Aller au contenu

Notes du thème

Maria Valtorta et son œuvre

Page 9 sur 42

Confort de lecture

Aa

EMV 29 · Tome 1, p. 183-192

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : La naissance de Jésus. Efficacité salvatrice de la maternité divine de Marie.

Date de la vision et de la dictée : Mardi 6 juin 1944

Calendrier : Mercredi 11 décembre de l'an -5

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie et Joseph sont dans la crèche de Bethléem. Joseph s'est endormi, mais Marie, elle, ne dort pas. Elle voit que son époux dort et a un bon sourire, puis elle se met discrètement en position de prière. La Vierge prie intensément. Joseph finit par se réveiller à un moment et adresse quelques paroles à Marie, pour savoir si elle a besoin de quelque chose. Puis, il décide lui aussi de prier près du feu.

La lumière de la lune vient chercher Marie et à un moment, celle-ci lève la tête, comme si elle répondait à un appel. Elle sourit et la lumière devient de plus en plus forte : elle l'enveloppe totalement. Quand celle-ci redevient supportable aux yeux de Maria, l'Immaculée tient son Fils dans ses bras. Le bébé pleure et elle appelle son époux. Ce dernier est comme foudroyé quand il voit le Sauveur, mais Marie l'invite à s'approcher et l'offre au Père avec Joseph. Puis, elle confie Jésus à son père putatif pendant qu'il va chercher les langes. Celui-ci a au début une sainte réserve, par crainte d'être irrespectueux, mais, une fois qu'il l'a dans ses bras, il abandonne son intention première et en prend soin comme si c'était la prunelle de ses yeux. Avec Marie, ils lui mettent un lange et l'enveloppent dans une couverture qu'ils ont réchauffée près du feu, puis sa Mère demande très justement où ils vont mettre l'Enfant. C'est alors que Joseph propose de la placer dans une mangeoire, près du boeuf, car le bois le protègera des courants d'air, le foin lui servira d'oreiller, et le souffle de l'animal, qui est paisible et tranquille, le réchauffera un peu. Ils font ainsi. Et puis tous deux adorent le Rédempteur qui est descendu du Ciel pour nous sauver.

Marie donne ensuite une dictée à Maria. Elle annonce à Maria un temps de souffrance, mais lui dit que c'est par la douleur qu'on gagne la paix, "tout comme la grâce pour nous-mêmes et pour les autres". Elle parle de Jésus-Homme qui redevint Jésus-Dieu après la Passion, mais qui n'eut pas la paix au moment de son épreuve, car autrement, il n'aurait pas souffert.

Ensuite, la Mère donne une leçon pour tous et elle explique comment elle a participé à la rédemption de la femme par sa maternité divine.

Elle a vaincu l'orgueil en s'humiliant jusqu’au plus profond d'elle-même. Elle a vaincu la cupidité de nos premiers parents en renonçant d'avance à son Enfant. Elle a vaincu la gourmandise, celle du savoir et celle de la jouissance, en acceptant de savoir uniquement ce que Dieu désirait qu'elle sache. La Pleine de Grâce a vaincu la luxure, qui est la gourmandise portée jusqu'à la gloutonnerie. Enfin, elle a redonné à la femme la paix au pied de la Croix, en voyant son Fils mourir. La Vierge est morte à ce moment-là, pour devenir la Mère de la Grâce.

Elle souligne que c'est pour la femme qu'elle a fait tout cela, pour que nous devenions des saintes de Dieu.

Contenu du chapitre : 29.1 : Marie et Joseph en prière. 29.2 : Une lumière transfigure Marie. 29.3 : L'enfant naît d'un éblouissement de lumière. 29.4 : L'enfant offert à Dieu et donné à Joseph. 29.5 : Empressement de le mettre à l'abri du froid. 29.6 : C'est dans la souffrance que l'on gagne la paix. 29.7 : J'ai racheté le quadruple péché d'Ève. 29.8 : Humilité versus orgueil. 29.9 : Renoncement versus cupidité. 29.10 : Faim de Dieu versus gourmandise. 29.11 : Chasteté versus luxure. 29.12 : La paix obtenue au pied de la croix. 29.13 : Participer à la rédemption.

EMV 29.6-13 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

29.6 Marie dit :

« Je t’avais promis qu’il allait venir t’apporter sa paix. Te rappelles-tu la paix qui était en toi au temps de Noël, quand tu m’as vue avec mon Bébé ? C’était alors pour toi un temps de paix, mais voici venir un temps de souffrance. Mais tu le sais, désormais : c’est par la souffrance que l’on gagne la paix, tout comme chaque grâce pour nous-mêmes et pour les autres. Jésus-Homme redevint Jésus-Dieu après ses terribles souffrances de la Passion. Il redevint la Paix. Paix dans le Ciel d’où il était venu et d’où il la répand maintenant sur ceux qui, dans le monde, l’aiment. Mais aux heures de la Passion, lui, il fut privé de la paix du monde. S’il l’avait ressentie, il n’aurait pas souffert. Or il fallait qu’il souffre, et qu’il souffre complètement.

