pas depuis ici jusqu’à l’intérieur de la cité sainte.

– Je ne fais rien de mal. J’enseigne comme rabbi, je guéris comme thaumaturge, je chasse les démons comme exorciste. Toutes ces catégories existent aussi en Judée. Et Dieu, qui les veut, les fait respecter et vénérer par vous. Je ne demande pas la vénération. Je vous demande seulement de me laisser faire du bien à ceux qui ont quelque infirmité dans leur chair, dans leur tête ou dans leur esprit. Pourquoi me le défendez-vous ?

– Tu es un possédé. Va-t’en.

– L’insulte n’est pas une réponse. Je vous ai demandé pourquoi vous me l’interdisez alors que vous le permettez aux autres.

– Parce que tu es un possédé. Tu chasses les démons et tu fais des miracles avec l’aide des démons.

– Et vos exorcistes, alors, avec l’aide de qui est-ce qu’ils les font ?

– Par leur vie sainte. Tu es un pécheur et tu te sers des prostituées pour augmenter ta puissance, car l’union avec elles accroît le pouvoir de la force démoniaque. Notre sainteté a purifié la région de ta complice. Mais nous ne permettons pas que tu restes ici pour attirer d’autres femmes.

– Mais est-ce que cette maison est à vous ? demande Pierre qui est venu près du Maître avec un air peu rassurant.

– Ce n’est pas notre maison. Mais toute la Judée et tout Israël sont aux mains saintes des purs d’Israël.

– Que vous prétendez être, vous ! » termine Judas, venu sur le seuil et qui conclut par un éclat de rire moqueur. Puis il demande :

« Et votre autre ami, où est-il ? Il en tremble encore ? Misérables, allez-vous en ! Et tout de suite ! Sinon, je vous ferai regretter de...

– Silence, Judas. Et toi, Pierre retourne à ta place.

137.6 Ecoutez, scribes et pharisiens. Pour votre bien, par pitié pour votre âme, je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !

– Malédiction ! Voilà ce que nous disons !

– D’accord. C’est dit. Partez. Moi aussi je vais partir. »

Jésus fait demi-tour, retourne à sa place, incline la tête sur la table, et pleure.

Barthélemy ferme la porte pour qu’aucun de ces cruels qui l’ont insulté et qui s’en vont en lançant des menaces et des blasphèmes contre le Christ ne voie ses larmes.

Un long silence se passe, puis Jacques, fils d’Alphée, caresse la tête de son Jésus et dit :

« Ne pleure pas. Nous t’aimons. Même à leur place. »

Jésus relève la tête et dit :

« Ce n’est pas pour moi que je pleure, mais pour eux, qui se tuent, sourds à toute invitation.

– Qu’allons-nous donc faire, Seigneur ? demande l’autre Jacques.

– Nous irons en Galilée. Demain matin nous partirons.

– Pas aujourd’hui, Seigneur ?

– Non. Je dois saluer ceux qui sont bons ici. Et vous viendrez avec moi. »

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Des pharisiens hostiles arrivent à la Belle-Eau alors que le groupe apostolique est dans la petite maison. Discours de Jésus aux Pharisiens, qui leur demande de ne pas mépriser le Verbe de Dieu.

EMV 137.6 · Tome 2, p. 435-436

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ecoutez (...). Pour votre bien, par pitié pour votre âme je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !

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Jésus parle à des pharisiens, mais ce discours peut s'adresse à tout un chacun.

EMV 138.2 · Tome 2, p. 437-438

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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138.2 « Et si ces brutes sont encore ici ? demande Philippe.

– On ne peut empêcher personne de marcher sur les routes, répond Jude.

– Non, mais, pour eux, nous sommes “ anathèmes ”.

– Ah ! Laisse-les donc faire ! Tu t’en soucies ?

– Cela ne m’inquiète que dans la mesure où le Maître veut éviter les violences. Et eux, qui le savent, s’en prévalent » murmure Pierre dans sa barbe.

Il croit sûrement que Jésus, qui discute avec Simon et Judas, ne l’entend pas. Mais Jésus entend. Il se tourne, moitié sévère, moitié souriant :

« Tu crois que je pourrais vaincre par la violence ? Mais c’est un pauvre procédé humain, et qui ne sert que pour un temps, pour des victoires humaines. Combien de temps dure l’oppression ? Le temps qu’elle suscite, chez les personnes soumises, des réactions qui, en s’unissant, produisent une plus grande violence qui met à terre l’oppression. Je ne veux pas un royaume temporaire. Je veux un royaume éternel : le Royaume des Cieux. Combien de fois vous l’ai-je dit ? Combien de fois devrai-je vous le répéter ? Ne le comprendrez-vous jamais ? Oui, il viendra un moment où vous le comprendrez.

– Quand, mon Seigneur ? J’ai hâte de comprendre pour être moins ignorant, dit Pierre.