29.7 Moi, Marie, j’ai racheté la femme par ma maternité divine. Mais ce ne fut que le début de la rédemption de la femme. Me refusant à toute union humaine en faisant voeu de virginité, j’avais repoussé toute satisfaction charnelle et mérité la grâce de Dieu. Mais cela n’était pas suffisant, car la faute d’Eve était un arbre à quatre branches : orgueil, cupidité, gourmandise et luxure. Elles devaient donc être coupées toutes les quatre avant de stériliser l’arbre jusqu’aux racines.

29.8 C’est en m’humiliant jusqu’au plus profond de moi-même que j’ai vaincu l’orgueil.

Je me suis humiliée devant tout le monde. Je ne parle pas de mon humilité face à Dieu : toute créature la doit au Très-Haut. Son Verbe la possédait. Je devais l’avoir, moi qui étais une simple femme. Mais as-tu jamais réfléchi aux humiliations que j’ai dû subir de la part des hommes, qui plus est sans me défendre de quelque manière que ce soit ? Joseph lui-même, qui était juste, m’avait accusée dans son coeur. Les autres, qui n’étaient pas justes, avaient péché en me calomniant sur ma grossesse et, telle une vague amère, la rumeur de leurs paroles était venue se briser contre mon humanité.

Ce furent les premières des humiliations innombrables que me valurent ma vie de Mère de Jésus et du genre humain : humiliations de la pauvreté, de la fuite, des reproches des parents et amis qui, par ignorance de la vérité, taxaient de faiblesse ma conduite maternelle envers mon Jésus devenu jeune homme, humiliations encore au cours des trois années de son ministère, humiliations cruelles à l’heure du Calvaire, jusqu’à devoir reconnaître que je n’avais pas de quoi acheter de lieu de sépulture pour mon Fils ni des aromates.

29.9 J’ai vaincu la cupidité de nos premiers parents en renonçant d’avance à mon Enfant.

Une mère ne renonce jamais à son enfant, à moins d’y être forcée. Si la patrie, l’amour d’une épouse ou Dieu lui-même l’ar­rachent à son coeur, elle se rebiffe contre la séparation. C’est naturel. Son fils grandit dans son sein, et le lien qui le tient uni à nous n’est jamais complètement rompu. Le canal vital de l’ombilic a beau être coupé, il reste toujours un nerf qui part du coeur de la mère et se greffe sur le coeur de son enfant, un nerf spirituel et plus vivant, plus sensible qu’un nerf physique. Et elle le sent s’étirer jusqu’à la souffrance si l’amour de Dieu ou d’un être, ou encore les exigences de la patrie éloignent le fils de sa mère. Et il se brise en déchirant le coeur si la mort arrache un enfant à sa mère.

En ce qui me concerne, j’ai renoncé à mon Fils dès l’instant où je l’ai eu. Je l’ai donné à Dieu, je vous l’ai donné. Moi, je me suis dépouillée du Fruit de mon sein pour réparer le vol par Eve du fruit de Dieu.

29.10 J’ai vaincu la gourmandise, celle du savoir et celle de la jouissance, en acceptant de savoir uniquement ce que Dieu voulait que je sache, sans demander ni à lui ni à moi plus que ce qui m’était dit. J’ai cru, sans chercher plus loin. J’ai vaincu la gourmandise de la jouissance, parce que je me suis refusée à toute satisfaction charnelle. Ma chair, je l’ai mise sous mes pieds. La chair, cet instrument de Satan, je l’ai gardée avec Satan sous mon talon pour m’en faire un escabeau qui me permette de m’approcher du Ciel. Le Ciel, voilà mon but ! C’est là où est Dieu, ma seule faim, une faim qui, loin d’être gourmandise, est un besoin béni de Dieu, qui ne veut nous voir d’appétit que pour lui seul.

29.11 J’ai vaincu la luxure, qui est la gourmandise portée jusqu’à la gloutonnerie. Tout vice non réfréné conduit en effet à un vice plus grand. Et la gourmandise d’Eve – déjà coupable – la conduisit à la luxure. Il ne lui a pas suffi de se satisfaire seule, elle voulut amener sa faute à une intensité raffinée : elle a connu la luxure et l’a fait connaître à son compagnon. J’en ai renversé les termes et, au lieu de descendre, je me suis toujours élevée. Au lieu de faire déchoir, j’ai toujours entraîné vers le haut et, de mon compagnon qui était un homme honnête, j’ai fait un ange.

Dès que j’ai possédé Dieu et avec lui ses infinies richesses, je me suis hâtée de m’en dépouiller en disant : “ Voici, que ta volonté soit faite pour lui et par lui. ” Une personne chaste est celle qui fait preuve de retenue, non seulement dans sa chair, mais aussi dans ses affections et ses pensées. Je devais être la Femme chaste pour réduire à rien la femme impudique de la chair, du coeur et de l’esprit. Dès lors, je n’ai jamais abandonné cette retenue, en ne disant même pas de mon Fils – qui n’était qu’à moi seule sur la terre comme il n’était qu’à Dieu au Ciel – : “ Il est à moi et je le veux. ”

29.12 Toutefois, cela ne suffisait pas encore pour rendre à la femme la paix perdue par Eve. C’est au pied de la croix que je vous l’ai obtenue, en voyant mourir celui que tu as vu naître. En me sentant arracher les entrailles au cri de mon Enfant qui mourait, je me suis vidée de toute féminité : je n’étais plus chair, mais ange. Marie, l’Epouse vierge de l’Esprit, est morte à ce moment précis. La Mère de la grâce est restée, celle dont la torture vous a engendrés à la grâce et vous l’a donnée. C’est au pied de la croix que la femelle que j’avais reconsacrée en tant que femme la nuit de Noël a acquis le moyen de devenir créature des Cieux.

C’est pour vous que j’ai fait tout cela, en me refusant toute satisfaction sensuelle, si sainte fût-elle. Eve vous avait réduites à l’état de femelles à peine supérieures aux compagnes des animaux, mais j’ai fait de vous – à condition que vous le vouliez – les saintes de Dieu. J’ai atteint ce sommet pour vous. Comme je l’avais fait pour Joseph, je vous ai élevées vers les hauteurs. Le rocher du Calvaire est mon Mont des Oliviers. C’est là que j’ai pris mon élan pour porter jusqu’aux Cieux l’âme à nouveau sanctifiée de la femme, en même temps que ma propre chair, glorifiée pour avoir porté le Verbe de Dieu. Par là, j’ai effacé en moi jusqu’à la dernière trace d’Eve, la dernière racine de cet arbre à quatre rameaux toxiques et aux racines plongées dans la sensualité qui avait entraîné l’humanité à sa chute et qui vous mordra les entrailles jusqu’à la fin des siècles et jusqu’à la dernière femme. C’est de là où je resplendis dans le rayonnement de l’Amour que je vous appelle et vous indique le remède pour vous vaincre vous-mêmes : la grâce de mon Seigneur et le sang de mon Fils.

29.13 Quant à toi, ma voix, repose ton âme dans la lumière de cette aube de Jésus et trouves-y la force nécessaire pour les crucifixions à venir, qui ne te seront pas épargnées : car c’est ici que nous te voulons et on n’y arrive que par la souffrance ; c’est ici que nous te voulons, et l’on y monte d’autant plus haut qu’on a supporté davantage de souffrances pour obtenir la grâce au monde.

Va en paix. Je suis avec toi. »

EMV 29.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Je t’avais promis qu’il allait venir t’apporter sa paix. Te rappelles-tu la paix qui était en toi au temps de Noël, quand tu m’as vue avec mon Bébé ? C’était alors pour toi un temps de paix, mais voici venir un temps de souffrance. Mais tu le sais, désormais : c’est par la souffrance que l’on gagne la paix, tout comme chaque grâce pour nous-mêmes et pour les autres. Jésus-Homme redevint Jésus-Dieu après ses terribles souffrances de la Passion. Il redevint la Paix. Paix dans le Ciel d’où il était venu et d’où il la répand maintenant sur ceux qui, dans le monde, l’aiment. Mais aux heures de la Passion, lui, il fut privé de la paix du monde. S’il l’avait ressentie, il n’aurait pas souffert. Or il fallait qu’il souffre, et qu’il souffre complètement.

EMV 30 · Tome 1, p. 192-201

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : L’annonce aux bergers, premiers adorateurs du Verbe fait homme.

Date de la vision et de la dictée : Mercredi 7 juin 1944 (Vigile du Corps du Christ)

Calendrier : Mercredi 11 décembre de l'an -5

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : La vision de Maria commence dans la campagne de Bethléem. Il y a une lumière très vive dans le ciel, qui attire l'attention des animaux et des hommes. Un des bergers sort et appelle ses comparses, interpellé par ce phénomène. L'un des plus jeunes se met même à pleurer, jusqu'à ce qu'il se rassénère et semble subjuguer par quelque chose : il ne fait même plus attention aux autres et s'avance. Cela fait cogiter ses compagnons, qui râlent un peu, mais le jeune Lévi leur parle d'une lumière qui descend. Puis, il voit le premier un ange et tous se mettent à genoux pour accueillir le serviteur du Seigneur. Le messager angélique leur transmet l'heureuse nouvelle de la naissance du Sauveur, puis, une multitude d'anges chantent le Gloria. Ils retournent ensuite au Ciel, laissant les bergers seuls. Mais ceux-ci ne tergivergisent pas : ils s'en vont en direction de la crèche, en prenant une belle couverture pour l'Enfant, et une brebis qui pourra donner du lait chaud.