– Quand ? Quand vous serez moulus comme le grain entre les pierres de la douleur et du repentir. Vous pourriez et même vous devriez comprendre auparavant. Mais pour cela vous devriez briser votre humanité et laisser libre votre âme. Or vous ne savez pas faire cet effort sur vous-même. Mais vous comprendrez... vous comprendrez. A ce moment-là, vous comprendrez que je ne pouvais utiliser la violence comme moyen humain pour établir le Royaume des Cieux, autrement dit le Royaume de l’esprit. Mais, en attendant, n’ayez pas peur. Ces hommes qui vous inquiètent ne vous feront rien. Il leur suffit de m’avoir chassé.

– Mais n’était-il pas plus facile de faire prévenir le chef de la synagogue de venir chez le régisseur ou de nous attendre sur la grand-route ?

– Oh ! Quel homme prudent est aujourd’hui mon Thomas ! Mais ce n’était pas facile, ou plutôt ç’aurait été plus facile, mais ce n’était pas juste. Lui, il a montré de l’héroïsme à mon égard. Il a été insulté dans sa maison à cause de moi. Il est juste que j’aille chez lui le consoler. »

Thomas hausse les épaules et garde le silence.

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Le groupe apostolique a été chassé de la Belle-Eau et les apôtres parlent entre eux des pharisiens qui les ont chassés.

EMV 138.2 · Tome 2, p. 437-438

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Tu crois que je pourrais vaincre par la violence ? Mais c’est un pauvre procédé humain, et qui ne sert que pour un temps, pour des victoires humaines. Combien de temps dure l’oppression ? Le temps qu’elle suscite, chez les personnes soumises, des réactions qui, en s’unissant, produisent une plus grande violence qui met à terre l’oppression. Je ne veux pas un royaume temporaire. Je veux un royaume éternel : le Royaume des Cieux. Combien de fois vous l’ai-je dit ? Combien de fois devrai-je vous le répéter ? Ne le comprendrez-vous jamais ? Oui, il viendra un moment où vous le comprendrez.

– Quand, mon Seigneur ? J’ai hâte de comprendre pour être moins ignorant, dit Pierre.

– Quand ? Quand vous serez moulus comme le grain entre les pierres de la douleur et du repentir. Vous pourriez et même vous devriez comprendre auparavant. Mais pour cela vous devriez briser votre humanité et laisser libre votre âme. Or vous ne savez pas faire cet effort sur vous-même. Mais vous comprendrez... vous comprendrez. A ce moment-là, vous comprendrez que je ne pouvais utiliser la violence comme moyen humain pour établir le Royaume des Cieux, autrement dit le Royaume de l’esprit. »

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Jésus dit à Pierre :

EMV 139 · Tome 2, p. 441-446

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le groupe apostolique avance sur les monts d'Emmaüs. Ils avancent gaiement et sont en route vers la Galilée. Judas, dans de bonnes dispositions, demande s'ils pourront retourner à Kérioth plus tard et Jean demande s'il pourra emmener Jacques de Zébédée et André à Bethléem. L'Iscariothe demande ensuite l'avis de Jésus sur son âme, et celui-ci le fait avec charité, en disant que son esprit est désordonné et que tout se disloque au moindre signe de vent. Il lui conseille d'agir avec ordre et de rester auprès des bons pour lutter contre la tentation. Pierre arrive sur ces entrefaites et veut savoir ce qu'ils racontent. Jésus parle donc de l'ordre et de la sainteté en évoquant l'image de la droite sur un plan. Pierre loue alors André, mais Jésus assure que les Douze se travaillent pour devenir bons et meilleurs.

EMV 139.3 · Tome 2, p. 443

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Toi, tu es allé au désert…

– Parce que je pouvais le faire. Mais malheur à ceux qui sont seuls s’ils ne sont pas, dans leur solitude, multitude contre la multitude.

– Comment ? Je ne comprends pas.

– Multitude de vertus contre la multitude des tentations. Quand il y a peu de vertu, il faut faire comme ce lierre inconsistant : s’accrocher aux branches des arbres robustes pour s’élever.

EMV 139.4-5 · Tome 2, p. 444-446

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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139.4 – Mais qu’avez-vous donc à dire, vous qui ne cessez de parler ? demande Pierre de loin. Arrêtez-vous ! Attendez-nous. Ce n’est pas gentil d’avancer comme cela sans penser à moi qui ai les jambes courtes. »

Ils s’arrêtent jusqu’à ce que l’autre groupe les ait rejoints.

« Ouf ! Comme je t’aime, ma petite barque ! Ici, on peine comme des esclaves... De quoi parliez-vous ?

– Des qualités nécessaires pour être bon, répond Jésus.

– Et à moi, tu ne les dis pas, Maître ?