Ils arrivent... Mais ne savent pas comment s'y prendre. Aussi, ils invitent le plus jeune, Lévi, à regarder ce qu'il se passe. Le pâtre regarde, leur dit que la Vierge s'occupe de son bébé qui pleure à cause de la faim et du froid. Les bergers veulent que Lévi se présente, mais le jeune homme souhaite que ce soit Elie qui s'avance, puisqu'il a déjà rencontré Marie et Joseph dans l'EMV 28. Les bergers se font ainsi connaître et peuvent adorer l'enfant. Ils leur offrent leurs cadeaux et font entrer Elie qui est resté à l'entrée, sans oser approcher. Jésus peut ainsi recevoir du lait chaud.

Les bergers font remarquer que la Sainte Famille ne peut rester ici et ils promettent de les aider et de répandre la nouvelle de la naissance du Seigneur. Quand Joseph leur fait remarquer qu'ils sont pauvres, et qu'ils ne pourront pas les dédommager, ils affirment qu'ils ne veulent rien. Au contraire, ils veulent servir l'Enfant et ses parents. Quand Marie répond à leurs questions et fait savoir qu'elle a Zacharie et Elisabeth comme parents, Elie se propose pour aller le trouver et lui dire que Marie de Nazareth lui demande de venir à Bethléem.

Chaque berger se présente enfin par son nom et puis ils se retirent... en y laissant toutefois leurs coeurs, comme le précise Maria Valtorta.

Jésus donne alors une dictée et déclare que les bergers sont les premiers adorateurs du Verbe. Ils ont toutes les qualités requises pour être des âmes eucharistiques, car ils ont une foi certaine, ils ont la générosité, l'humilité, le désir, la promptitude de l'obéissance, et enfin l'amour. Le Christ souligne enfin que celui qui a une âme d'enfant, comme Lévi, sait davantage voir Dieu et a davantage l'audace de s'adresser à Marie. Il nous invite à prier Marie, car qui va à Marie Le trouve et qui Le demande à Marie le reçoit par sa Mère.

Contenu du chapitre : 30.1 : Dans la campagne une lune éblouissante. 30.2 : Un pastoureau attiré par une lumière plus vive. 30.3 : Un ange apparaît et parle aux bergers. 30.4 : Une foule d'anges chante le Gloria. 30.5 : Le berger de la veille indique la crèche. 30.6 : Ce que voit le jeune berger derrière le manteau de l’entrée. 30.7 : Une peau de brebis et du lait chaud en présents. 30.8 : Élie trouvera une maison et avertira Zacharie. 30.9 : Les douze bergers se nomment et donnent un baiser à l'enfant. 30.10 : Éloges des bergers. 30.11 : Qui va à Marie me trouve.

EMV 30 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Vigile de la fête du Saint Sacrement.

J’écris en présence de Jésus, mon Maître. Pour moi, entièrement pour moi. Après tant d’absence, le revoici tout à moi.

Vous direz : « Comment donc? Voici presque un mois que tu as recommencé à l’entendre et à le voir, et tu dis que le revoici après une telle absence ? » Je réponds encore une fois ce que je vous ai dit de vive voix et écrit à plusieurs reprises.

Une chose est de voir, une autre d’entendre. Et surtout, une chose est de voir et d’entendre pour les autres, une autre de voir et d’entendre pour moi seule, pour moi exclusivement. Dans le premier cas, je suis spectatrice et je répète ce que je vois et ce que j’entends; Or, cela me réjouit, car ce sont toujours des choses qui donnent beaucoup de joie, il est aussi vrai qu’il s’agit d’une joie extérieure, pour ainsi dire. Ce terme rend mal ce que je sens tellement bien, mais je n’en trouve pas de meilleur.

En résumé, rendez-vous compte que ma joie est semblable à celle d’une personne qui lit un beau livre ou voit une belle scène. Il s’émeut, la savoure, en admire l’harmonie et pense: « Qu’il serait beau d’être à la place de cette personne! » Dans le second cas, en revanche, c'est-à-dire quand ce que je vois et entends m’est destiné, alors je suis moi-même "cette personne". La parole que j'entends, le personnage que je vois sont pour moi. C’est Jésus et moi, Marie et moi, Jean et moi. Ils sont vivants, vrais, réels, proches, non pas devant moi et comme si je voyais se dérouler une pellicule cinématographique, mais ils se tiennent à côté de mon lit, ils marchent dans la chambre, ils s’appuient aux meubles, ou encore ils sont assis ou debout, comme des personnes vivantes, mes hôtes: c’est bien différent d’une vision destinée à tout le monde. En un mot, tout cela "est mien".

Donc aujourd’hui, et même depuis hier après-midi, Jésus est ici, vêtu de son habituel vêtement en laine blanche, d’un blanc plutôt ivoire si différent en poids et en nuance du vêtement splendide qu’il porte au ciel et qui semble d’un lin immatériel et si pur qu’il paraît être de la lumière filée. Il est ici, avec ses belles mains longues et fuselées d’un blanc qui tend au vieil ivoire, avec son beau visage long et pâle où brillent ses yeux bleu sombre dominateurs mais doux entre des cils épais d’un châtain scintillant de blond-roux. Il est ici avec ses beaux cheveux longs et soyeux, d’un blond-roux plus vif dans les mèches exposées à la lumière et plus cuivré au fond des plis.

Il est ici! Il est ici! Il me sourit et me regarde écrire sur lui. Tout comme il le faisait à Viareggio... et comme il ne le faisait plus depuis la semaine sainte... puisqu’il m’a alors donné toute cette désolation, devenue une fièvre presque de désespoir lorsque, à la souffrance d’être privée de lui, s’unit celle d’être privée de vivre là où, du moins, je l’avais vu et où je pouvais dire: « Il s’est appuyé ici, il s'est assis là, là encore il s’est penché pour me poser la main sur la tête », là encore où mes parents étaient morts. Oh! Qui n’en a pas fait l’expérience ne peut comprendre cela !

Ce n’est pas que nous revendiquions la possession de tout cela. Nous savons bien que ce sont des grâces gratuites et que nous ne méritons pas de les obtenir, tout comme nous ne pouvons exiger qu'elles durent quand elles nous sont accordées. Nous le savons. D’ailleurs, plus elles nous sont accordées, plus nous nous anéantissons dans l’humilité, en reconnaissant notre misère répugnante face à l’infinie Beauté et à la divine Richesse qui se donnent à nous.

Mais que dites-vous, mon Père? Un fils ne désire-t-il pas voir son père et sa mère? Une femme ne désire-t-elle pas voir son mari ? Et quand la mort ou une longue absence les en empêche, ne souffrent-ils pas et ne trouvent-ils pas quelque réconfort à vivre là où ceux-ci ont vécu? S’ils doivent quitter cet endroit, ne souffrent-ils pas doublement parce qu’ils perdent jusqu’au lieu où leur amour fut aimé par l’être absent? Peut-on reprocher quoi que ce soit à ceux qui souffrent de cette peine? Non. Et moi? Jésus n’est-il pas mon père et mon époux? Ne m’est-il pas plus cher, bien plus cher que le plus cher des pères et des époux?

Jugez de ce qu’il en est d’après la façon dont j’ai supporté la mort de ma mère. J’ai souffert, savez-vous? Je pleure encore, car je l’aimais bien, malgré son caractère. Mais vous avez vu comment j’ai surmonté ce moment. Jésus était là. Or il m’est plus cher que ma mère. Dois-je vous dire quelque chose? J’ai souffert et je souffre davantage aujourd’hui de la mort de ma mère — qui a eu lieu il y a huit mois — qu’à l’époque. Car, pendant ces deux derniers mois, je n’avais pas Jésus pour moi, ni Marie pour moi, et même maintenant, il suffit qu’ils me quittent un instant pour que je sente plus que jamais ma désolation d’orpheline malade, et je plonge de nouveau dans la douleur rude et humaine de ces jours inhumains.

J'écris sous les yeux de Jésus, si bien que je n’exagère ni ne déforme rien. Ce n’est pas mon habitude, d’ailleurs. Mais même si ce l’était, il serait impossible de persister sous ce regard.

J’ai écrit cela ici, où je n’ai pas coutume de le faire car je ne viens pas mêler mon pauvre moi aux visions de Marie [8] je sais bien que je dois continuer à décrire ses gloires. Sa maternité, à tous ses instants, n’a-t-elle pas été une couronne de gloires ?

Je vais très mal, et écrire me coûte beaucoup. Je suis une loque, ensuite. Mais pour la faire connaître, pour qu’elle soit plus aimée, je ne compte pas. Mes épaules me font-elles souffrir? Mon coeur cède‑t‑il ? Ma tête me torture-t-elle? La fièvre augmente-t-elle? Peu importe! Que Marie soit connue, toute belle et chère comme je la vois par bonté de Dieu et par sa bonté à elle, et cela me suffit.

Détail

Texte présent uniquement dans l'édition de 1985, tome 1, chapitre 49, pp.177-179.

EMV 30.10-11 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Les bergers, premiers adorateurs du Verbe fait homme

30.10 Jésus dit :

« Aujourd’hui, c’est moi qui parle. Tu es très fatiguée, mais fais preuve d’encore un peu de patience. C’est la vigile de la fête du Très-Saint-Sacrement. Je pourrais te parler de l’Eucharistie et des saints qui se sont faits les apôtres de son culte, tout comme je t’ai parlé de ceux qui furent les apôtres du Sacré Coeur. Mais je veux t’entretenir d’autre chose et d’une catégorie d’adorateurs de mon corps qui furent les précurseurs de son culte. Il s’agit des bergers. Ce sont eux les premiers adorateurs de mon corps de Verbe fait homme.