– Mais si : ordre, patience, constance, humilité, charité... Je te l’ai souvent dit !

– Pas l’ordre, non. Que vient-il faire ?

– Le désordre n’est jamais une bonne qualité. Je l’ai expliqué à tes compagnons. Ils te le diront. Je l’ai même mis en première place alors que j’ai mis en dernier la charité, car ce sont les deux extrémités d’une droite parfaite. Or tu sais qu’une droite tracée sur un plan n’a ni commencement ni fin. Les deux extrêmes peuvent s’interchanger. Alors que pour une spirale ou un dessin quelconque qui ne se ferme pas sur lui-même, il y a toujours un commencement et une fin. La sainteté est linéaire, simple, parfaite et n’a que deux extrémités, comme la droite.

– C’est facile de faire une droite...

– Tu crois cela ? Tu te trompes. Dans un dessin, même compliqué, un petit défaut peut passer inaperçu, mais dans une droite, on voit tout de suite chaque erreur, qu’elle soit de pente ou d’incertitude. Quand Joseph m’apprenait le métier, il insistait beaucoup pour que les tables soient bien planes et il me disait avec raison : “ Vois-tu, mon fils ? Une légère imperfection dans une décoration ou un travail fait au tour, ça peut encore passer, car un oeil qui n’est pas très habitué, s’il observe un point ne voit pas l’autre. Mais si une planche n’est pas aplanie comme il faut, même pour le travail le plus simple, comme une table de paysan, c’est un travail raté. Ou elle penche, ou elle est boiteuse. Elle n’est plus bonne que pour le feu. ” On peut dire la même chose des âmes. Pour ne plus servir à autre chose qu’au feu de l’enfer, c’est-à-dire pour conquérir le Ciel, il faut être parfait comme une planche rabotée et dressée comme il faut. Celui qui commence son travail spirituel dans le désordre, en commençant par des choses inutiles, en sautant, comme un oiseau inquiet, d’une chose à une autre, n’arrive plus à rien lorsqu’il veut assembler les différentes parties de son ouvrage. Pas d’assemblage possible. Par conséquent l’ordre, l’ordre est indispensable, tout comme la charité. Puis, en gardant fixées entre deux étaux ces deux extrêmes, afin qu’ils ne bougent plus du tout, travailler à tout le reste, ornements ou sculptures. As-tu compris ?

139.5 – J’ai compris. »

Pierre médite en silence sur la leçon qui lui est faite et conclut à l’improviste :

« Alors mon frère est meilleur que moi. Lui, il est vraiment ordonné. Un pas après l’autre, silencieux, calme. Il semble ne pas bouger, alors qu’au contraire... moi, je voudrais faire vite et beaucoup de choses, et je ne fais rien. Qui va m’aider ?

– Ton bon désir. Ne crains pas, Pierre. Tu fais, toi aussi. Tu te fais toi-même.

– Et moi ?

– Toi aussi, Philippe.

– Et moi ? J’ai l’impression de n’être absolument bon à rien, moi.

– Non, Thomas, toi aussi tu travailles sur toi. Tous, tous vous vous travaillez. Vous êtes des arbres sauvages mais greffés, si bien que vous changez lentement mais sûrement et moi, je trouve en vous ma joie.

– Voilà : nous sommes tristes, et tu nous consoles. Faibles, et tu nous fortifies. Peureux, et tu nous encourages. Pour tous, et dans tous les cas, tu as tout de suite le conseil et le réconfort nécessaires. Comment fais-tu, Maître, pour être toujours si prompt et si bon ?

– Mes amis, c’est pour cela que je suis venu, sachant à l’avance ce que j’allais trouver et ce que je devrais faire. Quand on n’a pas d’illusions, on n’est pas déçu, on ne perd pas haleine. On va de l’avant. Rappelez-le-vous, pour le moment où, vous aussi, vous devrez travailler l’homme animal pour en faire l’homme spirituel. »

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Jésus vient de donner une leçon sur la nécessité de l'ordre dans la vie spirituelle et sur les qualités requises pour être bons.

EMV 140.2 · Tome 2, p. 448

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Est-ce sur elle que tu as l’intention de fonder ton Royaume ?

– Un roi doit avoir des sujets qui connaissent les lois de son royaume.

– Mais tes lois sont toutes spirituelles !

– Tu l’as dit, Hermas, toutes spirituelles. J’aurai un royaume spirituel. J’ai donc un code spirituel.

– Mais le rétablissement d’Israël, alors ?

– Ne tombez pas dans l’erreur commune de donner au nom d’Israël sa signification humaine. On dit Israël pour signifier “ Peuple de Dieu ”. Je rétablirai la vraie liberté et la vraie puissance de ce peuple de Dieu et je la rétablirai en rendant au Ciel les âmes, rachetées et en possession de la sagesse des vérités éternelles. »