Je t’ai dit un jour, et l’Eglise le dit elle aussi, que les saints Innocents furent les premiers martyrs du Christ. Je te déclare aujourd’hui que les bergers sont les premiers adorateurs du corps de Dieu. Ils possèdent toutes les qualités requises pour être des adorateurs de mon corps, des âmes eucharistiques.

Une foi certaine : ils croient promptement et aveuglément à l’ange.

La générosité : ils offrent toutes leurs richesses à leur Seigneur.

L’humilité : ils s’approchent des personnes humainement plus pauvres qu’eux, modestement, avec des gestes qui n’humilient pas, et disent être leurs serviteurs.

Le désir : ce qu’ils ne peuvent donner d’eux-mêmes, ils s’ingénient à le procurer avec un zèle courageux.

Une obéissance prompte : Marie souhaite que Zacharie soit avertie, et Elie y part sur-le-champ. Il ne remet pas à plus tard.

Enfin, l’amour : ils ne peuvent s’arracher de la crèche, et toi tu précises avec raison : “ Ils y laissent leur coeur. ”

Mais ne faudrait-il pas se comporter de la même manière envers mon Saint Sacrement ?

30.11 J’ajoute quelque chose d’autre, pour toi seule : observe quelle est la première personne à qui l’ange se révèle, celui qui mérite d’entendre les sentiments affectueux de Marie. C’est Lévi, l’enfant.

A celui qui possède une âme d’enfant, Dieu se révèle et révèle ses mystères, il lui permet d’entendre les paroles divines et celles de Marie. Celui qui possède une âme d’enfant a aussi la sainte hardiesse de Lévi et dit : “ Laisse-moi embrasser le vêtement de Jésus. ” Il le dit à Marie, parce que Marie est toujours celle qui vous donne Jésus. C’est elle qui porte l’Eucharistie. Elle est le Ciboire vivant.

Celui qui va vers Marie me trouve. Celui qui me demande à elle me reçoit par elle. Le sourire de ma Mère, quand une créature lui dit : “ Donne-moi ton Jésus, pour que je l’aime ” fait briller les Cieux d’une plus vive splendeur de joie, tant elle s’en réjouit.

Dis-lui donc : “ Laisse-moi embrasser le vêtement de Jésus. Laisse-moi embrasser ses plaies. ” Et ose encore davantage. Dis : “ Fais reposer ma tête sur le coeur de ton Jésus, pour que j’y trouve mon bonheur. ”

Viens, et repose-toi, comme Jésus dans son berceau, entre Jésus et Marie. »

EMV 31 · Tome 1, p. 202-208

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Visite de Zacharie. La sainteté de Joseph et l’obéissance aux prêtres.

Date de la vision et de la dictée : Jeudi 8 juin 1944 (Fête-Dieu)

Calendrier : Lundi 30 décembre de l'an -5

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Zacharie arrive à Bethléem. C'est Joseph qui vient l'accueillir, car Marie donne du lait à Jésus. Le charpentier prend des nouvelles de Jean, qui grandit très bien, mais qui souffre des dents : il ne l'a donc pas emmené avec lui. Elisabeth non plus n'est pas venue, non seulement pour veiller sur son fils, mais aussi parce qu'il fait très froid. Joseph comprend et il décrit au prêtre les conditions difficiles qu'ils ont vécues après la naissance de Jésus. Comme le dit l'époux de Marie, tout était prêt à Nazareth, mais ils n'avaient rien ici.

La Vierge arrive sur ces entrefaites et elle présente l'Enfant, après avoir salué le prêtre. Zacharie vénère Jésus avec le plus grand des respects. Le vieillard donne alors des cadeaux de sa part et d'Elisabeth. L'Immaculée regrette qu'elle n'ait pas su venir avec Jean et Zacharie assure qu'elle les verra bientôt. En effet, le vieil homme pense qu'ils doivent habiter à Bethléem, pour que, le temps venu, il soit mieux accepté par le Sanhédrin, et pour que Zacharie puisse lui servir de maître.

Joseph et Marie se regardent, ne sont pas spécialement d'accord avec la vision de Zacharie. L'un pense à son travail, l'autre à sa maison et à tout ce qu'ils ont laissé sur place. C'est ce qu'affirme Marie, d'autant qu'aller chercher leurs affaires est difficile, comme ils n'ont aucune maison pour tout entreposer à Bethléem. Puis, surtout, Marie pense à Joseph et Joseph pense à Marie. Son chaste époux est cependant prêt à travailler le double si c'est pour Jésus.

Marie tente enfin d'objecter une dernière fois, en soulignant que le Messie sera appelé Nazaréen, mais Zacharie n'entend pas raison, et les saints parents obtempèrent à son désir...

Marie donne alors une dictée sur la sainteté de Joseph, qui ne se préoccupe pas de travailler plus, de tout abandonner si c'est pour ses deux trésors : Marie et Joseph. Elle parle ensuite de Zacharie, qui est prêtre, mais qui a moins le coeur tourné vers le Ciel que Joseph. Zacharie pense humainement et se pensait plus savant que Marie, au point même de pouvoir servir de maître au Maître. Bien sûr, Marie objecte face à ses propos et celle-ci aurait pu triompher dans leur conversation, mais elle se retire à cause de la dignité du prêtre.

Après avoir souligné qu'un prêtre est généralement éclairé par Dieu, Marie souligne enfin qu'obéir sauve toujours, même si le conseil qu'on reçoit n'est pas absolument parfait. Rester à Bethléem et en Judée fut une bonne chose lorsque survint la fuite en Égypte : de Nazareth, cela aurait été bien plus difficile.

Pour terminer, Marie nous apprend que le respect du prêtre est toujours le signe d'une bonne formation chrétienne. Même s'ils perdent leur flamme apostolique, c'est toujours eux qui font descendre du Paradis le Pain du Ciel, et ce contact les rend "aussi saints qu'un calice sacré". Nous devons donc les considérer comme tels et prier pour eux si leur âme est paralysée et malade. Nous devons prier le Christ pour leur sanctification, car sauver une âme sacerdotale, "c'est sauver un grand nombre d'âmes".

Contenu du chapitre : 31.1 : Arrivée de Zacharie seul à qui Joseph raconte les péripéties de la Nativité. 31.2 : "L'Hostie" dans les bras de Zacharie. 31.3 : Des cadeaux d'Élisabeth pour l'enfant. 31.4 : Le Messie doit grandir à Bethléem. 31.5 : Zacharie convainc le couple de s'établir à Bethléem. 31.6 : La sainteté de Joseph. 31.7 : Zacharie versus Joseph. 31.8 : Les vrais prêtres et les autres. 31.9 : L'obéissance sauve toujours. 31.10 : Le respect à l'égard du prêtre est toujours une marque d'intégrité chrétienne.

EMV 31.6-10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

31.6 Marie me dit ensuite :

« Tu le comprends. Je le sais. Mais tu me verras pleurer encore plus fort.

Pour l’instant, j’élève ton âme en te montrant la sainteté de Joseph, qui était homme, c’est-à-dire qu’il n’avait pour son âme d’autre aide que sa sainteté. Moi, j’avais tous les dons de Dieu par ma condition d’Immaculée. J’ignorais que je l’étais, mais dans mon âme ces dons étaient actifs et me procuraient des forces spirituelles. Mais lui n’était pas immaculé. L’humanité pesait en lui de tout son poids, et c’est avec ce fardeau qu’il devait s’élever vers la perfection, au prix d’un effort continuel de toutes ses facultés pour avoir la volonté d’atteindre la perfection et de plaire à Dieu.

Ah, mon saint époux ! Saint en tout, même dans les choses les plus humbles de l’existence. Saint par sa chasteté d’ange. Saint par son honnêteté d’homme. Saint par sa patience, par son ardeur au travail, par sa sérénité toujours égale, par sa modestie, par tout.

Sa sainteté éclate aussi dans cet événement. Un prêtre lui dit : “ Il est bon que tu t’établisses ici ” et lui, qui sait pourtant quel sera son surcroît de travail, répond : “ Ce n’est rien pour moi... Je pense plutôt à la douleur de Marie. Si ce n’était pas pour cela, je me sacrifierais volontiers. Il me suffit que cela soit utile pour Jésus. ” Jésus, Marie : ce sont ses amours angéliques. Mon saint époux n’a rien aimé d’autre sur terre, et il s’est fait le serviteur de cet amour.

On a fait de lui le protecteur des familles chrétiennes, des travailleurs et de bien d’autres catégories. Mais ce n’est pas seulement des agonisants, des époux, des ouvriers qu’il faudrait le faire protecteur, mais bien aussi des consacrés. Quel consacré de ce monde au service de Dieu, quel qu’il soit, s’est-il consacré comme lui au service de son Dieu, acceptant tout, renonçant à tout, supportant tout, accomplissant tout avec promptitude, gaieté, égalité d’humeur, comme il l’a fait ? Aucun.

31.7 Je veux encore te faire remarquer une chose, ou même deux.

Zacharie est un prêtre. Joseph ne l’est pas, mais vois comme celui qui ne l’est pas a le coeur tourné vers le Ciel plus que le prêtre. Zacharie pense humainement, et c’est humainement qu’il interprète les Ecritures : il se laisse trop guider par le bon sens humain ; ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il le fait­. Il en a déjà été puni, mais il retombe dans ce travers, bien que moins gravement. Au sujet de la naissance de Jean, il avait dit : “ Comment cela pourrait-il se produire puisque je suis vieux et que ma femme est stérile ? ” Il affirme maintenant : “ Pour aplanir son chemin, le Christ doit grandir ici ” et, avec cette racine d’orgueil qui persiste chez les meilleurs, il pense pouvoir être utile, lui, à Jésus. Non pas utile comme Joseph veut l’être en le servant, mais utile en lui servant de maître... Dieu le lui a pardonné parce que son intention était bonne. Mais le “ Maître ” avait-il donc besoin d’avoir des maîtres ?

J’ai essayé de lui faire voir la lumière dans les prophéties. Mais il se sentait plus savant que moi et accommodait à sa façon son interprétation. J’aurais pu insister et l’emporter. Mais - et c’est là la seconde observation que je te fais faire - je fais preuve de respect envers le prêtre en raison de sa dignité, et non en raison de ses connaissances.

31.8 Généralement, un prêtre est éclairé par Dieu. J’ai bien dit : “ généralement ”. Il l’est quand c’est un vrai prêtre. Ce n’est pas l’habit qui lui donne son caractère sacré, c’est son âme. Pour juger si un homme est un vrai prêtre, il faut juger de ce qui sort de son âme. Comme l’a dit mon Jésus, c’est de l’âme que sortent les choses qui sanctifient ou qui corrompent, celles qui révèlent tout de la manière d’agir d’un individu. Or, quand il s’agit d’un vrai prêtre, il est généralement inspiré par Dieu. A l’égard de ceux qui ne le sont pas, il faut faire preuve de charité surnaturelle et prier pour eux.

Mais mon Fils t’a déjà mise au service de cette rédemption, et je n’ajoute rien. Sois heureuse de souffrir pour qu’augmente le nombre des vrais prêtres. Et toi, repose-toi sur la parole de celui qui te guide. Crois et obéis à ses conseils. 31.9Obéir sauve toujours. Même si le conseil qu’on reçoit n’est pas absolument parfait.

Tu le vois : nous avons obéi, et ce fut une bonne chose. Il est vrai qu’Hérode s’est contenté de faire exterminer les enfants de Bethléem et des environs. Mais Satan n’aurait-il pas pu le pousser à étendre cette marée de haine bien plus loin, et inciter tous les puissants de Palestine à commettre pareil crime pour supprimer le futur Roi des Juifs ? Il l’aurait pu. Et cela serait arrivé dans les premiers temps du Christ, quand l’accumulation des prodiges avait attiré l’attention des foules et le regard des grands. Si cela s’était produit, comment aurions-nous pu traverser toute la Palestine pour aller de la lointaine Nazareth en Egypte, cette terre hospitalière pour les Hébreux persécutés, qui plus est avec un petit enfant et pendant le déchaînement d’une persécution ? Il était plus facile de s’enfuir de Bethléem, même si ce fut tout aussi douloureux.

L’obéissance sauve toujours. Rappelle-le-toi.

31.10 Et le respect du prêtre est toujours un signe de bonne formation chrétienne. Malheur ­– c’est Jésus qui l’a dit –­, malheur aux prêtres qui perdent leur flamme apostolique ! Mais malheur aussi à ceux qui se croient permis de les mépriser ! Car ce sont eux qui consacrent et distribuent le vrai Pain descendu du Ciel. Ce contact les rend aussi saints qu’un calice sacré, même si leur personne ne l’est pas. Ils en répondront devant Dieu. En ce qui vous concerne, considérez-les comme tels et ne vous souciez pas du reste. Ne soyez pas plus intransigeants que votre Seigneur Jésus qui, sur leur ordre, quitte le Ciel et descend pour être élevé par leurs mains. Imitez-le. S’ils sont aveugles ou sourds, si leur âme est paralysée et leur intelligence malade, s’ils ont la lèpre de fautes trop contraires à leur mission, s’ils sont des Lazare au tombeau, suppliez Jésus pour qu’il leur rende la santé et la vie.

Appelez-le par votre prière et votre souffrance, ô âmes victimes. Sauver une âme, c’est prédestiner la sienne au Ciel. Mais sauver une âme sacerdotale, c’est sauver un grand nombre d’âmes, puisque chaque saint prêtre est un filet qui amène des âmes à Dieu. Et sauver un prêtre, autrement dit le sanctifier, le sanctifier à nouveau, c’est recréer ce filet mystique. Chacune de ses conquêtes est une lumière qui s’ajoute à votre couronne éternelle.

Va en paix. »

Détail

Marie vient de voir la rencontre entre Zacharie, Joseph et Marie. Le prêtre leur conseille de rester à Bethléem et ils obéissent. La vision se termine sur les larmes de Marie et celle-ci lui donne une dictée ensuite.

EMV 31.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Toi, repose-toi sur la parole de celui qui te guide. Crois et obéis à ses conseils

Détail

Marie dit à Maria :